Rues de Pornic
701 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Alain Colas
patrimoineAllée Alexandre Bolo
patrimoineAllée Armandine Maisonneuve
patrimoineAllée Christophe Colomb
patrimoineAllée de Calypso
patrimoineAllée de Diane
patrimoineAllée de Genêts
patrimoineAllée de la Baie
patrimoineAllée de la Chaumière
patrimoineAllée de la Coulée
patrimoineAllée de la Pierre Levée
patrimoineAllée de la Pierre Moine
patrimoineAllée de la Vigne du Parc
natureAllée de l'Ermitage
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée des Aulnes
patrimoineAllée des Bernardières
patrimoineAllée des Boisselées
patrimoineAllée des Bosquets
patrimoineAllée des Capucines
patrimoineAllée des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Chevailles
patrimoineAllée des Églantiers
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des Glaïeuls
patrimoineAllée des Hêtres
natureAllée des Pensées
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pins
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Prés de l'Océan
patrimoineAllée des Renards
patrimoineAllée des Roches
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Sorbiers
patrimoineAllée des Soupirs
patrimoineAllée des Spis
patrimoineAllée des Templiers
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Troènes
patrimoineAllée des Troënes
patrimoineAllée des Tulipes
patrimoineAllée des Vieux Sarments
patrimoineAllée des Vignes
natureAllée du Chastelet
patrimoineAllée du Château de la Tocnaye
patrimoineAllée du Gerivais
patrimoineAllée du Green
patrimoineAllée du Mail
patrimoineAllée du Pilier
patrimoineAllée du Quinconce
patrimoineAllée du Repos
patrimoineAllée Edgar Cruvelhier
patrimoineAllée Franck Renaud
patrimoineAllée Louis Robert Fierabras
patrimoineAllée Rosy et Claude Gourio
patrimoineAllée Saint-Vincent
patrimoineAllée Surcouf
patrimoineAllée Victoire du Tressay de la Sicaudais
patrimoineAvenue Alexis Maneyrol
patrimoineAvenue Alfred Riom
patrimoineAvenue Berlioz
patrimoineAvenue Blériot
patrimoineAvenue Bob Laurent
patrimoineAvenue Debussy
patrimoineAvenue de Glycines
patrimoineAvenue de la Corniche
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patrimoineAvenue de la Noëveillard
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patrimoineAvenue des Capucines
patrimoineAvenue des Cottages
patrimoineAvenue des Écureuils
patrimoineAvenue des Embruns
patrimoineAvenue des Flots
patrimoineAvenue des Grandes Vallées
patrimoineAvenue des Hortensias
patrimoineAvenue des Lilas
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patrimoineAvenue des Myosotis
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patrimoineAvenue des Pins
patrimoineAvenue des Poissons
patrimoineAvenue des Quatre Vents
patrimoineAvenue des Sports
patrimoineAvenue des Violettes
patrimoineAvenue du Jardin de Retz
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patrimoineAvenue du Panorama
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patrimoineAvenue Gounod
patrimoineAvenue Jean Baptiste Landreau
patrimoineAvenue Jean Guitteny
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patrimoineAvenue Nungesser
patrimoineAvenue Pacaud
patrimoineAvenue Saint-Exupéry
patrimoineAvenue Scalby-Newby
patrimoineBoulevard de Baiona
patrimoineBoulevard de Linz
patrimoineBoulevard de l'Océan
patrimoineBoulevard Gilbert Pollono
patrimoineBoulevard Thiers
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de Calypso
patrimoineChemin de Kerbellec
patrimoineChemin de la Bâtarderie
patrimoineChemin de la Berthauderie
patrimoineChemin de la Blinière à la Caillauderie
patrimoineChemin de la Bréchotière
patrimoineChemin de la Corderie
patrimoineChemin de la Durière
patrimoineChemin de la Ficaudière
patrimoineChemin de la Fontaine Brisset
patrimoineChemin de la Fraiseraie
patrimoineChemin de la Geltière
patrimoineChemin de la Hase
patrimoineChemin de la Haterie
