Rues de Royères
42 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Avenue du Général de Gaulle
patrimoineChemin des Cheroux
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Petit Prince
patrimoineImpasse Clos des Sources
patrimoineImpasse de Fontamaud la Rippe
patrimoineImpasse de la Haute Rippe
patrimoineImpasse de la Pêcherie La Rippe
patrimoineImpasse de Laugère
patrimoineImpasse des Pierres la Rippe
patrimoineImpasse du Pré Bossu
patrimoineImpasse du Pré Madame
patrimoineImpasse Louis Aragon La Rippe
patrimoineLes Charrauds
patrimoinePassage du Vieux Puits La Rippe
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace Saint-Thomas Becket
patrimoineRoute d'Aureil
patrimoineRoute d'Aureil à Royères
patrimoineRoute de Compostelle
patrimoineRoute de la Font Saint-Martin
patrimoineRoute de la Haute Rippe
patrimoineRoute de Saint-Antoine
patrimoineRoute de Saint-Auvent
patrimoineRoute des Charrauds
patrimoineRoute du Pré Madame
patrimoineRue 11 Novembre 1918
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue de Brignac
patrimoineRue de la Combe au Grand Bois
patrimoineRue de la Haute Rippe
patrimoineRue de l'Orée du Bois
patrimoineRue des Étangs
natureRue des Gasnes du Theil
patrimoineRue du 19 Mars 1962 La Rippe
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Grand Rouvre
patrimoineRue du Pinier
patrimoineRue Henri Gagnant La Rippe
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Michel Jourde
patrimoineRue Pierre Mérigou
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