Rues de Pornichet
445 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Bagueneau
patrimoineAllée Blanche-Neige
patrimoineAllée Caroué Mahaud
patrimoineAllée de la Boussole
patrimoineAllée de la Fosse Étienne
patrimoineAllée de la Lande
natureAllée de la Noë Blanche
patrimoineAllée de la Pierre Percée
patrimoineAllée de la Trinquette
patrimoineAllée de la Villès-Chaussée
patrimoineAllée de la Virée Morandais
patrimoineAllée de la Voilure
patrimoineAllée de l'Île de la Masse
patrimoineAllée de Mafoué
patrimoineAllée de Prédomé
patrimoineAllée d'Ermur
patrimoineAllée des Ajoncs
patrimoineAllée des Alizés
patrimoineAllée des Aulnes
patrimoineAllée des Bouleaux
patrimoineAllée des Campeurs
patrimoineAllée des Cèdres
patrimoineAllée des Charmes
patrimoineAllée des Coccinelles
patrimoineAllée des Colombes
patrimoineAllée des Coquelicots
patrimoineAllée des Digitales
patrimoineAllée des Frégates
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Goëlands
patrimoineAllée des Grillons
patrimoineAllée des Haras
patrimoineAllée des Haubans
patrimoineAllée des Hêtres
natureAllée des Ifs
patrimoineAllée des Jardins Villès Blais
patrimoineAllée des Jonquilles
patrimoineAllée des Libellules
patrimoineAllée des Machaons
patrimoineAllée des Manilles
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Mousquetons
patrimoineAllée des Pinsons
patrimoineAllée des Praux
patrimoineAllée des Sittelles
patrimoineAllée des Sorbiers
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Varechs
patrimoineAllée des Vergettes
patrimoineAllée des Vieux Gréements
patrimoineAllée des Vignes Halgand
natureAllée des Vignes Rouges
natureAllée du Babillard
patrimoineAllée du Caroué
patrimoineAllée du Châtaignier
patrimoineAllée du Clos Coquin
patrimoineAllée du Clos de Buac
patrimoineAllée du Clos Oral
patrimoineAllée du Congrigoux
patrimoineAllée du Coudriau
patrimoineAllée du Courtil Arriète
patrimoineAllée du Frêne
patrimoineAllée du Grain d'Eau
patrimoineAllée du Grand Hunier
patrimoineAllée du Loqui
patrimoineAllée du Noroit
patrimoineAllée du Papillon
patrimoineAllée du Parc de la Montagne
patrimoineAllée du Parc de la Villès-Bloix
patrimoineAllée du Pivert
patrimoineAllée du Pré Margot
patrimoineAllée du Quillard
patrimoineAllée du Silladeux
patrimoineAllée du Tourmentin
patrimoineAllée du Zéphyr
patrimoineAllée Jules Verne
patrimoineAllée Magoireaux
patrimoineAllée Pré du Sable
patrimoineAvenue Achille Bertoye
patrimoineAvenue Adélaïde
patrimoineAvenue Boulanger
patrimoineAvenue Camille Flammarion
patrimoineAvenue Caroline
patrimoineAvenue Cendrillon
patrimoineAvenue Charlotte
patrimoineAvenue Collet
patrimoineAvenue de Bangor
patrimoineAvenue de Bois Renard
patrimoineAvenue de Bonne Source
patrimoineAvenue de Cavaro
patrimoineAvenue de Damas
patrimoineAvenue de la Banche
patrimoineAvenue de la Birgannerie
patrimoineAvenue de la Chapelle
patrimoineAvenue de la Couronne
patrimoineAvenue de la Crique
patrimoineAvenue de la Grand'Voile
patrimoineAvenue de la Lambarde
patrimoineAvenue de la Mer
patrimoineAvenue de l'Amiral Courbet
patrimoineAvenue de l'Amoulageur
patrimoineAvenue de la Pépinière
patrimoineAvenue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Avenue de la Poste
patrimoineAvenue de l'Astrolabe
patrimoineAvenue de la Victoire
patrimoineAvenue de la Virée Loya
patrimoineAvenue de l'Église
patrimoineAvenue de l'Hermitage
patrimoineAvenue de l'Hippodrome
patrimoineAvenue de l'Île de la Masse
patrimoineAvenue de l'Isle
patrimoineAvenue de l'Océan
patrimoineAvenue de Lyon
patrimoineAvenue de Mezières
patrimoineAvenue de Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue de Noblens
patrimoineAvenue de Prieux
patrimoineAvenue de Rangrais
