Rues de Rochefort-du-Gard
305 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Charles Gounod
cultureÉlevé dans une famille de mélomanes parisienne — sa mère était pianiste et son père peintre —, Charles Gounod (1818-1893) étudia au Conservatoire de Paris et remporta le prestigieux Prix de Rome en 1839. Le séjour à la Villa Médicis lui révéla la musique italienne et la spiritualité catholique romaine, deux influences durables. Devenu maître de chapelle et organiste en 1843, il suivit des cours de théologie et faillit entrer dans les ordres — mais y renonça peu après l'avènement de la Deuxième République. Sa foi profonde imprégnera néanmoins toute son œuvre. Il connut la gloire avec son cinquième opéra, Faust (1859), pourtant en rupture avec les codes de son époque : là où l'opéra italien célébrait la virtuosité vocale, Gounod privilégiait le lyrisme mélodique et l'expression intime des sentiments. Ce fut le succès mondial. Après trois opéras peu remarqués, la reconnaissance revint avec Roméo et Juliette (1867), autre sommet de son art. Mais son œuvre déborde largement l'opéra : Gounod composa un catalogue considérable de musique sacrée — dont la sublime Messe solennelle de sainte Cécile et deux grands oratorios, Rédemption et Mors et Vita — et surtout la mélodie qu'on entend depuis 150 ans dans tous les mariages, tous les baptêmes et tous les enterrements catholiques du monde : son fameux Ave Maria (sous sa forme définitive en 1859), méditation posée en apesanteur sur le premier prélude en do majeur du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach — union miraculeuse de deux siècles. Détail plus inattendu : Gounod composa aussi une petite pièce humoristique, la Marche funèbre d'une marionnette (1872), qui devint mondialement célèbre lorsqu'Alfred Hitchcock en fit l'indicatif de son émission télévisée Alfred Hitchcock présente. Après un exil à Londres consécutif à la Commune, marqué par une relation orageuse avec la chanteuse Georgina Weldon, Gounod rentra en France et poursuivit sa carrière. Il mourut à Saint-Cloud en 1893, à soixante-quinze ans, alors qu'il composait un Requiem qu'il ne put achever. Son écriture claire et mesurée aura contribué à définir le style français que développeront après lui Bizet et Saint-Saëns. Connaissez-vous ces deux compositeurs ? Cherchez-les, ils ne sont pas loin !
Allée de la Cébette
patrimoineAllée de la Montagnette
patrimoineAllée de la Pause
patrimoineAllée Déodat de Séverac
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Allée des Angles
patrimoineAllée des Arbousiers
patrimoineAllée des Chalands
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Écureuils
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Félibriges
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Genévriers
patrimoineAllée des Grillons
patrimoineAllée des Issards
patrimoineAllée des Jardins
patrimoineAllée des Lavandes
patrimoineAllée des Marchands
patrimoineAllée des Romarins
patrimoineAllée des Santolines
patrimoineAllée des Sarriettes
patrimoineAllée des Vendanges
patrimoineAllée du Bois Joli
patrimoineAllée du Galoubet
patrimoineAllée du Hameau des Dames
patrimoineAllée du Mont Serein
patrimoineAllée du Pébrier
patrimoineAllée du Quisselard
patrimoineAllée Georges Bizet
patrimoineAllée Lou Cascarelet
patrimoineAllée Magellan
patrimoineAllée Olivette
patrimoineAllée Poumo d'Amour
patrimoineAllée Pré des Pères
patrimoineAllée Vasco de Gama
patrimoineAvenue Alphonse Daudet
patrimoineAvenue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue de Malaucène
patrimoineAvenue de Provence
patrimoineAvenue de Signargues
patrimoineAvenue des Olivades
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue du Cigalou
patrimoineAvenue du Languedoc
patrimoineAvenue du Sanctuaire
patrimoineAvenue du Serpolet
patrimoineAvenue Frédéric Mistral
patrimoineAvenue Griffe Vent
patrimoineAvenue Joseph Roumanille
patrimoineAvenue Michel Ange
patrimoineAvenue Saint-Exupéry
patrimoineAvenue Vincent Scotto
patrimoineBoulevard Albert Premier
patrimoineBoulevard Claude Debussy
patrimoineBoulevard Marcel Pagnol
patrimoineBoulevard Paul Cézanne
patrimoineCalade de l'Abreuvoir
patrimoineCalade des Bardassiers
patrimoineCalade des Morts
patrimoineCalade du Castellas
patrimoineCalle du Monument
patrimoineChemin Argassin et les Dames
