Rues de Saint-André-en-Morvan
75 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Ancien Chemin de Villurbain à Verdot
patrimoineAncienne Route de Lormes à Avallon
patrimoineChemin Corot
patrimoineChemin d'Athée à Lormes
patrimoineChemin d'Athée à Meulot
patrimoineChemin d'Avallon à Serée dit des Anciens
patrimoineChemin de Bazoches à Athée
patrimoineChemin de Chastellux à Bazoches
patrimoineChemin de la Bascule au Moutat
patrimoineChemin de la Nesle
patrimoineChemin de la Ravée
patrimoineChemin de la Vigne
natureChemin de l'Huis Godin
patrimoineChemin de l'Ouche du Prunier
patrimoineChemin de Meulot
patrimoineChemin de Saint-André-en-Morvan à Avallon
patrimoineChemin de Saint-André-en-Morvan à Bazoches
patrimoineChemin des Bouchelots
patrimoineChemin des Brûles
patrimoineChemin des Chaumes
patrimoineChemin des Chênes d'Auvert
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Commes au Blanc
patrimoineChemin des Eaux Bues
patrimoineChemin de Serée à la Grange Loiselot
patrimoineChemin des Fontenottes
patrimoineChemin des Longues Vernes
patrimoineChemin des Orges
patrimoineChemin des Ouches
patrimoineChemin des Petits Champs
patrimoineChemin des Prés Friands
patrimoineChemin des Teurlées
patrimoineChemin des Trépassés
patrimoineChemin de Vassay à Athié
patrimoineChemin de Vaulevelle
patrimoineChemin de Vezelay
patrimoineChemin du Bois de la Cour
patrimoineChemin du Champ du Tôt
patrimoineChemin du Domaine de Serée à Avallon
patrimoineChemin du Haut du Fat
patrimoineChemin du Pré aux Portes
patrimoineChemin d'Urbigny à Athée
patrimoineChemin d'Urbigny au Montat
patrimoineChemin du Tot
patrimoineChemin du Verdot à Ouches, dit de la Nesle
patrimoineCour de la Savenée
patrimoineCour du Pré Nongle
patrimoineCour Guyon
patrimoineImpasse Chazet
patrimoineImpasse des Couées
patrimoineImpasse des Frau
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineLa Grange Loiselot
patrimoineLa Petite Rue
patrimoineLe Sapin Vert
patrimoineL'Huis Bouhon
patrimoinePlace Robert Melé
patrimoineRoute d'Athee
patrimoineRoute d'Athée
patrimoineRoute d'Avallon
patrimoineRoute de Chastellux
patrimoineRoute de la Fontaine Vieille
culturePetite structure captant une source ou une canalisation pour délivrer de l'eau, la fontaine est l'un des éléments les plus universels du patrimoine urbain et rural français — à la fois outil vital avant l'arrivée de l'eau courante au robinet, lieu central de la sociabilité villageoise, ornement prestigieux des grandes places royales, et aujourd'hui symbole patrimonial d'un rapport à l'eau que la modernité a transformé mais jamais effacé.
Le mot fontaine vient du latin fontana, forme féminine dérivée de fons, fontis — qui signifie à l'origine « source », l'eau vive jaillissant naturellement du sol. Le mot désigne donc d'abord le point d'émergence naturel de la nappe phréatique, avant de glisser, à partir du Moyen Âge, vers son sens actuel d'édicule maçonné. En occitan, on dit encore « font » — mot qui donne de nombreux toponymes du Sud (Font-Romeu, Fontvieille, Fontaine-de-Vaucluse). Fontaine et source sont, en vérité, deux mots équivalents — l'un dit la chose, l'autre dit sa domestication.
Avant l'arrivée de l'eau courante au robinet (dans les années 1930 à 1960 selon les communes), la fontaine publique était, avec les puits, les cours d'eau et les citernes, l'un des seuls points d'alimentation en eau potable. Elle se composait au minimum d'une bouche (ou canon, ou mascaron sculpté) d'où jaillissait l'eau, et d'un bassin ou vasque pour la recueillir. Elle était fréquemment associée à un lavoir où les femmes battaient le linge, et à un abreuvoir où les animaux se désaltéraient. Son emplacement n'était jamais indifférent : place du village, carrefour de routes, devant l'église ou sur la place du marché — toujours un lieu central, où convergeait la vie de la communauté.
