Rues de Rivarennes
38 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Ancien Chemin de Villeneuve aux Nébillons
patrimoineAvenue du Stade
patrimoineChemin aux Ânes
patrimoineChemin de la Marche
patrimoineChemin des Grandes Vignes
natureChemin d'Exploitation
patrimoineChemin Rural
patrimoineChemin rural de Bélâbre à Argenton-sur-Creuse
patrimoineChemin Rural de Chitray à la Champagnerie
patrimoineChemin Rural de la Bossière
patrimoineChemin Rural de la Champagnerie à Méobecq
patrimoineChemin Rural de la Chaussée à la Champagnerie
patrimoineChemin Rural de Méobecq à Champagnerie
patrimoineChemin Rural de Saint-Gaultier à Mesle
patrimoineChemin Rural des Boissons
patrimoineChemin Rural des Cros
patrimoineChemin Rural des Loges des Mines à Bel-Air
patrimoineChemin Rural des Rodrigues aux Nébilons
patrimoineCour de l'Huilerie
patrimoineImpasse de la Plaine des Chézeaux
patrimoineImpasse du Sémentir
patrimoinePlace Valéry Gilbert Tournois
patrimoineRoute de la Romagère
patrimoineRoute Départementale 951
patrimoineRoute des Druidets
patrimoineRoute des Nébilons
patrimoineRoute du Calvaire d'Usseau
patrimoineRue de la Côte des Buissons
patrimoineRue des Dames
patrimoineRue du Sémentir
patrimoineRue Pierre Vincent
patrimoineRue Principale
patrimoineVoie Communale de Blanzay
patrimoineVoie Communale de la D46 à la D927
patrimoineVoie des Grandes Ouches
patrimoineVoie Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Voie La Violette
patrimoineVoie Verte
patrimoine