Rues de Pont-sur-Seine
46 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin aux Prêtres
patrimoinechemin de halage
patrimoineChemin de halage
patrimoineChemin de Pont sur Seine à Marnay sur Seine
patrimoineFaubourg Saint-Martin
patrimoineFaubourg Saint-Nicolas
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Boly
patrimoineImpasse de la Maison Rouge
patrimoineImpasse Saint-Martin
patrimoineLotissement de la Fosse aux Loups
patrimoineLotissement Fleming
patrimoinePlace Casimir Perier
patrimoinePlace Saint-Martin
patrimoineRue de la Banquette
patrimoineRue de la Cloche
patrimoineRue de la Fosse aux Loups
patrimoineRue de la Pomme
patrimoineRue de l'Aquitaine
patrimoineRue de Saxe
patrimoineRue de Seine
patrimoineRue des Épinettes
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Normands
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue du Chapon
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château Gaillard
patrimoineRue du Docteur Jean Plomion
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Haut Lieu
patrimoineRue du Magasin
patrimoineRue du Moussot
patrimoineRue du Petit Mesnil
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Professeur Alexandre Fleming
patrimoineRue du Rateau
patrimoineRue du Rivage
patrimoineRue Fernande Champenois
patrimoineRue Gratte Grue
patrimoineRue Irène Fanielle
patrimoineRue Maurice Tripier
patrimoineRue Monte à Regret
histoireUn nom qui glace le sang, une rue qui monte, et une énigme étymologique à double fond. Rares sont les rues françaises dont le nom même semble raconter une histoire tragique, et plus rares encore celles dont l'origine reste, aujourd'hui encore, l'objet d'un débat érudit. Monte-à-Regret appartient à ces toponymes qui ont traversé les siècles avec leur mystère intact. L'hypothèse la plus populaire — et la plus glaçante — est celle du chemin des condamnés. Sous l'Ancien Régime, dans presque toutes les villes de France, les condamnés à mort étaient conduits, chargés de leurs fers, depuis leur prison ou depuis le tribunal jusqu'au gibet dressé aux abords de la ville, sur une hauteur bien visible pour frapper les esprits. Les fourches patibulaires — ces potences à plusieurs piliers qui indiquaient le rang du seigneur justicier — étaient placées en bordure des grandes voies, sur une butte ou une colline. Les corps y restaient exposés jusqu'à décomposition. Le trajet ultime, entre les murs de la ville et la potence, était nommé dans plusieurs cités françaises « Monte-à-Regret » : Limoges, Toulouse (« la Salade »), Saint-Brieuc, et d'autres villes conservent la trace de ce chemin funèbre, désormais parfaitement anodin dans le tissu urbain moderne. Un prêtre accompagnait généralement le condamné jusqu'au dernier moment — d'où l'expression littéraire connexe « l'abbaye de Monte-à-Regret », désignant par ironie noire la mort par pendaison. Une hypothèse concurrente, plus prosaïque mais peut-être plus juste, veut que « regret » soit une déformation du vieux mot « degrés » — c'est-à-dire « marches ». La rue « Monte à degrés » serait devenue par altération phonétique « Monte-à-Regret » : ce serait simplement une rue en escalier, montante par volées de marches, comme il y en avait tant dans les vieilles villes accidentées. Cette explication savante a été notamment défendue à propos de Limoges, où la rue Monte-à-Regret présentait effectivement autrefois des degrés. Elle a le mérite d'expliquer aussi les cas où aucun gibet n'est historiquement attesté à proximité — mais elle laisse songeur : les toponymes populaires cèdent rarement leur mémoire au profit d'étymologies pures. Les deux hypothèses coexistent, et il n'est pas exclu qu'elles se soient renforcées mutuellement : une rue en pente et à degrés, menant vers les hauteurs de la ville, aurait pu voir passer les condamnés vers leur exécution, et le nom populaire « Monte-à-Regret » aurait joué sur les deux registres — descriptif et macabre. La langue française aime ces palimpsestes : un mot peut cacher deux histoires, l'une commune, l'autre effrayante, superposées comme les couches d'une vieille peinture. Ce qui est certain, c'est qu'aucun promeneur qui monte aujourd'hui cette rue paisible ne sait plus ce qu'elle rappelle. Et c'est peut-être là le vrai sens du mot regret : celui d'une mémoire qui s'efface, d'un passé qui monte encore mais qu'on ne reconnaît plus. Peu de noms de rues sont, à eux seuls, un aussi bel abrégé de l'histoire des villes.
Rue Traversière
patrimoineRue Vide Grange
patrimoine