Rues de Pluneret
260 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Boëdic
patrimoineAllée de Brocéliande
patrimoineAllée des Cormorans
patrimoineAllée des Courlis
patrimoineAllée des Frégates
patrimoineAllée des Mouettes
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée des Sternes
patrimoineAllée du Vieux Pré
patrimoineBot Guérin
patrimoineBoucle du Téno
patrimoineBransquel
patrimoineChemin Bono Sainte-Avoye
patrimoineChemin des Pèlerins
patrimoineChemin des Pierrots
patrimoineCrabihal
patrimoineCromarzel
patrimoineDomaine de L'Héritage
patrimoineFetan Alan
patrimoineGuernahuel
patrimoineGuern-Boulard
patrimoineImpasse Baradozic
patrimoineImpasse de Kerfontaine
patrimoineImpasse de Kerizan
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de la Croix Perçée
patrimoineImpasse de Lann-Guerban
patrimoineImpasse de Lanriacq
patrimoineImpasse de la Terre Rouge
patrimoineImpasse de l'Île Gavrinis
patrimoineImpasse de l'Île Méaban
patrimoineImpasse de Lissaden
patrimoineImpasse de Park Lann
patrimoineImpasse des Arbousiers
patrimoineImpasse des Aubépines
patrimoineImpasse des Camélias
patrimoineImpasse des Églantines
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Nefliers
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse de Talihuern
patrimoineImpasse de Tréguevir
patrimoineImpasse Doar Ezan
patrimoineImpasse du Bel Air
patrimoineImpasse du Magnolia
patrimoineImpasse du Motten
patrimoineImpasse du Verger de Kerizan
patrimoineImpasse du Vieux Chêne
natureImpasse Henri Becquerel
patrimoineImpasse Hent Tenn
patrimoineImpasse Irus
patrimoineImpasse Ivinenn
patrimoineImpasse Kergoho
patrimoineImpasse Kernitra
patrimoineImpasse Lann der Lue
patrimoineImpasse Lann er Voten
patrimoineImpasse Liorh Braz
patrimoineImpasse Octave Mirbeau
patrimoineImpasse Paul Gauguin
patrimoineImpasse Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Impasse Ty Carnac
patrimoineImpasse Ty Kazh
patrimoineKer Anna
patrimoineKerbrec'h
patrimoineKercadic
patrimoineKerchican
patrimoineKerdaniel
patrimoineKerdiret
patrimoineKerfrécant
patrimoineKergonan
patrimoineKergulvan
patrimoineKerhel
patrimoineKerhouarn
patrimoineKerhys
patrimoineKeriaquer
patrimoineKerindeven
patrimoineKerinonet Sud
patrimoineKerisper
patrimoineKerjosse
patrimoineKerleau
patrimoineKerloury
patrimoineKermadio
patrimoineKernabat
patrimoineKernanec
patrimoineKerniolen
patrimoineKerospic
patrimoineKeroussin
patrimoineKerrouz
patrimoineKersellec
patrimoineKervamentad
patrimoineKervannes
patrimoineKervenduc
patrimoineKerzo
patrimoineKerzuhan
patrimoineKerzuhen
patrimoineKroazhent-tro Kerfetan
patrimoineLann-Héol
patrimoineLarmor Kérispert
patrimoineLa Villeneuve
patrimoineLe Ballon
patrimoineLe Branhoc
patrimoineLe Clos Braguere
patrimoineLe Clos de Kernitra
patrimoineLe Goahic
patrimoineLe Gumenen
patrimoineLeignelan
patrimoineLe Letty
patrimoineLe Moulin de Kervilio
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Le Moulin Neuf
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Le Penher
patrimoineLe Porho
patrimoineLéran
patrimoineLe Rhénno
patrimoineLescheby
patrimoineLes Travaux
patrimoineLe Téno
patrimoineLe Vieux Pont Suspendu
patrimoineL'Héritage
patrimoineLomelec
patrimoineLotissement de Kerdabo
patrimoineLotissement de Kerfontaine
patrimoineLotissement des Blés
patrimoineLotissement la Montagne
patrimoineLotissement le Clos Braguere
patrimoineLotissement le Clos de la Montagne
patrimoineLotissement le Hameau du Pêcheur
patrimoineLotissement Les Hauts de Saint-Avoye
patrimoineLotissement Parc-Er-Mané
patrimoineLotissement Pra Braz (Impair)
