Rues de Prinçay
53 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Château de la Roche du Maine
patrimoineChâteau Gaillard
patrimoineLa Bertendrie / La Motte
patrimoineLa Fontaine
patrimoineLa Mignonière
patrimoineLa Petite Grange
patrimoineLa Pinotière
patrimoineLa Plumalière
patrimoineLa Vallée Guérin
patrimoineLes Albardières
patrimoineLes Étangs
natureLieu-dit Beaulieu
patrimoineLieu-dit Courteloup
patrimoineLieu-dit La Bironnière
patrimoineLieu-dit La Blinerie
patrimoineLieu-dit La Bodinière
patrimoineLieu-dit la Boussaye
patrimoineLieu-dit La Briandière
patrimoineLieu-dit La Brochardière
patrimoineLieu-dit La Cantourière
patrimoineLieu-dit La Gibourgère
patrimoineLieu-dit La Grange
patrimoineLieu-dit La Guérochère
patrimoineLieu-dit La Landerie
natureLieu-dit La Maison Neuve
patrimoineLieu-dit La Maison Rouge
patrimoineLieu-dit La Montée Tourteau
patrimoineLieu-dit La Perioterie
patrimoineLieu-dit La Poublaie
patrimoineLieu-dit La Ridalière
patrimoineLieu-dit La Sicotière
patrimoineLieu-dit La Véronerie
patrimoineLieu-dit La Voute
patrimoineLieu-dit Le Bel Endroit
patrimoineLieu-dit Le Bourg
patrimoineLieu-dit Le Cormier
patrimoineLieu-dit Le Persil Vert
patrimoineLieu-dit Les Allants
patrimoineLieu-dit Les Bruères
patrimoineLieu-dit Les Étangs
natureLieu-dit Les Jeannins
patrimoineLieu-dit Les Loges
patrimoineLieu-dit Les Roches
patrimoineLieu-dit Les Suffisseaux
patrimoineLieu-dit les Vignots
patrimoineLieu-dit L’Imbaudière
patrimoineLieu-dit Ludelin
patrimoineLieu-dit Piedtable
patrimoineLieu-dit Richemont
patrimoineLieu-dit Vignots de la Roche du Maine
patrimoineLogis de Haute Porte
patrimoineL'Ormeau du Gué
patrimoineTenue de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.