Rues de Rillieux-la-Pape
308 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Abbé Lemire
patrimoineAllée Alain Mimoun
patrimoineAllée André Malraux
patrimoineAllée Bourdin
patrimoineAllée Colette
patrimoineAllée de Laffrey
patrimoineAllée de la Scarpe
patrimoineAllée de l'Oxer
patrimoineAllée des Cavaliers
patrimoineAllée des Cèdres Bleus
patrimoineAllée des Cyprès
patrimoineAllée des Écuyers
patrimoineAllée des Fauvettes
patrimoineAllée des Gagères
patrimoineAllée des Haras
patrimoineAllée des Prunus
patrimoineAllée des Terrasses
patrimoineAllée du Bernay
patrimoineAllée du Champ de Courses
patrimoineAllée du Château d'Eau
patrimoineAllée du Fer à Cheval
patrimoineAllée du Fort
patrimoineAllée du Manège
patrimoineAllée du Maréchal Ferrant
patrimoineAllée du Palefrenier
patrimoineAllée du Port de la Cadette
patrimoineAllée Françoise Dolto
patrimoineAllée François Vallet
patrimoineAllée Marcel Pagnol
patrimoineAncien Chemin du Barrie
patrimoineAvenue de l'Ain
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue de l'Hippodrome
patrimoineAvenue de l'Industrie
patrimoineAvenue des Combattants en Afrique du Nord 1952 1962
patrimoineAvenue des Combattants en Afrique du Nord 1952-1962
patrimoineAvenue des Nations
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Loup Pendu
patrimoineAvenue du Mont Blanc
patrimoineAvenue Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue Jacques Yves Cousteau
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Avenue Maurice Ravel
patrimoineAvenue Pierre Mendes France
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Boulevard de la Corniche
patrimoineBoulevard de Lattre de Tassigny
patrimoineBoulevard des Loisirs
patrimoineBoulevard Marcel Yves André
patrimoineChemin de Balme Baron
patrimoineChemin de Bellegarde
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Bussy
patrimoineChemin de Chalamont
patrimoineChemin de Chante Grillet
patrimoineChemin de Chantemerle
patrimoineChemin de Fouillusant
patrimoineChemin de la Brèche de Neyron
patrimoineChemin de la Buissière
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Combe
patrimoineChemin de la Côte Chevalier
patrimoineChemin de la Croix
patrimoineChemin de la Gravière
patrimoineChemin de la Pelletiere
patrimoineChemin de la Teyssonnière
patrimoineChemin de la Tuilerie
patrimoineChemin de l'Horizon
patrimoineChemin de Neyron
patrimoineChemin de Pinet
patrimoineChemin de Rosarge
patrimoineChemin des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Chemin des Alouettes
patrimoineChemin de Sathonay-Village
patrimoineChemin des Balmes
patrimoineChemin des Bordunes
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Cytises
patrimoineChemin des Epaloux
patrimoineChemin de Sermenaz
patrimoineChemin des Îles
patrimoineChemin des Lônes
patrimoineChemin des Martyrs
histoireChemin des Nobles
patrimoineChemin des Noirettes
patrimoineChemin des Passereaux
patrimoineChemin des Pêcheurs
patrimoineChemin des Perdrix
patrimoineChemin des Places
patrimoineChemin des Rippes
patrimoineChemin des Ronzières
patrimoineChemin des Rossignols
patrimoineChemin de Vancia à Pinet
patrimoineChemin de Vancia au Mas Rillier
patrimoineChemin de Viralamande
patrimoineChemin du Bac à Traille
patrimoineChemin du Barry
patrimoineChemin du Bel Air
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Caporal Émile Ray
patrimoineChemin du Champ de Lière
patrimoineChemin du Champ du Roy
patrimoineChemin du Chêne
natureChemin du Cloiseau
patrimoineChemin du Clos
patrimoineChemin du Coteau
patrimoineChemin du Creux
patrimoineChemin du Grand Bieux
patrimoineChemin du Lanchet
patrimoineChemin du Rhône
patrimoineChemin du Tunnel
patrimoineChemin du Vallon
patrimoineChemin du Vieux Crépieux
patrimoineChemin Lieutenant Michaud
patrimoineChemin Neuf
patrimoineChemin Pierre Drevet
patrimoineChemin Victor Basch
patrimoineCollège Paul-Émile Victor
