Rues de Préaux
311 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Charmille
patrimoineAllée de la Croix Cabot
patrimoineAllée de la Folletière
patrimoineAllée de la Mare Sangsue
patrimoineAllée de la Tuilerie
patrimoineAllée des Buissons
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Peupliers
natureAllée des Prés
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée du Manoir
patrimoineAllée du Petit Verger
patrimoineAncien Chemin de Saint-Romain d'Ay
patrimoineAncien chemin rural de Saint-Romain d'Ay à Préaux
patrimoineAncien Chemin Rural de Saint-Romain d'Ay à Préaux
patrimoineAncien Pont des Gauds
patrimoineBoucle de Chomaise
patrimoineBoucle de Tersas
patrimoineCarrefour de la Croix du Lionnet
patrimoineCarrefour de la Croix du Lyonnais
patrimoineChemin de Becholagne
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Bobichon
patrimoineChemin de Boucharin
patrimoineChemin de Chanalosc
patrimoineChemin de Chantarain
patrimoineChemin de Chantoiseau
patrimoineChemin de Chomaise
patrimoineChemin de Chomaise à la Caillère
patrimoineChemin de Couranne
patrimoineChemin de Dareyre
patrimoineChemin de Fiole Bise
patrimoineChemin de Fontache
patrimoineChemin de Fontay
patrimoineChemin de Gayant
patrimoineChemin de Gayant à Chomaise
patrimoineChemin de Gayant au Col
patrimoineChemin de Gendarme
patrimoineChemin de Gendarme à Ruas
patrimoineChemin de Granger Nord
patrimoineChemin de la Balayere
patrimoineChemin de la Batie
patrimoineChemin de la Boutonnas
patrimoineChemin de l'Abreuvoir
patrimoineChemin de la Bruyère
patrimoineChemin de la Caillère
patrimoineChemin de la Chavas
patrimoineChemin de la Croisette
patrimoineChemin de la Croix de Royer
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Gare aux Plantas
patrimoineChemin de la Garre
patrimoineChemin de la Gayère
patrimoineChemin de la Grande Batie
patrimoineChemin de La Louvesc
patrimoineChemin de la Mare aux Bœufs
patrimoineChemin de la Meule
patrimoineChemin de La Paille
patrimoineChemin de La Petite Morelière
patrimoineChemin de la Pierre Bleue
patrimoineChemin de la Planta
patrimoineChemin de la Preyre
patrimoineChemin de la Pugnette
patrimoineChemin de la Tribolière
patrimoineChemin de Laurençon
patrimoineChemin de l'École
patrimoineChemin de Léogier
patrimoineChemin de Malatrey
patrimoineChemin de Marcellat
patrimoineChemin de Martin
patrimoineChemin de Massonet
patrimoineChemin de Mayard
patrimoineChemin de Montplot
patrimoineChemin de Pierre Plate
patrimoineChemin de Pisse Cochon
patrimoineChemin de Préaux à Tersas
patrimoineChemin de Préforel
patrimoineChemin de Randonné
patrimoineChemin de Renaudin
patrimoineChemin de Riollier
patrimoineChemin de Riollier à Massonet
patrimoineChemin de Royer
patrimoineChemin de Ruas
patrimoineChemin des Baux
patrimoineChemin des Beillières
patrimoineChemin des Boules
patrimoineChemin des Cerisiers
patrimoineChemin des Chanaux
patrimoineChemin des Cotes
patrimoineChemin de Seyaret
patrimoineChemin de Seyaret au Mas
patrimoineChemin des Forrieres du Gros de Preaux
patrimoineChemin des Gauds aux Plantas
patrimoineChemin des Granges
patrimoineChemin des Lichères
patrimoineChemin des Mariettes
patrimoineChemin de Solemieu
patrimoineChemin des Peupliers
natureChemin des Prés
patrimoineChemin des Prés d'Aurette
patrimoineChemin des Prés Gautier
patrimoineChemin des Veyres
patrimoineChemin de Terrsas aux Vignasses
patrimoineChemin de Tersas
patrimoineChemin de Vignet
natureChemin d'Exploitation
patrimoineChemin dit des Chanaux
patrimoineChemin du Boulodrome
patrimoineChemin du Chêne Henri
natureChemin du Col
patrimoineChemin du Furon
patrimoineChemin du Grangeon
patrimoineChemin du Mas
patrimoineChemin du Petit Barry
patrimoineChemin du Petit Bayle
patrimoineChemin du Petit Ruas
patrimoineChemin du Réal
patrimoineChemin du Soleil
patrimoineChemin du Tracol
patrimoineChemin Privé
patrimoineChemin Privé de Granger Nord
patrimoineChemin Privé de Seray
patrimoineChemin Privé du Treuil
patrimoineChemin rural
patrimoineChemin Rural
patrimoineChemin Rural d'Augnais à Heugnes
patrimoineChemin Rural d'Augnais à la Bodetterie
patrimoineChemin Rural d'Augnais à la Vente
patrimoineChemin Rural de Beauvais à Augnais
patrimoineChemin Rural de Beauvais à Bouterie
patrimoineChemin Rural de Beauvais à la Giraudière
patrimoineChemin rural de Bel Air
patrimoineChemin rural de César
patrimoineChemin Rural de César et du Bois Paluret à la Bactière
patrimoineChemin Rural de Chaillou à Préaux
patrimoineChemin rural de Chanalosc à La Gayère
patrimoineChemin Rural de Chatillon à Mizeray
patrimoineChemin Rural de Châtillon-sur-Indre à Écueillé
patrimoineChemin rural de Chomaise à Thevon
patrimoineChemin Rural d'Écueillé à Palluau
patrimoineChemin Rural de Dardoux
patrimoineChemin rural de Juvenet à Montplot
patrimoineChemin Rural de la Bénardière à la Giraudière
patrimoineChemin Rural de la Berrurie aux Brandes
patrimoineChemin Rural de la Bodellerie à Augniais
patrimoineChemin Rural de la Bodellerie à Écueillé
patrimoineChemin Rural de la Giraudière
patrimoineChemin Rural de la Grande Brèche à Dardoux
patrimoineChemin Rural de la Grande Métairie à la Grelonne
