Rues de Rennes
1839 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée 1
patrimoineAllée 2
patrimoineAllée 3
patrimoineAllée Abbé Alphonse Jarry
patrimoineAllée Adèle de Bretagne
patrimoineAllée Adolphe Bobierre
patrimoineAllée Adolphe Orain
patrimoineAllée Adrienne Bolland
patrimoineAllée Albert Jugon
patrimoineAllée Alexis-Marie Rochon
patrimoineAllée Alfred Jarry
patrimoineAllée Alfred Kastler
patrimoineAllée Aline Landais
patrimoineAllée André Chénier
patrimoineAllée André-Marie Talvas
patrimoineAllée André Ménard
patrimoineAllée Angélique du Coudray
patrimoineAllée Annaig Renault
patrimoineAllée Auguste-Louis Jobbé-Duval
patrimoineAllée Auguste Pavie
patrimoineAllée Auguste Rodin
patrimoineAllée Beethoven
patrimoineAllée Bernard Josse
patrimoineAllée Bertrand Robidou
patrimoineAllée Bisson
patrimoineAllée Camille Godet
patrimoineAllée César Franck
patrimoineAllée Chanoine Baudry
patrimoineAllée Chanoine Louis Raison
patrimoineAllée Chantal Connan
patrimoineAllée Charles Collin
patrimoineAllée Charles d'Espinay
patrimoineAllée Charles Vanel
patrimoineAllée Claude Debussy
patrimoineAllée Colette Cosnier
patrimoineAllée Coysevox
patrimoineAllée d'Amsterdam
patrimoineAllée d'Arzano
patrimoineAllée d'Audierne
patrimoineAllée de Beaulieu
patrimoineAllée de Berne
patrimoineAllée de Binic
patrimoineAllée de Brno
patrimoineAllée de Cancale
patrimoineAllée de Chevré
patrimoineAllée de Coïmbra
patrimoineAllée de Combourg
patrimoineAllée de Concarneau
patrimoineAllée de Cracovie
patrimoineAllée de Croatie
patrimoineAllée de Douarnenez
patrimoineAllée de Finlande
natureAllée de Genève
patrimoineAllée de Göteborg
patrimoineAllée de Guichen
patrimoineAllée de la Bourgonnette
patrimoineAllée de la Croix des Hêtres
natureAllée de la Drave
patrimoineAllée de l'Aff
patrimoineAllée de la Flume
patrimoineAllée de la Garaye
patrimoineAllée de la Goupillais
patrimoineAllée de la Grande Treille
patrimoineAllée de la Guérinière
patrimoineAllée de la Maritza
patrimoineAllée de la Mer d'Azov
patrimoineAllée de Lanester
patrimoineAllée de Lanvaux
patrimoineAllée de la Prairie Neuve
natureAllée de Lituanie
patrimoineAllée de Locronan
patrimoineAllée de l'Odet
patrimoineAllée de Lucerne
patrimoineAllée d'Elven
patrimoineAllée de Malmoë
patrimoineAllée de Maurepas
patrimoineAllée d'Emengarde d'Anjou
patrimoineAllée de Moravie
patrimoineAllée de Navarre
patrimoineAllée de Penmarc'h
patrimoineAllée de Penmarch
patrimoineAllée de Pont-Aven
patrimoineAllée de Pontivy
patrimoineAllée de Pont-l'Abbé
patrimoineAllée de Port-Louis
patrimoineAllée de Quiberon
patrimoineAllée de Rochester
patrimoineAllée des Açores
patrimoineAllée des Asturies
patrimoineAllée des Bas-Jardins
patrimoineAllée Descartes
patrimoineAllée des Cévennes
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Chesnais
patrimoineAllée des Hardriers
patrimoineAllée des Îles Chausey
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Matelouères
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée d'Estrémadure
patrimoineAllée de Tilsit
patrimoineAllée de Touraine
patrimoineAllée de Trégastel
patrimoineAllée de Varsovie
patrimoineAllée de Vilna
patrimoineAllée d'Evora
patrimoineAllée d'Hennebont
patrimoineAllée Docteur Roger Maruelle
patrimoineAllée Doyen Alexandre Lamache
