Rues de Pont-en-Royans
53 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Écoles
patrimoineChemin de la Cascade Blanche
patrimoineChemin de la Corbeille
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin du Bourg
patrimoineChemin du Couloir
patrimoineChemin du Réservoir
patrimoineChemin du Rognon
patrimoineCollège Raymond Guelen
patrimoineCrête des Garides
patrimoineD518
patrimoineD531
patrimoineEscalier de la Corbeille
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse du Canal
patrimoineImpasse Humbert II
patrimoineImpasse Pres du Clocher
patrimoineLes Gorges
patrimoineLotissement le Paradis 1
patrimoineLotissement le Paradis 2
patrimoineLotissement le Paradis 3
patrimoineMontée des Écoles
patrimoineMontée du Collège
patrimoineMontée du Petit Clocher
patrimoinePlace de Bassiano
patrimoinePlace de la Halle
patrimoinePlace du Breuil
patrimoinePlace du Temple
patrimoinePlace le Pont Picard
patrimoinePlace Porte de France
patrimoinePont-en-Royans - Stade
patrimoinePromenade de la Bourne
patrimoineRoute des Gorges de la Bourne
patrimoineRue Bernissard
patrimoineRue Bob Ten Hoope
patrimoineRue Château Gaillard
patrimoineRue Coucourde
patrimoineRue de Gaudemard
patrimoineRue de la Caserne
patrimoineRue de la Salle des Fêtes
patrimoineRue de l'Horloge
patrimoineRue Donzelle
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Breuil
patrimoineRue du Merle
patrimoineRue du Souvenir Français
patrimoineRue du Temple
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Gaudemard
patrimoineRuelle Justice de Paix
patrimoineRue Porte Agnès
patrimoineRue Raymond Guelen
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patrimoine