Rues de Roquebrune-sur-Argens
658 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Aberdeen
patrimoineAllée Albatros
patrimoineAllée Augusta
patrimoineAllée Claude Debussy
patrimoineAllée de la Bresque
patrimoineAllée de la Mésange
patrimoineAllée de l'Ancien Train des Pignes
patrimoineAllée de l'Arpillon
patrimoineAllée de la Source
patrimoineAllée de l'Ombrine
patrimoineAllée des Bleuets
patrimoineAllée des Bruyères Multiflores
patrimoineAllée des Cailles
patrimoineAllée des Camélias
patrimoineAllée des Capucines
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Chenilles
patrimoineAllée des Cistes
patrimoineAllée des Coccinelles
patrimoineAllée des Druides
patrimoineAllée des Églantines
patrimoineAllée des Galapagos
patrimoineAllée des Geckos
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Jacinthes
patrimoineAllée des Jonquilles Sauvages
patrimoineAllée des Lauriers
patrimoineAllée des Lauriers Roses
patrimoineAllée des Lavandes
patrimoineAllée des Merles
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Muges
patrimoineAllée des Piades
patrimoineAllée des Pins Pignons
patrimoineAllée des Romarins en Fleurs
patrimoineAllée des Romarins Sauvages
patrimoineAllée des Roses Rouges
patrimoineAllée des Rouges Gorges
patrimoineAllée du 15 Août 1944
patrimoineAllée du Lavandin
patrimoineAllée du Mérou
patrimoineAllée du Muguet
patrimoineAllée du Parc d'Esquières
patrimoineAllée du Petit Village
patrimoineAllée Fontainebleau
patrimoineAllée Killarney
patrimoineAllée Olivier Rameau
patrimoineAllée Paul Cézanne
patrimoineAllée Robert Jondet
patrimoineAllée Verdi
patrimoineAncien Chemin de Bagnols
patrimoineAncienne Piste Les Abeilles - G18
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Ancienne Piste Petites Maures - sans Issue
patrimoineAvenue Alexis Carrel
patrimoineAvenue Auguste Renoir
patrimoineAvenue Auguste Rodin
patrimoineAvenue Beau Rivage
patrimoineAvenue de Belaïgo
patrimoineAvenue de Bellevue
patrimoineAvenue de Carignan
patrimoineAvenue de Circé
patrimoineAvenue de la Baignoire
patrimoineAvenue de la Bouverie
patrimoineAvenue de la Caravelle
patrimoineAvenue de la Corniche d'Azur
patrimoineAvenue de la Crète des Mouettes
patrimoineAvenue de la Frégate
patrimoineAvenue de la Gaillarde
patrimoineAvenue de la Galère
patrimoineAvenue de l'Agriotier
patrimoineAvenue de la Jetée
patrimoineAvenue de la Méduse
patrimoineAvenue de la Pinède
patrimoineAvenue de l'Aramon
patrimoineAvenue de la Rivière
natureAvenue de la Thebaide
patrimoineAvenue de la Vallée
patrimoineAvenue de la Vallée Verte
patrimoineAvenue de la Vigie
patrimoineAvenue de Libeciou
patrimoineAvenue des Actinies
patrimoineAvenue des Aloés
patrimoineAvenue de San Peyre
patrimoineAvenue des Astéries
patrimoineAvenue des Cèpes
patrimoineAvenue des Ceps de Vigne
natureAvenue des Cigalons
patrimoineAvenue des Coteaux
patrimoineAvenue des Crêtes
patrimoineAvenue des Dolmens
patrimoineAvenue des Druides
patrimoineAvenue des Eucalyptus
patrimoineAvenue des Eucalyptus Marbrés
patrimoineAvenue des Gabians
patrimoineAvenue des Géraniums Sauvages
patrimoineAvenue des Grands Pins Parasols
patrimoineAvenue des la Tourterelle à Collier
patrimoineAvenue des Lauriers Tins
patrimoineAvenue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Avenue des Malouins
patrimoineAvenue des Maurettes
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineAvenue des Mousses
patrimoineAvenue des Orangers
patrimoineAvenue des Palmiers
