Rues de Raismes
263 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée d'Alsace
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée du Parc
patrimoineAllée E Cité du Pinson
patrimoineAllée H Cité du Pinson
patrimoineAncienne Voie Ferrée Minière
patrimoineAvenue de Fontaine Bouillon
patrimoineAvenue de la Malanoye
patrimoineAvenue de la Patte d'Oie
patrimoineAvenue du Château
patrimoineAvenue du Pinson
patrimoineAvenue du Rond de la Fontaine
patrimoineAvenue François Mitterrand
patrimoineBoulevard des Mineurs d'Arenberg
patrimoineBoulevard Roger Claie
patrimoineChaussée Brunehaut
patrimoineChemin de la Poudrière
patrimoineChemin de la Sablière
patrimoineChemin d'En Haut
patrimoineChemin de Raismes-Vicoigne à Wallers
patrimoineChemin d'Hérin
patrimoineChemin du Gard
patrimoineChemin Notre-Dame
patrimoineCircuit de Voiture Radiocommandée
patrimoineCité d'Arenberg - Allée A
patrimoineCité d'Arenberg - Allée B
patrimoineCité d'Arenberg - Allée C
patrimoineCité d'Arenberg - Allée D
patrimoineCité d'Arenberg - Allée E
patrimoineCité de l'Abbaye
patrimoineCité de la Culbute
patrimoineCité de la Verrerie Rue A
patrimoineCité du Pinson Allée G
patrimoineCité Vairon
patrimoineContournement Nord de Valenciennes
patrimoineCoron de la Culbute
patrimoineCoron des Douze
patrimoineCoron du Brasseur
patrimoineCoron Gervais
patrimoineCoron Petote
patrimoineCour Babal
patrimoineCour Baisier
patrimoineCour Baudrin
patrimoineCour Brogniaux
patrimoineCour Cornu
patrimoineCour de la Fonderie
patrimoineCour Delerue
patrimoineCour du Grand Jardin
patrimoineCour Dupas
patrimoineCour du Roux
patrimoineCour Fontaine
patrimoineCour Gervais
patrimoineCour Hélin
patrimoineCour Lechien
patrimoineCour Leleu
patrimoineCour Leroy
patrimoineCour Liagre
patrimoineCour Lobel
patrimoineCour Luc
patrimoineCour Wattrelos
patrimoineDrève de Bassy
patrimoineDreve de la Fosse
patrimoineDrève de la Longue Chasse
patrimoineDrève de la Princesse
patrimoineDrève de l'Obélisque
patrimoineDrève de Raismes
patrimoineDrève des Bruyères
patrimoineDreve des Champs
patrimoineDrève de Suchemont
patrimoineDrève de Wallers
patrimoineDreve du Prussien
patrimoineDrève Mazures
patrimoineEtoile de Cernay
patrimoineÉtoile de la Princesse
patrimoineFosse Lagrange
patrimoineGrand'Place
patrimoineImpasse de l'École Maternelle
patrimoineImpasse Lamoitier
patrimoineImpasse Thiers
patrimoineLe Blanc Pavé
patrimoineMF de Suchemont
patrimoinePassage Faune Inférieur Drève de Bassy
patrimoinePlace Alexandre Leleu
patrimoinePlace de la Fontaine l'Hermite
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Place des Hêtres
naturePlace des Rosiers
patrimoinePlace Léo Ferré
patrimoinePlace Manet
patrimoineRésidence André Dubeaux
patrimoineRésidence Beauchamps
patrimoineRésidence Belle Motte
patrimoineRésidence de l'Orangerie
patrimoineRésidence du Cèdre Bleu
patrimoineRésidence du Clos Saint-Joseph
patrimoineRésidence Édith Piaf
patrimoineRésidence Eisleben
patrimoineRésidence Georges Brassens
patrimoineRésidence Jacques Brel
patrimoineRésidence José Mesa
patrimoineRésidence Jules Héloir
patrimoineRésidence Le Château
patrimoineRésidence Le Clos de Sainte-Hélène
patrimoineRésidence Mozart
patrimoineRue Audiffret Pasquier
patrimoineRue Auguste Rodin
patrimoineRue Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Rue César Franck