patrimoineAllée Doyen Antoine Dupuis
patrimoineAllée Doyen Charles Bodin
patrimoineAllée du Bâtiment
patrimoineAllée du Biez-Jean
patrimoineAllée du Bois d'Ibarre
patrimoineAllée du Bois Habité
patrimoineAllée du Champ de la Vigne
natureAllée du Clos Pilet
patrimoineAllée du Cormier
patrimoineAllée du Danemark
patrimoineAllée du Danube
patrimoineAllée du Docteur Roger Nouaille
patrimoineAllée du Doyen Alexandre Lamache
patrimoineAllée du Gacet
patrimoineAllée du Groënland
patrimoineAllée d'Ukraine
patrimoineAllée du Labrador
patrimoineAllée du Landry
patrimoineAllée du Lavais
patrimoineAllée du Meu
patrimoineAllée du Mont Dol
patrimoineAllée du Pigeon Blanc
patrimoineAllée du Professeur Émile Morice
patrimoineAllée du Tage
patrimoineAllée du Verger Thébault
patrimoineAllée Édith Piaf
patrimoineAllée Émile-Marie Besnard
patrimoineAllée Emma Herland
patrimoineAllée Ermengarde d'Anjou
patrimoineAllée Étienne Marey
patrimoineAllée Eugène Delacroix
patrimoineAllée Fernand Daucé
patrimoineAllée Flora Nwapa
patrimoineAllée Flora Tristan
patrimoineAllée Florence Arthaud
patrimoineAllée Francis Charpentier
patrimoineAllée François Jouannet
patrimoineAllée François Mauriac
patrimoineAllée Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Allée Frédéric Saulnier
patrimoineAllée Gaston Ramon
patrimoineAllée Geoffroy de Pontblanc
patrimoineAllée Geoffroy de Pont-Blanc
patrimoineAllée Georges Brand
patrimoineAllée Georges de La Tour
patrimoineAllée Georges Palante
patrimoineAllée Georges Perros
patrimoineAllée Guillaume Chauvin
patrimoineAllée Guillaume Gruel
patrimoineAllée Henri Bergson
patrimoineAllée Henri Colas
patrimoineAllée Henri Fabre
patrimoineAllée Henri Gardarein Freytet
patrimoineAllée Henri Guérin
patrimoineAllée Henri Poincaré
patrimoineAllée Hyacinthe-Charles Méaulle
patrimoineAllée Jachet de Mantoue
patrimoineAllée Jacques Binet
patrimoineAllée Jacques Brel
patrimoineAllée Jacques Cartier
patrimoineAllée Jacques Frimot
patrimoineAllée Jacques-Marie Glezen
patrimoineAllée Jacques-Noël Sané
patrimoineAllée Jean de Coatanlem
patrimoineAllée Jean de la Varende
patrimoineAllée Jean-François Le Gonidec
patrimoineAllée Jean Guihery
patrimoineAllée Jean-Jacques Audubon
patrimoineAllée Jean Langlais
patrimoineAllée Jean Leray
patrimoineAllée Jeanne Guillon
patrimoineAllée Jean-Philippe Rameau
patrimoineAllée Jean-Sébastien Bach
patrimoineAllée Jean Terrien
patrimoineAllée Jean Turmeau
patrimoineAllée Joseph Gemain
patrimoineAllée Joseph Quérard
patrimoineAllée Jules Noël
patrimoineAllée Kerguelen
patrimoineAllée La Bruyère
patrimoineAllée Léon Harmel
patrimoineAllée Léon Le Berre
patrimoineAllée Le Rozeno
patrimoineAllée Lieutenant Roger Le Berre
patrimoineAllée Louise Weiss
patrimoineAllée Louis Hémon
patrimoineAllée Louis Lucipia
patrimoineAllée Lulli
patrimoineAllée Marbode
patrimoineAllée Marc Elder
patrimoineAllée Marcel Planiol
patrimoineAllée Marcel Viaud
patrimoineAllée Marie Berhaut
patrimoineAllée Marie Noël
patrimoineAllée Marinette Cueco
patrimoineAllée Marion du Faouët
patrimoineAllée Marthe Niel
patrimoineAllée Mathurin Hardy de La Largère
patrimoineAllée Maurice Noguès
patrimoineAllée Maurice Ravel
patrimoineAllée Mélinée et Missak Manouchian
patrimoineAllée Mère Teresa
patrimoineAllée Montabizé