patrimoineCours Rouget de l'Isle
patrimoineCours Rouget de Lisle
patrimoineDomaine du Chêne
natureFort de Vancia
patrimoineImpasse Ampère
patrimoineImpasse Beethoven
cultureFils d'un père alcoolique qui le voulait enfant prodige à la manière de Mozart, Ludwig van Beethoven (1770-1827) s'imposa à Vienne dès sa jeunesse comme un pianiste virtuose fulgurant, élève de Haydn, promis à un brillant avenir. Descendant d'une famille flamande — le nom évoque en vieux néerlandais l'idée d'un « jardin de betteraves » — il grandit dans une Europe en pleine ébullition sociale et politique, et s'enthousiasma pour la Révolution française et la naissance de la démocratie, devenant un grand admirateur de Napoléon Bonaparte. Sortant du cadre musical classique de son temps, il fit basculer la musique dans le romantisme, favorisant l'expression des sentiments et des états d'âme sur les codes de forme hérités du XVIIIᵉ siècle. Il alla jusqu'à dédier au Premier Consul français sa Symphonie n°3, l'Héroïque (1803), rêvant de transgresser les codes sociaux d'une noblesse viennoise qui le jugeait talentueux mais toujours par son sang. La proclamation du Premier Empire l'année suivante fut vécue comme une trahison : il déchira rageusement la dédicace. « [Napoléon] n'est rien de plus qu'un homme ordinaire ! Maintenant il va fouler aux pieds tous les droits humains, il n'obéira plus qu'à son ambition, il deviendra un tyran ! » C'est à la même époque que commença sa surdité progressive, apparue vers 1798 et devenue presque totale vers 1818. Le fougueux Beethoven, rongé par le silence et la solitude, écrivit dès 1802 le bouleversant Testament de Heiligenstadt, lettre à ses frères où il envisageait le suicide — puis renonça à mourir *« pour l'art »*. Après avoir mis un terme à sa carrière de pianiste, il continua de composer des œuvres qu'il ne pourrait plus jamais entendre autrement que par son audition intérieure, comme sa monumentale Symphonie n°9, chef-d'œuvre que Richard Wagner qualifiera de « dernière des symphonies » — et dont le mouvement final, l'Ode à la joie, est aujourd'hui l'hymne officiel de l'Union européenne. Ce que Beethoven avait espéré de Napoléon, l'Europe des peuples le lui aura finalement rendu, deux siècles plus tard.
Impasse Cloiseau
patrimoineImpasse de Chalamont
patrimoineImpasse de Genève
patrimoineImpasse de la Buissière
patrimoineImpasse de la Chênaie
patrimoineImpasse de la Pharmacie
patrimoineImpasse de Lattre de Tassigny
patrimoineImpasse de l'Industrie
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Garennes
patrimoineImpasse des Grives
patrimoineImpasse des Manges
patrimoineImpasse des Marronniers
patrimoineImpasse des Merles
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Verchères
patrimoineImpasse du Barry
patrimoineImpasse du Bois
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Docteur Jean Roux
patrimoineImpasse du Général Brosset
patrimoineImpasse du Haut de la Velette
patrimoineImpasse du Lanchet
patrimoineImpasse du Lieutenant Vittoz
patrimoineImpasse du Rhône
patrimoineImpasse Georges Sibert
patrimoineImpasse Jean Mermoz
patrimoineImpasse Jean Rochefort
patrimoineImpasse Robert Desnos
patrimoineImpasse Van Gogh
patrimoineImpasse Victor Basch
patrimoineLa Buissière - Viralamande
patrimoineLa Folie
patrimoineLa Velette
patrimoineL'Échappée
patrimoineLeclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Le Coteau
patrimoineLes Balcons
patrimoineLes Cèdres
patrimoineLotissement des Îles
patrimoineLotissement les Cystes
patrimoineMichelet
patrimoineMJC - Centre Chorégraphique
patrimoineMontée Castellane
patrimoineMontée de la Velette
patrimoineNouveau Cimetière Rillieux
patrimoineParc du Vieux Rhône
patrimoineParc Genevrey
patrimoinePlace Alexandre Dumas
patrimoinePlace Ampère
patrimoinePlace Boileau
patrimoinePlace de la Bascule
patrimoinePlace de la Valserine
patrimoinePlace des Hirondelles