patrimoineAvenue des Perdrix
patrimoineAvenue des Pins Maritimes
patrimoineAvenue des Pins Parasols
patrimoineAvenue des Pins Sylvestres
patrimoineAvenue des Poivriers
patrimoineAvenue des Ricoulettes
patrimoineAvenue des Romarins
patrimoineAvenue des Roses Trémières
patrimoineAvenue des Rubis
patrimoineAvenue des Sirènes
patrimoineAvenue des Tumulus
patrimoineAvenue du Beaupré
patrimoineAvenue du Belvédère
patrimoineAvenue du Camp Romain
patrimoineAvenue du Comte de Provence
patrimoineAvenue du Corsaire
patrimoineAvenue Dugay-Trouin
patrimoineAvenue du Général d'Armée Jean Caillés
patrimoineAvenue du Goulet
patrimoineAvenue du Grand Boucharel
patrimoineAvenue du Mas de Cocagne
patrimoineAvenue du Parc
patrimoineAvenue du Pas du Sanglier
patrimoineAvenue du Petit Verdon
patrimoineAvenue du Ponant
patrimoineAvenue du Réservoir
patrimoineAvenue du Tambourinaire
patrimoineAvenue du Taureau
patrimoineAvenue du Théatre de Verdure
cultureAvenue du Tibourene
patrimoineAvenue du Timonier
patrimoineAvenue Gabriel Péri
patrimoineAvenue Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue Henry Stehle
patrimoineAvenue Jean Bart
patrimoineAvenue Jean Giono
patrimoineAvenue Jean Mermoz
patrimoineAvenue Jean Rey
patrimoineAvenue Maureil Deschamps
patrimoineAvenue Maurin des Maures
patrimoineAvenue Mozart
patrimoineAvenue Nausicaa
patrimoineAvenue Paul Cézanne
patrimoineAvenue René Trait
patrimoineAvenue Richard Wagner
patrimoineAvenue Sainte-Anne
patrimoineBoulevard de Bagnecol
patrimoineBoulevard de Bougnon
patrimoineBoulevard de Calypso
patrimoineBoulevard de la Corniche d’Azur
patrimoineBoulevard de la Garonnette
patrimoineBoulevard de la Liberté
patrimoineBoulevard de la Ligurie
patrimoineBoulevard de la Toge
patrimoineBoulevard de Oliviers
patrimoineBoulevard de Provence
patrimoineBoulevard de Roquebrune
patrimoineBoulevard des Agasses
patrimoineBoulevard de Saint-Aygulf
patrimoineBoulevard des Alouettes
patrimoineBoulevard des Arbousiers
patrimoineBoulevard des Bruyères
patrimoineBoulevard des Celtes
patrimoineBoulevard des Cigales de Mer
patrimoineBoulevard des Cistes Blancs
patrimoineBoulevard des Collines
patrimoineBoulevard des Corailleurs
patrimoineBoulevard des Ecoliers
patrimoineBoulevard de Semiramis
patrimoineBoulevard des Eucalyptus d'Australie
patrimoineBoulevard des Gaulois
patrimoineBoulevard des Géraniums
patrimoineBoulevard des Girelles
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patrimoineBoulevard des Hippocampes
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patrimoineBoulevard des Issambres
patrimoineBoulevard des Jonquilles
patrimoineBoulevard des Lucioles
patrimoineBoulevard des Magnotis
patrimoineBoulevard des Murènes
patrimoineBoulevard des Myrthes
patrimoineBoulevard des Naïades
patrimoineBoulevard des Nymphes
patrimoineBoulevard des Roches
patrimoineBoulevard des Roses
patrimoineBoulevard des Tourterelles
patrimoineBoulevard des Tritons
patrimoineBoulevard des Vacances
patrimoineBoulevard du Babaou
patrimoineBoulevard du Corail
patrimoineBoulevard du Coteau
patrimoineBoulevard du Val d'Esquieres
patrimoineBoulevard du Vallon
patrimoineBoulevard du Ver Luisant
patrimoineBoulevard Ferdinand Clavel
patrimoineBoulevard Jean Cocteau
patrimoineBoulevard Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Boulevard John Fitzgerald Kennedy
patrimoineBoulevard Perazzini
patrimoineBoulevard Plein Sud
patrimoineBoulevard Ric Hochet
patrimoineBoulevard Sainte-Candie
patrimoineBoulevard Sun Beach