patrimoineAllée Montbarrot
patrimoineAllée Morvan Lebesque
patrimoineAllée Mozart
patrimoineAllée Nadault de Buffon
patrimoineAllée Paul Claudel
patrimoineAllée Paul Valéry
patrimoineAllée Pierre de Coubertin
patrimoineAllée Pierre Galle
patrimoineAllée Pierre Proudhon
patrimoineAllée Pierre Tumoine
patrimoineAllée Professeur Émile Morice
patrimoineAllée Puvis de Chavannes
patrimoineAllée Rallier du Baty
patrimoineAllée Raymond Cornon
patrimoineAllée Raymond Rouault
patrimoineAllée René Bazin
patrimoineAllée René Hirel
patrimoineAllée René Perrault
patrimoineAllée René Piguel
patrimoineAllée Rennes-les-Bains
patrimoineAllée Richard Wagner
patrimoineAllée Rimbaud
patrimoineAllée Roger Le Poulennec
patrimoineAllée Romain Rolland
patrimoineAllée Saint-Colomban
patrimoineAllée Sainte-Marie
patrimoineAllée Sainte-Sophie
patrimoineAllée Saint-Gildas
patrimoineAllée Saint-Hélier
patrimoineAllée Simone Weil
patrimoineAllée Suzanne Lenglen
patrimoineAllée Sylvestre de la Guerche
patrimoineAllée Valentin Guillerm
patrimoineAllée Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Allée Victor Grignard
patrimoineAllée Vincent d'Indy
patrimoineAllée William Loth
patrimoineAvenue Andrée Viollis
patrimoineAvenue André Malraux
patrimoineAvenue André Mussat
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Avenue Chardonnet
patrimoineAvenue Charles et Raymonde Tillon
patrimoineAvenue de Belle Fontaine
patrimoineAvenue de Brequigny
patrimoineAvenue de Bréquigny
patrimoineAvenue de Cork
patrimoineAvenue de Cucillé
patrimoineAvenue de Grèce
patrimoineAvenue de Grignan
patrimoineAvenue de Guyenne
patrimoineAvenue de la Bataille Flandres-Dunkerque
patrimoineAvenue de la Martinère
patrimoineAvenue de la Préfecture
patrimoineAvenue de la Renaudière
patrimoineAvenue de la Touraudais
patrimoineAvenue de la Vistule
patrimoineAvenue de Pologne
patrimoineAvenue de Rochester
patrimoineAvenue des Buttes de Coësmes
patrimoineAvenue des Français Libres
patrimoineAvenue des Gayeulles
patrimoineAvenue des Monts d'Arrée
patrimoineAvenue des Pays-Bas
patrimoineAvenue des Préales
patrimoineAvenue d'Irlande
natureAvenue d'Italie
patrimoineAvenue Doyen Roger Houin
patrimoineAvenue du 41ème Régiment d'Infanterie
patrimoineAvenue du Bois Labbé
patrimoineAvenue du Canada
patrimoineAvenue du Doyen Collas
patrimoineAvenue du Gallet
patrimoineAvenue du Général George S. Patton
patrimoineAvenue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Général Maurice Guillaudot
patrimoineAvenue du Haut Sancé
patrimoineAvenue du Languedoc
patrimoineAvenue du Professeur Charles Foulon
patrimoineAvenue du Professeur Léon Bernard
patrimoineAvenue François Château
patrimoineAvenue Gaston Berger
patrimoineAvenue Gaston Monnerville
patrimoineAvenue Général George S. Patton
patrimoineAvenue Général Georges S Patton
patrimoineAvenue Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue Georges Graff
patrimoineAvenue Georges-Henri Rivière
natureAvenue Germaine Dulac
patrimoineAvenue Germaine Tillion
patrimoineAvenue Gros Malhon
patrimoineAvenue Henri Fréville
patrimoineAvenue Jacqueline de Romilly
patrimoineAvenue Jean Janvier
patrimoineAvenue Jorge Semprún
patrimoineAvenue Jules Ferry
patrimoineAvenue Jules Maniez
patrimoineAvenue Louis Barthou