patrimoineAvenue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Avenue de Saint-Sébastien
patrimoineAvenue des Albatros
patrimoineAvenue des Amandiers
patrimoineAvenue des Anémones
patrimoineAvenue des Arbousiers
patrimoineAvenue des Bartavelles
patrimoineAvenue des Becquerel
patrimoineAvenue des Bergeronnettes
patrimoineAvenue des Bleuets
patrimoineAvenue des Bouvreuils
patrimoineAvenue des Bruyères
patrimoineAvenue des Buttes
patrimoineAvenue des Camélias
patrimoineAvenue des Chardonnerets
patrimoineAvenue des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Avenue des Clématites
patrimoineAvenue des Colibris
patrimoineAvenue des Cols Verts
patrimoineAvenue des Combattants d'Afrique du Nord
patrimoineAvenue des Cornouillers
patrimoineAvenue des Courlis
patrimoineAvenue des Courtils
patrimoineAvenue des Cupressus
patrimoineAvenue des Dunes
patrimoineAvenue des Écoles
patrimoineAvenue des Évens
patrimoineAvenue des Farfadets
patrimoineAvenue des Fauvettes
patrimoineAvenue des Forgerons
patrimoineAvenue des Fougères
patrimoineAvenue des Frères Baugé
patrimoineAvenue des Fromentières
patrimoineAvenue des Gentianes
patrimoineAvenue des Glaïeuls
patrimoineAvenue des Glycines
patrimoineAvenue des Grèves
patrimoineAvenue des Hauts-Plateaux
patrimoineAvenue des Hirondelles
natureAvenue des Jaunais
patrimoineAvenue des Lavandes
patrimoineAvenue des Lilas
patrimoineAvenue des Liserons
patrimoineAvenue des Loriettes
patrimoineAvenue des Lys
patrimoineAvenue des Mésanges
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineAvenue des Mouettes
patrimoineAvenue des Muguets
patrimoineAvenue des Myosotis
patrimoineAvenue des Naïades
patrimoineAvenue des Noés
patrimoineAvenue des Ombrages
patrimoineAvenue des Oréades
patrimoineAvenue des Ormeaux
patrimoineAvenue des Palombes
natureAvenue des Paludiers
patrimoineAvenue des Pervenches
patrimoineAvenue des Peupliers
natureAvenue des Pins
patrimoineAvenue des Poulgas
patrimoineAvenue des Pourpiers
patrimoineAvenue des Prèles
patrimoineAvenue des Primevères
patrimoineAvenue des Roches
patrimoineAvenue des Roitelets
patrimoineAvenue des Roses
patrimoineAvenue des Rossignols
patrimoineAvenue des Rouges-Gorges
natureCette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager, c'est lui : Erithacus rubecula, le rouge-gorge familier. S'il vous suit à la trace, ce n'est pas par affection mais par opportunisme — à l'origine, il escortait les sangliers qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers et insectes. Rareté chez les oiseaux, il chante presque toute l'année, y compris en plein hiver ; sa voix flûtée et un peu triste résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur : territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus, y compris ses propres congénères, et il n'est pas rare qu'un rouge-gorge meure tué par un autre rouge-gorge. Le folklore chrétien raconte qu'il aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques. Sa vie est brève, deux ans en moyenne. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Avenue des Sables d'Or
patrimoineAvenue des Saules
patrimoineAvenue des Seilleries
patrimoineAvenue des Sports
patrimoineAvenue des Sternes
patrimoineAvenue des Sylphes
patrimoineAvenue des Tamaris
patrimoineAvenue des Troënes
patrimoineAvenue des Tulipes
patrimoineAvenue des Vignes Blanches
natureAvenue des Violettes
patrimoineAvenue de Villes Davaud
patrimoineAvenue du 18 Juin 1940
patrimoineAvenue du Baulois
patrimoineAvenue du Bois Tout Le Monde
patrimoineAvenue du Chatelier
patrimoineAvenue du Commandant Boitard
patrimoineAvenue du Courtil Riel
patrimoineAvenue du Général Chanzy
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue du Génois
patrimoineAvenue du Givre
