Rues de Pordic
343 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Césaria Evora
patrimoineAllée Claude Nougaro
patrimoineAllée de la Ville Neuve
patrimoineAllée des Portes
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée du Puits Julien
patrimoineAllée Édith Piaf
patrimoineAllée Jean Ferrat
patrimoineBois de la Chesnaie
patrimoineChemin de la Mare
patrimoineChemin des Bernains
patrimoineChemin des Lavoirs
patrimoineChemin du Grippais
patrimoineChemin du Grippais, Pordic
patrimoineChemin du Pont de Percée
patrimoineChemin petit Havre
patrimoineCité de Crignette
patrimoineImpasse Barbara
patrimoineImpasse Bonnette Morel
patrimoineImpasse Charner
patrimoineImpasse Chateaubriand
patrimoineImpasse de Balanca
patrimoineImpasse de Belle Île
patrimoineImpasse de Grenouillère
patrimoineImpasse de la Fosse-Argent
patrimoineImpasse de la Jaunaie
patrimoineImpasse de Launay
patrimoineImpasse de la Ville Andrieux
patrimoineImpasse de la Ville Papault
patrimoineImpasse de l'Épine Merlet
patrimoineImpasse de l'Hervian
patrimoineImpasse de l'Ilot
patrimoineImpasse de l'Îlot
patrimoineImpasse des Charmes
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Hibiscus
patrimoineImpasse des Ifs
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Prés Blés
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse du Chêne Rond
natureImpasse du Docteur Calmette
patrimoineImpasse du Rocher
patrimoineImpasse du Ruset
patrimoineImpasse du Vau Madec
patrimoineImpasse Fréhel
patrimoineImpasse Gilles Gahinet
patrimoineImpasse Glenmor
patrimoineImpasse Harel de la Noé
patrimoineImpasse Henri Queffelec
patrimoineImpasse Jean Bart
patrimoineImpasse Jean Maurel
patrimoineImpasse Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Impasse Loïc Caradec
patrimoineImpasse Pierre-Jakez Hélias
patrimoineImpasse Sully
patrimoineImpasse Surcouf
patrimoineImpasse Ville Auvray
patrimoineLa Ruelle
patrimoineLa Sente à la Minier
patrimoineLouis Dujardin
patrimoinePlace Émile Guéret
patrimoinePlace Général de Gaulle
patrimoinePlace Jean Audouard
patrimoineRond-Point de Hayle
patrimoineRond-Point de la 2e Division Blindée
patrimoineRue Alain Colas
patrimoineRue Aldo Moro
patrimoineRue Alexandre Ruellan
patrimoineRue Alexandre-Ruellan
patrimoineRue Allenou
patrimoineRue Ampère
patrimoineRue Anatole Le Braz
patrimoineRue Anjela Duval
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Auguste Blanqui
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Bernard Moitessier
patrimoineRue Boileau
patrimoineRue Bonette de la Courtillière
patrimoineRue Bourlago
patrimoineRue Brizeux
patrimoineRue Charles Goffic
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue Chevalier
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Conen de Prépéan
patrimoineRue Corneille
patrimoineRue Croix Chemin
patrimoineRue Croix Pinaud
patrimoineRue d'Armor
patrimoineRue de Bel Air
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Boisgelin
patrimoineRue de Camet
patrimoineRue de Commauton
patrimoineRue de Cotenti
patrimoineRue de Couépeur
patrimoineRue de Guivaux
patrimoineRue de Keribet
patrimoineRue de Kernelin
patrimoineRue de la Bonnette
patrimoineRue de la Bréhamette
patrimoineRue de la Caquinerie
patrimoineRue de la Chambre
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Chesnaie
patrimoineRue de la Corderie
patrimoineRue de la Côte du Ceil
patrimoineRue de la Croix Blanche
patrimoineRue de la Croix Carsin
patrimoineRue de la Croix Doméon
patrimoineRue de la Croix Guyomard
patrimoineRue de la Croix Rouge
patrimoineRue de la Cuve
patrimoineRue de la Fontaine des Croix
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de la Fosse-Argent
patrimoineRue de la Fosse au Loup
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Grande Vallée
patrimoineRue de la Hionnais
patrimoineRue de la Lande
natureRue de la Mare
patrimoineRue de la Mare Bata
patrimoineRue de la Noé
patrimoineRue de la Noë Mal
patrimoineRue de la Perrine
patrimoineRue de la Petite Ville
patrimoineRue de la Pierre Blanche
patrimoineRue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue de la Plessé
patrimoineRue de la Pointe
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Prée
patrimoineRue de la Prévôté
patrimoineRue de la Source du Pissot
patrimoineRue de la Toise
patrimoineRue de la Trappe
patrimoineRue de Launay
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de la Venelle
patrimoineRue de la Vieux Ville
patrimoineRue de la Ville Andrieux
patrimoineRue de la Ville Angevin
patrimoineRue de la Ville au Bas
patrimoineRue de la Ville au Bredel
patrimoineRue de la Ville au Doré
patrimoineRue de la Ville au Guichou
patrimoineRue de la Ville Auvray
patrimoineRue de la Ville Basse
patrimoineRue de la Ville Billio
patrimoineRue de la Ville Botrel
patrimoineRue de la Ville Callard
patrimoineRue de la Ville Callé
patrimoineRue de la Ville Évêque
patrimoineRue de la Ville Glas
patrimoineRue de la Ville Gléhen
patrimoineRue de la Ville Gouault
patrimoineRue de la Ville Gourio
patrimoineRue de la Ville Guy
patrimoineRue de la Ville Guyot
patrimoineRue de la Ville Hervieux
