Rues de Pont-Saint-Esprit
421 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Grenache
patrimoineAllée de la Clairette
patrimoineAllée de la Pinède
patrimoineAllée de l'Aramon
patrimoineAllée de Montmirail
patrimoineAllée de Pierrelatte
patrimoineAllée des Aubépines
patrimoineAllée des Charbonnières
patrimoineAllée des Chasselas
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Pommiers
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée Fontinalia
patrimoineAllée Frédéric Mistral
patrimoineAllée Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Ancienne Route Diocésaine
patrimoineAncienne Route Pont d'Ardèche
patrimoineAncienne Route Royale
patrimoineAvenue André de Philip
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue Gaston Doumergue
patrimoineAvenue Général de Gaulle
patrimoineAvenue Georges Chouleur
patrimoineAvenue Kennedy
patrimoineAvenue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Avenue Pierre Mendès France
patrimoineBoulevard Allègre Chemin
patrimoineBoulevard Carnot
patrimoineBoulevard Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Chemin Allègre-Chemin
patrimoineChemin Bas
patrimoineChemin Columbia
patrimoineChemin Crussol Nord
patrimoineChemin de Beauchamp
patrimoineChemin de Chance
patrimoineChemin de Chapelonne
patrimoineChemin de Coulorgues
patrimoineChemin de Crussol
patrimoineChemin de Gaujac
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de la Barandonne
patrimoineChemin de la Bourdouze
patrimoineChemin de la Cabanette
patrimoineChemin de la Champignonnière
patrimoineChemin de la Croix du Rat
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de Lagarde
patrimoineChemin de la Malautière
patrimoineChemin de la Martine
patrimoineChemin de la Mirandole
patrimoineChemin de la Mouette
patrimoineChemin de la Paillasse
patrimoineChemin de la Pinède
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de la Voie Romaine
patrimoineChemin de l'Entrepôt
patrimoineChemin de MasConil
patrimoineChemin de Notre-Dame-des-Roses
patrimoineChemin de Peyraube
patrimoineChemin de Pierre
patrimoineChemin de Pont Saint-Esprit
patrimoineChemin de Provaison
patrimoineChemin de Saint-Alexandre
patrimoineChemin de Saint-André
patrimoineChemin de Saint-Pancrace
patrimoineChemin des Arbousiers
patrimoineChemin des Chapelonnes
patrimoineChemin des Cimes
patrimoineChemin des Cyprès
patrimoineChemin des Deux Aubes
patrimoineChemin des Églantines
patrimoineChemin des Genêts
patrimoineChemin des Gravières
patrimoineChemin des Grillons
patrimoineChemin des Grottes
patrimoineChemin des Hauts de Saint-Joseph
patrimoineChemin des Îles
patrimoineChemin des Landes
natureChemin des Malautières
patrimoineChemin des Mines
patrimoineChemin des Oliviers
patrimoineChemin des Sources
patrimoineChemin des Tournesols
patrimoineChemin de Ventabren
patrimoineChemin du Bois Pascal
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineChemin du Colombier
patrimoineChemin du Grenadier
patrimoineChemin du Major
patrimoineChemin du Mistral
patrimoineChemin du Pavillon
patrimoineChemin du Petit Bois
patrimoineChemin du Petit Grès
patrimoineChemin du Plan
patrimoineChemin du Rieu Primen
patrimoineChemin du Saut du Levreau
patrimoineChemin du Trou de Barry
patrimoineChemin Montplaisir
patrimoineChemin Parrans Saint-Michel
patrimoineChemin Plein Sud
patrimoineEscalier Monumental Saint-Pierre
patrimoineImpasse Ariane
patrimoineImpasse Assaleix
patrimoineImpasse Auguste Renoir
patrimoineImpasse Beau Soleil
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Charasse
patrimoineImpasse de Barjac
patrimoineImpasse de la Bousquette
patrimoineImpasse de la Calade
patrimoineImpasse de la Camargue
patrimoineImpasse de la Colline
patrimoineImpasse de la Farigoulette
patrimoineImpasse de la Mirandole
