Rues de Saint-André
648 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
1ère Avenue
patrimoine2ème Avenue
patrimoine3ème Avenue
patrimoine4ème Avenue
patrimoine5ème Avenue
patrimoineAllée Coupaye
patrimoineAllée Coutis
patrimoineAllée de du Souvenir Français
patrimoineAllée de la Liberté
patrimoineAllée de las Basses
patrimoineAllée des Alamandas
patrimoineAllée des Bougainvilliées
patrimoineAllée des Cocos
patrimoineAllée des Courtis
patrimoineAllée des Crottons
patrimoineAllée des Foulards
patrimoineAllée des Hibiscus
patrimoineAllée des Jacquiers
patrimoineAllée des Robert
patrimoineAllée des Roberts
patrimoineAllée des Sapotilles
patrimoineAllée Fredouille
patrimoineAllée Ginette Picot
patrimoineAllée Les Soeurs
patrimoineAllée Palissade
patrimoineAllée Polo
patrimoineAllée Seusse
patrimoineAllée Verte
patrimoineAllée Zelmar
patrimoineArche de Belzor
patrimoineAutoroute de la Maurienne
patrimoineAvenue Bourbon
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue de l'Oasis
patrimoineAvenue des Mascareignes
patrimoineAvenue Île-de-France
patrimoineAvenue Mahatma Gandhi
patrimoineAvenue Maréchal Joffre
patrimoineAvenue Noé
patrimoineAvenue Raymond Vergès
patrimoineCamí del Mas Nou
patrimoineChemin Agenor
patrimoineChemin Badamiers
patrimoineChemin Balance
patrimoineChemin Beau Verger
patrimoineChemin Bederé Maillot
patrimoineChemin Bel Ombre
patrimoineChemin Belzor
patrimoineChemin Bois de Fer
patrimoineChemin Bras des Chevrettes
patrimoineChemin Bras Mousseline
patrimoineChemin Brunet
patrimoineChemin Canal Moreau
patrimoineChemin Carrefour
patrimoineChemin Cent Gaulette
patrimoineChemin Cour d l'Usine
patrimoineChemin Couturier
patrimoineChemin d'Eau
patrimoineChemin de Barros
patrimoinechemin de Canton
patrimoineChemin de Champ Borne
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patrimoineChemin de Floris
patrimoineChemin de Frayssinel
patrimoineChemin de la Bachaille
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patrimoineChemin de Labatut
patrimoineChemin de la Bordeneuve
patrimoineChemin de la Broquère
patrimoineChemin de la Carrerasse
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Combe
patrimoineChemin de la Combe de la Croux
patrimoineChemin de la Confrérie
patrimoineChemin de la Cure
patrimoineChemin de la Figuerasse
patrimoineChemin de la Mathoque
patrimoineChemin de la Mèque
patrimoineChemin de la Motte
patrimoineChemin de Lannes
patrimoineChemin de Lapage
patrimoineChemin de la Pave
patrimoineChemin de la Plume
patrimoineChemin de La Resse
patrimoineChemin de la Rivière du Mât
natureChemin de la Sonde
patrimoineChemin de Laval
patrimoineChemin de la Vieille Église
patrimoineChemin de l'Echaillon
patrimoineChemin de l'École
patrimoineChemin de l'Église
patrimoineChemin de Leschaux
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de Lilhac à Fabas
patrimoineChemin de l'Usine
patrimoineChemin de Narrouche
patrimoineChemin de Nega Bous
patrimoineChemin de Prechac
patrimoineChemin de Ravine Creuse
patrimoineChemin de Ronde
patrimoineChemin de Saint-André à Palau-del-Vidre
patrimoineChemin de Saint-André à Taxo
patrimoineChemin de Saint-André à Taxo d'Amont
patrimoineChemin des Arnaous
patrimoineChemin des Bestes
patrimoineChemin des Confins
patrimoineChemin des Fontagneux
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineChemin Desjardins
patrimoineChemin des Limites
patrimoineChemin des Marguerites
patrimoineChemin des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin des Pierres
patrimoineChemin des Prêtres
patrimoineChemin de Taxo
patrimoineChemin de Taxo à Elne
patrimoineChemin de Vigne Vieil
natureChemin de Villeclare
patrimoineChemin Dioré
patrimoineChemin Dolphin
patrimoineChemin Doriot