Historiquement, aller chercher l'eau était une tâche féminine — les femmes venaient parfois plusieurs fois par jour avec des seaux portés sur l'épaule à l'aide d'un balancier (appelé « cambalou » en Périgord). La fontaine devenait ainsi, de fait, un lieu de sociabilité féminine : on y échangeait les nouvelles, on y partageait les confidences, on y négociait les mariages, on y réglait des querelles — mais on s'y disputait aussi, en période de sécheresse, quand l'eau venait à manquer. Dire « à la fontaine » dans un village français du XIXᵉ siècle, c'était désigner le forum des commères autant que la source de la vie.
Dès l'Antiquité romaine, les fontaines monumentales célébraient la puissance des cités et de leurs bâtisseurs. En France, la Renaissance relance les grands travaux urbains : François Iᵉʳ puis Henri IV équipent Paris de fontaines publiques — la fontaine des Innocents (1549), chef-d'œuvre de Pierre Lescot et Jean Goujon, en reste le symbole, considérée comme la plus ancienne fontaine publique parisienne encore en place. Louis XIV porte l'art à son sommet avec les fontaines de Versailles, mises en scène théâtrale du pouvoir royal sur les éléments naturels. Au Luxembourg, la fontaine Médicis commandée par Marie de Médicis au début du XVIIᵉ siècle témoigne du goût italien pour les grottes d'eau romantiques. Chaque époque laisse ses fontaines : baroque sous Louis XIV, classique sous Louis XV, Empire sous Napoléon, Haussmannien sous le Second Empire.
Au XIXᵉ siècle, l'eau de qualité restait inaccessible aux plus pauvres. En 1872, le philanthrope britannique Sir Richard Wallace, ému par la misère de Paris après le siège de 1870, finance sur sa fortune personnelle l'installation gratuite de petites fontaines en fonte verte réparties dans toute la capitale. Ces fontaines Wallace — reconnaissables à leurs quatre cariatides portant un dôme — distribuent toujours aujourd'hui une eau potable gratuite à Paris, Nantes, Bordeaux et dans de nombreuses villes du monde. Elles s'inscrivaient dans un courant philanthrope anglais qui voulait inciter la population à boire de l'eau plutôt que de l'alcool. C'est l'une des rares infrastructures publiques du XIXᵉ siècle à n'avoir jamais cessé d'être utilisée.
L'arrivée massive de l'eau courante au robinet, entre les années 1930 (villes) et les années 1960 (campagnes), a vidé les fontaines de leur fonction première. Beaucoup furent démantelées pour agrandir les places publiques, détruites par négligence, ou simplement coupées. Depuis les années 1980, un mouvement de restauration patrimoniale redonne vie à ces édicules anciens : restaurés par les communes et les associations, inscrits à l'inventaire du petit patrimoine rural, parfois remis en eau même sans fonction utilitaire — simple geste de mémoire, rappel que, dans chaque village français, il y a toujours eu, quelque part, un endroit où l'on allait boire, laver, parler, vivre. En temps de dérèglement climatique et de retour des épisodes de sécheresse, les fontaines prennent même un sens nouveau : elles redeviennent, dans certaines communes, des points d'eau publics stratégiques, et les « fontaines à boire » modernes se multiplient dans les espaces publics urbains comme alternative gratuite aux bouteilles plastiques.Route de Lormes
patrimoineRoute de Matray
patrimoineRoute de Montat
patrimoineRoute de Morlin
patrimoineRoute de Saint-André
patrimoineRoute des Joncs
patrimoineRoute du Château
patrimoineRoute d'Usy
patrimoineRoute du Tilleul
natureRue de la Chaume aux Ouailles
patrimoineRue des Écoliers
patrimoineVoie de Dornecy-sur-Cure à Saint-André-en-Morvan
patrimoineVoie des Bois d'Usy
patrimoineVoie de Villurbain à Verdot
patrimoine