Rues de Saint-Avold
310 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de St.Avold-Nord
patrimoineAire de St.Avold-Sud
patrimoineAllée des Cavaliers
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée Mélusine
patrimoineAllée Paul Harris
patrimoineAutoroute de l’Est
patrimoineAvenue de Fayetteville
patrimoineAvenue de l'Étang
natureAvenue de Longchamp
patrimoineAvenue des Alliés
patrimoineAvenue des Mirabelliers
patrimoineAvenue Général Patton
patrimoineAvenue Georges Clemenceau
patrimoineAvenue Principale
patrimoineBoulevard de Lorraine
patrimoineChemin de la Cascade
patrimoineChemin de la Redermuhle
patrimoineChemin de puits
patrimoineChemin des Brasseurs
patrimoineChemin des Dames
patrimoineChemin des Enfants
patrimoineChemin du Bleiberg
patrimoineChemin du Felsberg
patrimoineChemin du Neuhof
patrimoineChemin Mahon
patrimoineChemin Saint-Hilaire
patrimoineChemin Saint-Pirmin
patrimoineChemin Saint-Sébastien
patrimoineCircuit des Calvaires
patrimoineCoteaux de Sainte-Croix
patrimoineCôte de la Justice
patrimoineEn Faïencerie
patrimoineEn Longue Ruelle
patrimoineGare Routière
patrimoineHeckenwald
patrimoineHomotreff
patrimoineImpase de Québec
patrimoineImpasse Berthelot
patrimoineImpasse Chantemerle
patrimoineImpasse Curie
patrimoineImpasse d'Aragon
patrimoineImpasse de Bar
patrimoineImpasse de Californie
patrimoineImpasse de Cannes
patrimoineImpasse de Caroline
patrimoineImpasse de Douai
patrimoineImpasse de France
patrimoineImpasse de Géorgie
patrimoineImpasse de Gueldres
patrimoineImpasse de Jerusalem
patrimoineImpasse de Juliers
patrimoineImpasse de la Basilique
patrimoineImpasse de la Fayette
patrimoineImpasse de la Floride
patrimoineImpasse de la Nouvelle Orléans
patrimoineImpasse de la Vente au Carreau
patrimoineImpasse de l'Ermitage
patrimoineImpasse de l'Étrier
patrimoineImpasse de l'Indiana
patrimoineImpasse de Louisiane
patrimoineImpasse de Monaco
patrimoineImpasse de Nice
patrimoineImpasse de Roubaix
patrimoineImpasse Descartes
patrimoineImpasse des Champs
patrimoineImpasse de Sicile
patrimoineImpasse des Joncs
patrimoineImpasse des Lotus
patrimoineImpasse des Nénuphars
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse de Tourcoing
patrimoineImpasse de Washington
patrimoineImpasse d'Oderfang
patrimoineImpasse du Colorado
patrimoineImpasse du Longpré
patrimoineImpasse du Maine
patrimoineImpasse du Massachussetts
patrimoineImpasse du Merle
patrimoineImpasse du Missouri
patrimoineImpasse du Montana
patrimoineImpasse du New Jersey
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineImpasse Edmond About
patrimoineImpasse Émile Moselly
patrimoineImpasse En Bonne Ruelle
patrimoineImpasse Franklin
patrimoineImpasse Gutenberg
patrimoineImpasse Stockheller
patrimoineLotissement des Capucines
patrimoineLotissement les Hauts Prés
patrimoineParc à Grumes
patrimoineParc du Tyrol
patrimoinePassage des Poilus
patrimoinePassage du Pensionnat
patrimoinePavillon Melling
patrimoinePlace de la Victoire
patrimoinePlace Ferdinand Bertrand
patrimoinePlace Paul Collin
patrimoinePlace Saint-Nabor
patrimoinePlace Théodore Paqué
patrimoinePond Ferdinant
patrimoineRésidence des Alérions
patrimoineRésidence des Verts Coteaux
patrimoineRésidence du Faubourg
patrimoineRésidence Léopold
patrimoineRésidence les Fleurs
patrimoineRond-Point de l'Europe
patrimoineRond-Point Robert Schuman
patrimoineRoute de Carling
patrimoineRoute de Haslach
patrimoineRoute de Jeanne d'Arc
patrimoineRoute du Puits
patrimoineRoute Forestiere de Haslach
patrimoineRue Altmayer
patrimoineRue Ambroise Paré
patrimoineRue Arthur Schouler
patrimoineRue Baron Kister
patrimoineRue Barthélémy Crusem
patrimoineRue Buffon
patrimoineRue Charles de Foucauld
patrimoineRue d'Arras
patrimoineRue de Bourges
patrimoineRue de Brack
patrimoineRue de Calais
patrimoineRue de Cambrai
patrimoineRue de Château Garnier
patrimoineRue de Châteauroux
patrimoineRue de Couhé
patrimoineRue de Dudweiller
patrimoineRue de France
patrimoineRue de Gencay
patrimoineRue de la Carrière
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Clairiére
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de l'Agora
patrimoineRue de la Marne
patrimoineRue de la Mertzelle
patrimoineRue de la Montagne
patrimoineRue de la Piscine
patrimoineRue de la Place
patrimoineRue de la Prairie
natureRue de la Salle
patrimoineRue de la Somme
patrimoineRue de Laudrefang
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de Lens
patrimoineRue de l'Ermitage
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de Liévin
patrimoineRue de l'Illinois
patrimoineRue de Limoges
patrimoineRue de l'Ohio
patrimoineRue de l'Oratoire
patrimoineRue de Maillane
patrimoineRue de Metz
patrimoineRue de Montréal
patrimoineRue de Nancy
patrimoineRue de Naples
patrimoineRue de Nevers
patrimoineRue de Pennsylvanie
patrimoineRue de Petit-Ebersviller
patrimoineRue de Poitiers
patrimoineRue de Porcelette
patrimoineRue de Pré Fleuri
patrimoineRue de Québec
patrimoineRue de Reims
patrimoineRue de Rochambeau
patrimoineRue des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Rue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue de Saint-Malo
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Américains
patrimoineRue des Anges
