Rues de Rochechouart
310 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée d'Auvignac
patrimoineAllée de Babaudus
patrimoineAllée de Biennac
patrimoineAllée de Champagnac
patrimoineAllée de Chez Frugier
patrimoineAllée de Chez Roux
patrimoineAllée de Juillac
patrimoineAllée de la Chabaudie
patrimoineAllée de la Chassagne
patrimoineAllée de la Feuillade
patrimoineAllée de la Royère
patrimoineAllée de Montazeau
patrimoineAllée de Roumagnac
patrimoineAllée des Bordes
patrimoineAllée des Écureuils
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Plats
patrimoineAllée de Vivienas
patrimoineAllée du Breuil de Vayres
patrimoineAllée Léon Blum
patrimoineAllée Louis Pergaud
patrimoineAllée Robert Francolin
patrimoineAvenue de Biennac
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Boulevard Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Boulevard de Grosille
patrimoineBoulevard Gay Lussac
patrimoineChemin Communal de Babaudus
patrimoineChemin d'Auvignac
patrimoineChemin de Babaudus
patrimoineChemin de Champagnac
patrimoineChemin de Chez Frugier
patrimoineChemin de Chez-Lambe
patrimoineChemin de Chez Raymond
patrimoineChemin de Cramaud
patrimoineChemin de Fontaulard
patrimoineChemin de Juillac
patrimoineChemin de la Brousse
patrimoineChemin de la Chabaudie
patrimoineChemin de la Chassagne
patrimoineChemin de l'Age
patrimoineChemin de la Lande
natureChemin de la Pouge
patrimoineChemin de la Royère
patrimoineChemin de Lascaux
patrimoineChemin de Montazeau
patrimoineChemin de Pierre Blanche
patrimoineChemin de Puyjean
patrimoineChemin de Recoudert
patrimoineChemin des Bordes
patrimoineChemin des Chausseilles
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Houmeaux
patrimoineChemin des Marguerites
patrimoineChemin des Paisses
patrimoineChemin des Perrières
patrimoineChemin des Plats
patrimoineChemin des Processions
patrimoineChemin des Remparts
patrimoineChemin de Troupin
patrimoineChemin de Vérinas
patrimoineChemin de Vivienas
patrimoineChemin du Breuil de Gorre
patrimoineChemin du Breuil de Vayres
patrimoineChemin du Maine
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChez Sansonnet
patrimoineCité de Fontbouillant
patrimoineFaubourg du Chatenet
patrimoineFaubourg du Grand Chatenet
patrimoineFaubourg du Puy du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse d'Auvignac
patrimoineImpasse de Babaudus
patrimoineImpasse de Biennac
patrimoineImpasse de Cramaud
patrimoineImpasse de la Chabaudie
patrimoineImpasse de la Chassagne
patrimoineImpasse de la Lande
natureImpasse de la Royère
patrimoineImpasse de Roumagnac
patrimoineImpasse des Chausseilles
patrimoineImpasse des Plats
patrimoineImpasse Jean Chabaudie
patrimoineImpasse Joliot Curie
patrimoineLe Grand Bechasseau
patrimoineLe Pré
patrimoinePassage de Babaudus
patrimoinePetite Rue de Juillac
patrimoinePetite Rue de la Royère
patrimoinePetite Rue des Plats
patrimoinePetite Rue de Vérinas
patrimoinePlace Béraud
patrimoinePlace de Babaudus
patrimoinePlace de Biennac
patrimoinePlace de la Bascule
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Royère
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de Pierrefolle
patrimoinePlace des Églantines
patrimoinePlace des Halles
patrimoinePlace des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Place des Prières
patrimoinePlace du Château
patrimoinePlace du Docteur Octave Marquet
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace Dupuytren
patrimoinePlace Pontville
patrimoinePromenade de Babaudus
patrimoinePromenade de la Brousse
patrimoinePromenade de la Chassagne
