Rues de Saint-Alban
319 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Bouleaux
patrimoineAllée du Marais
patrimoineAllée Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Autoroute des Deux Mers
patrimoineAutoroute des Titans
patrimoineAvenue de Fronton
patrimoineAvenue des Jasmins
patrimoineAvenue de Toulouse
patrimoineAvenue de Villemur
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Bergeron
patrimoineAvenue du Sers
patrimoineAvenue Léon Jouhaux
patrimoineAvenue Principale
patrimoineCE n°2
patrimoineCE n°23
patrimoineCE n°29
patrimoineCE n°30
patrimoineCE n°31
patrimoineCE n°40
patrimoineCE n°43
patrimoineCE n°44
patrimoineChemin Antoine-François-Germain
patrimoineChemin de Begou
patrimoineChemin de Dahouet à Saint-Aaron
patrimoineChemin de Fleur d'Aulne
patrimoineChemin de Grignan
patrimoineChemin de la Bierle
patrimoineChemin de la Presqu'île
patrimoineChemin de l'Égalité
patrimoineChemin de Lespinasse
patrimoineChemin de Quirouet
patrimoineChemin de Raudelauzette
patrimoineChemin des Châtaigniers
patrimoineChemin des Clos
patrimoineChemin des Grès Roses
patrimoineChemin des Lacs
patrimoineChemin des Pierres
patrimoineChemin des Vitarelles
patrimoineChemin du Bergeron
patrimoineChemin du Buisson
patrimoineChemin du camping
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Golf
patrimoineChemin du Grand Pas
patrimoineChemin du Huard Nord
patrimoineChemin du Huard Sud
patrimoineChemin du Lac-Clair
patrimoineChemin du Lac-Clair Est
patrimoineChemin du Lac-Clair Ouest
patrimoineChemin du Lac-Long
patrimoineChemin du Lac-Montauban Ouest
patrimoineChemin du Lac-Montauban Sud
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Parc
patrimoineChemin Joseph-Perthuis
patrimoineChemin Romain
patrimoineChemin Sainte-Anne
patrimoineChemin sous Fourny
patrimoineChemin Stridor
patrimoineCircuit de Dirt MTB
patrimoineDe la Glacière
patrimoineDe la Montagne de la Tour
patrimoineDe la Rivière Noire
natureDe la Traverse
patrimoineDes Cascades
patrimoineDes Chutes à Marcotte
patrimoineDes Sommets
patrimoineImpasse Albert
patrimoineImpasse Antonin Olivier
patrimoineImpasse Ardilles
patrimoineImpasse Beauville Vidal
patrimoineImpasse Césarino
patrimoineImpasse Chabrier
patrimoineImpasse Charles Renard
patrimoineImpasse Coluche
patrimoineImpasse de Beau Soleil
patrimoineImpasse Degas
patrimoineImpasse de l'Albarède
patrimoineImpasse Denise Ribes
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Amis
patrimoineImpasse des Barthes
patrimoineImpasse des Battants
patrimoineImpasse des Blés d'Or
patrimoineImpasse des Bosquets
patrimoineImpasse des Bougainvilliers
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Canaris
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Chèvrefeuilles
patrimoineImpasse des Dames Blanches
patrimoineImpasse des Dunes
patrimoineImpasse des Floralies
patrimoineImpasse des Genets d'Or
patrimoineImpasse des Glycines
patrimoineImpasse des Grands Hambourgs
patrimoineImpasse des Hortensias
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Pinsons
patrimoineImpasse des Pradasses
patrimoineImpasse des Sables
patrimoineImpasse des Sirènes
patrimoineImpasse des Troënes
patrimoineImpasse des Venelles
patrimoineImpasse Didier Daurat
patrimoineImpasse Dominique Ayral
patrimoineImpasse du Bonheur
patrimoineImpasse du Cimetière
patrimoineImpasse du Clos Bidan
patrimoineImpasse du Clos Colin
patrimoineImpasse du Clos Quetie
patrimoineImpasse du Courtil
patrimoineImpasse Forestier
patrimoineImpasse Gaubert
patrimoineImpasse Georges Carpentier
patrimoineImpasse Georges Pompidou
patrimoineImpasse Gutenberg
patrimoineImpasse Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Impasse Honoré Daumier
patrimoineImpasse Ingres
patrimoineImpasse Jean Bécanne
patrimoineImpasse Jean Mermoz
patrimoineImpasse Jean Rouquette
patrimoineImpasse Joliot Curie
patrimoineImpasse Joseph Moro
patrimoineImpasse Labit
patrimoineImpasse Léonard de Vinci
patrimoineImpasse les Verchères
patrimoineImpasse Manet
patrimoineImpasse Massenet
patrimoineImpasse Maurice Ravel
patrimoineImpasse Messager
patrimoineImpasse Messian
patrimoineImpasse Pierre-Georges Latécoère
