Rues de Roaillan
40 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Acacias
patrimoineAllée des Chênes
patrimoineAllée des chevreuils
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée du Lavoir
patrimoineChemin de Caubet
patrimoineChemin de Sarraute
patrimoineChemin des Clottes
patrimoineChemin des Vignes
patrimoineChemin du Stade
patrimoineChemin du Tucau
patrimoineChemin rural nº 11 du Pas de Berin
patrimoineChemin Rural nº 11 du Pas de Berin
patrimoineChemin Rural nº 12 de la Gare à Bidon
patrimoineChemin Rural nº 1 de Tartas
patrimoineChemin Rural nº 1 de Tartas à Langon
patrimoineChemin rural nº 21 de Bernède
patrimoineChemin rural nº 22 du Bourg à Bernède
patrimoineChemin rural nº 23 de Gampes à Clavier
patrimoineChemin rural nº 24 du Bourg à Boy
patrimoineChemin Rural nº 26 de Maurin à Caubet
patrimoineChemin rural nº 62 de Senses
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineLes Jardins de Micouet
patrimoineLotissement le Clos des Pins
patrimoineLotissement Le Clos Juliette
patrimoineLotissement Talinoy
patrimoinePantouquet
patrimoineParc de la Fontaine
patrimoineRoute de Jeandillon
patrimoineRoute de Langon
patrimoineRoute de la Tour
patrimoineRoute de Léogeats
patrimoineRoute de Mazères
patrimoineRoute de Pierrot
patrimoineRoute de Préchac
patrimoineRoute de Sauternes
patrimoineRoute du Moulin de Masseilles
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue de la Rame
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