patrimoinePromenade de la Lande
naturePromenade de la Royère
patrimoinePromenade de Montazeau
patrimoinePromenade des Bordes
patrimoinePromenade des Plats
patrimoinePromenade de Vérinas
patrimoinePromenade de Vivienas
patrimoinePromenade du Maine
patrimoinePromenade Jean Ferrat
cultureÂgé de onze ans lorsque son père fut déporté à Auschwitz, d'où il ne revint jamais, Jean Tenenbaum (1930-2010) échappa au même destin grâce à l'aide de militants communistes. Cette enfance marquée par la Shoah et la Résistance forgera à jamais ses convictions. Il embrassa la carrière d'artiste, fit du théâtre avec Jean Vilar (1912-1971), puis se lança dans la chanson sous le nom de Jean Ferrat — pseudonyme choisi en clin d'œil à Saint-Jean-Cap-Ferrat, où il avait passé de belles vacances. Après avoir écrit des textes pour d'autres et chanté le répertoire d'Yves Montand dans les cabarets parisiens, il connut la consécration en 1960 avec Ma môme, imposant une forme de lyrisme populaire aux mélodies vibrantes et aux paroles exigeantes. Homme en colère contre les injustices de l'histoire et de la société, il dédia à l'Ardèche sa chanson La Montagne (1964) — avant de quitter réellement Paris en 1973, au sommet de sa gloire, pour s'installer à Antraigues-sur-Volane où il vivra jusqu'à sa mort, conseiller municipal de son village adopté. Artiste engagé aux côtés du Parti communiste français, il n'en fut pourtant jamais membre et prit ses distances quand il l'estima nécessaire, notamment après l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968. Souvent dérangeant, parfois iconoclaste, il connut de nombreux démêlés avec la censure de la radio et de la télévision. Plusieurs de ses chansons sont des adaptations de poèmes de Louis Aragon (1897-1982) — à l'image d'Aimer à perdre la raison (1971), sommet fragile d'un art qui refusait toujours de séparer l'émotion de l'intelligence.
Rampe des Maréchaux
patrimoineRond-Point Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Route d'Auvignac
patrimoineRoute de Babaudus
patrimoineRoute de Biennac
patrimoineRoute de Chabanais
patrimoineRoute de Champagnac
patrimoineRoute de Chausseilles
patrimoineRoute de Chez Raymond
patrimoineRoute de Cramaud
patrimoineRoute de Fonvergne
patrimoineRoute de Juillac
patrimoineRoute de la Brousse
patrimoineRoute de la Gasne
patrimoineRoute de la Lande
natureRoute de la Pouge
patrimoineRoute de Lascaux
patrimoineRoute de l'Autre
patrimoineRoute de Montazeau
patrimoineRoute de Nontron
patrimoineRoute de Pressignac
patrimoineRoute de Recoudert
patrimoineRoute de Rochechouart
patrimoineRoute de Roumagnac
patrimoineRoute de Saillat
patrimoineRoute de Saint-Junien
patrimoineRoute des Bordes
patrimoineRoute des Brosses
patrimoineRoute des Châtaignons
patrimoineRoute des Plats
patrimoineRoute de Troupin
patrimoineRoute de Vérinas
patrimoineRoute de Vivienas
patrimoineRoute du Breuil de Vayres
patrimoineRoute du Petit Meillat
patrimoineRoute du Pont de Gorre
patrimoineRoute Moulin de Villegoureix
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Basse de Babaudus
patrimoineRue Basse de la Chabaudie
patrimoineRue Basse de la Royère
patrimoineRue Basse de Troupin
patrimoineRue Basse de Vivienas
patrimoineRue Bertrand Bourdeau
patrimoineRue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue d'Auvignac
patrimoineRue de Babaudus
patrimoineRue de Biennac
patrimoineRue de Champagnac
patrimoineRue de Chez Frugier
patrimoineRue de Fontbouillant
patrimoineRue de Juillac
patrimoineRue de la Brousse
patrimoineRue de la Chabaudie
patrimoineRue de la Chassagne