patrimoineAvenue Monseigneur Mouézy
patrimoineAvenue Pierre Donzelot
patrimoineAvenue Sergent Maginot
patrimoineAvenue Sir Winston Churchill
patrimoineBarreau de Pont-Lagot
patrimoineBoulevard Albert 1er
patrimoineBoulevard Albert Burloud
patrimoineBoulevard Alexis Carrel
patrimoineBoulevard Beaumont
patrimoineBoulevard Charles Péguy
patrimoineBoulevard d'Anjou
patrimoineBoulevard d'Armorique
patrimoineBoulevard de Beaumont
patrimoineBoulevard de Bulgarie
patrimoineBoulevard de Chézy
patrimoineBoulevard de Cleunay
patrimoineBoulevard de Guines
patrimoineBoulevard de la Duchesse Anne
patrimoineBoulevard de la Guérinais
patrimoineBoulevard de la Liberté
patrimoineBoulevard de la Robiquette
patrimoineBoulevard de la Tour d'Auvergne
patrimoineBoulevard de l'Yser
patrimoineBoulevard de Metz
patrimoineBoulevard de Sévigné
natureBoulevard des Hautes Ourmes
patrimoineBoulevard de Strasbourg
patrimoineBoulevard des Trois Croix
patrimoineBoulevard de Verdun
patrimoineBoulevard de Vitré
patrimoineBoulevard de Yougoslavie
patrimoineBoulevard du Colombier
patrimoineBoulevard du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineBoulevard du Portugal
patrimoineBoulevard Émile Combes
patrimoineBoulevard Emmanuel Mounier
patrimoineBoulevard Franklin Roosevelt
patrimoineBoulevard Gaëtan Hervé
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patrimoineBoulevard Georges Pompidou
patrimoineBoulevard Jacques Cartier
patrimoineBoulevard Jean Mermoz
patrimoineBoulevard Jeanne d'Arc
patrimoineBoulevard Léon Bourgeois
patrimoineBoulevard Léon Grimault
patrimoineBoulevard Louis Volclair
patrimoineBoulevard Magenta
patrimoineBoulevard Marbeuf
patrimoineBoulevard Oscar Leroux
patrimoineBoulevard Paul Hutin-Desgrées
patrimoineBoulevard Paul Painlevé
patrimoineBoulevard Pierre Le Moine
patrimoineBoulevard Pierre Mendès-France
patrimoineBoulevard Raymond Poincaré
patrimoineBoulevard René Laënnec
patrimoineBoulevard Saint-Conwoion
patrimoineBoulevard Saint-Conwoïon
patrimoineBoulevard Saint-Jean-Baptiste de la Salle
patrimoineBoulevard Sébastopol
patrimoineBoulevard Solférino
patrimoineBoulevard Villebois-Mareuil
patrimoineBoulevard Volney
patrimoineBoulevard Voltaire
patrimoineCanal Saint-Martin
patrimoineCarré de Saxe
patrimoineCarrefour de la Cathédrale
patrimoineCarrefour Georges Nitsch
patrimoineCarrefour Jouaust
patrimoineCentre Culturel Triangle
patrimoineChemin Agricol Perdriguier
patrimoineChemin de Baud
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de la Cloustière
patrimoineChemin de la Guérinais
patrimoineChemin de la Haute Division
patrimoineChemin de la Prévalaye
patrimoineChemin de la Taupinais
patrimoineChemin de l'Enfer
patrimoineChemin de Moldavie
patrimoineChemin de Ronde
patrimoineChemin des Dardanelles
patrimoineChemin des Louvries
patrimoineChemin des Ormes
patrimoineChemin de Torigné
patrimoineChemin d'Herzégovine
patrimoineChemin du Bois Harel
patrimoineChemin du Landrel
patrimoineChemin du Pré du Bois-Robin
patrimoineChemin du Pré Namet
patrimoineChemin Eugène Bigot
patrimoineChemin Hippolyte Mazé
patrimoineChemin les Roches
patrimoineChemin Motte Goulven
patrimoineChemin Pierre Flatrès
patrimoineChemin Professeur Henry des Abbayes
patrimoineChemin Robert de Boron
patrimoineChemin rural 16 du CR 8 à la RN 137
