Rues de Rivesaltes
330 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de Pia
patrimoineAllées Alfred Nobel
patrimoineAncien Chemin de Pia
patrimoineAvenue Benoît Fourneyron
patrimoineAvenue Christian Bourquin
patrimoineAvenue Clement Ader
patrimoineAvenue de la Côte Vermeille
patrimoineAvenue de l'Aéroport
patrimoineAvenue de la Farigoule
patrimoineAvenue de la Gineste
patrimoineAvenue de l'Agly
patrimoineAvenue de l'Alzine
patrimoineAvenue de la Marne
patrimoineAvenue de la Mourère
patrimoineAvenue de la Salanque
patrimoineAvenue de la Tramontane
patrimoineAvenue de l'Olivede
patrimoineAvenue de Londres
patrimoineAvenue de Paris
patrimoineAvenue de Sainte-Marie
patrimoineAvenue des Pyrénées
patrimoineAvenue du Fenouil
patrimoineAvenue du Ginèbre
patrimoineAvenue du Languedoc
patrimoineAvenue du Maréchal Juin
patrimoineAvenue du Maréchal Koenig
patrimoineAvenue du Réart
patrimoineAvenue du Roboul
patrimoineAvenue du Romani
patrimoineAvenue du Roussillon
patrimoineAvenue du Stade
patrimoineAvenue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Avenue Gustave Eiffel
patrimoineAvenue Jacques de Vaucanson
patrimoineAvenue Ledru Rollin
patrimoineAvenue lo Pardal
patrimoineAvenue Louis Blanc
patrimoineAvenue Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Boulevard Arago
patrimoineChemin de la Gordiole
patrimoineChemin de la Moulière
patrimoineChemin del Llouert
patrimoineChemin de Mas Fages
patrimoineChemin de Saint-Bernard
patrimoineChemin de Saint-Estève à Feuilla
patrimoineChemin de Saint-Martin
patrimoineChemin de Saint-Pierre
patrimoineChemin de Saint-Saturnin
patrimoineChemin d'Estagel
patrimoineChemin de Vespeille
patrimoineChemin de Vingrau
patrimoineImpasse Alfred Sauvy
patrimoineImpasse Amsterdam
patrimoineImpasse Cézanne
patrimoineImpasse de Berlin
patrimoineImpasse de Bruxelles
patrimoineImpasse Degas
patrimoineImpasse de la Lavande
patrimoineImpasse de Rome
patrimoineImpasse des Fenouillèdes
patrimoineImpasse des Quatre Coins
patrimoineImpasse du Capcir
patrimoineImpasse du Jas
patrimoineImpasse du Lanoux
patrimoineImpasse du Ribéral
patrimoineImpasse du Rossignol
patrimoineImpasse Edgar Quinet
patrimoineImpasse Magenta
patrimoineImpasse Maillol
patrimoineImpasse Michelet
patrimoineImpasse Rollin
patrimoineImpasse Saint-Just
patrimoineLa Catalane
patrimoinePlace André Trannoy
patrimoinePlace de Catalogne
patrimoinePlace de la Bascule Chichet
patrimoinePlace de l'Abbé Verges
patrimoinePlace de la Lyre
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace des Fauvettes
patrimoinePlace des Remparts
patrimoinePlace du Clocher
patrimoinePlace du Général de Gaulle
patrimoinePlace du Roussillon
patrimoinePlace Mailly
patrimoinePlace Maréchal Joffre
patrimoinePont Jacquet sur l'Agly
patrimoineQuai de l'Agly
patrimoineQuai des Mouettes
patrimoineRond-Point de l'Europe
patrimoineRoute de Saint-Martin
patrimoineRoute de Vingrau
patrimoineRue Agoras
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Alexandre Oliva
patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Alfred Sauvy
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Ambroise Paré
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue André Argiot
patrimoineRue Aristide Rousaud
patrimoineRue Armand Barbès
patrimoineRue Armand Carrel
patrimoineRue Auber
patrimoineRue Bailly
patrimoineRue Barra
patrimoineRue Barthélemy Maillol
patrimoineRue Beaumarchais
patrimoineRue Béranger
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. On dit qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue Boileau
patrimoineRue Brillat Savarin
patrimoineRue Calmette et Guérin
patrimoineRue Cambronne
patrimoineRue Carnot
patrimoineRue Cassanyes
patrimoineRue Cézanne
patrimoineRue Charles Pathé
patrimoineRue Corneille
patrimoineRue Courte
patrimoineRue Cuvier
patrimoineRue Dagobert
patrimoineRue d'Alsace
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue Danton
patrimoineRue d'Artois
patrimoineRue d'Athènes
patrimoineRue de Belfort
patrimoineRue de Bigorre
patrimoineRue de Cerdagne
patrimoineRue de Comminges
patrimoineRue de Constantine
patrimoineRue de Dublin
patrimoineRue de Flandres
patrimoineRue Degas
patrimoineRue de Gascogne
patrimoineRue de la Bascule
patrimoineRue de la Boulzane
patrimoineRue de la Broumerie
patrimoineRue de la Chute
patrimoineRue de l'Agall
patrimoineRue de la Guinguette
patrimoineRue de la Llobère
patrimoineRue de la Lyre
patrimoineRue de la Marinade
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Petite Llobère
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Argonne
patrimoineRue de la Rivière
natureRue de la Roussillonnaise
patrimoineRue de la Sardane
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de Lisbonne