patrimoineBoulevard Xavier Henriot
patrimoineChemin Belle Provence
patrimoineChemin de Barbossi
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de la Bouverie
patrimoineChemin de la Bouverie - G77
patrimoineChemin de la Combe d’Azur
patrimoineChemin de la Combe d’Or
patrimoineChemin de la Gare
patrimoineChemin de la Garonnette
patrimoineChemin de la Jaine
patrimoineChemin de l’Alisier Blanc
patrimoineChemin de la Renarde
patrimoineChemin de la Rigaude
patrimoineChemin de la Rivière
natureChemin de la Roquette
patrimoineChemin de la Valette
patrimoineChemin de la Vernède
patrimoineChemin de l'Homède
patrimoineChemin de Palayson
patrimoineChemin de Parpaillon
patrimoineChemin de Ronde
patrimoineChemin des 3 Croix
patrimoineChemin des Arquets
patrimoineChemin des Asphodèles
patrimoineChemin des Bas Pétignons
patrimoineChemin des Bas Pétugons
patrimoineChemin des Castagnoles
patrimoineChemin des Esquieres
patrimoineChemin des Fourques
patrimoineChemin des Hauts Pétignons
patrimoineChemin des Hauts Pétugons
patrimoineChemin des Lentisques
patrimoineChemin des Léonards
patrimoineChemin des Messugues
patrimoineChemin des Prés Chevaux
patrimoineChemin des Troix Croix
patrimoineChemin des Vergers
patrimoineChemin du Blavet
patrimoineChemin du Lac
patrimoineChemin du Marcassin
patrimoineChemin du Mas Occitan
patrimoineChemin du Moulin des Iscles
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pebre d'Ail
patrimoineChemin du Planet
patrimoineChemin du Revest
patrimoineChemin du Vérignas
patrimoineChemin Hergé
patrimoineChemin Le Planais
patrimoineChemin René Biest
patrimoineChemin Rural du Ressard
patrimoineCorniche de la Bléone
patrimoineCorniche de l'Argens
patrimoineCorniche de l'Asse
patrimoineCorniche de la Vernede
patrimoineCorniche de Massel
patrimoineCorniche des Anges
patrimoineCorniche des Cigales de Ferréol
patrimoineCorniche des Issambres
patrimoineCorniche du Paradis
patrimoineCorniche du Roitelet
patrimoineCorniche du Rossignol
patrimoineCorniche Ligure
patrimoineCorniche Ligurienne
patrimoineCorniche Romaine
patrimoineCorniche Sarrazine
patrimoineCorniche Varoise
patrimoineD7
patrimoineDépose Minute (École Primaire)
patrimoineDescente de Fournel
patrimoineDescente du camping
patrimoineDescente Marsupilami
patrimoineDomaine des Baux
patrimoineDomaine des Deux Collines
patrimoineEscalier Jauffret
patrimoineEsplanade de la Vigie
patrimoineF7
patrimoineFlowRide
patrimoineGazoduc
patrimoineImpasse Alphonse Daudet
patrimoineImpasse Aurélie
patrimoineImpasse Barbacane
patrimoineImpasse Beethoven
cultureFils d'un père alcoolique qui le voulait enfant prodige à la manière de Mozart, Ludwig van Beethoven (1770-1827) s'imposa à Vienne dès sa jeunesse comme un pianiste virtuose fulgurant, élève de Haydn, promis à un brillant avenir. Descendant d'une famille flamande — le nom évoque en vieux néerlandais l'idée d'un « jardin de betteraves » — il grandit dans une Europe en pleine ébullition sociale et politique, et s'enthousiasma pour la Révolution française et la naissance de la démocratie, devenant un grand admirateur de Napoléon Bonaparte. Sortant du cadre musical classique de son temps, il fit basculer la musique dans le romantisme, favorisant l'expression des sentiments et des états d'âme sur les codes de forme hérités du XVIIIᵉ siècle. Il alla jusqu'à dédier au Premier Consul français sa Symphonie n°3, l'Héroïque (1803), rêvant de transgresser les codes sociaux d'une noblesse viennoise qui le jugeait