patrimoineImpasse de la Peyre
patrimoineImpasse de l'Araucaria
patrimoineImpasse de la Sainte-Barbe
patrimoineImpasse de la Tontine
patrimoineImpasse de l'Élysée
patrimoineImpasse de l'Esquernoise
patrimoineImpasse de l'Olivette
patrimoineImpasse de Peyraube
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Impasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Arbousiers
patrimoineImpasse des Bambous
patrimoineImpasse des Bartavelles
patrimoineImpasse des Bengalis
patrimoineImpasse des Bolets
patrimoineImpasse des Buis
patrimoineImpasse des Camélias
patrimoineImpasse des Canisses
patrimoineImpasse des Chanterelles
patrimoineImpasse des Châtaigniers
patrimoineImpasse des Chênes
natureImpasse des Chevaux
patrimoineImpasse des Colombines
patrimoineImpasse des Criquets
patrimoineImpasse des Framboisiers
patrimoineImpasse des Galinettes
patrimoineImpasse des Glycines
patrimoineImpasse des Groseilliers
patrimoineImpasse des Hauts de Saint-Joseph
patrimoineImpasse des Hortensias
patrimoineImpasse des Inséparables
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Jardinets
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Landes
natureImpasse des Lavandes
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Marguerites
patrimoineImpasse des Martinets
patrimoineImpasse des Mazets
patrimoineImpasse des Ménestrels
patrimoineImpasse des Mésanges Bleues
patrimoineImpasse des Mésanges Vertes
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Mines
patrimoineImpasse des Minimes
patrimoineImpasse des Muriers
patrimoineImpasse des Muscats
patrimoineImpasse des Ormeaux
patrimoineImpasse des Pensées
patrimoineImpasse des Pétunias
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Piverts
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Quatre Vents
patrimoineImpasse des Ramiers
patrimoineImpasse des Rives du Soleil
patrimoineImpasse des Romarins
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Tuillières
patrimoineImpasse des Tulipes
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse du 8 Mai 1945
patrimoineImpasse du Cabanon
patrimoineImpasse du Chalet
patrimoineImpasse du Clos
patrimoineImpasse du Clos du Lavandin
patrimoineImpasse du Four à Chaux
patrimoineImpasse du Lys
patrimoineImpasse du Mas Meline
patrimoineImpasse du Parc d'Activités
patrimoineImpasse du Plan de Beaucaire
patrimoineImpasse du Poète
patrimoineImpasse du Serpolet
patrimoineImpasse du Tilleul
natureImpasse d'Uzès
patrimoineImpasse Fargier
patrimoineImpasse Jehan de Thyanges
patrimoineImpasse Joliot Curie
patrimoineImpasse La Provence
patrimoineImpasse les Hauts de l'Ardèche
patrimoineImpasse Les Près Verts
patrimoineImpasse Louis Jouvet
patrimoineImpasse Manet
patrimoineImpasse Matisse
patrimoineImpasse Monet
patrimoineImpasse Paul Valéry
patrimoineImpasse Phénix
patrimoineImpasse Porte Sud
patrimoineImpasse Puits de la Calade
patrimoineImpasse Rapsodie
patrimoineImpasse Rosa
patrimoineImpasse Saint-Guilhem
patrimoineImpasse Saint-Pancrace
patrimoineImpasse Saint-Pierre
patrimoineImpasse Soleïado
patrimoineImpasse Tournante
patrimoineImpasse Villa Rivage
patrimoineMontée de la Blache
patrimoineMontée des Fougères
patrimoinePassage de la Bousquette
patrimoinePassage des Cyprès
patrimoinePassage des Fleurs
patrimoinePassage des Mines aux Grottes
patrimoinePassage Pont d'Ardèche
patrimoinePlace Albert Hébrard
patrimoinePlace Alphonse d'Ornano
patrimoinePlace Danielle Casanova
patrimoinePlace de la Chapelle
patrimoinePlace de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de l'Ancien Hôtel de Ville
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace des Alouettes
patrimoinePlace des Bergeronnettes
patrimoinePlace des Cerisiers
patrimoinePlace des Faucons