patrimoineChemin d'Agan
patrimoineChemin d'Aimargues
patrimoineChemin de Beaucaire
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de César
patrimoineChemin de Cornian
patrimoineChemin de Croix
patrimoineChemin de Jolivet
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de la Calvette
patrimoineChemin de la Cane
patrimoineChemin de la Croix de Saze
patrimoineChemin de la Crompe
patrimoineChemin de la Diane
patrimoineChemin de la Ferrage
patrimoineChemin de la Filature
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Garrigue
patrimoineChemin de la Grenouillère
patrimoineChemin de la Javone
patrimoineChemin de la Louviane
patrimoineChemin de la Loyane
patrimoineChemin de la Motte Bel Air
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de la Rouvière
patrimoineChemin de la Sarcelle
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de Saint-Victor
patrimoineChemin des Amandiers
patrimoineChemin des Amariniers
patrimoineChemin des Chênes Blancs
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Cigales
patrimoineChemin des Cyprès
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Fonts
patrimoineChemin des Génourieux
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineChemin des Joncs
patrimoineChemin des Lacs
patrimoineChemin des Sages
patrimoineChemin des Sarrazins
patrimoineChemin des Saules
patrimoineChemin d'Estézargues à Saint-Victor-la-Coste
patrimoineChemin des Yeuses
patrimoineChemin de Vaujus
patrimoineChemin de Vayère
patrimoineChemin de Vente Farine
patrimoineChemin du Bourgas
patrimoineChemin du Calabran
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineChemin du Colvert
patrimoineChemin du Fréjau
patrimoineChemin du Lauron
patrimoineChemin du Mas de Fressinet
patrimoineChemin du Moulinas
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Mourillon
patrimoineChemin du Petit Vigneret
natureChemin du Plan
patrimoineChemin du Planas
patrimoineChemin du Raidillon
patrimoineChemin du Vieux Mas
patrimoineChemin Jean Sicard
patrimoineChemin Vente Farine
patrimoineDFCI Y79
patrimoineDFCI Y80
patrimoineEsplanade du Beaulieu
patrimoineImpasse Calixte Odoyer
patrimoineImpasse de Alpilles
patrimoineImpasse de Beaucaire
patrimoineImpasse de Carriérette
patrimoineImpasse de Fabria
patrimoineImpasse de l'Abricotine
patrimoineImpasse de la Font des Pigeons
patrimoineImpasse de la Grenouillère
patrimoineImpasse de l'Amandier
patrimoineImpasse de l'Arceau
patrimoineImpasse de la Récré
patrimoineImpasse de la Sauvagine
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de l'Eau Vive
patrimoineImpasse de l'Éclair
patrimoineImpasse de l'Or Vert
patrimoineImpasse des Ajoncs
patrimoineImpasse des Alizés
patrimoineImpasse des Aubépines
patrimoineImpasse des Bambous
patrimoineImpasse des Bassins
patrimoineImpasse des Bégonias
patrimoineImpasse des Bougainvillées
patrimoineImpasse des Cades
patrimoineImpasse des Campanules
patrimoineImpasse des Capucines
patrimoineImpasse des Caravaniers
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Charbonniers
patrimoineImpasse des Chrysalides
patrimoineImpasse des Coccinelles
patrimoineImpasse des Colibris
patrimoineImpasse des Colombes
patrimoineImpasse des Colomers
patrimoineImpasse des Contrevents
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Criquets
patrimoineImpasse des Fortysias
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Galets
patrimoineImpasse des Giroflées
patrimoineImpasse des Glycines
patrimoineImpasse des Grenaches
patrimoineImpasse des Grives
patrimoineImpasse des Hannetons
patrimoineImpasse des Hérons
patrimoineImpasse des Hibiscus
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jours Heureux
patrimoineImpasse des Kermes
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Lucioles
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Mousselières
patrimoineImpasse des Myrtes
patrimoineImpasse des Oliviers
patrimoineImpasse des Orchidées
patrimoineImpasse des Ormeaux
patrimoineImpasse des Palombes
natureImpasse des Perdrix
patrimoineImpasse des Phocéens
patrimoineImpasse des Picholines
patrimoineImpasse des Piverts
patrimoineImpasse des Rainettes
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Roubines
patrimoineImpasse des Rouvres
patrimoineImpasse des Sansonnets
patrimoineImpasse des Sauterelles