patrimoineLotissement Pra Braz (Pair)
patrimoineLotissement Prad Kerizan
patrimoineMané Gourio
patrimoineMané Kerrouz
patrimoinePen Coaet Sal
patrimoinePen er Pan
patrimoinePenher
patrimoinePlace Comtesse de Ségur
patrimoinePlace des Albatros
patrimoinePlace du Champ de Foire
patrimoinePlace François Mitterrand
patrimoinePlace Vincent Jollivet
patrimoinePlasenn Foer Ar Roñsed
patrimoinePont du Penhér
patrimoinePont Joseph Le Brix
patrimoinePont Stanco
patrimoinePrestevel
patrimoineQuenebarh
patrimoineRésidence des Iris
patrimoineRésidence des Peintres
patrimoineRésidence Parc Er Scouder
patrimoineRésidence Ty Carnac
patrimoineRoc'h Bihan
patrimoineRond-Point de Kersalé
patrimoineRond-Point du Branhoc
patrimoineRoute de Kerbrech
patrimoineRoute de Kerchican
patrimoineRoute de Kerhel
patrimoineRoute de Kersuhan
patrimoineRoute de Kervingu
patrimoineRoute de Kerzuhen
patrimoineRoute de la Chapelle
patrimoineRoute de Sainte-Avoye
patrimoineRoute de Santenoz
patrimoineRoute de Tormor
patrimoineRoute de Treguevir
patrimoineRoute du Landier
patrimoineRoute du Manche Océan
patrimoineRue Alain Colas
patrimoineRue André Ampère
patrimoineRue Cézanne
patrimoineRue Conan Mériadec
patrimoineRue de Kerbellec
patrimoineRue de Kerfontaine
patrimoineRue de Kergohanne
patrimoineRue de Kerizan
patrimoineRue de Kermadio
patrimoineRue de Kernanec
patrimoineRue de Kersalé
patrimoineRue de Kervenduc
patrimoineRue de Kervinduc
patrimoineRue de la Chênaie
patrimoineRue de la Croix Percée
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de Lann Guerban
patrimoineRue de la Terre Rouge
patrimoineRue de la Vallée
patrimoineRue de la Villeneuve
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Lescheby
patrimoineRue de l'Île aux Moines
patrimoineRue de l'Île Berder
patrimoineRue de l'Île Creizic
patrimoineRue de l'Île d'Arz
patrimoineRue de l'Île d'Ilur
patrimoineRue de l'Île Holavre
patrimoineRue de l'Île Longue
patrimoineRue de l'Île Radenac
patrimoineRue de l'Île Stibiden
patrimoineRue de l'Île Tascon
patrimoineRue de Lissaden
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Sainte-Avoye
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Cyprès
patrimoineRue des Îles
patrimoineRue des l'Iles Logoden
patrimoineRue des Mélèzes
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Moissons
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Trois Cèdres
patrimoineRue du Bellano
patrimoineRue du Branhoc
patrimoineRue du Champ de Foire
patrimoineRue du Clos Joséphine
patrimoineRue du Docteur Laënnec
patrimoineRue du Guern
patrimoineRue du Jardin du Branhoc
patrimoineRue du Rohu
patrimoineRue Georges Ballerat
patrimoineRue Georges Cadoudal
patrimoineRue Georges Pompidou
patrimoineRue Gilles Gahinet
patrimoineRue Lann-Illiz
patrimoineRue Léonard de Vinci
patrimoineRue Loïc Caradec
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Mathurin Méheut
patrimoineRue Monet
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Langevin
patrimoineRue Renoir
patrimoineRue Sœur Saint-Pierre
patrimoineRue Van Gogh
patrimoineRue Yves de Pont Sal
patrimoineRue Yvon Nicolazic
patrimoineSainte-Avoye
patrimoineTalihuern
patrimoineTormor
patrimoineTormor Bihan
patrimoineTormor Braz
patrimoineToul Er Lann
patrimoineTreauray
patrimoineTreulan
patrimoineTrévieven
patrimoineVillage de Kerloury
patrimoineVillage de Kernabat
patrimoineVillage de l'Héritage
patrimoineVillage de Penher
patrimoineVillage Le Ballon
patrimoineVoie Cyclable Auray - Sainte Anne d'Auray
patrimoineVoie Cyclable Auray - Sainte-Anne d'Auray
patrimoineVoie Express de Nantes à Brest
patrimoineVoie Verte 5
patrimoine