talentueux mais toujours par son sang. La proclamation du Premier Empire l'année suivante fut vécue comme une trahison : il déchira rageusement la dédicace. « [Napoléon] n'est rien de plus qu'un homme ordinaire ! Maintenant il va fouler aux pieds tous les droits humains, il n'obéira plus qu'à son ambition, il deviendra un tyran ! » C'est à la même époque que commença sa surdité progressive, apparue vers 1798 et devenue presque totale vers 1818. Le fougueux Beethoven, rongé par le silence et la solitude, écrivit dès 1802 le bouleversant Testament de Heiligenstadt, lettre à ses frères où il envisageait le suicide — puis renonça à mourir *« pour l'art »*. Après avoir mis un terme à sa carrière de pianiste, il continua de composer des œuvres qu'il ne pourrait plus jamais entendre autrement que par son audition intérieure, comme sa monumentale Symphonie n°9, chef-d'œuvre que Richard Wagner qualifiera de « dernière des symphonies » — et dont le mouvement final, l'Ode à la joie, est aujourd'hui l'hymne officiel de l'Union européenne. Ce que Beethoven avait espéré de Napoléon, l'Europe des peuples le lui aura finalement rendu, deux siècles plus tard.
Impasse Bleue
patrimoineImpasse Charles Gounod
cultureÉlevé dans une famille de mélomanes parisienne — sa mère était pianiste et son père peintre —, Charles Gounod (1818-1893) étudia au Conservatoire de Paris et remporta le prestigieux Prix de Rome en 1839. Le séjour à la Villa Médicis lui révéla la musique italienne et la spiritualité catholique romaine, deux influences durables. Devenu maître de chapelle et organiste en 1843, il suivit des cours de théologie et faillit entrer dans les ordres — mais y renonça peu après l'avènement de la Deuxième République. Sa foi profonde imprégnera néanmoins toute son œuvre. Il connut la gloire avec son cinquième opéra, Faust (1859), pourtant en rupture avec les codes de son époque : là où l'opéra italien célébrait la virtuosité vocale, Gounod privilégiait le lyrisme mélodique et l'expression intime des sentiments. Ce fut le succès mondial. Après trois opéras peu remarqués, la reconnaissance revint avec Roméo et Juliette (1867), autre sommet de son art. Mais son œuvre déborde largement l'opéra : Gounod composa un catalogue considérable de musique sacrée — dont la sublime Messe solennelle de sainte Cécile et deux grands oratorios, Rédemption et Mors et Vita — et surtout la mélodie qu'on entend depuis 150 ans dans tous les mariages, tous les baptêmes et tous les enterrements catholiques du monde : son fameux Ave Maria (sous sa forme définitive en 1859), méditation posée en apesanteur sur le premier prélude en do majeur du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach — union miraculeuse de deux siècles. Détail plus inattendu : Gounod composa aussi une petite pièce humoristique, la Marche funèbre d'une marionnette (1872), qui devint mondialement célèbre lorsqu'Alfred Hitchcock en fit l'indicatif de son émission télévisée Alfred Hitchcock présente. Après un exil à Londres consécutif à la Commune, marqué par une relation orageuse avec la chanteuse Georgina Weldon, Gounod rentra en France et poursuivit sa carrière. Il mourut à Saint-Cloud en 1893, à soixante-quinze ans, alors qu'il composait un Requiem qu'il ne put achever. Son écriture claire et mesurée aura contribué à définir le style français que développeront après lui Bizet et Saint-Saëns. Connaissez-vous ces deux compositeurs ? Cherchez-les, ils ne sont pas loin !