cultureNé à Liège en 1822, César Franck (1822-1890) ne devint français qu'à cinquante et un ans, en 1873, au sortir de la Commune. Enfant prodige poussé par un père autoritaire qui rêvait d'en faire un pianiste virtuose, il étudia au Conservatoire de Paris — brièvement auprès du grand pédagogue Antoine Reicha, qui forma aussi Berlioz, Liszt et Gounod. Une fois adulte, il rompit avec son père et gagna sa vie comme accompagnateur et organiste d'église avant d'obtenir en 1858 le poste où il resterait plus de trente ans : la tribune de Sainte-Clotilde à Paris. On y vint de toute l'Europe pour l'écouter improviser — Liszt lui-même, ébloui, murmura après une visite : « Je songe à Bach. » Compositeur discret et travailleur obstiné de l'architecture musicale, il vécut longtemps dans une relative obscurité, jusqu'à ce qu'un groupe d'élèves passionnés, surnommé la « bande à Franck », fasse peu à peu connaître son maître. En 1874, il obtint la classe d'orgue au Conservatoire, où il forma une véritable école : Vincent d'Indy, Ernest Chausson, Henri Duparc, Guillaume Lekeu, Louis Vierne. Il succéda à Bussine à la tête de la Société nationale de musique en 1886. Ses grandes œuvres — Le Chasseur maudit (1882), la Symphonie en ré mineur (1888), les Six pièces pour grand orgue, ou son émouvant Trio op. 1 composé à dix-neuf ans et joué au concert inaugural de la Société nationale — ne furent vraiment reconnues qu'après sa mort. Fin brutale et prosaïque pour cet homme dont la musique semblait touchée par le sacré : il mourut en 1890 des suites d'un accident d'omnibus dans une rue de Paris.
Rue César Persiaux
patrimoineRue Charles Gounod
cultureÉlevé dans une famille de mélomanes parisienne — sa mère était pianiste et son père peintre —, Charles Gounod (1818-1893) étudia au Conservatoire de Paris et remporta le prestigieux Prix de Rome en 1839. Le séjour à la Villa Médicis lui révéla la musique italienne et la spiritualité catholique romaine, deux influences durables. Devenu maître de chapelle et organiste en 1843, il suivit des cours de théologie et faillit entrer dans les ordres — mais y renonça peu après l'avènement de la Deuxième République. Sa foi profonde imprégnera néanmoins toute son œuvre. Il connut la gloire avec son cinquième opéra, Faust (1859), pourtant en rupture avec les codes de son époque : là où l'opéra italien célébrait la virtuosité vocale, Gounod privilégiait le lyrisme mélodique et l'expression intime des sentiments. Ce fut le succès mondial. Après trois opéras peu remarqués, la reconnaissance revint avec Roméo et Juliette (1867), autre sommet de son art. Mais son œuvre déborde largement l'opéra : Gounod composa un catalogue considérable de musique sacrée — dont la sublime Messe solennelle de sainte Cécile et deux grands oratorios, Rédemption et Mors et Vita — et surtout la mélodie qu'on entend depuis 150 ans dans tous les mariages, tous les baptêmes et tous les enterrements catholiques du monde : son fameux Ave Maria (sous sa forme définitive en 1859), méditation posée en apesanteur sur le premier prélude en do majeur du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach — union miraculeuse de deux siècles. Détail plus inattendu : Gounod composa aussi une petite pièce humoristique, la Marche funèbre d'une marionnette (1872), qui devint mondialement célèbre lorsqu'Alfred Hitchcock en fit l'indicatif de son émission télévisée Alfred Hitchcock présente. Après un exil à Londres consécutif à la Commune, marqué par une relation orageuse avec la chanteuse Georgina Weldon, Gounod rentra en France et poursuivit sa carrière. Il mourut à Saint-Cloud en 1893, à soixante-quinze ans, alors qu'il composait un Requiem qu'il ne put achever. Son écriture claire et mesurée aura contribué à définir le style français que développeront après lui Bizet et Saint-Saëns. Connaissez-vous ces deux compositeurs ? Cherchez-les, ils ne sont pas loin !