patrimoineChemin de la Hourserie
patrimoineChemin de la Lacière
patrimoineChemin de la Madrague
patrimoineChemin de la Maison Rouge
patrimoineChemin de la Maraicherie
patrimoineChemin de la Meurtrerie
patrimoineChemin de la Mouraudière
patrimoineChemin de l'Angle
patrimoineChemin de la Noë
patrimoineChemin de la Noë des Marais
patrimoineChemin de la Touillère
patrimoineChemin de l'Eperon
patrimoineChemin des Barelles
patrimoineChemin des Basses Guerches
patrimoineChemin des Borelles
patrimoineChemin des Carrières
patrimoineChemin des Champs Francs
patrimoineChemin des Cœurés
patrimoineChemin des Dames
patrimoineChemin des Douaniers
patrimoineChemin des Églantines
patrimoineChemin des Filées
patrimoineChemin des Garennes
patrimoineChemin des Grands Fresches
patrimoineChemin des Italiens
patrimoineChemin des Lapereaux
patrimoineChemin des Merles
patrimoineChemin des Mousseaux
patrimoineChemin des Remparts
patrimoineChemin des Sablons
patrimoineChemin des Trois Croix
patrimoineChemin de Tourte
patrimoineChemin de Villeneuve
patrimoineChemin du Bois Gris
patrimoineChemin du Bois Macé
patrimoineChemin du Champ du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Château de La Tocnaye
patrimoineChemin du Chêne Pendu
natureChemin du Clos de la Berthauderie
patrimoineChemin du Cracaud
patrimoineChemin du Haut Chemin
patrimoineChemin du Marais Mainguy
patrimoineChemin du Mistigri
patrimoineChemin du Moulin de Sang
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Plessis
patrimoineChemin du Port
patrimoineChemin du Port à la Couronnerie
patrimoineChemin du Portmain
patrimoineChemin du Sandier
patrimoineChemin du Taillecou aux Cinq Chemins
patrimoineChemine de la Bouttière
patrimoineChemine du Port à la Méchinière
patrimoineChemin Le Buhor
patrimoineCorniche de Gourmalon
patrimoineCorniche du Porteau
patrimoineDomaine de Calypso
patrimoineDomaine de la Birochère
patrimoineDomaine du Golf
patrimoineEscalier du Calvaire
patrimoineEscalier Fouquet
patrimoineEscalier Galipaud
patrimoineEscalier G. Paynot
patrimoineEscalier Notre-Dame de Recouvrance
patrimoineEscalier Sainte-Anne
patrimoineImpasse Anne de Bretagne
patrimoineImpasse Arc-en-Ciel
patrimoineImpasse Auguste Renoir
patrimoineImpasse Beau Soleil
patrimoineImpasse Chantepie
patrimoineImpasse Constant Blandin
patrimoineImpasse de Bel Air
patrimoineImpasse de Camaret
patrimoineImpasse de Jade
patrimoineImpasse de la Baie
patrimoineImpasse de la Bénétrie
patrimoineImpasse de la Brandrie
patrimoineImpasse de la Croix Moinard
patrimoineImpasse de la Falaise
patrimoineImpasse de la Forge
patrimoineImpasse de la Futaie
patrimoineImpasse de la Haie
patrimoineImpasse de la Malmy
patrimoineImpasse de la Minoterie
patrimoineImpasse de la Noë
patrimoineImpasse de La Noëveillard
patrimoineImpasse de la Pépinière
patrimoineImpasse de la Rivaudière
patrimoineImpasse de la Xaviere
patrimoineImpasse de l'Embellie
patrimoineImpasse de l'Épeautre
patrimoineImpasse de l'Étang Macé
natureImpasse de L'Étoile des Marais
patrimoineImpasse de l'Ormeau-Jahu
patrimoineImpasse des Agapanthes
patrimoineImpasse des Aubépines
patrimoineImpasse des Aumiettes
patrimoineImpasse des Blanchardais
patrimoineImpasse des Blés d'Or
patrimoineImpasse des Buissons
patrimoineImpasse des Campagnols
patrimoineImpasse des Celtes
patrimoineImpasse des Cépages
patrimoineImpasse des Charmes
patrimoineImpasse des Charmilles
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Douves
patrimoineImpasse des Épicéas
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Ferchets
patrimoineImpasse des Figuiers
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Fragonettes
patrimoineImpasse des Genettes
patrimoineImpasse des Guigniers
patrimoineImpasse des Jardins de la Caradouère
patrimoineImpasse des Lavandières
patrimoineImpasse des Marronniers
patrimoineImpasse des Martres
