Rues de Renage
95 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès mairie
patrimoineAvenue de la Piscine
patrimoineBoulevard Docteur Valois
patrimoineChemin de Bourretière
patrimoineChemin de la Batie
patrimoineChemin de la Bergère
patrimoineChemin de la Croze
patrimoineChemin de la Petite Hurtière
patrimoineChemin de la Sure
patrimoineChemin des Bouleaux
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Écureuils
patrimoineChemin du Champ Blat
patrimoineChemin du Couloir
patrimoineChemin du Garin
patrimoineChemin du Gorgeat
patrimoineChemin du Gua
patrimoineChemin du Marais Fleury
patrimoineChemin du Maupas
patrimoineChemin du Mollard Rond
patrimoineClos Juvin
patrimoineCriel de Renage
patrimoineDe la mairie à la Place Cardinal
patrimoineDe l'Espace Aluigi aux écoles
patrimoineDescente Allivet
patrimoineDescente de Renage
patrimoinedu Verdon à l'avenue de la piscine par les Jardins Familiaux
patrimoineÉcole A. Brochier
patrimoineHameau du Grand Pré
patrimoineImpasse de la Mollardière
patrimoineImpasse des Cités
patrimoineImpasse des Millerettes
patrimoineImpasse du Bandoz
patrimoineImpasse du Fays
patrimoineImpasse la Charrière
patrimoineLa Croze
patrimoineLes Prairies
natureLes Quatre Chemins
patrimoineLotissement Le Mimosa
patrimoineLotissement Le Parc de la Batie
patrimoineLotissement Les Armanières
patrimoineMaternelle Renage
patrimoineMollard Rond
patrimoineMontée de la Rua
patrimoineMontée du Bois
patrimoineMontée du Couloir
patrimoinePassage de la Rua aux Coteaux
patrimoinePlace Cardinal
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la Salle Polyvalente
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePont de la Guillonnière
patrimoineRenage - Église
patrimoineRenage - Supermarché
patrimoineRoute de Chougnes
patrimoineRoute de Criel
patrimoineRoute de Rives
patrimoineRoute des Arronds
patrimoineRoute des Lacets
patrimoineRoute des Papeteries
patrimoineRoute de Vourey
patrimoineRoute du Bois
patrimoineRue Alexandre Raphaël
patrimoineRue de la Crozelière
patrimoineRue de la Maigre
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Jardins d’Élodie
patrimoineRue des Pleiades
patrimoineRue des Prairies
natureRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Clocher
patrimoineRue du Clos du Verger
patrimoineRue du Coteau de Bellevue
patrimoineRue du Guichet
patrimoineRue du Hameau de la Fontaine
patrimoineRue du Hameau du Coteau
patrimoineRue du Hameau du Grand Pré
patrimoineRue du Plan
patrimoineRue du Vercors
patrimoineRue du Verdon
patrimoineRue Jean Legrenzi
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Michel Créminési
patrimoineRue Paul Langevin
patrimoineSente de la Roche
patrimoineSente du rugby
patrimoineSente du tennis
patrimoineSentier des Jardins
patrimoineZA Le Plan
patrimoine