Rues de Pont-l'Abbé
292 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Blaise Pascal
patrimoineAllée de la Châtaigneraie
patrimoineAllée Descartes
patrimoineAllée des Châtaigniers
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Mandarins
patrimoineAllée Diderot
patrimoineAllée du Prat Guen
patrimoineAllée du Ruisseau
natureAllée Jean de la Fontaine
patrimoineAllée Julien Gracq
patrimoineAllée Olympe de Gouges
patrimoineAncienne Ligne de Chemin de Fer de Pont-l'Abbé à Saint-Guénolé
patrimoineAncienne voie de chemin de Fer de pont-l'Abbé à Saint-Guénolé
patrimoineAncienne Voie de Chemin de Fer Quimper - Pont-l'Abbé
patrimoineAvenue Armand du Châtellier
patrimoineAvenue de Bantry
patrimoineAvenue de Kerarthur
patrimoineAvenue de Menez-Bihan
patrimoineAvenue de Schleiden
patrimoineAvenue de Trébéhoret
patrimoineAvenue du Douric
patrimoineAvenue du Guerdy
patrimoineAvenue du Guirric
patrimoineAvenue Éric Tabarly
patrimoineAvenue Jacques Chirac
patrimoineBoulevard des Poilus
patrimoineChemin de Botvellec
patrimoineChemin de Brémillec
patrimoineChemin de Kerargont
patrimoineChemin de Kernuz
patrimoineChemin de Kerondo Vras
patrimoineChemin de Kerun
patrimoineChemin de la Grotte
patrimoineChemin de Lambour
patrimoineChemin de Land Vallée
patrimoineChemin de Malabry
patrimoineChemin de Porsmoro
patrimoineChemin de Rosquerno
patrimoineChemin de Rosveign
patrimoineChemin du Cosquer
patrimoineChemin du Halage
patrimoineChemin du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Penker Coz
patrimoineChemin du Séquer Névez
patrimoineChemin du Séquer Névéz
patrimoineChemin Rural du Guerdy
patrimoineEnclos de Kerentrée
patrimoineGiratoire de An Ti Kare
patrimoineGiratoire de Kermaria
patrimoineGiratoire de Kerrouant
patrimoineGiratoire de Saint-Jean
patrimoineHameau de Kerlaouarn
patrimoineHameau de Ti Boutic
patrimoineHent Ar Foennec
patrimoineHent Ar Ven Dero
patrimoineImpasse Amélie
patrimoineImpasse Charles Le Bastard
patrimoineImpasse de Canapé
patrimoineImpasse de Kerdual
patrimoineImpasse de Kerguz
patrimoineImpasse de Ménez Bijigou
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Hortensias
patrimoineImpasse des Hulottes
patrimoineImpasse des Oliviers
patrimoineImpasse des Romains
patrimoineImpasse de Trébéhoret
patrimoineImpasse Georges Monot
patrimoineImpasse Jeanne d'Arc
patrimoineImpasse Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Impasse Menez Roz
patrimoineImpasse Parc Mel
patrimoineImpasse Parc Tyrien
patrimoineImpasse Pierre Volant
patrimoineImpasse Théodore
patrimoinePark-Montouarc'h
patrimoinePassage de la Levée
patrimoinePassage du Douric-Coz
patrimoinePassage Laënnec
patrimoinePassage Rochefort
patrimoinePlace Benjamin Delessert
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de Pont-Guern
patrimoinePlace des Agapanthes
patrimoinePlace des Carmes
patrimoinePlace des Échaudés
patrimoinePlace de Trébéhoret
patrimoinePlace du Douric-Coz
patrimoinePlace du Guerdy
patrimoinePlace Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Place Toussaint Louverture
patrimoinePlace Voltaire
patrimoinePont-Neuf
patrimoinePont Piétonnier de Saint-Gabriel
patrimoineQuai Henry-Maurice Bénard
patrimoineQuai Pors Moro
patrimoineQuai Saint-Laurent
patrimoineQuartier Vallou
patrimoineRésidence de la Rivière
natureRésidence des Camélias
patrimoineRésidence du Kreisker
patrimoineRésidence du Steven
patrimoineRésidence Les Trois Chênes
natureRésidence Louis Hémon
patrimoineRésidence Pors Moro
patrimoineRoute de Combrit
patrimoineRoute de Kerguevelen
patrimoineRoute de Kergus
patrimoineRoute de Kerouant
patrimoineRoute de la Villeneuve
patrimoineRoute de l'Île Chevalier
patrimoineRoute de Loctudy
patrimoineRoute de Ménez Rouz
patrimoineRoute de Plobannalec
patrimoineRoute de Plomeur
patrimoineRoute de Plonivel
patrimoineRoute de Queffen
patrimoineRoute de Quimper
patrimoineRoute de Saint-Jean-Trolimon
patrimoineRoute de Saint-Servais
patrimoineRoute de Trévannec
patrimoineRoute de Troliguer
patrimoineRue Alain Signor
patrimoineRue Alfred Le Dilosquer
patrimoineRue An Hent Coz
patrimoineRue Anjela Duval
patrimoineRue Anne de Bretagne
patrimoineRue Arnoult
patrimoineRue ar Soner Du
patrimoineRue Auguste Dupouy
patrimoineRue Bienheureux Vincent l’Henoret
patrimoineRue Brizeux
patrimoineRue Burdeau
patrimoineRue Cadoudal
patrimoineRue Carnot
