Rues de Roquefort
243 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de la Porte d'Armagnac
patrimoineAllée Bel Air
patrimoineAllée Coulés
patrimoineAllée de Champagne
patrimoineAllée de la Puzoque
patrimoineAllée de Nauton
patrimoineAllée des Tournesols
patrimoineAllée du Côteau
patrimoineAllée du Roch
patrimoineAllée du Village
patrimoineAllée Félix Robert
patrimoineAllée Lasclèdes
patrimoineAllée Plein Ciel
patrimoineAutoroute de Gascogne
patrimoineAutoroute des Deux Mers
patrimoineAvenue d'Albret
patrimoineAvenue de l'Armagnac
patrimoineAvenue du Docteur Jean Lamothe
patrimoineAvenue du Marsan
patrimoineAvenue Gaston Lescouzères
patrimoineBarreau de Camélat
patrimoineCarrerot de la Grotte des Cagots
patrimoineCarrerot des Gascons
patrimoineCarrerot du Pont Vieux
patrimoineCarrerot Perget
patrimoineChemin Bigourdan
patrimoineChemin Bois le Garron
patrimoineChemin de Barbieilh
patrimoineChemin de Barès
patrimoineChemin de Bas-de-Haut
patrimoineChemin de Betgoua
patrimoineChemin de Brux
patrimoineChemin de Caguelaign
patrimoineChemin de Carabin
patrimoineChemin de Castillon
patrimoineChemin de Causselong
patrimoineChemin de Clairefontaine
patrimoineChemin de Clairon
patrimoineChemin de Coupet
patrimoineChemin de Cousseillat
patrimoineChemin de Fon du Bois
patrimoineChemin de Fortunon
patrimoineChemin de Jeanton
patrimoineChemin de Labousigue
patrimoineChemin de la Doulouze
patrimoineChemin de Lago
patrimoineChemin de la Launette
patrimoineChemin de Lamothe
patrimoineChemin de la Pouge
patrimoineChemin de la Rouquère
patrimoineChemin de Lasgraves
patrimoineChemin de l'École
patrimoineChemin de l’Église
patrimoineChemin de l'Estampon
patrimoineChemin de l'Estrade
patrimoineChemin de Mariés
patrimoineChemin de Mougnon
patrimoineChemin de Moulie
patrimoineChemin de Nauton
patrimoineChemin de Pellegrin
patrimoineChemin de Péniche
patrimoineChemin de Peyrigué
patrimoineChemin de Pijorin
patrimoineChemin des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Chemin de Saint-Jean
patrimoineChemin de Saint-Martin
patrimoineChemin de Saint-Pé de Bas
patrimoineChemin de Saint-Pé de Haut
patrimoineChemin des Aubépines
patrimoineChemin des Carrières
patrimoineChemin des Chênes
natureChemin des Chevreuils
patrimoineChemin des Quercus
patrimoineChemin des Résineux
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Tillet
patrimoineChemin de Toulouse
patrimoineChemin de Vidounet
patrimoineChemin du Barrail
patrimoineChemin du Bigourdan
patrimoineChemin du Bosc
patrimoineChemin du Caillavet
patrimoineChemin du Capitaine
patrimoineChemin du Champs de Lassalle
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Croutzé
patrimoineChemin du Garron
patrimoineChemin du Garrouzin
patrimoineChemin du Guet
patrimoineChemin du Houns
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Mestrot
patrimoineChemin du Moulin du Batan
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moussou
patrimoineChemin du Pontaillat
patrimoineChemin du Pouy
patrimoineChemin du Puits de Carrère
patrimoineChemin du Talouche
patrimoineCôte de la Caserne
patrimoineDomaine des Anets
patrimoineImpasse de Berdolle
patrimoineImpasse de Clairon
patrimoineImpasse de Cocard
patrimoineImpasse de la Grande Lande
natureImpasse de la Hêtraie
patrimoineImpasse de la Petite Lande
natureImpasse de la Plaine
patrimoineImpasse des Bergeronnettes
patrimoineImpasse des Cols Verts
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Maraîchers
patrimoineImpasse des Nauzes
patrimoineImpasse des Pêchers
patrimoineImpasse des Poiriers
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse du Bourg