patrimoineRue des Anglais
patrimoineRue des Asters
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Aulnes
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Bouleaux
patrimoineRue des Bouvreuils
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Cerises
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Coccinelles
patrimoineRue des Colombes
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Cygnes
patrimoineRue des Dahlias
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Faisans
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Généraux Altmayer
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Glaieuls
patrimoineRue des Grives
patrimoineRue des Hêtres
natureRue des Hirondelles
natureRue des Hortensias
patrimoineRue des Houx
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jasmins
patrimoineRue des Liserons
patrimoineRue des Loriots
patrimoineRue des Lys
patrimoineRue des Marjolaines
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Mauves
patrimoineRue des Mélèzes
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Muguets
patrimoineRue des Myrtilles
patrimoineRue des Œillets
patrimoineRue de Sommières
patrimoineRue des Orchidées
patrimoineRue des Pavots
patrimoineRue des Pensées
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Pétunias
patrimoineRue des Pins
patrimoineRue des Piverts
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Roitelets
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Rossignols
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Seringas
patrimoineRue d'Essin
patrimoineRue des Soeurs Franciscaines
patrimoineRue des Tanneurs
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue des Verriers
patrimoineRue de Tours
patrimoineRue de Valenciennes
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue d'Haugeranville
patrimoineRue d'Orléans
patrimoineRue du 18e Chasseurs
patrimoineRue du 27 Novembre
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chevalement
patrimoineRue du Chevreuil
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Commandant Charcot
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Général Hirschauer
patrimoineRue du Gros Hêtre
natureRue du Haut de Sainte-Croix
patrimoineRue du Lac
patrimoineRue du Lierre
patrimoineRue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue du Maréchal Joffre
patrimoineRue du Maréchal Lyautey
patrimoineRue du Maréc Lyautey
patrimoineRue du Merle
patrimoineRue du Michigan
patrimoineRue du Niedeck
patrimoineRue Dupleix
patrimoineRue du Point du Jour
natureL'expression « point du jour » désigne l'aube, ce moment de transition entre la fin de la nuit et le début du plein jour. Techniquement, les astronomes en distinguent trois : l'aube astronomique (les étoiles disparaissent, soleil à 18° sous l'horizon), l'aube nautique (l'horizon devient identifiable, soleil à 12°), et l'aube civile (l'activité humaine peut se passer d'éclairage, soleil à 6°). À ne pas confondre avec l'aurore, où le disque du soleil est déjà visible mais partiellement masqué par l'horizon. Lorsque l'aube commence à poindre, le ciel se teinte de couleurs rouge-orangées : la lumière du soleil traverse alors une épaisseur d'air bien plus grande qu'au zénith, si bien que le bleu est diffusé sur les côtés et que seules les longueurs d'onde chaudes parviennent jusqu'à nos yeux — c'est le fameux phénomène de diffusion de Rayleigh, celui-là même qui explique aussi la couleur du ciel diurne et des couchers de soleil. Historiquement, beaucoup de rues « du Point du Jour » désignaient à l'origine la sortie orientale d'une ville, du côté où le soleil se lève — repère précieux pour les voyageurs et les paysans qui partaient aux champs à la première clarté. Victor Hugo, lui, a immortalisé cet instant dans un vers célèbre des Contemplations : « à l'heure où blanchit la campagne ».
Rue du Pré aux Moines
patrimoineRue du Ruisseau
natureRue du Saut du Lièvre
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Transvaal
patrimoineRue du Vertmont
patrimoineRue d'Ypres
patrimoineRue Émile Pierrard
patrimoineRue En Faïencerie
patrimoineRue en Verrerie
patrimoineRue Erckmann Chatrian
patrimoineRue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Gabriel Pierné
patrimoineRue Galerie Marchande l'Étoile
patrimoineRue Général Mangin
patrimoineRue Georges Guynemer
patrimoineRue Gustave Charpentier
patrimoineRue Houllé
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Lahitolle
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Lemire
patrimoineRue Léopold Durand
patrimoineRue Louis Barbier
patrimoineRue Maurice Barrès
patrimoineRue Mélusine
patrimoineRue Monclar
patrimoineRue Nicolas Dicop
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Thomas
patrimoineRue Philippe Bronder
patrimoineRue Pierre Victor Braun
patrimoineRue Poncelet
patrimoineRue Président Poincaré
patrimoineRue Principale
patrimoineRue Raymond Pitet
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Valentin Metzinger
patrimoineRue Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Victor Demange
patrimoineSalzstrasse
patrimoineSalzweg
patrimoineSquare Colonel Weiller
patrimoineThe Wall
patrimoineVilla du Tyrol
patrimoineVoie Secours et Gendarmerie
patrimoine