patrimoinePlace des Martyrs de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Place des Merles
patrimoinePlace des Mésanges
patrimoinePlace des Roses Baccarat
patrimoinePlace des Rossignols
patrimoinePlace des Ursulines
patrimoinePlace du 18 Juin 1940
patrimoinePlace du Couvent
patrimoinePlace d'Ulm
patrimoinePlace du Maquis Bir Hakeim
histoirePlace du Plan
patrimoinePlace du Plan de Beaucaire
patrimoinePlace du Port
patrimoinePlace du Souvenir Français
patrimoinePlace Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Place Gaby Peyre
patrimoinePlace Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place George Ville
patrimoinePlace Henri Pitot
patrimoinePlace Lanthane
patrimoinePlace Montcalm
patrimoinePlace Neuve
patrimoinePlace Saint-Michel
patrimoinePlace Saint-Pierre
patrimoinePlace Soeurs Saint-Vincent de Paul
patrimoinePont du Saint-Esprit
patrimoineQuai Albert de Luynes
patrimoineQuai Bonnefoy-Sibour
patrimoineRond-Point de l'Europe
patrimoineRoute de Barjac
patrimoineRoute de Carsan
patrimoineRoute de la Blache
patrimoineRoute de Pont
patrimoineRoute de Saint-Étienne des Sorts
patrimoineRoute de Saint-Paulet de Caisson
patrimoineRoute de Vénéjan
patrimoineRoute Nationale
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Ambroise Croizat
patrimoineRue Aubanel
patrimoineRue Auguste Blanqui
patrimoineRue Auzépy Morel
patrimoineRue Bas Mazeau
patrimoineRue Baticoop
patrimoineRue Beauregard
patrimoineRue Carignan
patrimoineRue Célestin Freinet
patrimoineRue Charles Mengailhou
patrimoineRue Conventionnel Chazal
histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
Rue d'Arcole
patrimoineRue d'Austerlitz
patrimoineRue de Foy
patrimoineRue de Givors
patrimoineRue de la Borne
patrimoineRue de la Calade
patrimoineRue de la Calador
patrimoineRue de la Camargue
patrimoineRue de la Caserne
patrimoineRue de la Chapelle
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patrimoineRue de la Paroisse
patrimoineRue de la Sauge
patrimoineRue de l'Aspic
patrimoineRue de la Verrerie
patrimoineRue de l'Élysée
patrimoineRue de l'Équerre
patrimoineRue de l'Union
patrimoineRue de Marcoule
patrimoineRue de Pierrelatte
patrimoineRue de Rivière
natureRue de Rivoli
patrimoineRue des Abricotiers
patrimoineRue des Arceaux
patrimoineRue des Arizonas
patrimoineRue des Capucins
patrimoineRue des Cerisiers
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patrimoineRue des Charmilles
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patrimoineRue des Cigales
patrimoineRue des Cyprelles
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patrimoineRue des Fatouliers
patrimoineRue des Fauvettes
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natureRue des Jardins
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patrimoineRue des Minimes
patrimoineRue des Mourguettes
patrimoineRue des Muriers
patrimoineRue des Narcisses
patrimoineRue des Pêcheurs
patrimoineRue des Pensées
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Quatre Coins
patrimoineRue des Quatre Vents
patrimoineRue des Rives de l'Ardèche
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Tourterelles
patrimoineRue des Troènes
patrimoineRue des Trois Journées
patrimoineRue des Vaches
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patrimoineRue d'Haverhill
patrimoineRue d'Iéna
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 15 Août 1944
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patrimoineRue du 8 Mai 1945
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patrimoineRue d'Uzès
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patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
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patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
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