Rues de Roscoff
184 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Groa Rouz
patrimoineAllée de Kerhoret
patrimoineAllée de l'Aber
patrimoineAllée de Lagadennou
patrimoineAllée de Pen ar Créac'h
patrimoineAllée de Roscogoz
patrimoineAllée des Bernaches
patrimoineAllée des Camélias
patrimoineAllée des Chênes Verts
natureAllée des Embruns
patrimoineAllée des Tournepierres
patrimoineAllée de Touliguin
patrimoineAllée du Jardin
patrimoineAllée H Corre
patrimoineAllée Saint-Luc
patrimoineBoulevard Carnot
patrimoineBoulevard Sainte-Barbe
patrimoineChemin de Créac'h Villin
patrimoineChemin de Kerfissiec
patrimoineChemin de Kergalzes
patrimoineChemin de Kerguennec
patrimoineChemin de Kergus
patrimoineChemin de Kerjistin
patrimoineChemin de Lenn Baol
patrimoineChemin de Pen Al Lan
patrimoineChemin de Pen ar Créac'h
patrimoineChemin de Pors ar Bascon
patrimoineChemin de Pors Elenéc
patrimoineChemin de Roc'h Yan
patrimoineChemin des Deux Roches
patrimoineChemin de Théven Roannès
patrimoineChemin de Valanec
patrimoineChemin du Grand Large
patrimoineChemin du Roc'h Trévigner
natureChemin Pen al lan
patrimoineCircuit de Perharidy
patrimoineCircuit entre Terre et Mer
patrimoineCité de Kernaoguer
patrimoineClos de Kéraison
patrimoineClos de Poul ar C'ham
patrimoineClos du Ruveic
patrimoineClos du Valanec
patrimoineClos Michel Kerbirou
patrimoineEmbarquement Ferries
patrimoineEnclos de Kerhoret
patrimoineEnclos de Pont Gwenn
patrimoineFontaine de Poul Brohou
patrimoineImpasse Corbière
patrimoineImpasse de Kerhoulaouen
patrimoineImpasse de la Baie
patrimoineImpasse de la Grande Grève
patrimoineImpasse de la Roche
patrimoineImpasse de la Tour
patrimoineImpasse de Perennes
patrimoineImpasse de Ruveic
patrimoineImpasse des Dunes
patrimoineImpasse des Mouettes
patrimoineImpasse du Valanec
patrimoineImpasse Tal ar Mor
patrimoineImpasse Thevenn ar Rouanez
patrimoineLotissement de Gardaléas
patrimoinePassage Louis Noir
patrimoinePlace de Keradraon
patrimoinePlace de Kéraison
patrimoinePlace de Kerfissiec
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace Georges Teissier
patrimoinePlace Lacaze Duthiers
patrimoinePromenande Lefranc
patrimoineQuai Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Quai d'Auxerre
patrimoineQuai Neuf
patrimoineQuai Parmentier
patrimoineQuai Tristan Corbière
patrimoineRandonnée des Fontaines
patrimoineRésidence des Capucins
patrimoineRoc'h Trévigner
natureRond-Point de Bonne Nouvelle
patrimoineRond-Point de la Barrière de la Croix
patrimoineRoute de Creac’h Keravel
patrimoineRoute de Kerjistin
patrimoineRoute de Perharidy
patrimoineRoute de Roscoff
patrimoineRoute de Santec
patrimoineRoute du Car Ferry
patrimoineRoute du Laber
patrimoineRoute du Rhun
patrimoineRue Albert de Mun
patrimoineRue Alexis Gourvennec
patrimoineRue Amiral Courbet
patrimoineRue Amiral Reveillere
patrimoineRue Anatole Le Braz
patrimoineRue Armand Rousseau
patrimoineRue Bonne Nouvelle
patrimoineRue Brizeux
patrimoineRue Capitaine Coadou
patrimoineRue Célestin Seïté
patrimoineRue Charles Le Goffic
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue Colonel Georges de Lannurien
patrimoineRue de Bir Hakeim
patrimoineRue de Creac H Andre
patrimoineRue de Créac'h Elies
patrimoineRue de Great Torrington
patrimoineRue de Keraison
patrimoineRue de Keravel
patrimoineRue de Kerfissiec
patrimoineRue de Kerguennec
patrimoineRue de Kerhoret
patrimoineRue de Kerioual
patrimoineRue de Kernaoguer
patrimoineRue de la Baie
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Grande Grève
patrimoineRue de la Marquise de Kergariou
patrimoineRue de l'Amiral Réveillère
patrimoineRue de la Petite Vitesse
patrimoineRue de la Roche
patrimoineRue de la Vieille Forge
patrimoineRue de Plymouth
patrimoineRue de Poulbrohou
patrimoineRue de Roc'h Klehure
patrimoineRue de Roc'h Kroum
patrimoineRue de Ruveic
patrimoineRue des Capucins
patrimoineRue des Corsaires
patrimoineRue des Dentelles
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Johnnies
patrimoineRue des Moguerou
patrimoineRue de Stréat ar Vily
patrimoineRue des Trois Chemins
patrimoineRue des Trois Frères Daridon
patrimoineRue du Belvédère
patrimoineRue du Bois de Kerestat
patrimoineRue du Bois Kerestat
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Docteur Louis Bagot
patrimoineRue du Général Le Flô
patrimoineRue Duguay-Trouin
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Valanec
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue du Vieux Puits
patrimoineRue Edouard Corbière
patrimoineRue Ernest Renan
patrimoineRue Esprit Le Mat
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Général le Flô
patrimoineRue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Joseph Bara
patrimoineRue Joseph le Mat
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Kernaguer
patrimoineRue Keroulaouen
patrimoineRue Kléber
patrimoineRue Laënnec
patrimoineRue Louis Guyader
patrimoineRue Louis Hémon
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Michel Kerbiriou
patrimoineRue Ollivier Henri
patrimoineRue Pascal de Keranveyer
patrimoineRue Paul Féval
patrimoineRue Pontigou
patrimoineRue Roc'h ar Ruguel
patrimoineRue Ropartz Morvan
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Yann d'Argent
patrimoineSentier Côtier
patrimoineSentier côtier GR34
patrimoineSentier côtier GR4
patrimoineVenelle an Iliz
patrimoineVenelle de Keradraon
patrimoineVenelle de Kerguennec
patrimoineVenelle de la Vieille Forge
patrimoineVenelle de Poul Brohou
patrimoineVenelle de Touliguin
patrimoineVenelle du Quélen
patrimoineVenelle du Sable
patrimoineVenelle Roc'higou
patrimoineVers la Plage
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
Voies de Départ
patrimoine