Rue Chaudoir
patrimoineRue Christino Garcia
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Coudoux
patrimoineRue Cuvinot
patrimoineRue de Blignières
patrimoineRue de Bonne Espérance
patrimoineRue de Cernay
patrimoineRue de Chabaud-Latour
patrimoineRue de Croy
patrimoineRue de l'Abattoir
patrimoineRue de l'Abbaye
patrimoineRue de la Douane
patrimoineRue de la Fontaine l'Hermite
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Marne
patrimoineRue de l'Ancienne Passerelle
patrimoineRue de la Rapaille
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Sablière
patrimoineRue de Lodz
patrimoineRue de l'Orangerie
patrimoineRue de l'Orangerie Prolongée
patrimoineRue de l'Union
patrimoineRue de l'Usine
patrimoineRue de l'Yser
patrimoineRue d'En Haut
patrimoineRue de Raismes
patrimoineRue de Roubaix
patrimoineRue Derrière les Haies
patrimoineRue Derrière les Haies Prolongée
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue Désandrouins
patrimoineRue des Bouleaux
patrimoineRue des Cafus
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Érables
patrimoineRue des Galibots
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Mimosas
patrimoineRue des Oeillets
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Sarts
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Violettes
patrimoineRue de Varsovie
patrimoineRue de Wallers
patrimoineRue Dreville
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Bas Pré
patrimoineRue du Blanc Pavé
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chevalet
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Corbeau
patrimoineRue du Docteur Schultz
patrimoineRue du Grand Champ
patrimoineRue du Grand Jardin
patrimoineRue du Huit Mai 1945
patrimoineRue du Jeu de Balle
patrimoineRue du Long Pré
patrimoineRue du Mont d'Anzin
patrimoineRue du Mont de Sable
patrimoineRue du Mont des Ermites
patrimoineRue du Plat Fossé
patrimoineRue du Rossignol
patrimoineRue du Transvaal
patrimoineRue du Travail
patrimoineRue Edgar Degas
patrimoineRue Édouard Agache
patrimoineRue Édouard Warmoes
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Gabriel Fauré
cultureEnfant surdoué venu du Sud-Ouest, Gabriel Fauré (1845-1924) fut envoyé à onze ans à Paris pour intégrer la toute nouvelle École Niedermeyer, institution originale qui, à l'écart du Conservatoire, formait ses élèves à la musique religieuse ancienne et à l'orgue plutôt qu'à la virtuosité pianistique. Cette formation à part fit toute la différence : Fauré développa un langage harmonique unique, aux modulations discrètes et aux tensions douces, qu'on qualifie encore aujourd'hui de « fauréen ». Toute sa vie, il mena de front la composition et la fonction : maître de chapelle puis titulaire du grand orgue de la Madeleine à Paris, cofondateur de la Société nationale de musique, enfin directeur du Conservatoire de Paris de 1905 à 1920 — où ses réformes lui valurent le surnom de « Robespierre », mais où il forma une génération entière de compositeurs : Maurice Ravel, Nadia Boulanger (qui elle-même formera Bernstein, Copland ou Piazzolla), Charles Koechlin, Georges Enesco. Son catalogue pianistique regorge d'œuvres intimistes — barcarolles, nocturnes, impromptus, valses-caprice — et il excella dans la mélodie, avec deux recueils sommets : La Bonne Chanson (1892-1894) et L'Horizon chimérique (1921). Mais l'œuvre par laquelle des millions de gens ont découvert Fauré est son Requiem (1888) — sublime dans son Pie Jesu et bouleversant dans son In Paradisum. À contre-courant des Requiem dramatiques de Berlioz ou Verdi, Fauré y a peint la mort comme « une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d'au-delà ». Belle prophétie personnelle : à partir de 1902, il devint progressivement sourd, composant ses dernières œuvres dans le silence — comme Beethoven un siècle plus tôt. Il mourut à Paris en 1924. Sur son Requiem, il n'y a rien à ajouter — sinon peut-être ce que Marcel Proust, grand admirateur, disait de sa musique : elle avait le pouvoir de rendre visible ce que d'autres ne pouvaient qu'espérer.