patrimoineImpasse des Seringas
patrimoineImpasse des Sourciers
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Tournesols
patrimoineImpasse des Vanniers
patrimoineImpasse de Vaujus
patrimoineImpasse du Barri
patrimoineImpasse du Beaulieu
patrimoineImpasse du Centre
patrimoineImpasse du Clos
patrimoineImpasse du Grand Champ
patrimoineImpasse du Grand Duc
patrimoineImpasse du Lavoir
patrimoineImpasse du Levadon
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Muscat
patrimoineImpasse du Pied de la Cabane
patrimoineImpasse du Plateau
patrimoineImpasse du Point du Jour
natureL'expression « point du jour » désigne l'aube, ce moment de transition entre la fin de la nuit et le début du plein jour. Techniquement, les astronomes en distinguent trois : l'aube astronomique (les étoiles disparaissent, soleil à 18° sous l'horizon), l'aube nautique (l'horizon devient identifiable, soleil à 12°), et l'aube civile (l'activité humaine peut se passer d'éclairage, soleil à 6°). À ne pas confondre avec l'aurore, où le disque du soleil est déjà visible mais partiellement masqué par l'horizon. Lorsque l'aube commence à poindre, le ciel se teinte de couleurs rouge-orangées : la lumière du soleil traverse alors une épaisseur d'air bien plus grande qu'au zénith, si bien que le bleu est diffusé sur les côtés et que seules les longueurs d'onde chaudes parviennent jusqu'à nos yeux — c'est le fameux phénomène de diffusion de Rayleigh, celui-là même qui explique aussi la couleur du ciel diurne et des couchers de soleil. Historiquement, beaucoup de rues « du Point du Jour » désignaient à l'origine la sortie orientale d'une ville, du côté où le soleil se lève — repère précieux pour les voyageurs et les paysans qui partaient aux champs à la première clarté. Victor Hugo, lui, a immortalisé cet instant dans un vers célèbre des Contemplations : « à l'heure où blanchit la campagne ».
Impasse du Puits de la Ferrane
patrimoineImpasse du Relais de Poste
patrimoineImpasse du Soleil
patrimoineImpasse du Soli
patrimoineImpasse du Syrah
patrimoineImpasse du Ventoux
patrimoineImpasse Gizard
patrimoineImpasse Helios
patrimoineImpasse Lazata
patrimoineImpasse le Cantou
patrimoineImpasse Lou Cantarello
patrimoineImpasse Lou Trescan
patrimoineImpasse Maya
patrimoineImpasse Mireio
patrimoineImpasse Panadi
patrimoineImpasse Paradis
patrimoineImpasse Sophie
patrimoineImpasse Ventadou
patrimoineLa Languedocienne
patrimoineLotissement Clos de l'Église
patrimoineLotissement le Clos Calvette
patrimoineLotissement le Clos des Cyprès
patrimoineMontée de la Vieille Église
patrimoineMontée des Oliviers
patrimoineMontée du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Passage des Collines
patrimoinePetite Allée des Signargues
patrimoinePlace Chantepierre
patrimoinePlace du 11 Novembre
patrimoinePlace du 8 Mai
patrimoinePlace du Comte Raymond 6
patrimoinePlace du Comte Raymond VI
patrimoinePlacette de la Vigne
naturePlacette du 18 Juin
patrimoineRoute d'Avignon
patrimoineRoute de Bagnols
patrimoineRoute de Rochefort
patrimoineRoute de Valliguières
patrimoineRoute d'Orange
patrimoineRue Albert Lebrun
patrimoineRue A. Renoir
patrimoineRue Arnaud Beltrame
patrimoineRue Brancas
patrimoineRue Charles Dickens
patrimoineRue Coupo Santo
patrimoineRue Courte
patrimoineRue de la Bégude
patrimoineRue de la Campanille
patrimoineRue de l'Alambic
patrimoineRue de l'Amandier
patrimoineRue de la Renarde
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Montmirail
patrimoineRue des Aires
patrimoineRue de Septentrion
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Rochers
patrimoineRue des Sangliers
patrimoineRue des Tamaris
patrimoineRue du Beaulieu
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Couchant
patrimoineRue du Grand Pont
patrimoineRue du Lavadas
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Levant
patrimoineRue du Marché
patrimoineRue du Midi
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du T.G.V
patrimoineRue Géraud d'Ami
patrimoineRue Honoré Daumier
patrimoineRue Marathon
patrimoineRue Nègre
patrimoineRue Petite Calade
patrimoineRue Sous le Barri
patrimoineRue Ventadou
patrimoineSquare du Blé de Lune
patrimoineTraverse du Beaulieu
patrimoineVieux Chemin d'Avignon
patrimoineVieux Chemin de Notre-Dame
patrimoineVoie Communale Plateau de Signargues
patrimoine