Rues de Pontfaverger-Moronvilliers
74 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Marronniers
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Avenue Boileau
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue Nouvion
patrimoineChemin de la Croix Gigot
patrimoineChemin de Saint-Christophe
patrimoineChemin du Bois de Bar
patrimoineChemin rural de Nauroy à Pont-Faverger
patrimoineChemin Rural de Nayeux
patrimoineChemin rural dit de Noyeux
patrimoineChemin rural dit de Saint-Médard
patrimoineChemin rural dit du Mont Pilloire
patrimoineChemin Vicinal Ordinaire de Pont-Faverger à Selles
patrimoineImpasse de Saint-Christophe
patrimoineImpasse des Bois de Saint-Brice
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse Emery
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoineRoute de Vouziers
patrimoineRue Biseau
patrimoineRue d'Alsace
patrimoineRue de Barbilly
patrimoineRue de Bétheniville
patrimoineRue de Châlons-sur-Marne
patrimoineRue de la Croix Gigot
patrimoineRue de la Noue des Vins
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patrimoineRue de la Porte de la Croix
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patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Église Saint-Brice
patrimoineRue de l'Église Saint-Médard
patrimoineRue de Moronvilliers
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patrimoineRue de Vouziers
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patrimoineRue du Four à Chaux
patrimoineRue du Gué Batillot
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Pont Saint-Médard
patrimoineRue Gaillot
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patrimoineRuelle Cochet
patrimoineRuelle des Jardins
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patrimoineRue Parisot
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patrimoineRue Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Rue Saint-Brice
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patrimoineRue Thiers
patrimoineVoie Communale de Moronvilliers
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