Rues de Saignes
81 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée du Château
patrimoineChemin de Labadrie
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de la Ferme
patrimoineChemin de la Planche
patrimoineChemin de Saint Chignes
patrimoineChemin des Castagnals
patrimoineChemin des Champs des Rocs
patrimoineChemin des Pauses
patrimoineChemin de Vic
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Parou
patrimoineChemin du Pech Rougié
patrimoineChemin du Puy de Saignes
patrimoineCité Bellevue
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Gone
patrimoineImpasse de Lamativie
patrimoineImpasse des Courbes
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Sittelles
patrimoineImpasse de Vialles
patrimoineImpasse du Barry
patrimoineImpasse du Chateau d'Eau
patrimoineImpasse du Font des Champs
patrimoineImpasse du Paradis
patrimoineImpasse du Sonneur de Cloche
patrimoineImpasse Prat de Pont Nord
patrimoineImpasse Prat de Pont Sud
patrimoineImpasse Saint-Roch
patrimoinePassage du Calvaire
patrimoinePassage du Cantou
patrimoinePassage du Relais
patrimoinePlace de la Poste
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rampe de la Chapelle
patrimoineRoute d'Aynac
patrimoineRoute de Chastel
patrimoineRoute de Currière
patrimoineRoute de la Fontaine
patrimoineRoute de la Gineste
patrimoineRoute de la Peyralbe
patrimoineRoute de Lasbartières
patrimoineRoute de la Vigne
natureRoute de Saignes
patrimoineRoute de Saint-Céré
patrimoineRoute de Sauvat
patrimoineRoute des Ginibres
patrimoineRoute de Vebret
patrimoineRoute de Vialles
patrimoineRoute du Causse
patrimoineRoute du Mazot
patrimoineRoute du Monteil
patrimoineRoute d'Ydes Bourg
patrimoineRue Comte de la Garde
patrimoineRue de la Chesnaie
patrimoineRue de la Font
patrimoineRue de l'Hôtel de Ville
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Bouleaux
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Gentianes
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Landys
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Sagnes
patrimoineRue des Sorbiers
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du 8 Mai
patrimoineRue du Barry
patrimoineRue du Calalet
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Foirail
patrimoineRue du Frilou
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Paradis
patrimoineRue du Rempart
patrimoineRue du Rocher
patrimoineRue Saint-Roch
patrimoineSentier de Découverte du Puy de Saignes
patrimoine