patrimoineRue de la Ville Jégu
patrimoineRue de la Ville Madren
patrimoineRue de la Ville Malotte
patrimoineRue de la Ville Méno
patrimoineRue de la Ville Minier
patrimoineRue de la Ville Morel
patrimoineRue de la Ville Nourri
patrimoineRue de la Ville Papault
patrimoineRue de la Ville Prido
patrimoineRue de la Ville Prigent
patrimoineRue de la Ville Robio
patrimoineRue de la Ville Serho
patrimoineRue de la Ville Sotte
patrimoineRue de la Ville Tréhen
patrimoineRue de l'Echaussée
patrimoineRue de l'Écho
patrimoineRue de l'Ecusset
patrimoineRue de l'Épine
patrimoineRue de l'Épine Merlet
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Etouble
patrimoineRue de l'Ic
patrimoineRue de l'Isle
patrimoineRue de Malbrousse
patrimoineRue de Maupertuis
patrimoineRue de Quéré
patrimoineRue de Quévran
patrimoineRue de Quimpéry
patrimoineRue d'Equivy
patrimoineRue de Rambelleville
patrimoineRue de Remelet
patrimoineRue de Rodo
patrimoineRue des Agapanthes
patrimoineRue de Saint-Brieuc
patrimoineRue de Saint-Halory
patrimoineRue des Asters
patrimoineRue des Bignons
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Champs Goélands
patrimoineRue des Champs Morinais
patrimoineRue des Corsaires
patrimoineRue des Dimes
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Gabions
patrimoineRue des Grands Clos
patrimoineRue des Grèves
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patrimoineRue des Hauts Champs
patrimoineRue des Hortensias
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patrimoineRue des Monts Cereaux
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Petits Prés
patrimoineRue des Pierres Urvoy
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Prévels
patrimoineRue des Rochettes
patrimoineRue des Sentes
patrimoineRue des Sept Fontaines
patrimoineRue des Sports
patrimoineRue des Terres Noires
patrimoineRue d'Estienne d'Orves
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue de Très-les-Murs
patrimoineRue de Turquant
patrimoineRue d'Hallory
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bourgneuf
patrimoineRue du Champ Court
patrimoineRue du Champ Dolo
patrimoineRue du Champ du Pommier
patrimoineRue du Champ Guéret
patrimoineRue du Champ Morin
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chêne Rond
natureRue du Cheno
patrimoineRue du Clos Barbiot
patrimoineRue du Clos Collet
patrimoineRue du Clos Fayet
patrimoineRue du Clos Hérisson
patrimoineRue du Clos Martin
patrimoineRue du Commandant l'Herminier
patrimoineRue du Courtil Chevalier
patrimoineRue du Doué
patrimoineRue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Goélo
patrimoineRue du Goulet
patrimoineRue du Grand Chemin
patrimoineRue du Grand Léjon
patrimoineRue du Gros Chêne
natureRue Duguay Trouin
patrimoineRue du Gué
patrimoineRue du Guessiou
patrimoineRue du Manoir
patrimoineRue du Martray
patrimoineRue du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin Hervé
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Parc
patrimoineRue du Pélican
patrimoineRue du Placis
patrimoineRue du Point du Jour
patrimoineRue du Pont Gato
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Pré Créan
patrimoineRue du Pré Péan
patrimoineRue du Puits Thomas
patrimoineRue du Quartier
patrimoineRue du Rosy
patrimoineRue du Terray
patrimoineRue du Tertre
patrimoineRue du Tertre aux Martres
patrimoineRue du Trégor
patrimoineRue du Vau Cheny
patrimoineRue du Vaudic
patrimoineRue du Vau Madec
patrimoineRue du Vau Rio
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue Éric Tabarly
patrimoineRue Ernest Renan
patrimoineRue Fontenelle
patrimoineRue Gabriel Guégan
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Vincenot
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jean de la Fontaine
patrimoineRue Jean Epivent
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
patrimoineRue Jean-Loïc Minier
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue la Bruyère
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue La Pérouse
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Louis Blanc
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Guilloux
patrimoineRue Louis Jouvet
patrimoineRue Louis Massignon
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Mermoz
patrimoineRue Métairie
patrimoineRue Métairie Croc
patrimoineRue Meven Mordiern
patrimoineRue Montesquieu
patrimoineRue Mozart
patrimoineRue Odio Baschamps
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Vatine
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Loti
patrimoineRue Pierre Roche
patrimoineRue René Dumont
patrimoineRue Roger Collin
patrimoineRue Roger Vercel
patrimoineRue Roland Garros
patrimoineRue Ronsard
patrimoineRue Saint-Fiacre
patrimoineRue Saint-Méloir
patrimoineRue Saint-Yves
patrimoineRue Serge Gainsbourg
patrimoineRue Surcouf
patrimoineRue Tainguy
patrimoineRue Théodore Botrel
patrimoineRue Virginie Heriot
patrimoineRue Yves Trébouta
patrimoineSous la Ville
patrimoineTunnel sous la D786
patrimoineVariante
patrimoineVenelle de Lysandre
patrimoineVenelle du Clos Bizet
patrimoineVenelle du Clos Sec
patrimoineVoie de l'Échaussée
patrimoine