patrimoineImpasse des Mélèzes
patrimoineImpasse des Moineaux
patrimoineImpasse des Mûriers
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Prunus
patrimoineImpasse des Sablons
patrimoineImpasse des Sports
patrimoineImpasse des Sternes
patrimoineImpasse des Tadornes
patrimoineImpasse des Vieux Ceps
patrimoineImpasse du Beau Vallon
patrimoineImpasse du Birdie
patrimoineImpasse du Blutoir
patrimoineImpasse du Carillon
patrimoineImpasse du Chabut
patrimoineImpasse du Champ de Bois
patrimoineImpasse du Chant des Oiseaux
patrimoineImpasse du Chemin Creux
patrimoineImpasse du Cheminet
patrimoineImpasse du Clos de Toscane
patrimoineImpasse du Closeau
patrimoineImpasse du Colombier
patrimoineImpasse du Cordier
patrimoineImpasse du Fenil
patrimoineImpasse du Jardinier
patrimoineImpasse du Meunier
patrimoineImpasse du Moulin Rouge
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Petit Bois
patrimoineImpasse du Porteau
patrimoineImpasse du Prédaire
patrimoineImpasse du Pressoir
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse du Soleil Levant
patrimoineImpasse du Terroir
patrimoineImpasse du Val Saint-Martin
patrimoineImpasse du Vigneron
natureImpasse Emeraude
patrimoineImpasse François II de Bretagne
patrimoineImpasse Henri Becquerel
patrimoineImpasse Herbette
patrimoineImpasse Maryse Bastié
patrimoineImpasse Mayo
patrimoineImpasse Paul Delmet
patrimoineImpasse René Prain
patrimoineImpasse Roxane
patrimoineImpasse Sophie Germain
patrimoineImpasse Suzanne Pigeon
patrimoineJardin Renoir
patrimoineLa Bourrelière
patrimoineLa Brahinière
patrimoineLa Chalopinière
patrimoineLa Coutancerie
patrimoineLa Vélodyssée
patrimoineLe Boismain
patrimoineLe Châtelier
patrimoineLe Clos Cosset
patrimoineLes Alizés
patrimoineLes Grandes Gouraudières
patrimoineLes Grandes Maisons
patrimoineLes Granges
patrimoineLotissement du Puits
patrimoineLotissement le Champ aux Moines
patrimoineLotissement Le Trait de la Vallée
patrimoineParking de la Gare
patrimoineParking du Château
patrimoineParking Tourte
patrimoineParking Verdun
patrimoinePassage de la Mairie
patrimoinePassage de Port Chéri
patrimoinePassage du Rocher
patrimoinePassage Sadi Carnot
patrimoinePetite Rue de la Marine
patrimoinePetite Rue des Halles
patrimoinePlace de La Concorde
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Grande Aire
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la Marne
patrimoinePlace de la Terrasse
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Église de Sainte-Marie
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace des Halles
patrimoinePlace du 14 Juillet
patrimoinePlace du Château
patrimoinePlace du Marchix
patrimoinePlace du Môle
patrimoinePlace du Petit Nice
patrimoinePlace Joseph Girard
patrimoinePlace Macé
patrimoinePont du 8 Mai 1945
patrimoineQuai du 11 Novembre 1918
patrimoineQuai du Commandant l'Herminier
patrimoineQuai Leray
patrimoineRésidence Bon Accueil
patrimoineRésidence de L'Armoricaine
patrimoineRésidence des Hauts des Sablons
patrimoineRésidence des Vignes Rouges
natureRésidence du Bon Air
patrimoineRésidence du Golf
patrimoineRésidence du Pornand
patrimoineRésidence du Sandier
patrimoineRésidence La Fontaine
patrimoineRésidence la Petite Joselière
patrimoineRésidence le Moulin Neuf
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Résidence Les Sablons
patrimoineRésidence Les Terrasses du Green
patrimoineRésidence l'Orée du Golf
patrimoineRésidence Plein Océan
patrimoineRond-Point de l'Europe
patrimoineRond-point des Gentelleries
patrimoineRond-Point du Souvenir-Français
patrimoineRond-Point EDF
patrimoineRond-Point Gilbert Pollono
patrimoineRond-point Le Sandier
patrimoineRoute Bleue
patrimoineRoute d'Arthon
patrimoineRoute de Bourgneuf
patrimoineRoute de Coëtargand
patrimoineRoute de la Bourelière
patrimoineRoute de la Colinerie
patrimoineRoute de la Giraudière