Impasse Chasselas
patrimoineImpasse Daurat
patrimoineImpasse de Bagnecol
patrimoineImpasse de Bougnon
patrimoineImpasse de Figanières
patrimoineImpasse de la Bouffre
patrimoineImpasse de la Caravelle
patrimoineImpasse de la Gaillarde
patrimoineImpasse de la Galère
patrimoineImpasse de la Galinette
patrimoineImpasse de la Gardiette
patrimoineImpasse de la Garonnette
patrimoineImpasse de l'Ambre
patrimoineImpasse de la Petite Sirène
patrimoineImpasse de la Pierre de Lune
patrimoineImpasse de la Roubine
patrimoineImpasse de l'Aubin
patrimoineImpasse de la Vallée
patrimoineImpasse de la Vallée Verte
patrimoineImpasse de la Vigie
patrimoineImpasse de l'Ouvèze
patrimoineImpasse de Muscade
patrimoineImpasse de Provence
patrimoineImpasse des Abricotiers
patrimoineImpasse des Agates
patrimoineImpasse des Aigues Marines
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Anges
patrimoineImpasse des Arbousiers
patrimoineImpasse des Arcs
patrimoineImpasse des Ardennes
patrimoineImpasse des Beaux Arbousiers
patrimoineImpasse des Bolets
patrimoineImpasse des Canaillous
patrimoineImpasse des Celtes
patrimoineImpasse des Cépages
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Cigales
patrimoineImpasse des Cigales de Mer
patrimoineImpasse des Cigalons
patrimoineImpasse des Cimbres
patrimoineImpasse des Cistes
patrimoineImpasse des Collines
patrimoineImpasse des Coumbettes
patrimoineImpasse des Crêtes
patrimoineImpasse des Diamants
patrimoineImpasse des Driades
patrimoineImpasse des Esquieres
patrimoineImpasse des Figuiers
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Fraisiers
patrimoineImpasse des Genêts d'Espagne
patrimoineImpasse des Girolles
patrimoineImpasse des Grillons
patrimoineImpasse des Jasmins
patrimoineImpasse des Jujubiers
patrimoineImpasse des Lauriers-Sauces
patrimoineImpasse des Lavandes Sauvages
patrimoineImpasse des Libellules
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Lucioles
patrimoineImpasse des Marais
patrimoineImpasse des Marjolaines
patrimoineImpasse des Maures
patrimoineImpasse des Merlettes
patrimoineImpasse des Muriers
patrimoineImpasse des Myrthes
patrimoineImpasse des Nefliers
patrimoineImpasse des Oiseaux
patrimoineImpasse des Oliviers
patrimoineImpasse des Onyx
patrimoineImpasse des Pêchers
patrimoineImpasse des Perles
patrimoineImpasse Despiau
patrimoineImpasse des Pins d'Aleps
patrimoineImpasse des Pinsons
patrimoineImpasse des Pommiers
patrimoineImpasse des Quatre Vents
patrimoineImpasse des Restanques
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patrimoineImpasse des Roches Noires
patrimoineImpasse des Roses Blanches
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patrimoineImpasse des Topazes
patrimoineImpasse des Tritons
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patrimoineImpasse des Vendanges
patrimoineImpasse du Beaupré
patrimoineImpasse du Bélier
patrimoineImpasse du Brigadier
patrimoineImpasse du Chêne Vert
natureImpasse du Clos Romain
patrimoineImpasse du Cristal de Roche
patrimoineImpasse du Gai Chasseur
patrimoineImpasse du Grenache
patrimoineImpasse du Grillon des Champs
patrimoineImpasse du Gui
patrimoineImpasse du Jade Vert
patrimoineImpasse du Jas Neuf
patrimoineImpasse du Levant
patrimoineImpasse du Lissandre
patrimoineImpasse du Listan
patrimoineImpasse du Loup
patrimoineImpasse du Marin Esquiche
patrimoineImpasse du Mérou
patrimoineImpasse du Mourvèdre