patrimoineChemin rural de la Grasnière au Champs Rôtis
patrimoineChemin rural de la VC 7 à la Grabotière
patrimoineCité d'Aleth
patrimoineContour de la Motte
patrimoineContour Saint-Aubin
patrimoineContour Saint-Germain
patrimoineCormerais
patrimoineCours d'Arnhem
patrimoineCours de Bilbao
patrimoineCours de Bohême
patrimoineCours de Lisbonne
patrimoineCours des Alliés
patrimoineCours d'Helsinki
patrimoineCours Président John Fitzgerald Kennedy
patrimoineCours Raphaël Binet
patrimoineDéchargement des rames
patrimoineDeck en bois
patrimoineEscalier du Cartage
patrimoineescallier
patrimoineEspace Pédagogique d'Apprentissage du Vélo
patrimoineEsplanade Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Esplanade du Champ de Mars
patrimoineEsplanade Julie-Rose Calve
patrimoineFuture passerelle
patrimoineGaleries du Théâtre
cultureG.S DU LANDRY
patrimoineImpasse des barrières
patrimoineJardin de Londres
patrimoineJardin du Semnon
patrimoineJardins de Grenade
patrimoineJardins de Spolette
patrimoineJardins Slovène
patrimoineLa Motte Gautais
patrimoineMail Anne Catherine
patrimoineMail du Cardo
patrimoineMail Emmanuel Le Ray
patrimoineMail François Mitterrand
patrimoineMail Germaine Poinso-Chapuis
patrimoineMail Louise Bourgeois
patrimoineMail Robert Merle
patrimoineMetropolis 1
patrimoineMetropolis 2
patrimoineMetropolis 3
patrimoineParc de la Madeleine
patrimoineParc des Balkans
patrimoineParc Saint-Martin
patrimoineParking Colombier
patrimoineParvis Agnès Varda
patrimoineParvis Philippe Pascal
patrimoinePassage Alek Plunian
patrimoinePassage Antoinette Caillot
patrimoinePassage Catherine Leroy
patrimoinePassage Céline Jan Jouault
patrimoinePassage de la Brazillais
patrimoinePassage de la Chapelle-Boby
patrimoinePassage de la Légion d'Honneur
patrimoinePassage de la Soule
patrimoinePassage de Plélo
patrimoinePassage des Bas Chemins
patrimoinePassage des Carmélites
patrimoinePassage de Strasbourg
patrimoinePassage d'Ille et Rance
patrimoinePassage d'Isly
patrimoinePassage du Couëdic
patrimoinePassage du Puits Mauger
patrimoinePassage du Rouergue
patrimoinePassage du Trégor
patrimoinePassage Henri Fréville
patrimoinePassage Jacques Cressard
patrimoinePassage Jeanne Chauveau
patrimoinePassage René Le Herpeux
patrimoinePassage Rosa Bonheur
patrimoinePassage Saint-Cast
patrimoinePassage Slovène
patrimoinePassage Suzanne Robine
patrimoinePassage Tristan et Iseult
patrimoinePasserelle Adèle Denys
patrimoinePasserelle Alice Milliat
patrimoinePasserelle Anita Conti
patrimoinePasserelle de la Guérinais
patrimoinePasserelle de la Ralentie
patrimoinePasserelle de Pontchaillou
patrimoinePasserelle des Bonnets Rouges
patrimoinePasserelle Élisabeth Vigée-Le Brun
patrimoinePasserelle Élisa-Napoleone Baciocchi
patrimoinePasserelle Émile Masson
patrimoinePasserelle Mauconseil
patrimoinePasserelle Odorico
patrimoinePasserelle Ovida Delect
patrimoinePasserelle Pauline de la Choüe de la Mettrie
patrimoinePasserelle Saint-Germain
patrimoinePiste Cyclable Châteaugiron
patrimoinePlace Albert Bayet
patrimoinePlace Assia Djebar
patrimoinePlace Bernard Monnin
patrimoinePlace Bir-Hakeim
patrimoinePlace Clara Zetkin
patrimoinePlace de Bretagne
patrimoinePlace de Coëtquen
patrimoinePlace de la Baltique
patrimoinePlace de la Brasserie