patrimoineRue Charles Darwin
patrimoineRue Charles du Quélennec
patrimoineRue Charles Le Bastard
patrimoineRue Charles Le Goffic
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue Colonel Arnaud Beltrame
patrimoineRue Condorcet
patrimoineRue Corn Lan
patrimoineRue Danton
patrimoineRue de Bringall
patrimoineRue de Bringall Huella
patrimoineRue de Keralio
patrimoineRue de Kerembleis
patrimoineRue de Kerentrée
patrimoineRue de la Carrière
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la grotte
patrimoineRue de la Halle
patrimoineRue de la Madeleine
patrimoineRue de Lambour
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Ménez Ar Piquet
patrimoineRue de Merville
patrimoineRue de Mogueriou
patrimoineRue de Plobannalec
patrimoineRue de Pont-l'Abbé
patrimoineRue de Poulleac'h
patrimoineRue des Brodeuses
patrimoineRue des Carmes
patrimoineRue des Chevaliers
patrimoineRue des Cyprès de Provence
patrimoineRue des Déportés
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Morts
patrimoineRue des Pins
patrimoineRue de Ster Vad
patrimoineRue de Trébéhoret
patrimoineRue de Tremeoc
patrimoineRue Douarlinec
patrimoineRue Dréon An Ilis
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Colonel Rol-Tanguy
patrimoineRue du Docteur Guias
patrimoineRue du Douric-Coz
patrimoineRue du Général de Gaulle
patrimoineRue Duguay Trouin
patrimoineRue Duguesclin
patrimoineRue du Guirric
patrimoineRue du Lycée
patrimoineRue du Manoir
patrimoineRue du Méjou
patrimoineRue du Menez
patrimoineRue du Menhir
patrimoineRue du Penquer
patrimoineRue du Petit Train
patrimoineRue du Prat
patrimoineRue du Prat Guen
patrimoineRue du Séquer
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Steven
patrimoineRue Élie Fréron
patrimoineRue Floquet
patrimoineRue François Bazin
patrimoineRue François Mitterrand
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Georges Geo Fourrier
patrimoineRue Georges Pompidou
patrimoineRue Goarem Guéon
patrimoineRue Gustave Eiffel
patrimoineRue Guy Le Garrec
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Hent Coz
patrimoineRue Hoche
patrimoineRue Hyacinthe Le Bleis
patrimoineRue Jean-Jacques Le Mordant
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Lautredou
patrimoineRue Jean le Berre
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jeanne Bohec
patrimoineRue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jean Racine
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Simon
patrimoineRue Kreis Ar Pin
patrimoineRue Laënnec
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue le Normant des Varannes
patrimoineRue Leuquer Guéor
patrimoineRue Louis Braille
patrimoineRue Louis Hémon
patrimoineRue Louis Lagadic
patrimoineRue Lucien Simon
patrimoineRue Madame de Pompéry
patrimoineRue Marceau
patrimoineRue Marcel Cariou
patrimoineRue Marie Anne Le Minor
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Marie de Kerstrat
patrimoineRue Mathurin Méheut
patrimoineRue Michelet
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Monseigneur Jolivet
patrimoineRue Mtislav Rostropovitch
patrimoineRue Nicolas
patrimoineRue Nicolas Laisné
patrimoineRue Noire
patrimoineRue Nominoé
patrimoineRue Parc Boreden
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Verlaine
patrimoineRue Pen Enez
patrimoineRue Penquer Névez
patrimoineRue Per Jakez Helias
patrimoineRue Pierre Corneille
patrimoineRue Pierre du Belay
patrimoineRue Pierre Loti
patrimoineRue Pierre Teilhard de Chardin
patrimoineRue Pierre Volant
patrimoineRue Puig de Ritalongi
patrimoineRue Quillivic
patrimoineRue Rabelais
patrimoineRue Raymonde Folgoas Guillou
patrimoineRue Raymond Guenet
patrimoineRue René Coty
patrimoineRue Rochefort
patrimoineRue Roger Signor
patrimoineRue Saint-Jacques
patrimoineRue Saint-Laurent
patrimoineRue Sébastien Jolivet
patrimoineRue Surcouf
patrimoineRue Théodore Botrel
patrimoineRue Traverse
patrimoineRue Tréouguy
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Voltaire
patrimoineRue Xavier Grall
patrimoineSquare de l'Europe
patrimoineVenelle de Gwel Kaër
patrimoineVenelle de Kerembleis
patrimoineVenelle des Ajoncs
patrimoineVenelle des Cormes
patrimoineVenelle des Glénan
patrimoineVenelle des Peupliers
natureVenelle des Pins
patrimoineVenelle de Tréouguy
patrimoineVenelle de Troliguer
patrimoineVenelle Dorée
patrimoineVillage de Goarem-Guéon
patrimoine