patrimoineAvenue du Grand Charpentier
patrimoineAvenue du Grand Pavois
patrimoineAvenue du Gris
patrimoineAvenue du Gulf Stream
patrimoineAvenue du Hécqueux
patrimoineAvenue du Littoral
patrimoineAvenue du Logui
patrimoineAvenue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue du Moulin d'Argent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue du Petit Canon
patrimoineAvenue du Pilier
patrimoineAvenue du Porteau
patrimoineAvenue du Pouligou
patrimoineAvenue du Rêve
patrimoineAvenue du Roc
patrimoineAvenue du Rouet
patrimoineAvenue du Spi
patrimoineAvenue Édouard Trabaud
patrimoineAvenue Émile Outtier
patrimoineAvenue Eugène Coicaud
patrimoineAvenue Flandres-Dunkerque 1940
patrimoineAvenue Flornoy
patrimoineAvenue Gabrielle
patrimoineAvenue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Avenue Gaspard
patrimoineAvenue Georges Clemenceau
patrimoineAvenue Gilbert Vaillant
patrimoineAvenue Gravelais
patrimoineAvenue Gustave Flaubert
patrimoineAvenue Henri
patrimoineAvenue Henri Sellier
patrimoineAvenue Jacques Berthault
patrimoineAvenue Jeanne d'Arc
patrimoineAvenue Jeanne Lequerre
patrimoineAvenue Juliette
patrimoineAvenue Langlois
patrimoineAvenue Léon Dubas
patrimoineAvenue Liard
patrimoineAvenue Louis Barthou
patrimoineAvenue Louise
patrimoineAvenue Louis Mahé
patrimoineAvenue Lucie
patrimoineAvenue Marie-Amélie
patrimoineAvenue Mazy
patrimoineAvenue Mazy-Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Avenue Mercier
patrimoineAvenue Mondain
patrimoineAvenue Monnier
patrimoineAvenue Monopole
patrimoineAvenue Montcalm
patrimoineAvenue Multier
patrimoineAvenue Paolini
patrimoineAvenue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Avenue Péroche
patrimoineAvenue Pierre Percée
patrimoineAvenue Pincé
patrimoineAvenue Poincaré
patrimoineAvenue Porson
patrimoineAvenue Roger
patrimoineAvenue Safflet
patrimoineAvenue Saint-Antoine
patrimoineAvenue Sainte-Anne
patrimoineAvenue Valérie
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Avenue Villès Babin
patrimoineAvenue Villès Chevissens
patrimoineAvenue Villez-Davaud
patrimoineAvenue Yolande
natureBoulevard Auguste Caillaud
patrimoineBoulevard de la République
patrimoineBoulevard de l'Océan
patrimoineBoulevard de Saint-Nazaire
patrimoineBoulevard des Océanides
patrimoineBoulevard du Port
patrimoineChemin aux Moines
patrimoineChemin Côtier
patrimoineChemin de Camartin
patrimoineChemin de la Carrée
patrimoineChemin de la Cornerie
patrimoineChemin de la Falaise
patrimoineChemin de la Fontaine de Pouligas
patrimoineChemin de la Gagnerie
patrimoineChemin de la Gruche
patrimoineChemin de l'Algate
patrimoineChemin de la Monnerie
patrimoineChemin de la Pailleresse
patrimoineChemin de la Pierre
patrimoineChemin de l'Ardoisier
patrimoineChemin de la Rogaglotte
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de l'Aulnay
patrimoineChemin de la Vallern
patrimoineChemin de la Vigne de Jean Leberche
natureChemin de la Vigne des Courtils
natureChemin de la Vigne des Pins
natureChemin de la Ville Bertho
patrimoineChemin de la Villès-Bouget
patrimoineChemin de la Villès Joncs
patrimoineChemin de la Virée des Landes
natureChemin de la Virée Julie
patrimoineChemin de l'Echelle
patrimoineChemin de l'Ile de la Petite Villes-Chaussée
patrimoineChemin de l'Île du Four
patrimoineChemin de l'Île Prés
patrimoineChemin de l'Île Verte
patrimoineChemin de Massuet
patrimoineChemin de Moisdé
patrimoineChemin des Bardeaux
patrimoineChemin d'Escoublac au Bois Joli
patrimoineChemin de Sérac
patrimoineChemin des Foins
patrimoineChemin des Grands Champs
patrimoineChemin de Siffrais
patrimoineChemin des Marteaux
patrimoineChemin des Mazères
patrimoineChemin des Pouls Hauts
patrimoineChemin des Prés de l'Étang
natureChemin des Redonnées