patrimoinePlace de la Cathédrale
patrimoinePlace de la Communauté
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de la Rotonde
patrimoinePlace de la Trinité
patrimoinePlace de l'Europe
patrimoinePlace de l'Ordre national du Mérite
patrimoinePlace de Prague
patrimoinePlace des Colombes
patrimoinePlace de Serbie
patrimoinePlace des Lices
patrimoinePlace des Trois Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Place de Syracuse
patrimoinePlace de Torigné
patrimoinePlace du 50e d'Artillerie
patrimoinePlace du Banat
patrimoinePlace du Bas des Lices
patrimoinePlace du Calvaire
patrimoinePlace du Colombier
patrimoinePlace du Général Giraud
patrimoinePlace du Gros Chêne
naturePlace du Landrel
patrimoinePlace du Monténégro
patrimoinePlace du Parlement de Bretagne
patrimoinePlace du Ronceray
patrimoinePlace du Souvenir
patrimoinePlace du Souvenir Français
patrimoinePlace Edmond Safra
patrimoinePlace Eugène Aulnette
patrimoinePlace Georges Bernanos
patrimoinePlace Henri Terrière
patrimoinePlace Hoche
patrimoinePlace Honoré Commeurec
patrimoinePlace Hyacinthe Perrin
patrimoinePlace Jean Gouriou
patrimoinePlace Jeanne d'Arc
patrimoinePlace Jeanne Laurent
patrimoinePlace Jean Prost
patrimoinePlace Lucie et Raymond Aubrac
patrimoinePlace Lucien Daniel
patrimoinePlace Marie Marvingt
patrimoinePlace Marie Pape-Carpantier
patrimoinePlace Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Place Paul Ricœur
patrimoinePlace Pierre Gilles
patrimoinePlace Pierre Landais
patrimoinePlace Recteur Henri Le Moal
patrimoinePlace Sainte-Anne
patrimoinePlace Saint-Germain
patrimoinePlace Saint-Guénolé
patrimoinePlace Saint-Melaine
patrimoinePlace Saint-Michel
patrimoinePlace Saint-Sauveur
patrimoinePlace Simone de Beauvoir
patrimoinePlace Thérèse Pierre
patrimoinePlacette Sébastien Le Balp
patrimoinePlacis de l'Orléanais
patrimoinePlateforme accès entrée N+1
patrimoinePont de Bretagne
patrimoinePont de Châteaudun
patrimoinePont de la Mission
patrimoinePont de Strasbourg
patrimoinePont Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Pont Legraverend
patrimoinePont Malakoff
patrimoinePont Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Pont Robert Schuman
patrimoinePont Saint-Hélier
patrimoinePont Václav-Havel
patrimoinePorte d'Alma
patrimoinePorte d'Angers
patrimoinePorte de Beauregard
patrimoinePorte de Bréquigny
patrimoinePorte de Brest
patrimoinePorte de Cleunay
patrimoinePorte de Lorient
patrimoinePorte de Maurepas
patrimoinePorte de Nantes
patrimoinePorte des Longs Champs
patrimoinePorte de Villejean
patrimoinePorte du Blosne
patrimoinePré des Bonnets Rouges
patrimoinePromenade Agnès Labbé
patrimoinePromenade Alice Guy-Blaché
patrimoinePromenade Augusta Bruchlen-Jouhaux
patrimoinePromenade d'Algarve
patrimoinePromenade Danielle Casanova
patrimoinePromenade d'Aunis
patrimoinePromenade de Castille
patrimoinePromenade de Faro
patrimoinePromenade de la Retenue
patrimoinePromenade de la Tamoute
patrimoinePromenade de la Tauvrais
patrimoinePromenade de Lituanie
patrimoinePromenade de Lofoten
patrimoinePromenade des Bonnets Rouges
patrimoinePromenade de Scandinavie
patrimoinePromenade des Dombes
patrimoinePromenade des Vikings
patrimoinePromenade de Syracuse
patrimoinePromenade du Canut
patrimoinePromenade du Comté de Foix