patrimoineImpasse Pierre Picard
patrimoineImpasse Prat
patrimoineImpasse Rameau
patrimoineImpasse Renoir
patrimoineImpasse Saint-Hubert
patrimoineImpasse Tren Bihan
patrimoineImpasse Venise
patrimoineImpasse Vincent Auriol
patrimoineImpasse Vincent Scotto
patrimoineLes confinés
patrimoineMontée du Moleyron
patrimoineParc Naturel Régional de Portneuf
patrimoinePlace de Bel-Air
patrimoinePlace des Bleuets
patrimoinePlace des Lavandes
patrimoinePlace du 19 Mars 1962
patrimoinePont François-Naud
patrimoineRang de la Rivière-Blanche
natureRang de la Rivière-Noire
natureRang de l'Église Nord
patrimoineRang de l'Église Sud
patrimoineRang des Grondines
patrimoineRang Saint-Georges
patrimoineRang Saint-Joseph Est
patrimoineRang Saint-Joseph Ouest
patrimoineRond-Point des Croix-Roses
patrimoineRond-Point des Dolomites
patrimoineRond-Point du Poirier
patrimoineRoute 354
patrimoineRoute de Bien Y Vient
patrimoineRoute de Cerdon
patrimoineRoute de Challes
patrimoineRoute de Chamagnat
patrimoineRoute de Coiron
patrimoineRoute de la Combe du Lynx
patrimoineRoute de la Remondière
patrimoineRoute de la Rochette
patrimoineRoute de la Ville es Cotard
patrimoineRoute de l'Hers
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRoute de Saint-Alban
patrimoineRoute des Baudries
patrimoineRoute des Hameaux
patrimoineRoute du 5e-Rang
patrimoineRoute du Pognât
patrimoineRoute Montambault
patrimoineRoute Philomène-Thibodeau
patrimoineRoute Saint-Philippe
patrimoineRue Alain Savary
patrimoineRue Antonin Bacou
patrimoineRue Antonin Olivier
patrimoineRue Bernard Amiel
patrimoineRue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue Christian de la Villéon
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue de Bel-Air
patrimoineRue de Fenouillet
patrimoineRue de la Croix de Mission
patrimoineRue de la Flora
patrimoineRue de la Gaieté
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Glageolais
patrimoineRue de la Grand'Côte
patrimoineRue de l'Albarède
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Savatte
patrimoineRue de la Tourelle
patrimoineRue de la Vieille Lande
natureRue de l'Égalité
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Hormelet
patrimoineRue de l'Hôtel Gouret
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue Déodat de Séverac
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue de Salgareda
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Battants
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Chardons
patrimoineRue des Chutes
patrimoineRue des Clôtures
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Croix Roses
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Faisans
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Fontanettes
patrimoineRue des Fours
patrimoineRue des Goëmoniers
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Maraichers
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Musiciens
patrimoineRue des Pêcheurs
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pinsons
patrimoineRue des Potiers
patrimoineRue des Pradasses
patrimoineRue des Prés Cotiers
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Roches
patrimoineRue des Sables
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tournesols
patrimoineRue des Tourterelles
patrimoineRue des Troènes
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue de Tournemine
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Boisé
patrimoineRue du Chemin Ferré
patrimoineRue du Clos de la Loge
patrimoineRue du Clos Long
patrimoineRue du Clos Pansard
patrimoineRue du Grand Lejon
patrimoineRue du Languedoc
patrimoineRue du Poirier
patrimoineRue du Pré d'Auble
patrimoineRue du Pré de la Vigne
natureRue du Rempart
patrimoineRue du Terroir
patrimoineRue du Vieux-Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Gaston Doumergue
patrimoineRue Godin
patrimoineRue Guillaume Cazarre
patrimoineRue Gustave Courbet
patrimoineRue Harel de la Noé
patrimoineRue Henri de Toulouse Lautrec
patrimoineRue Henri Matisse