patrimoineChemin des Renardeaux
patrimoineChemin des Venelles
patrimoineChemin des Virées Galets
patrimoineChemin de Treffiou
patrimoineChemin du Bas de l'Île
patrimoineChemin du Baudry
patrimoineChemin du Bois de Rose
patrimoineChemin du Bourbou
patrimoineChemin du Champ Becca
patrimoineChemin du Champ Cado
patrimoineChemin du Château de Fuie
patrimoineChemin du Chaudronnier
patrimoineChemin du Chenil
patrimoineChemin du Clos Bernard
patrimoineChemin du Clos de Sérat
patrimoineChemin du Clos Genevois
patrimoineChemin du Clos Jean
patrimoineChemin du Clos Malouin
patrimoineChemin du Clos Roux
patrimoineChemin du Clos Tallun
patrimoineChemin du Colobe
patrimoineChemin du Cormier
patrimoineChemin du Courtil Charlot
patrimoineChemin du Courtil du Lin
patrimoineChemin du Courtil Landais
patrimoineChemin du Courtil Noret
patrimoineChemin du Courtil Valisseau
patrimoineChemin du Frêne
patrimoineChemin du Gagnage
patrimoineChemin du Garet
patrimoineChemin du Haut Bignon Joli
patrimoineChemin du Marais
patrimoineChemin du Mortier Plat
patrimoineChemin du Padioux
patrimoineChemin du Parc à Bas Bleus
patrimoineChemin du Pissot
patrimoineChemin du Pont Hervo
patrimoineChemin du Pont Saillant
patrimoineChemin du Poulprince
patrimoineChemin du Pré Durand
patrimoineChemin du Pré Faché
patrimoineChemin du Rochot
patrimoineChemin Léon Guillard
patrimoineDigue Sud
patrimoineForum Jean-Claude Empereur
patrimoineImpasse Adélaïde
patrimoineImpasse de l'Ardoisier
patrimoineImpasse de Prieux
patrimoineImpasse des Aubépines
patrimoineImpasse des Boucauds
patrimoineImpasse des Buissons
patrimoineImpasse des Côteaux
patrimoineImpasse des Cupressus
patrimoineImpasse des Elfes
patrimoineImpasse des Epinettes
patrimoineImpasse des Etrilles
patrimoineImpasse des Faisans
patrimoineImpasse des Laminaires
patrimoineImpasse des Noés
patrimoineImpasse des Palombes
natureImpasse des Rigadeaux
patrimoineImpasse des Seilleries
patrimoineImpasse des Sports
patrimoineImpasse des Thuyas
patrimoineImpasse des Vers luisants
patrimoineImpasse des Vers Luisants
patrimoineImpasse du Champ Cado
patrimoineImpasse du Chaudronnier
patrimoineImpasse du Goulot
patrimoineImpasse du Jasmin
patrimoineImpasse du Parc d'Armor
patrimoineImpasse du Petit Canon
patrimoineImpasse du Roy
patrimoineImpasse Monnier
patrimoineImpasse Pen Duick
patrimoineImpasse Sainte-Anne
patrimoineImpasse Yolande
natureLa Ville Davaud
patrimoineParc de la Messinière
patrimoineParking du 18 Juin 1940
patrimoineParvis des Océanes
patrimoinePassage de la Chaloupe
patrimoinePassage des Becquerel
patrimoinePassage des Oyats
patrimoinePassage des Troves
patrimoinePassage du Courtil Hervé
patrimoinePassage du Port
patrimoinePassage Jeanne Lequerre
patrimoinePassage Paolini
patrimoinePassage Saint-Gabriel
patrimoinePassage San Vicente de la Barquera
patrimoinePasserelle du môle
patrimoinePlace Aristide Briand
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace Léon Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Route de Beauchamp
patrimoineRoute de Chaussepot
patrimoineRoute de Guérande
patrimoineRoute de la Briqueterie
patrimoineRoute de la Fontaine de la Nue
patrimoineRoute de la Prière
patrimoineRoute de la Villès-Babin
patrimoineRoute de la Villès-Blais
patrimoineRoute de la Villès-Hérioux
patrimoineRoute de la Villès Mahaud
patrimoineRoute de la Villès-Mouilleron
patrimoineRoute de la Virée de Devant
patrimoineRoute de l'Océan
patrimoineRoute de Mahuit
patrimoineRoute d'Ermur
patrimoineRoute des Forges
patrimoineRoute du Parc de la Fontaine
patrimoineRoute du Parc de la Garenne
patrimoineRoute du Pont Saillant
patrimoineRoute du Prazillon
patrimoineRue d'Alsace
patrimoineRue des Petites Orphelines
patrimoine