patrimoinePromenade du Comté de Nice
patrimoinePromenade du Lavoir
patrimoinePromenade du Linon
patrimoinePromenade du Petit Champ Galoux
patrimoinePromenade du Ruisseau
naturePromenade Émile Masson
patrimoinePromenade Georges Brassens
patrimoinePromenade Helen Keller
patrimoinePromenade Jacqueline Manicom
patrimoinePromenade Jacques Briard
patrimoinePromenade Jean Delalande
naturePromenade Jeanne Brémontier
patrimoinePromenade Louis Chouinard
patrimoinePromenade Louise Foulon-Ropars
patrimoinePromenade Madeleine Desroseaux
patrimoinePromenade Marcel-Constant Houalet
patrimoinePromenade Marcel-Henri Lebouc
patrimoinePromenade Marguerite Yourcenar
patrimoinePromenade Marie Allo
patrimoinePromenade Marielle Franco
patrimoinePromenade Nicolas Borie
patrimoinePromenade Pierre Gardin de la Gerberie
patrimoinePromenade Pierre-Roland Giot
patrimoinePromenade Rosa Luxembourg
patrimoinePromenades des Remparts
patrimoineQuai Chateaubriand
patrimoineQuai d'Auchel
patrimoineQuai de la Prévalaye
patrimoineQuai de Richemont
patrimoineQuai d'Ille et Rance
patrimoineQuai Duguay Trouin
patrimoineQuai Dujardin
patrimoineQuai Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Quai Éric Tabarly
patrimoineQuai Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Quai Lamennais
patrimoineQuai Robinot de Saint-Cyr
patrimoineQuai Saint-Cast
patrimoineQuai Saint-Cyr
patrimoineRambla Dalida
patrimoineRésidence de la Courrouze
patrimoineRésidence La Forestière
patrimoineRésidence La Grande Thébaudais
patrimoineRésidence Les Jardins de la Pléiade
patrimoineRésidence Saint-Jean-Baptiste de la Salle
patrimoineREV Rennes Cesson-Sévigné
natureRocade Est
patrimoineRocade Nord
patrimoineRocade Nord-Ouest
patrimoineRocade Ouest
patrimoineRocade Sud
patrimoineRond-Point Colonel Diègue Santa
patrimoineRond-Point de la Porte de Maurepas
patrimoineRond-Point de la Préfecture
patrimoineRond-Point de la Robiquette
patrimoineRond-Point des Forces Françaises de l'ONU
patrimoineRond-Point des Gayeulles
patrimoineRond-Point Escadrille Normandie-Niemen
patrimoineRond-Point François Château
patrimoineRond-point Harriet Tubman
patrimoineRoute de la Beuchère
patrimoineRoute de la Grabotière
patrimoineRoute de la Grasnière
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patrimoineRoute de Sainte-Foix
patrimoineRoute de Saint-Sulpice
patrimoineRoute des Champs Rôtis
patrimoineRue Abbé Henri Grégoire
patrimoineRue Abbé Huet
patrimoineRue Abbé Nicolas Trublet
patrimoineRue Ada Lovelace
patrimoineRue Adolphe Leray
patrimoineRue Adolphe Touffait
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patrimoineRue Albert Aubry
patrimoineRue Albert Briand
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert de Mun
patrimoineRue Albert Gérard
patrimoineRue Albert Martin
patrimoineRue Albert Thomas
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patrimoineRue Alfred Lavanant
patrimoineRue Alphonse Chérel
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patrimoineRue Amiral Courbet
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patrimoineRue Anatole France
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patrimoineRue Andrée Récipon
patrimoineRue André et Yvonne Meynier
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patrimoineRue André Gide
