Rues de Puisieux
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Chemin de Bucquoy
patrimoineChemin des Pals Battalions
patrimoineChemin du Clos
patrimoineGrande Rue
patrimoinePlace des Rietz
patrimoinePlace Robert Lemaire
patrimoineRue à Galettes
patrimoineRue Beaucourt
patrimoineRue de Champfleury
patrimoineRue de Gommecourt
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de l'Église
patrimoineSur les cent mille **édifices religieux** disséminés à travers le pays, **quarante-cinq mille** sont des **églises paroissiales**. Le mot vient du grec ***ekklêsia*** — *« l'assemblée des convoqués »*. Il désignait d'abord la **communauté des fidèles** rassemblés, avant de glisser vers le **bâtiment** qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de *l'**Église catholique***, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'*une **église romane***, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires. Si le **clocher** en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin —, chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le **portail** (parfois surmonté d'un **tympan** sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la **nef**, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées **collatérales**. Elle mène au **chœur**, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un **transept** — cette **« aile » transversale** qui donne à l'édifice sa forme de **croix latine**. Tout au fond, derrière l'**autel**, le **chevet** clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en **abside**. Les **vitraux** — véritables **bibles de lumière** pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les **voûtes** sont maintenues par des **arcs** de pierre scellés en leur sommet par une **clé de voûte** — pièce maîtresse qui, une fois posée, **verrouille tout l'édifice**. La grande **rosace** de la façade **occidentale**, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière. L'**architecture** raconte les siècles superposés. Le **roman** (**XIᵉ-XIIᵉ siècle**) est trapu, aux **murs épais**, aux ouvertures étroites, aux **arcs en plein cintre**. Le **gothique** (à partir du **XIIᵉ**) élance ses voûtes sur **croisées d'ogives** et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le **baroque** (**XVIIᵉ-XVIIIᵉ**) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le **néogothique** du **XIXᵉ siècle** revient aux **flèches élancées**, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des **palimpsestes** où chaque génération a laissé sa trace : un **chœur reconstruit**, une **chapelle ajoutée**, un **porche refait**. Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la **religion catholique**, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était **baptisé**, **marié**, **enterré** au **cimetière attenant** — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la **dîme** — cet impôt d'origine biblique, littéralement le *« **dixième** »*, prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du **clergé** pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut **abolie dans la nuit du 4 août 1789**, symbole de la fin de l'**Ancien Régime**. Les **cloches**, attestées dès le **XIIIᵉ siècle**, rythmaient la journée : **angélus** du matin, du midi et du soir, **tocsin** d'alerte, **glas** des morts, **volées joyeuses** des mariages. Le fameux **coq** au sommet du clocher — symbole de **vigilance** et de **résurrection** — apparaît en France dès le **IXᵉ siècle** et deviendra un **emblème national**.
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histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.