patrimoineChemin du Bancoulet
patrimoineChemin du Bois Vert
patrimoineChemin du Butor
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineChemin du Cap
patrimoineChemin du Centre
patrimoineChemin du Goutinol
patrimoineChemin du Grand Michel
patrimoineChemin du Mas Nou
patrimoineChemin du Mas Viel
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pré Long
patrimoineChemin du Pré-Rond
patrimoineChemin du Rieu Benit
patrimoineChemin du Ruisseau du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Soudier
patrimoineChemin Ed Lévesque
patrimoineChemin Fantaisie
patrimoineChemin Fourchon
patrimoineChemin Grand Canal
patrimoineChemin Grenier
patrimoineChemin Jeanson
patrimoineChemin Jouvancourt
patrimoineChemin Lagourgue
patrimoineChemin La Sorect
patrimoineChemin Lazarre
patrimoineChemin Lebon
patrimoineChemin Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Chemin Le Colosse
patrimoineChemin Lefaguyes
patrimoineChemin Maître
patrimoineChemin Mas Sainte-Eugénie
patrimoineChemin Maunier
patrimoineChemin Menciol
patrimoineChemin Miguel
patrimoineChemin Mon Repos
patrimoineChemin Morin
patrimoineChemin Mulot
patrimoineChemin Patelin
patrimoineChemin Pente Sassy
patrimoineChemin Poulaye
patrimoineChemin Quatre Vingt
patrimoineChemin Quatre-Vingt
patrimoineChemin Ratenon
patrimoineChemin Rio
patrimoineChemin Riviere du Mat les hauts
natureChemin Riviere du Mat les Hauts
natureChemin rural del Vinyer Vell
patrimoineChemin Saint-André
patrimoineChemin Saint-François
patrimoineChemin Saint-Jacques
patrimoineChemin Sarabe
patrimoineChemin Valentin
patrimoineChemin Vert
patrimoineChemin Zaville
patrimoineChemin Zelmar
patrimoineImpasse Agenor
patrimoineImpasse Als Milanets
patrimoineImpasse Badamier
patrimoineImpasse Bois Rouge
patrimoineImpasse de Castel Désert
patrimoineImpasse de la Borde
patrimoineImpasse de la Carrerasse
patrimoineImpasse de la Courtade
patrimoineImpasse de la Croix
patrimoineImpasse de la Haille
patrimoineImpasse de la Marinade
patrimoineImpasse de la Riberette
patrimoineImpasse de Las Belles
patrimoineImpasse de la Tramontane
patrimoineImpasse de la Tuilerie
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse de Mingoulet
patrimoineImpasse de Péric
patrimoineImpasse de Salvy
patrimoineImpasse de Saman
patrimoineImpasse des Ananas
patrimoineImpasse des Arnaous
patrimoineImpasse des Aspres
patrimoineImpasse d'Esbats
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Joncs
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Pensées d'Eau
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Romarins
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse Doret
patrimoineImpasse du Bois
patrimoineImpasse du Cabane
patrimoineImpasse du Canigou
patrimoineImpasse du Centre
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Conflent
patrimoineImpasse du Gargal
patrimoineImpasse du Tennis
patrimoineImpasse Joan Cayrol
patrimoineImpasse Joan Sebastia Pons
patrimoineImpasse Lefaguyès
patrimoineImpasse Pablo Neruda
patrimoineImpasse Patelin
patrimoineImpasse Sarabe
patrimoineImpasse Virapatrin
patrimoineImpasse Zelmar
patrimoineLa Poutche
patrimoineLGV Lyon-Turin Dessenderie de La Praz
patrimoineLotissement Clain
patrimoineLotissement Dioré
patrimoineLotissement Grand Canal
patrimoineLotissement Grand Pelvoisin
patrimoineLotissement Le Bocage New York
patrimoineLotissement Le Colosse
patrimoineLotissement Les Arums
patrimoineLotissement les Caramboles
patrimoineLotissement Les Cazales
patrimoineLotissement Les Citronnelles
patrimoineLotissement Les Feuillantines
patrimoineLotissement Les Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Lotissement Petit Pelvoisin
patrimoineLotissement Petit-Pelvoisin
patrimoineLotissement Ramassamy Ii
