Rues de Puget-sur-Argens
211 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de Jas Pellicot
patrimoineAire du Canaver
patrimoineAllée Arsène Garmirian
patrimoineAllée de Compostelle
patrimoineAllée de la Mayre
patrimoineAllée des Alouettes
patrimoineAllée des Hirondelles
natureAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Tourterelles
patrimoineAllée des Vignes
natureAllée du Belier
patrimoineAllée du Capricorne
patrimoineAllée du Lion
patrimoineAllée du Sagittaire
patrimoineAllée du Verseau
patrimoineAllée Georges Sierra
patrimoineAllée Jean Giono
patrimoineAllée Marcel Pagnol
patrimoineAncienne Piste Le Gazoduc G7
patrimoineAncienne Piste Les Abeilles - G18
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Avenue de la Bouverie
patrimoineAvenue de la Lieutenante
patrimoineAvenue des Esclapes
patrimoineAvenue des Lavandes
patrimoineAvenue des Salles
patrimoineAvenue du 15 Août 1944
patrimoineAvenue du Lac
patrimoineAvenue Pierre Maurel
patrimoineAvenue Saint Albert
patrimoineAvenue Saint Jean
patrimoineBastion du Puget
patrimoineBoulevard Bazeilles
patrimoineBoulevard Cyrille Jauffret
patrimoineBoulevard d'Alsace
patrimoineBoulevard de l'Industrie
patrimoineBoulevard de Lorraine
patrimoineBoulevard de Provence
patrimoineBoulevard de Savoie
patrimoineBoulevard des Cistes
patrimoineBoulevard des Lauriers
patrimoineBoulevard du Colonel Dessert
patrimoineBoulevard du Colonel Magdelein
patrimoineBoulevard du Commerce
patrimoineBoulevard du Dauphiné
patrimoineBoulevard du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Boulevard du Progrès
patrimoineBoulevard Ernest et Julienne Giordano
patrimoineBoulevard Félix Destelle
patrimoineBoulevard Georges Pompidou
patrimoineBoulevard Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Boulevard Joseph Costamagna
patrimoineBoulevard Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Boulevard Nello Serradori
patrimoineBoulevard Paul Cavalier
patrimoineBoulevard Robert Martinez
patrimoineBoulevard Saint Anne
patrimoineBoulevard Sainte Anne
patrimoineBoulevard Saint-Exupéry
patrimoineBoulevard Saint-Jacques
patrimoineCanavere
patrimoineChemin d'Aire Belle
patrimoineChemin de Callas
patrimoineChemin de Callas | Chemin du Jas de Pellicot
patrimoineChemin de Carreou
patrimoineChemin de Claviers
patrimoineChemin de Curebéasse
patrimoineChemin de la Combe d’Or
patrimoineChemin de la Gaudrade
patrimoineChemin de la Pinède
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de la Vernède
patrimoineChemin de l'Iscle
patrimoineChemin de l'Orée du Bois
patrimoineChemin d'Engein du Loup
patrimoineChemin de Saint-Tropez
patrimoineChemin des Aubrèdes
patrimoineChemin des Casemattes
patrimoineChemin des Chênes Verts
natureChemin des Commandes
patrimoineChemin des Frênes
patrimoineChemin des Mûres
patrimoineChemin des Pèbres d'Ai
patrimoineChemin des Prés
patrimoineChemin des Suvières
patrimoineChemin des Vernèdes
patrimoineChemin des Wagonnets
patrimoineChemin dit Carraire de la Plaine
patrimoineChemin du Drap
patrimoineChemin du Gabron
patrimoineChemin du Jas de Pellicot
patrimoineChemin du Jas Neuf
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Petit Lac
patrimoineChemin du Picoton
patrimoineChemin du Réal
patrimoineDomaine de Vaucouleurs
patrimoineDomaine L'Orée du Bois
patrimoineÉchangeur de Puget-sur-Argens
patrimoineGazoduc
patrimoineImpasse Antoinette Achard
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Bouchonnières
patrimoineImpasse des Boutons d'Or
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Férrières
patrimoineImpasse des Genévriers
patrimoineImpasse des Jardins d'Opale
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Marjolaines
patrimoineImpasse des Marsouins
patrimoineImpasse des Ormeaux
patrimoineImpasse des Pins Bertrand
patrimoineImpasse des Pins Parasols
patrimoineImpasse des Romarins
patrimoineImpasse du Four
patrimoineImpasse du Réal
patrimoineImpasse du Serpolet
patrimoineImpasse Fernand Venturi
patrimoineImpasse Les Demoiselles
patrimoineImpasse Tibouren
patrimoineLa Coste
patrimoineLa Provençale
patrimoineLe Clos des Oliviers
patrimoineLe Clos d'Eugénie 2
patrimoineLe Gabron
patrimoineLenny
patrimoineLes Clairières des Vernèdes
patrimoineLes Terres Gastes
patrimoineLes Terres Gastes - G4
patrimoinePassage de l'Horloge
patrimoinePassage Sandrine Soler
patrimoinePiste de Beaumeruine
patrimoinePiste de la Lieutenante
patrimoinePiste de la Pierre du Coucou
patrimoinePiste La Griotte
patrimoinePiste La Tranchée - G6
patrimoinePiste Les Landanifères - G8
patrimoinePiste Les Laricios - G900
patrimoinePiste Les Lauriers
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de la Forge
patrimoinePlace de la Paix
patrimoinePlace de la Victoire
patrimoinePlace des Micocouliers
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Puits
patrimoinePlace Théophile Héraud
patrimoineRésidence Les Vernèdes
patrimoineRond-Point André Raffaelli
patrimoineRond-Point des Médailles Militaires
patrimoineRoute de Fréjus
patrimoineRue Albert Calmette
patrimoineRue Alpinien Boglio
patrimoineRue Amauri Beltrame
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue André Falco
patrimoineRue Antoine-Paulin Joubert
patrimoineRue Antoine-Paulin Jubert
patrimoineRue Arnaud Beltrame
patrimoineRue Auguste Audemar
patrimoineRue Auguste Cerisola
patrimoineRue Baptistin Iperty
patrimoineRue Charles Gounod
patrimoineRue Daniel Isnard
patrimoineRue de Callas
patrimoineRue de la Coopérative
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Vernède
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Clairettes
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Devins
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fougères
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Oliviers
patrimoineRue des Palmiers
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue du 19 Mars 1964
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chemin de Compostelle
patrimoineRue du Fournil
patrimoineRue du Général de Gaulle
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Rocher
patrimoineRue Edouard Branly
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Gabriel Péri
patrimoineRue Guy de Maupassant
patrimoineRue Humbert Fredducci
patrimoineRue Jacques Prévert
patrimoineRue Jean Guehenno
patrimoineRue Jean Rostand
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Leï Cade
patrimoineRue Leï Perdigau
patrimoineRue Leï Rigau
patrimoineRue Louis Bellon
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Marius Sieyès
patrimoineRue Noël Jean
patrimoineRue Pierre Puget
patrimoineRue Saint Gérard
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Sauvignon
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Voie André Raffaelli
patrimoine