patrimoineChemin Rural de la Motte Blanche à Dardoux
patrimoineChemin Rural de la Pièce des Croix
patrimoineChemin Rural de la Pierre à Préaux
patrimoineChemin Rural de la Pinaudière
patrimoineChemin Rural de la Porcherie à Hervault
patrimoineChemin Rural de la Porcherie à la Bénadière
patrimoineChemin Rural de la Reculée à la Pinaudière
patrimoineChemin Rural de la Touche au Loup
patrimoineChemin Rural de la Touche au Loup à Écueillé
patrimoineChemin rural de Le Tranger
patrimoineChemin rural de Montplot à la Grioulet
patrimoineChemin Rural de Palluau à Écueillé
patrimoineChemin Rural de Préaux à Heugnes
patrimoineChemin Rural de Préaux à la Droitière
patrimoineChemin Rural de Préaux à la Touche au Loup
patrimoineChemin Rural de Préaux à la Vente
patrimoineChemin Rural de Préaux à Mizeray
patrimoineChemin rural de Préaux à Saint-Jeure-d'Ay
patrimoineChemin Rural de Préaux au Gardon Frit
patrimoineChemin rural de Royer à Ruas
patrimoineChemin Rural de Royer à Ruas
patrimoineChemin rural de Ruas aux Toits
patrimoineChemin Rural des Brandes
patrimoineChemin Rural des Champs Poitoux
patrimoineChemin Rural des Essarts
patrimoineChemin rural des Mariettes
patrimoineChemin Rural des Marnières
patrimoineChemin Rural des Prés de la Touche
patrimoineChemin Rural de Thevon à Chomaise
patrimoineChemin Rural du Bois Palulais à la Malotterie
patrimoineChemin Rural du Buisson Merleau aux Péreaux
patrimoineChemin rural du Chalard à la Boutonnas
patrimoineChemin rural du Grangeon à Mayard
patrimoineChemin Rural du Lavoir
patrimoineChemin Rural du Pré de la Fontaine
patrimoineChemin rural du Treuil
patrimoineChemin Saint-Victor aux Chanaux
patrimoineChemin vers Satillieu
patrimoineChemin vers Satillieu(bis)
patrimoineChemin vers Vinzieux
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Alain Barrière
patrimoineImpasse Charles Aznavour
patrimoineImpasse Dalida
patrimoineImpasse de la Basse Méchinière
patrimoineImpasse de la Beaudrinière
patrimoineImpasse de la Beaugerie
patrimoineImpasse de la Coifferie
patrimoineImpasse de la Folletière
patrimoineImpasse de la Giraudière
patrimoineImpasse de la Haute Méchinière
patrimoineImpasse de la Laie
patrimoineImpasse de la Loge
patrimoineImpasse de la Motte Blanche
patrimoineImpasse de la Niche
patrimoineImpasse de la Pierre
patrimoineImpasse de la Pinaudière
patrimoineImpasse de la Reculée
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de l'Épine
patrimoineImpasse des Écoliers
patrimoineImpasse de Seyaret
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Reboisières
patrimoineImpasse des Tuileries
patrimoineImpasse de Trevit
patrimoineImpasse du Moulin Potron
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Le mot vient du latin molinum, dérivé de mola — la meule, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe moudre, la mouture, le meunier, le moulinet, et jusqu'à nos dents molaires, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : broyer, réduire en poudre. Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de deux mille ans. Le moulin à vent, lui, gagne l'Europe au XIIᵉ siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile de noix et d'olive, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les alternateurs des centrales hydroélectriques, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Impasse du Réservoir
patrimoineImpasse du Vieux Château
patrimoineImpasse Igneraie
patrimoineImpasse Lino Ventura
patrimoineImpasse Saint-Didier
patrimoineLe Chemin des Prés
patrimoineMontée de Grangeon
patrimoineParc de la Salle des Fêtes
patrimoinePassage de la Courandrie
patrimoinePassage Joe Dassin
patrimoinePasserelle
patrimoinePiste Forestière
patrimoinePlace Carlos
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoineSymbole de la République et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la Révolution française — c'est le décret du 14 décembre 1789 qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son « hôtel de ville ». Le mot mairie est d'origine médiévale — il apparaît dans le polyptyque d'Irminon, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au IXᵉ siècle. Il désignait alors le maire, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — le consul dans le Midi de la France, l'échevin dans le Nord, le prévôt des marchands à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était une mosaïque de coutumes où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. Tout bascule avec la Révolution. Le décret du 14 décembre 1789 abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, 44 000 communes dotées d'une structure identique : un conseil municipal élu et un maire à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la commune comme cellule élémentaire de la République. La loi de 1884 achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les libertés municipales. Longtemps improvisée — dans une maison particulière louée, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'auberge du village —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du XIXᵉ siècle. La loi de 1837 est la première à imposer aux communes l'entretien d'un « hôtel de ville ou local affecté à la mairie ». À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : perron surélevé, drapeau tricolore, buste de Marianne, devise « Liberté, Égalité, Fraternité » en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des hôtels de ville d'Ancien Régime — colonnes, frontons, campaniles — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : la mairie, l'école, le monument aux morts, souvent regroupés autour d'une même place, formant le « forum républicain » que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (1881-1882) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la salle du conseil municipal est le lieu du débat démocratique local. La salle des mariages — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, le seul lieu institutionnel dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on déclare une naissance, qu'on reconnaît un enfant, qu'on enregistre un décès, qu'on vote aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le centre de coordination de la commune. Elle est aujourd'hui le seul bâtiment public obligatoire dans chaque commune française : plus de 34 000 mairies quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même plaque tricolore et le même mot inscrit — République française. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La place de la Mairie est probablement, avec la place de l'Église, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : l'ancien et le nouveau cœur du village, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.
Place de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Place du Couvent
patrimoinePlace du Pratelli
patrimoinePlace Jacques Brel
patrimoinePont de Notre-Dame-d-Ay
patrimoinePont des Gauds
patrimoineRaccourci
patrimoineRoute Anne Sylvestre
patrimoineRoute Berthe Sylva
patrimoineRoute Bourvil
patrimoineRoute Communale
patrimoineRoute de Châtillon
patrimoineRoute de Chéméré
patrimoineRoute d'Écueillé
patrimoineRoute de Gendarme
patrimoineRoute de Gourde
patrimoineRoute de Gournay
patrimoineRoute de Juvenet
patrimoineRoute de la Bellevue
patrimoineRoute de la Chavas
patrimoineRoute de Lafarre
patrimoineRoute de Laffarre
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Mairie
patrimoineSymbole de la République et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la Révolution française — c'est le décret du 14 décembre 1789 qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son « hôtel de ville ». Le mot mairie est d'origine médiévale — il apparaît dans le polyptyque d'Irminon, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au IXᵉ siècle. Il désignait alors le maire, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — le consul dans le Midi de la France, l'échevin dans le Nord, le prévôt des marchands à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était une mosaïque de coutumes où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. Tout bascule avec la Révolution. Le décret du 14 décembre 1789 abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, 44 000 communes dotées d'une structure identique : un conseil municipal élu et un maire à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la commune comme cellule élémentaire de la République. La loi de 1884 achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les libertés municipales. Longtemps improvisée — dans une maison particulière louée, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'auberge du village —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du XIXᵉ siècle. La loi de 1837 est la première à imposer aux communes l'entretien d'un « hôtel de ville ou local affecté à la mairie ». À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : perron surélevé, drapeau tricolore, buste de Marianne, devise « Liberté, Égalité, Fraternité » en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des hôtels de ville d'Ancien Régime — colonnes, frontons, campaniles — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : la mairie, l'école, le monument aux morts, souvent regroupés autour d'une même place, formant le « forum républicain » que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (1881-1882) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la salle du conseil municipal est le lieu du débat démocratique local. La salle des mariages — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, le seul lieu institutionnel dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on déclare une naissance, qu'on reconnaît un enfant, qu'on enregistre un décès, qu'on vote aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le centre de coordination de la commune. Elle est aujourd'hui le seul bâtiment public obligatoire dans chaque commune française : plus de 34 000 mairies quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même plaque tricolore et le même mot inscrit — République française. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La place de la Mairie est probablement, avec la place de l'Église, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : l'ancien et le nouveau cœur du village, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.
Route de la Vieux-Rue
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