patrimoineLotissement Satec
patrimoineLotissement Soleil
patrimoineLotissement Técher
patrimoineLotissement Vee
patrimoineMontée Saint-Roch
patrimoinePas de l'Écu
patrimoinePiste de Leschaux-Dessus
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Horloge
patrimoinePlace François Arago
patrimoinePlace Hippolyte Ducos
patrimoinePlacette d'Eichstetten
patrimoinePont de la Praz
patrimoineRiviere Du Mat
natureRocade Sud
patrimoineRond-Point de la Couscouillède
patrimoineRond-Point de la Légion d'Honneur
patrimoineRond-Point de la Medaille Militaire
patrimoineRond-Point de l'Ordre National du Mérite
patrimoineRond-Point Jacques Bordaneil
patrimoineRoute 12
patrimoineRoute 2
patrimoineRoute 255
patrimoineRoute Coloniale
patrimoineRoute d'Alban
patrimoineRoute d'Ambialet
patrimoineRoute d'Argelès-sur-Mer
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natureRoute de Lahas
patrimoineRoute de la Rivière
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patrimoineRoute de la Tourette
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patrimoineRoute de Saint-André / Route de Lonquet
patrimoineRoute de Salazie
patrimoineRoute de Samatan
patrimoineRoute de Sorède
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natureRoute de Taxo d'Amont
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patrimoineRoute de Villeneuve-sur-Tarn
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patrimoineRoute du Pont
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patrimoineRoute du Stade
patrimoineRoute du Thérondel
patrimoineRue Ajoupa
patrimoineRue Alain Peters
patrimoineRue Albany
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Alfred Sauvy
patrimoineRue Alphonse de Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Amaryllis
patrimoineRue Ancienne Voie du Cfr
patrimoineRue André Matillo
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patrimoineRue Déodat de Séverac
patrimoineRue de Roland
patrimoineRue des Abricotiers
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Albères
patrimoineRue des Anemones
patrimoineRue des Bambous
patrimoineRue des Bibasses
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Cafeiers
patrimoineRue des Calumets
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue Deschanets
patrimoineRue des Chocas
patrimoineRue des Combavas
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patrimoineRue des Corbeilles d'Or
patrimoineRue des Corossols
patrimoineRue des Dalhias
patrimoineRue des Dattiers
patrimoineRue des Droits de l'Homme
patrimoineRue des Emeraudes
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patrimoineRue Dumesgnil d'Engente
patrimoineRue du Miloussa
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Néoulous
patrimoineRue du Patrimoine
patrimoineRue du Père Répond
patrimoineRue du Pere Teste
patrimoineRue du Petit Bazar
patrimoineRue du Printemps
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Temple
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patrimoineRue Edmond Albius
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patrimoineRue Gabriel Barde
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patrimoineRue Hyacinthe Rigaud
patrimoineRue Hypollite Foucque
patrimoineRue Janick
patrimoineRue Jean Bourrat
patrimoineRue Jean de La Fontaine
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Rue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Joan Cayrol
patrimoineRue Joan Pau Giné
patrimoineRue Joliot Curie
patrimoineRue Jordi Barre
patrimoineRue Jordi Pere Cerdà
patrimoineRue Joseph Bedier
patrimoineRue Joseph Mourouvin
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Joron
patrimoineRue Lacaussade
patrimoineRue Lacoaret
patrimoineRue Lagourgue
patrimoineRue Lamarque