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Hameau de la Plaine
patrimoineImpasse du Haras
patrimoineImpasse du Placié
patrimoineImpasse du Pont de Lassalle
patrimoineImpasse du Tisserand
patrimoineImpasse Labernèze
patrimoineImpasse Lasclèdes
patrimoineImpasse Lasnauzes
patrimoineImpasse Laubaner
patrimoineImpasse Lescaze
patrimoineImpasse Pérebiel
patrimoineImpasse Planton
patrimoineImpasse Pontaillat
patrimoineImpasse Poupet
patrimoineImpasse Romaine
patrimoineImpasse Sun Valley
patrimoineLotissement Baluchet Haut
patrimoineLotissement Fortunon
patrimoineLotissement Gaston Baque
patrimoineLotissement Hameau de Maillan
patrimoineLotissement les Pruniers
patrimoinePassage Arnaut-Guilhem de Marsan
patrimoinePlace Chambrelent
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Pologne
patrimoinePlace des Arènes
patrimoinePlace des Cagots
patrimoinePlace des Cordeliers
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Chateau des Foix-Béarn
patrimoinePlace du Pijorin
patrimoinePlace du Soleil d'Or
patrimoinePlace François Cazenave
patrimoinePlace Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Place Gaston Lasserre
patrimoinePlace Georges Lapios
patrimoinePlace Tillet
patrimoinePlacié Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Quartier le Rey
patrimoineRésidence de Lasclèdes
patrimoineRocade d'Estillac
patrimoineRocade Ouest
patrimoineRoute d'Agen
patrimoineRoute de Bordeaux
patrimoineRoute de Cocard
patrimoineRoute de Dufourc
patrimoineRoute de Lavardens
patrimoineRoute de Marchant
patrimoineRoute de Mérens
patrimoineRoute de Moncaut
patrimoineRoute de Monge
patrimoineRoute de Montagnac
patrimoineRoute de Nérac
patrimoineRoute de Peyrusse Massas
patrimoineRoute de Préchac
patrimoineRoute de Roquefort
patrimoineRoute de Roubis
patrimoineRoute de Sarbazan
patrimoineRoute des Landes
natureRoute des Mûres
patrimoineRoute des Nauzes
patrimoineRoute du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Petit Magen
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRue Alphonse Castaing
patrimoineRue Bernadette
patrimoineRue Brémontier
patrimoineRue de Bourdelerotte
patrimoineRue de Cache-Coquin
patrimoineRue de Couloumés
patrimoineRue de Françounette
patrimoineRue de l'Abbé Besselerre
patrimoineRue de la Carbouère
patrimoineRue de la Course
patrimoineRue de la Grande Lande
natureRue de la Haute Lande
natureRue de la Palanque
patrimoineRue de la Peyrie
patrimoineRue de la Plaine
patrimoineRue de Lasgravettes
patrimoineRue des Bigarreaux
patrimoineRue des Bouvreuils
patrimoineRue des Burlats
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Chapatas
patrimoineRue des Coeurs de Pigeons
patrimoineRue des Cordeliers
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Lys
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Tournesols
patrimoineRue des Vieilles Écoles
patrimoineRue de Tambour
patrimoineRue de Vert Maillan
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Capitaine Hubert Crohare
patrimoineRue du Gué
patrimoineRue du Hameau de Lasclèdes
patrimoineRue du Pisque
patrimoineRue du Pont de Lassalle
patrimoineRue du Sarthe
patrimoineRue du Sartre
patrimoineRue du Tonnelier
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue Edmond Becquerel
patrimoineRue Falmont
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Laubaner
patrimoineRuelle des Remparts
patrimoineRue Monumentale des Pins
patrimoineRue Pas Droite
patrimoineRue Pènecadet
patrimoineRue Portelerang
patrimoineRue Saint-Vincent de Paul
patrimoineVoie des Abourious
patrimoineVoie des Chardonnerets
patrimoineVoie des Griottes
patrimoineVoie Romaine
patrimoine