patrimoineRue de l'Orphéon
patrimoineRue de Lorraine
patrimoineRue de Madrid
patrimoineRue de Picardie
patrimoineRue des Albatros
patrimoineRue des Albères
patrimoineRue des Ardennes
patrimoineRue des Aspres
patrimoineRue des Avens
patrimoineRue de Savoie
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Carignans
patrimoineRue des Caroubiers
patrimoineRue des Cévennes
patrimoineRue des Corbières
patrimoineRue des Courlis
patrimoineRue des Évadés de France
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Ferblantiers
patrimoineRue des Flamants
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Goélands
patrimoineRue des Grenaches
patrimoineRue des Grenadiers
patrimoineRue des Hérons
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Jardiniers
patrimoineRue des Joncs
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Macabeus
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Micocouliers
patrimoineRue des Muriers
patrimoineRue des Muscats
patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue des Palmiers
patrimoineRue des Sarcelles
patrimoineRue des Tamarins
patrimoineRue des Tisserands
patrimoineRue des Vanneaux
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue des Yvelines
patrimoineRue de Vienne
patrimoineRue Diderot
patrimoineRue Droite
patrimoineRue du 11 Novembre
patrimoineRue du 14 Juillet
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Basilic
patrimoineRue du Béarn
patrimoineRue du Canigou
patrimoineRue du Carol
patrimoineRue du Chardonnay
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Conflent
patrimoineRue du Dauphiné
patrimoineRue du Docteur Émile Parès
patrimoineRue du Fenouillèdes
patrimoineRue du Figuier
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Gargal
patrimoineRue Dugommier
patrimoineRue du Lieutenant René Gourbault
patrimoineRue du Limousin
patrimoineRue du Lot
patrimoineRue du Maine
patrimoineRue du Marché
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Portail Neuf
patrimoineRue du Quatre Septembre
patrimoineRue du Quercy
patrimoineRue du Rhône
patrimoineRue du Rouergue
patrimoineRue du Ruisseau
natureRue du Terrassac
patrimoineRue du Thym
patrimoineRue du Torgan
patrimoineRue du Vallespir
patrimoineRue du Vent
patrimoineRue du Vercors
patrimoineRue du Verdouble
patrimoineRue du Verre
patrimoineRue du Vingt Août
patrimoineRue Édgar Quinet
patrimoineRue Edmond Rostand
patrimoineRue Edouard Belin
patrimoineRue Edouard Branly
patrimoineRue Édouard Vaillant
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Étienne Arago
patrimoineRue Étroite
patrimoineRue Félix Pyat
patrimoineRue Fossa
patrimoineRue Francisco Ferrer
patrimoineRue Franklin
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Gaston Plante
patrimoineRue Géneral Estirach
patrimoineRue Georges Leclanche
patrimoineRue Georges Méliès
patrimoineRue Gérard Chiroleu
patrimoineRue Germaine Dulac
patrimoineRue Gounod
patrimoineRue Grégoire
patrimoineRue Guiter
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Henri Chrétien
patrimoineRue Henri Martin
patrimoineRue Henri Matisse
patrimoineRue Hervé de Lavaur
patrimoineRue Hoche
patrimoineRue Jean Alio
patrimoineRue Jean-Baptiste Lully
patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Joan Cayrol
patrimoineRue Joly Frigola
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Kléber
patrimoineRue Lafayette
patrimoineRue Lamennais
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Léonce Cabrol
patrimoineRue Léon Gaumont
patrimoineRue Louis Torcatis
patrimoineRue Lucie Aubrac
patrimoineRue Lucien Vidie
patrimoineRue Ludovic Ville
patrimoineRue Magenta
patrimoineRue Marc Allegret
patrimoineRue Marceau
patrimoineRue Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue Maréchal Joffre
patrimoineRue Maréchal Lyautey
patrimoineRue Max Linder
patrimoineRue Michel Boher
patrimoineRue Michelet
patrimoineRue Mirabeau
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Monge
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Olivier de Serres
patrimoineRue Pablo Casals
patrimoineRue Papin
patrimoineRue Parmentier
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Bert
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Lefranc
patrimoineRue Pierre Magnol
patrimoineRue Pierrette Clara
patrimoineRue Professeur Langevin
patrimoineRue Racine
patrimoineRue René-Victor Manaut
patrimoineRue Rigaud
patrimoineRue Saint-André
patrimoineRue Saint-Gaudérique
patrimoineRue Saint-Just
patrimoineRue Scribe
patrimoineRue Simon Bonafos
patrimoineRue Simon Pons
patrimoineRue van Gogh
patrimoineRue Viala
patrimoineRue Vieille
patrimoineRue Vincent van Gogh
patrimoineRue Voltaire
patrimoineRue Zamenhof
patrimoine