naturePlace des Monts d'Or
patrimoinePlace de Verdun
patrimoinePlace du Château
patrimoinePlace George Sand
patrimoinePlace Jean Poperen
patrimoinePlace Jules Massenet
patrimoinePlace Jules Michelet
patrimoinePlace Jules Michelet
patrimoinePlace Le Nôtre
patrimoinePlace Maréchal Juin
patrimoinePlace Maréchal Lyautey
patrimoinePlace Maurice Ravel
patrimoinePlace Renoir
patrimoinePorte du Grand Lyon
patrimoineRésidence Esprit Zen
patrimoineRésidence Panoramique
patrimoineRillieux - Les Alagniers
patrimoineRillieux Les Manges
patrimoineRillieux Nations
patrimoineRond-Point des Combattants d'Indochine
patrimoineRond-Point de Sermenaz
patrimoineRond-Point des Semailles
patrimoineRond-Point de Vancia
patrimoineRond-Point Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rond-Point Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Route de Fontaines
patrimoineRoute de Genève
patrimoineRoute de Rillieux
patrimoineRoute de Strasbourg
patrimoineRoute du Fort
patrimoineRoute du Mas Rillier
patrimoineRue Albert-Romain
patrimoineRue Alexandre Bérard
patrimoineRue Alexandre Dumas
patrimoineRue Ampère
patrimoineRue Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Rue André Janier
patrimoineRue André Le Nôtre
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Boileau
patrimoineRue Capitaine Julien
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue d'Athènes
patrimoineRue de Bruxelles
patrimoineRue de Francfort
patrimoineRue de la Barse
patrimoineRue de la Bièvre
patrimoineRue de l'Albanne
patrimoineRue de la Pelletière
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Rosemontoise
patrimoineRue de l'Artifice
patrimoineRue de la Salaison
patrimoineRue de la Saône
patrimoineRue de la Seine
patrimoineRue de l'Eaulne
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Essonne
patrimoineRue de Lisbonne
patrimoineRue de Londres
patrimoineRue de l'Ormente
patrimoineRue de Madrid
patrimoineRue de Rome
patrimoineRue de Rotterdam
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Colverts
patrimoineRue des Contamines
patrimoineRue des Feuillantines
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Mercières
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue des Quatre Vents
patrimoineRue des Terres Bourdin
patrimoineRue d'Oslo
patrimoineRue du Bottet
patrimoineRue du Camp Didier
patrimoineRue du Capitaine Julien
patrimoineRue du Centre Nautique
patrimoineRue du Companet
patrimoineRue du Dauphin Bleu
patrimoineRue du Docteur Jean Roux
patrimoineRue du Drévieux
patrimoineRue du Freydon
patrimoineRue du Général Brosset
patrimoineRue du Luxembourg
patrimoineRue du Mont Cindre
patrimoineRue du Mont Saint-Rigaud
patrimoineRue du Mont Thou
patrimoineRue du Mont Verdun
patrimoineRue du Pesage
patrimoineRue du Rouvre
patrimoineRue du Souvenir Français
patrimoineRue du Tholon
patrimoineRue du Trémelin
patrimoineRue Fleury Salignat
patrimoineRue Gabriel « Gaby » Garadier
patrimoineRue Gabriel Ladevèze
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Hélène Fürth
patrimoineRue Jacques Prévert
patrimoineRue Jules Michelet
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Louis Blériot
patrimoineRue Louise Weiss
patrimoineRue Marcel Mérieux
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Maryse Bastié
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Pierre Bourgeois
patrimoineRue Pierre Fallion
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue Renoir
patrimoineRue Ronsard
patrimoineRue Stendhal
patrimoineSquare de la Belle
patrimoineSquare de la Seille
patrimoineSquare de l'Azergues
patrimoineSquare des Feuillantines
patrimoineSquare Flaubert
patrimoineSquare Henri Dunant
patrimoineSquare Koenig
patrimoineTraverse vers la Teyssonnière
patrimoineVancia - Château Bérard
patrimoineVieux Crépieux
patrimoineZone Industrielle Champ du Roy
patrimoineZone Industrielle Château d'Eau
patrimoine