patrimoineRue Laravine
patrimoineRue Latchumaya
patrimoineRue La Vérité
patrimoineRue La Villa
patrimoineRue Léon Dierx
patrimoineRue Léon Valenty
patrimoineRue Léopold Martin
patrimoineRue Lévesque
patrimoineRue Lezernan
patrimoineRuelle Adelin
patrimoineRuelle Anne-Marie Camalon
patrimoineRuelle Araye
patrimoineRuelle Bois Amère
patrimoineRuelle Bois Blanc
patrimoineRuelle Bois d'Ébène
patrimoineRuelle Bois de Nèfles
patrimoineRuelle Bois de Ronde
patrimoineRuelle Bois Dur
patrimoineRuelle Bonne Volonté
patrimoineRuelle Bras Citronniers
patrimoineRuelle Bras Songe
patrimoineRuelle Camalon
patrimoineRuelle Canassabé
patrimoineRuelle Cazeau
patrimoineRuelle Clovis
patrimoineRuelle Cotaya
patrimoineRuelle de la Poste
patrimoineRuelle des Alevins
patrimoineRuelle des Avocatiers
patrimoineRuelle des Fruits à Pains
patrimoineRuelle des Maraichers
patrimoineRuelle des Orchidées
patrimoineRuelle des Vacoas
patrimoineRuelle des Vavangues
patrimoineRuelle des Violettes
patrimoineRuelle du Petit Train
patrimoineRuelle Esparon
patrimoineRuelle Ferrier
patrimoineRuelle Fourchon
patrimoineRuelle Gauche
patrimoineRuelle Gourama
patrimoineRuelle Gustavin
patrimoineRuelle Jaladère
patrimoineRuelle Janac
patrimoineRuelle Janiky
patrimoineRuelle Lacotte
patrimoineRuelle Larivière
natureRuelle Leger
patrimoineRuelle Linlin
patrimoineRuelle Melrot
patrimoineRuelle Moutardier
patrimoineRuelle Moutoussamy
patrimoineRuelle Paille en Queue
patrimoineRuelle Palanicaoudin
patrimoineRuelle Palmistes
patrimoineRuelle Papou
patrimoineRuelle Patche
patrimoineRuelle Ponama
patrimoineRuelle Preto
patrimoineRuelle Ragouvin
patrimoineRuelle Ramachetty
patrimoineRuelle Roux
patrimoineRuelle Rovan
patrimoineRuelle Samy
patrimoineRuelle Servant
patrimoineRuelle Sihou
patrimoineRuelle Soundron
patrimoineRuelle Tamarins
patrimoineRuelle Tarki
patrimoineRuelle Vavangue
patrimoineRuelle Virapatrin
patrimoineRue Louis Amade
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Louis Torcatis
patrimoineRue Loupy
patrimoineRue Luc Donat
patrimoineRue Maingard
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Martin
patrimoineRue Maxime Laope
patrimoineRue Mazerolle
patrimoineRue Mchel Montaigne
patrimoineRue Melodium Bis
patrimoineRue Michaud
patrimoineRue Michel Adélaîde
patrimoineRue Michel Montaigne
patrimoineRue Midi-Soleil
patrimoineRue Miguel
patrimoineRue Mille Roches
patrimoineRue Mogalia
patrimoineRue Monica
patrimoineRue Monrepos
patrimoineRue Monseigneur Jourdain
patrimoineRue Nationale
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Nicolas Vabois
patrimoineRue Olympic
patrimoineRue Ostal de Comuna
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Pau Casals
patrimoineRue Pause
patrimoineRue Payet
patrimoineRue Pep Ventura
patrimoineRue Pere Buschere
patrimoineRue Pierre Rosely
patrimoineRue Poitras
patrimoineRue Rene Welmant
patrimoineRue Rouloff
patrimoineRue Saint-Ferréol
patrimoineRue Saint-Jacques
patrimoineRue Saint-Michel
patrimoineRue Saint-Vincent
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Sous la Ville
patrimoineRue sous Lion
patrimoineRue Terre Rouge
patrimoineRue Valiamé
patrimoineRue Victor
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Victor Patche
patrimoineRue Vingt Quatre Septembre
patrimoineSentier Berges Rivière du Mât
natureSentier de Biovard
patrimoineSentier de Chalionnet
patrimoineSentier de la Loza
patrimoineSentier de la Praz-vieille
patrimoineSentier de la Ravine Seche
patrimoineSentier de La Ravine Seche vers Sarabé
patrimoineSentier de la Turraz
patrimoineSentier de la Turraz d'en haut
patrimoineSentier des Chamoussières
patrimoineSentier du Bras Mousseline vers Les Hauts de Menciol
patrimoineSentier Pierre-Lory
patrimoine