Rue Gabriel Péri
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Gaston Monmousseau
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Lefebvre
patrimoineRue Gilbert Bostsarron
patrimoineRue Gilberte
patrimoineRue Gustave Delory
patrimoineRue Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Rue Henri Barbusse
patrimoineRue Henri Durre
patrimoineRue Jean-Baptiste Corot
patrimoineRue Jean Casimir-Perier
patrimoineRue Jean Ferrat
cultureÂgé de onze ans lorsque son père fut déporté à Auschwitz, d'où il ne revint jamais, Jean Tenenbaum (1930-2010) échappa au même destin grâce à l'aide de militants communistes. Cette enfance marquée par la Shoah et la Résistance forgera à jamais ses convictions. Il embrassa la carrière d'artiste, fit du théâtre avec Jean Vilar (1912-1971), puis se lança dans la chanson sous le nom de Jean Ferrat — pseudonyme choisi en clin d'œil à Saint-Jean-Cap-Ferrat, où il avait passé de belles vacances. Après avoir écrit des textes pour d'autres et chanté le répertoire d'Yves Montand dans les cabarets parisiens, il connut la consécration en 1960 avec Ma môme, imposant une forme de lyrisme populaire aux mélodies vibrantes et aux paroles exigeantes. Homme en colère contre les injustices de l'histoire et de la société, il dédia à l'Ardèche sa chanson La Montagne (1964) — avant de quitter réellement Paris en 1973, au sommet de sa gloire, pour s'installer à Antraigues-sur-Volane où il vivra jusqu'à sa mort, conseiller municipal de son village adopté. Artiste engagé aux côtés du Parti communiste français, il n'en fut pourtant jamais membre et prit ses distances quand il l'estima nécessaire, notamment après l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968. Souvent dérangeant, parfois iconoclaste, il connut de nombreux démêlés avec la censure de la radio et de la télévision. Plusieurs de ses chansons sont des adaptations de poèmes de Louis Aragon (1897-1982) — à l'image d'Aimer à perdre la raison (1971), sommet fragile d'un art qui refusait toujours de séparer l'émotion de l'intelligence.
Rue Jean-François Millet
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Joseph Perrier
patrimoineRue Jules Guesde
patrimoineRue Jules Moriamez
patrimoineRue Jules Mousseron
patrimoineRue Laveissière
patrimoineRue Ledoux
patrimoineRue Lenté
patrimoineRue Léo Lagrange
patrimoineRue Léopold Dusart
patrimoineRue Leprêtre
patrimoineRuelle du Major
patrimoineRuelle Flamez
patrimoineRuelle Miroux
patrimoineRue Louis Aragon
patrimoineRue Lucien Jonas
patrimoineRue Malissart
patrimoineRue Manet
patrimoineRue Marcel Sembat
patrimoineRue Maurice Sabatier
patrimoineRue Michel Brabant
patrimoineRue Mirabeau
patrimoineRue Myosotis
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Éluard
patrimoineRue Pierre Cuvelier
patrimoineRue Roger Salengro
patrimoineRue Saint-Saëns
patrimoineRue Taffin
patrimoineRue Thiers
patrimoineRue Toulouse-Lautrec
patrimoineRue Vaillant Couturier
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Villebois Mareuil
patrimoineRue Yves Leleu
patrimoineSentier Points de Vues
patrimoineSentiers Points de Vue
patrimoineSingle Allongha
patrimoineSingle Alongha
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patrimoineSingle Mont des Ermites
patrimoineSingle Payen
patrimoineSingle Sabatier
patrimoineSingle Sabatier Nord
patrimoineSingle Terril 173A
patrimoineSquare Carpeaux
patrimoineVoie Verte des Gueules Noires
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