patrimoineRue de la Châtaigneraie
patrimoineRue de la Fabrique
patrimoineRue de la Feuillade
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Gasne
patrimoineRue de l'Age
patrimoineRue de l'Agua
patrimoineRue de la Lande
natureRue de la Pouge
patrimoineRue de la Royère
patrimoineRue de l'Artisanat
patrimoineRue de Lascaux
patrimoineRue de l'Autre
patrimoineRue de l'Hôtel-Dieu
patrimoineRue de Monaco
patrimoineRue de Montazeau
patrimoineRue de Pierre Blanche
patrimoineRue de Pierrefolle
patrimoineRue de Prunh
patrimoineRue de Puyjean
patrimoineRue de Puy-Joyeux
patrimoineRue de Roumagnac
patrimoineRue de Saute Bergère
patrimoineRue des Bordes
patrimoineRue des Brosses
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Combes
patrimoineRue des Fossés
patrimoineRue des Fours Banaux
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Houmeaux
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Plats
patrimoineRue des Prières
patrimoineRue des Sapins
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue des Tonnelles
patrimoineRue des Vignes
natureRue de Troupin
patrimoineRue de Vérinas
patrimoineRue de Vivienas
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Breuil de Gorre
patrimoineRue du Breuil de Vayres
patrimoineRue du Buisson Blanc
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chemin de Fer
patrimoineRue du Docteur Charles Poitevin
patrimoineRue du Félibrige
patrimoineRue du Gaud
patrimoineRue du Grand Vignoble
patrimoineRue du Grippé
patrimoineRue du Limousin
patrimoineRue du Maine
patrimoineRue du Petit Chatenet
patrimoineRue du Petit Meillat
patrimoineRue du Pic
patrimoineRue du Plantier
patrimoineRue du Pont de Gorre
patrimoineRue du Rempart
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Temple
patrimoineRue Eugène le Roy
patrimoineRue Fontaine de Babaudus
patrimoineRue Fontaulard
patrimoineRue Fougeron Laroche
patrimoineRue François Mitterrand
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Pompidou
patrimoineRue Grand'Rue de Babaudus
patrimoineRue Haute de Babaudus
patrimoineRue Jean Chabaudie
patrimoineRue Jean Dorcy
patrimoineRue Jean Gabin
patrimoineRue Jean Parvy
patrimoineRue Joliot Curie
patrimoineRue Léon Sudrat
patrimoineRuelle de Babaudus
patrimoineRuelle de Biennac
patrimoineRuelle de Juillac
patrimoineRuelle de Montazeau
patrimoineRuelle de Roumagnac
patrimoineRuelle des Plats
patrimoineRuelle du Petit Chatenet
patrimoineRue Maurice Thorez
patrimoineRue Mortemart
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Petite Rue de Babaudus
patrimoineRue Petite Rue de Vivienas
patrimoineRue Pierre Mendès France
patrimoineRue Porte Béraud
patrimoineRue Prévôt Lathière
patrimoineRue Romain Rolland
patrimoineRue Simone Signoret
patrimoineRue Thérèse Tenant
patrimoineRue Traversière
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Villoutreix
patrimoineSentier
patrimoineSentier de Babaudus
patrimoineSentier de Biennac
patrimoineSentier de Chez Frugier
patrimoineSentier de Juillac
patrimoineSentier de la Brousse
patrimoineSentier de la Chabaudie
patrimoineSentier de la Chassagne
patrimoineSentier de la Lande
natureSentier de la Royère
patrimoineSentier de Lascaux
patrimoineSentier de Montazeau
patrimoineSentier des Plats
patrimoineSentier de Troupin
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patrimoineSentier du Breuil de Gorre
patrimoineSquare Claude Marchat
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histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
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