patrimoineRue André Pailheret
patrimoineRue André Percerou
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patrimoineRue André Trasbot
patrimoineRue Ange Blaize
patrimoineRue Angèle Vannier
patrimoineRue Anna Politkovskaia
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patrimoineRue Armand Barbès
patrimoineRue Armand Herpin-Lacroix
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patrimoineRue Barbara
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patrimoineRue Beaugeard Lancelot
patrimoineRue Beaumanoir
patrimoineRue Beaumarchais
patrimoineRue Benjamin Franklin
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. On dit qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue Bernard Salmon
patrimoineRue Berthe Morisot
patrimoineRue Berthe Savery
patrimoineRue Bertrand Robidou
patrimoineRue Bigarré
patrimoineRue Bigot de Préameneu
patrimoineRue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue Boisgelin de Cucé
patrimoineRue Boulay-Paty
patrimoineRue Bourde de la Rogerie
patrimoineRue Bourgault-Ducoudray
patrimoineRue Brindejonc des Moulinais
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Brizeux
patrimoineRue Brossay Saint-Marc
patrimoineRue Bruté de Rémur
patrimoineRue Buffon
patrimoineRue Camille Claudel
patrimoineRue Camille Desmoulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Camille Le Mercier d'Erm
patrimoineRue Camille Pelletan
patrimoineRue Camille Saint-Saëns
cultureEntré au Conservatoire à l'âge de treize ans, Camille Saint-Saëns (1835-1921) acquit rapidement une renommée significative auprès de grands compositeurs comme Rossini ou Berlioz. Organiste titulaire de la Madeleine à Paris pendant vingt ans, puis professeur de piano, il composa dans tous les genres : les opéras Samson et Dalila (1877) et Déjanire (1898) assirent sa notoriété, tandis que le Carnaval des animaux — qu'il refusa de publier de son vivant, le jugeant trop léger — reste aujourd'hui son œuvre la plus jouée à travers le monde. Souvent en opposition avec le wagnérisme, son style contribua au développement du poème symphonique, genre nouveau également porté par Liszt. Pris par l'élan patriotique qui succéda à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne, Saint-Saëns fonda en 1871 la Société nationale de musique pour promouvoir les compositeurs de l'hexagone. Fait notable dans l'histoire du cinéma, il fut aussi le premier à composer spécialement une musique pour un film — celle de L'Assassinat du duc de Guise, en 1908.
Rue Capitaine Gaston Duché de Bricourt
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin Saint-Martin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
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patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
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patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
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sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
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histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
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histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
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