patrimoineRoute de la Janvrie
patrimoineRoute de l'Alcière
patrimoineRoute de la Mossardière
patrimoineRoute de la Rogère
patrimoineRoute de la Souchais
patrimoineRoute de Sainte-Marie à la Rochandière
patrimoineRoute de Saint-Michel-Chef-Chef
patrimoineRoute de Saint-Père-En-Retz
patrimoineRoute des Champs Ronds
patrimoineRoute des Mandonières
patrimoineRoute du Clion
patrimoineRoute Sainte-Marie
patrimoineRue Adrien Thierry
patrimoineRue Alain Gerbault
patrimoineRue Albert Calmette
patrimoineRue Alexis Maneyrol
patrimoineRue Alfred Benoist
patrimoineRue Alphonse Padioleau
patrimoineRue Ampère
patrimoineRue André Louërat
patrimoineRue Anna de Noailles
patrimoineRue Auguste Berthaud
patrimoineRue Baptiste Landreau
patrimoineRue Bernard Moitessier
patrimoineRue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue Bocandé
patrimoineRue Bougainville
patrimoineRue Cécile DeWitt
patrimoineRue Charles Babin
patrimoineRue Charles de Foucauld
patrimoineRue Clostermann
patrimoineRue Constant Guillou
patrimoineRue Corneille
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patrimoineRue Davaud
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patrimoineRue de la Faïencerie
patrimoineRue de la Ficaudière
patrimoineRue de la Fléchouserie
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fontaine aux Bretons
patrimoineRue de la Gilardière
patrimoineRue de La Goelette
patrimoineRue de la Grande Aire
patrimoineRue de la Grande Ouche
patrimoineRue de la Haute Folie
patrimoineRue de la Jeunesse
patrimoineRue de la Joselière
patrimoineRue de l'Albatros
patrimoineRue de la Marine
patrimoineRue de la misaine
patrimoineRue de la Mutualité
patrimoineRue de la Pagotière
patrimoineRue de la Pinède
patrimoineRue de la Plage de la Birochère
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue de la Plage de la Boutinardière
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue de la Plage de la Joselière
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue de la Plage du Portmain
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue de la Poste
patrimoineRue de la Potèe
patrimoineRue de la Prépoise
patrimoineRue de la Renaissance
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Sainte-Victoire
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Terrasse
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de l'Écluse
patrimoineRue de l'Église de Pornic
patrimoineRue de l'Equipement
patrimoineRue de l'Océan
patrimoineRue de Lorraine
patrimoineRue de l'Ouche
patrimoineRue de Malmy
patrimoineRue de Nantes
patrimoineRue des Abeilles
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Rue des Agates
patrimoineRue des Aigues Marines
patrimoineRue de Saint-Père-en-Retz
patrimoineRue des Airelles
patrimoineRue des Ajoncs
patrimoineRue des Alisiers
patrimoineRue des Amarelles
patrimoineRue des Ambres
patrimoineRue des Améthystes
patrimoineRue des Amitières
patrimoineRue des Augustins
patrimoineRue des Aumiettes
patrimoineRue des Barelles
patrimoineRue des Bergeronnettes
patrimoineRue des Bévinières
patrimoineRue des Bigareaux
patrimoineRue des Bougrenets
patrimoineRue des Bouleaux
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Buissonnets
patrimoineRue des Burlats
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Champs Francs
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Chaumes
patrimoineRue des Cigales
patrimoineRue des Cœurés
patrimoineRue des Cytises
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patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Gats
patrimoineRue des Gémeaux
patrimoineRue des Gobets
patrimoineRue des Grands Champs
patrimoineRue des Griottes
patrimoineRue des Grives
patrimoineRue des Halles
patrimoineRue des Hauts de la Joselière
patrimoineRue des Hortensias
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Lambertianas
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Lierres