patrimoineImpasse du Muscat
patrimoineImpasse du Pébrier
patrimoineImpasse du Peneque
patrimoineImpasse du Plat d'Étain
patrimoineImpasse du Plateau
patrimoineImpasse du Pont de Pierre
patrimoineImpasse du Puget
patrimoineImpasse du Rocher
patrimoineImpasse du Stade
patrimoineImpasse du Temps Perdu
patrimoineImpasse du Terret
patrimoineImpasse du Tournematin
patrimoineImpasse du Vallon
patrimoineImpasse du Var
patrimoineImpasse Emile Goujon
patrimoineImpasse Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Impasse Georges Bizet
patrimoineImpasse Georges Brassens
patrimoineImpasse Georges Escoffier
patrimoineImpasse Guiseppe Verdi
patrimoineImpasse Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Impasse Hélène Boucher
patrimoineImpasse Henry Stehle
patrimoineImpasse Honoré de Balzac
patrimoineImpasse Jaune
patrimoineImpasse Jean Racine
patrimoineImpasse Joulian
patrimoineImpasse Lambert
patrimoineImpasse Léon Martin
patrimoineImpasse Ligure
patrimoineImpasse Loulette
patrimoineImpasse Magali
patrimoineImpasse Maillol
patrimoineImpasse Marcel Pagnol
patrimoineImpasse Massenet
patrimoineImpasse Maurice Ravel
patrimoineImpasse Maurin des Maures
patrimoineImpasse Mauve
patrimoineImpasse Merlot
patrimoineImpasse Opale
patrimoineImpasse René Trait
patrimoineImpasse Rose
patrimoineImpasse Saint-Esprit
patrimoineImpasse Sauvignon
patrimoineImpasse Serpentine
patrimoineImpasse syrah
patrimoineImpasse Trigance
patrimoineImpasse Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Impasse Viro Drecho
patrimoineImpasse Viro Senestro
patrimoineImpasse Vivaldi
cultureDestiné à la prêtrise par sa famille, le Vénitien Antonio Vivaldi (1678-1741) fut très tôt admis à la Chapelle ducale grâce à ses talents de violoniste, transmis par son père. Ordonné prêtre en 1703 à vingt-cinq ans, il fut connu de toute l'Europe sous le surnom pittoresque de il Prete Rosso — « le Prêtre roux », en raison de sa flamboyante chevelure. Une santé fragile (probablement une asthme sévère depuis l'enfance) l'empêcha d'exercer pleinement son ministère : il devint alors maître de violon et compositeur en résidence à l'Ospedale della Pietà, célèbre orphelinat vénitien pour jeunes filles. Il y dirigea un orchestre réputé dans toute l'Europe, composant sans relâche aussi bien pour les concerts dominicaux qu'offrait l'hospice que pour ses élèves. Ses tournées européennes, où il apparaissait souvent en interprète de ses propres œuvres, assurèrent une immense diffusion à sa musique. Son catalogue vertigineux dépasse les 700 compositions, dont plus de 500 concertos et 45 opéras. Prenez quelques minutes pour vous laisser bercer par l'Estro armonico (« L'invention harmonique », 1711), la Stravaganza (« L'extravagance », 1714), ou surtout les célébrissimes Quattro Stagioni (« Les Quatre Saisons », 1723), quatre des douze concertos réunis sous le titre Il cimento dell'armonia e dell'inventione — « Le combat entre l'harmonie et l'invention ». Ironie tragique : ce musicien encensé de son vivant mourut misérable à Vienne en 1741, enterré à la fosse commune de l'hôpital des pauvres — puis presque entièrement oublié pendant deux siècles, avant d'être redécouvert au XXᵉ siècle grâce à la mise au jour de ses manuscrits à Turin. Aujourd'hui, ses Quatre Saisons sont l'œuvre classique la plus jouée au monde. Il aura fallu à Vivaldi trois siècles pour retrouver sa gloire — mais quelle gloire.
