Rues de Saint-Andelain
51 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin André Butin
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de la Chaume
patrimoineChemin de Riaux
patrimoineChemin des Bois
patrimoineChemin des Carrières
patrimoineChemin des Vallées
patrimoineChemin des vallées-Le Domaine
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin du Four à Chaux
patrimoineCour du Puits
patrimoineCours de Bois Renaud
patrimoineCours de Breugnon
patrimoineCours de la Fontaine d’Amour
patrimoineCours de La Loge
patrimoineCours du Puits Fleuri
patrimoineL'Autoroute de l'Arbre
patrimoineLes Cours d'En Bas
patrimoineRoute Bleue
patrimoineRoute de Donzy
patrimoineRoute de l'Abbaye
patrimoineRoute de Pouilly
patrimoineRoute de Suilly
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Citadelle
patrimoineRue de la Croix aux Ormes
patrimoineRue de la Minée
patrimoineRue de la Tuilerie
patrimoineRue de Loire
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Cartelées
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Ouches
patrimoineRue des Pâquerettes
patrimoineRue des Prés au Roy
patrimoineRue des Raies Tournantes
patrimoineRue des Tours
patrimoineRue des Vignes
natureRue du Bois Bernard
patrimoineRue du Bois de l'Arpent
patrimoineRue du Champ Carroue
patrimoineRue du Champ du Charme
patrimoineRue du Coin Chardon
patrimoineRue du Domaine
patrimoineRue du Domaine du Bouchot
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Mont Beauvois
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue Jonquilles
patrimoineRue Saint-Edmond
patrimoine