patrimoineRue des Lièvres
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Louves
patrimoineRue des Maçonnières
patrimoineRue des Magnolias
patrimoineRue des Merisiers
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Mousseaux
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue des Naïades
patrimoineRue des Noëlles
patrimoineRue des Nondales
patrimoineRue des Olivettes
patrimoineRue des Opales
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue des Perrières
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Petits Coeurés
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pierres Folles
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Prés Verts
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Sables
patrimoineRue des Sablons
patrimoineRue des Sillons
patrimoineRue des Sylphes
patrimoineRue des Tamaris
patrimoineRue des Terres aux Moines
patrimoineRue des Terres Nobles
patrimoineRue des Terres Sèches
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue de Strasbourg
patrimoineRue des Trois Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Tulipes
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue des Vignes Rouges
natureRue des Voiliers
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue Didier Bérény
patrimoineRue du Beau Site
patrimoineRue du Belvédère
patrimoineRue du Blé Noir
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bon Accueil
patrimoineRue du Bourg aux Moines
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Canal
patrimoineRue du Capitaine Yves Allais
patrimoineRue du Capricorne
patrimoineRue du Chabut
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chaudron
patrimoineRue du Colombier
patrimoineRue du Colonel René Babonneau
patrimoineRue du Colonel Victor Bézier
patrimoineRue du Commerce
patrimoinerue du Docteur Ange Guépin
patrimoineRue du Docteur Ange Guépin
patrimoineRue du Docteur Auguste Guilmin
patrimoineRue du Fief du Porteau
patrimoineRue du Général Buat
patrimoineRue du Général de Gaulle
patrimoineRue du Général Thorthon
patrimoineRue du Golf
patrimoineRue du Grand Jardin
patrimoineRue du Hameau
patrimoineRue du Hameau du Pêcheur
patrimoineRue du Jardin Public
patrimoineRue du Lieutenant Jacques Blanchard
patrimoineRue du Lieutenant Maurice Pollono
patrimoineRue du Lieutenant Philippe Lara
patrimoineRue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue du Maréchal Joffre
patrimoineRue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Martin-Pécheur
patrimoineRue du Meunier
patrimoineRue du Milieu
patrimoineRue du Môle
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin Neuf
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pâtisseau
patrimoineRue du Persereau
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patrimoineRue du Traité d'Amsterdam
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patrimoineRue Évelyne Clopet
patrimoineRue Fernand de Mun
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patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Charpak
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Guynemer
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Becquerel
patrimoineRue Hilaire Cordet
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jacques-Yves Le Toumelin
patrimoineRue Jean Bart
patrimoineRue Jean Charcot
patrimoineRue Jean Courot
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Monnet
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
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patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Delmet
patrimoineRue Paul Langevin
patrimoineRue Paul Paulet
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
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histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
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