La Garduele
patrimoineLa Provençale
patrimoineLe Petit Galoubet
patrimoineLe Pouvadou
patrimoineLes Cavalières - Route Forestière F23
patrimoineLes Vergers
patrimoineLotissement Domaine de Valmaris
patrimoineLotissement Le Jas de Pebrier
patrimoineLotissement Saint-Pierre
patrimoineMontée des Myrthes
patrimoineMontée Saint-Michel
patrimoineNotre-Dame
patrimoinePassage André Martin
patrimoinePassage Francis Gauthier
patrimoinePassage JF Kennedy
patrimoinePassage Justinien Cougourdan
patrimoinePassage Louis et Alfred Jaume
patrimoinePassage Lucien Clavel
patrimoinePiste de la Lieutenante
patrimoinePiste de Palayson
patrimoinePiste Gayol
patrimoinePiste Gayol - F10
patrimoinePiste La Gaillarde
patrimoinePiste La Tranchée - G6
patrimoinePiste Le Réservoir
patrimoinePiste Les Clapiers - F231
patrimoinePiste Les Landanifères - G8
patrimoinePiste Les Laricios - G900
patrimoinePiste Les Terraces F37
patrimoinePiste M1
patrimoinePiste M2
patrimoinePiste Petites Maures
patrimoinePiste Petites Maures F1
patrimoinePiste Valdingarde
patrimoinePlace Acrisio Tofanelli
patrimoinePlace Alfred Perrin
patrimoinePlace de l'Abbé Deschamps
patrimoinePlace de la Liberté Émile Bresc
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de Neufchatel
patrimoinePlace des Felibres
patrimoinePlace du Rocher
patrimoinePlace Ernest Pellet
patrimoinePlace Germain Olivier
patrimoinePlace Germain Ollier
patrimoinePlace Monté-Carlo
patrimoinePlace Ottoviani
patrimoinePlace Raimu
patrimoinePlace Saint-Esprit
patrimoinePlace Saint-Pierre
patrimoinePlace Salvagno
patrimoinePlace San Peïre
patrimoinePlace Titeuf
patrimoinePlacette des Oliviers
patrimoinePlacette Jean Mayol
patrimoineRampe d'accès Mohammed Jabri
patrimoineRond-Point
patrimoineRond-Point de l'Appel du 18 Juin 1940
patrimoineRond-Point des Anciens Combattants d'Indochine
patrimoineRond-Point des Anciens Combattants et Victimes Civiles des Guerres de l'Afrique du Nord
patrimoineRond-Point des Harkis
patrimoineRond-Point des Quatre Chemins
patrimoineRond-Point du Corsaire
patrimoineRond-Point Raoul et Héloïse Mege
patrimoineRoq N Ride
patrimoineRoq N Ride Part 3
patrimoineRoute André Sérié
patrimoineRoute Château Vaudois
patrimoineRoute de la Corniche
patrimoineRoute de la Maurette
patrimoineRoute de la Roquette
patrimoineRoute de Marchandise
patrimoineRoute Départementale 7
patrimoineRoute des Châtaigniers
patrimoineRoute du Col de Bougnon
patrimoineRoute du Golf
patrimoineRoute du Liseron Bleu
patrimoineRoute du Muy
patrimoineRoute du Pas de Piche
patrimoineRoute Hypert Ollivier
patrimoineRoute Max Chavanas
patrimoineRoute Victor Escoffier
patrimoineRue Alex Thomas
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Antoine Bourdelle
cultureFils d'ébéniste de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, Émile-Antoine Bourdelle (1861-1929) grimpa très jeune l'échelle du talent : après les Beaux-Arts de Toulouse et de Paris, il devint en 1893 l'assistant et l'ami de Rodin, à qui il resta fidèle quinze années durant, travaillant à ses côtés sur Les Bourgeois de Calais et le Balzac. Il se fit connaître à l'Exposition universelle de 1900 avec sa Tête d'Apollon, à la frontalité sévère inspirée de l'art grec archaïque. En 1906, il abandonna son prénom d'Émile pour devenir Antoine Bourdelle, hommage à son père tout juste décédé. Vers 1908, il rompit progressivement avec Rodin pour affirmer un style personnel plus anguleux, plus architectural, plus archaïque, qui fera de lui le grand pont entre le sculpteur romantique du XIXᵉ siècle et les modernes. Son Héraklès archer de 1909, statue tendue comme un arc bandé, entra immédiatement dans l'histoire de l'art. Suivirent les reliefs monumentaux du Théâtre des Champs-Élysées à Paris (1912), le colossal monument équestre au général Alvear à Buenos Aires, et de nombreux monuments aux morts qui témoignent d'un patriotisme sincère — au premier rang desquels celui de sa Montauban natale, l'un des tout premiers de France. Bourdelle mourut en 1929 dans son atelier de Montparnasse, aujourd'hui devenu le musée Bourdelle, l'un des plus beaux musées d'atelier de la capitale. Il forma une génération de sculpteurs — parmi ses élèves : Giacometti, Germaine Richier, Vera Mukhina. Peu de maîtres auront eu si belle postérité.