culture« Un fauteuil pour l'esprit fatigué »Rien ne destinait Henri Matisse (1869-1954), fils d'un marchand de grains du Nord, à devenir l'un des plus grands peintres du XXᵉ siècle. Étudiant en droit à Paris, employé chez un avoué à Saint-Quentin, Henri Matisse menait une vie modeste et sans éclat quand, à vingt ans, une crise d'appendicite le cloua au lit pour de longues semaines. Sa mère lui offrit une boîte de peinture pour l'occuper. Ce fut une révélation. « Le moment où j'ai eu cette boîte de couleurs dans les mains, j'ai senti que là était ma vie. » Il abandonna le droit, monta à Paris étudier la peinture, et n'arrêta plus jamais.Ses débuts furent obscurs et pauvres. Il copiait des maîtres au Louvre pour survivre, épousa Amélie Parayre en 1898, eut trois enfants, exposa dans l'indifférence. Puis vint le scandale fondateur : au Salon d'automne de 1905, il présente avec Derain, Vlaminck et quelques autres des toiles aux couleurs pures, violentes, non naturalistes. Un critique, effaré, les traite de « fauves ». Le nom est resté : le fauvisme venait de naître, premier mouvement d'avant-garde du siècle. En quelques années, Matisse devient le rival déclaré de Picasso à Paris — les deux hommes se surveillent, s'admirent, se moquent, s'influencent secrètement. « Nous devons parler l'un à l'autre autant que nous le pouvons », disait Picasso. « Quand l'un de nous mourra, il y a des choses que l'autre ne pourra plus dire à personne. »À partir des années 1910, Matisse voyage — Maroc, Russie, Tahiti — et cherche partout la même chose : la couleur pure, la ligne dansante, la joie. En 1908, il avait formulé son idéal dans une phrase célèbre : « Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité… un lambrissement qui repose de la fatigue, un fauteuil pour l'esprit fatigué. » Cette exigence de sérénité, à contre-courant des angoisses du siècle, lui vaudra parfois d'être jugé décoratif — reproche qu'il portera comme une décoration.Installé à Nice à partir de 1917, il peint ses grandes odalisques baignées de lumière méditerranéenne, puis se réinvente à chaque décennie : lithographies, sculptures, illustrations pour Mallarmé et Joyce. En 1941, un cancer du duodénum le laisse alité pour la vie — mais loin d'abandonner, il invente une nouvelle technique : les gouaches découpées. Depuis son lit, ciseaux à la main, il « dessine dans la couleur » de vastes compositions collées, éclatantes, joyeuses. La Tristesse du roi, La Piscine, Nu bleu — les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont ceux d'un homme couché qui, à quatre-vingts ans, réinvente son art.Sa dernière grande œuvre est la chapelle du Rosaire de Vence (1948-1951), qu'il conçoit intégralement — vitraux, fresques, mobilier, chasubles — comme un cadeau à la religieuse dominicaine qui l'avait soigné pendant sa maladie. Il mourut à Nice en 1954, à quatre-vingt-quatre ans. Picasso, apprenant la nouvelle, se serait tu longuement, puis aurait murmuré : « Il n'y a plus que moi maintenant. »
Rue Jean Rouquette
patrimoineRue Joliot Curie
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Léon Blum
patrimoineRue Léon Jouhaux
patrimoineRue Louis Viguié
patrimoineRue Marcel Cerdan
patrimoineRue Marie-Désy
patrimoineRue Mathé
patrimoineRue Matte
patrimoineRue Maurice Utrillo
patrimoineRue Océane
patrimoineRue Paul Langevin
patrimoineRue Peyronnette
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre Mendès France
patrimoineRue Pierre Semard
patrimoineRue Principale
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue Roque-Marmisse
patrimoineRue Saint-André
patrimoineRue Sainte-Thérèse
patrimoineRue Saint-Eugène
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Saint-Philippe
patrimoineRue Saint-Rémy de Provence
patrimoineRue Saint-Saëns
patrimoineRue Saint-Sauveur
patrimoineRue Saint-Siméon
patrimoineRue Salvador Allende
patrimoineRue Sinsou
patrimoineRue Trépicand
patrimoineRue Vincent Auriol
patrimoineSaint-Plestan
patrimoineSentier à Ti-Mé
patrimoineSentier de la cédrière poétique
patrimoineSentier de la conduite forcée
patrimoineSentier de l'île
patrimoineSentier des Cascatelles
patrimoineSentier d'hébertisme
patrimoineSentier du sanglier
patrimoineSentier Montagne optionnel
patrimoineSept Merveilleux
patrimoineSquare des Ajoncs
patrimoineVC n°35
patrimoine