Rue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Aristide Maillol
patrimoineRue Bel Air
patrimoineRue d'Angelis
patrimoineRue de Claviers
patrimoineRue de Escavenes
patrimoineRue de la Bouchonnerie
patrimoineRue de l'Acanthe
patrimoineRue de la Dunette
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Font des Anguilles
patrimoineRue de la Fromagerie
patrimoineRue de la Garduelle
patrimoineRue de la Garrigue
patrimoineRue de la Glacière
patrimoineRue de la Magnanerie
patrimoineRue de la Pomme de Pin
patrimoineRue de la Pompe
patrimoineRue de l'Argens
patrimoineRue de la Tuilerie
patrimoineRue de la Valette
patrimoineRue de la Vierge
patrimoineRue de l'Écureuil
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Hospice
patrimoineRue de l'Hôtel de Ville
patrimoineRue de l'Industrie
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patrimoineRue des Arapèdes
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patrimoineRue des Cavalières
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patrimoineRue des Cimbres
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patrimoineRue des Douanes
patrimoineRue des Emeraudes
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patrimoineRue des Pins Sylvestres
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patrimoineRue des Sanguins
patrimoineRue des Sars
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue des Virettes
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Baguier
patrimoineRue du Bélier
patrimoineRue du Capricorne
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Gallinier
patrimoineRue du Gattilier
patrimoineRue du Jas de Callian
patrimoineRue du Mas des Vignes
natureRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin à Huile
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Nid au Soleil
patrimoineRue du Pin
patrimoineRue du Pré de Foire
patrimoineRue du Prince Ferdinand de Bourbon des Deux Siciles
patrimoineRue du Sagittaire
patrimoineRue du Sautiquet
patrimoineRue du Thym
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Fernand Leger
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Gastinel
patrimoineRue Grande André Cabasse
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Honoré de Balzac
patrimoineRue Jean Aicard
patrimoineRue Jean-Baptiste Gibouin
patrimoineRue Jean Cocteau
patrimoineRue Joseph Roumanille
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Lucky Luke
patrimoineRue Marc Chagall
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Paul Arène
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Pol Fabre
patrimoineRue Ripert Guigonnet
patrimoineRue Rodin
patrimoineRue Roland Garros
patrimoineRue Romain André
patrimoineRue Roumanille
patrimoineRue Saint-Antoine
patrimoineRue Saint-Eloi
patrimoineRue Saint-Esprit
patrimoineRue Saint-Michel
patrimoineRue Théodore Aubanel
patrimoineRue Traversière
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Vincent Van Gogh
patrimoineSentier Botanique des 25 Ponts
patrimoineSentier du Littoral
patrimoineSingle du Palayson
patrimoineSquare Joseph Lorenzi
patrimoineTraverse du Centre
patrimoineValdingue
patrimoineVenelle des Clairettes
patrimoineVenelle du Merle au Nid
patrimoineVieux Pont de l'Argens
patrimoineVV
patrimoine