Rues de Plouzané
404 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Achille le Bel
patrimoineAllée Ampère
patrimoineAllée Antoine Watteau
patrimoineAllée Archimède
patrimoineAllée Armand Charpentier
patrimoineAllée Armand Robin
patrimoineAllée Auguste Dupouy
patrimoineAllée Augustin Fresnel
patrimoineAllée Berlioz
patrimoineAllée Calmette et Guérin
patrimoineAllée Charles Le Goffic
patrimoineAllée Charles Rolland
patrimoineAllée Claude Monet
patrimoineAllée Claude Perrault
patrimoineAllée d'Alsace
patrimoineAllée de Cornouaille
patrimoineAllée de Gorrekear
patrimoineAllée de Kerourin
patrimoineAllée de l'Aber Benoit
patrimoineAllée de l'Aber Ildut
patrimoineAllée de l'Aber-Wrac'h
patrimoineAllée de la Croix Marie
patrimoineAllée de la Fontaine
patrimoineAllée de la Mairie
patrimoineAllée de Lannevel
patrimoineAllée de la Penfeld
patrimoineAllée de l'Argoat
patrimoineAllée de l'Elorn
patrimoineAllée de l'Enclos
patrimoineAllée de l'Irlande
natureAllée de l'Iroise
patrimoineAllée de l'Isole
patrimoineAllée de l'Odet
patrimoineAllée de Mez Yan
patrimoineAllée de Molène
patrimoineAllée de Pen Ar Pont
patrimoineAllée de Provence
patrimoineAllée des Abers
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée des Ajoncs d'Or
patrimoineAllée des Alizés
patrimoineAllée des Aubépines
patrimoineAllée des Boulistes
patrimoineAllée des Cèdres
patrimoineAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Châtaigniers
patrimoineAllée des Églantines
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des Frères Lumière
patrimoineAllée des Fusains
patrimoineAllée des Glénans
patrimoineAllée des Glycines
patrimoineAllée des Hêtres
natureAllée des Hortensias
patrimoineAllée des Houx
patrimoineAllée des Lilas
patrimoineAllée des Lys
patrimoineAllée des Magnolias
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Narcisses
patrimoineAllée des Pervenches
patrimoineAllée des Pétunias
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pins
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Primevères
patrimoineAllée des Romarins
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Sapins
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée de Stelle
patrimoineAllée des Thuyas
patrimoineAllée des Tilleuls
natureAllée des Troènes
patrimoineAllée des Violettes
patrimoineAllée du Chèvrefeuille
patrimoineAllée du Louc'h
patrimoineAllée du Parc Braz
patrimoineAllée du Parc Huella
patrimoineAllée du Petit Manoir
patrimoineAllée du Petit Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Allée du Prat Hir
patrimoineAllée du Stiff
patrimoineAllée du Thym
patrimoineAllée du Vallon du Minou
patrimoineAllée Ernest Renan
patrimoineAllée Feunteun-Sané
patrimoineAllée François Ménez
patrimoineAllée Frédéric Joliot
patrimoineAllée Gustave Courbet
patrimoineAllée Hélène Boucher
patrimoineAllée Henri Becquerel
patrimoineAllée Henry Le Chatelier
patrimoineAllée Jakez Riou
patrimoineAllée Jarl Priel
patrimoineAllée Jean François Millet
patrimoineAllée Jef Le Penven
patrimoineAllée Lavoisier
patrimoineAllée Loeiz Ar Floc'h
patrimoineAllée Louis Guilloux
patrimoineAllée Louis Hémon
patrimoineAllée Louis Oges
patrimoineAllée Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Allée Maryse Bastié
patrimoineAllée Max Jacob
patrimoineAllée Michael Faraday
patrimoineAllée Morvan Lebesque
patrimoineAllée Olivier Souvestre
patrimoineAllée Parc Ar Groas
patrimoineAllée Parc Ar Vilin
patrimoineAllée Paul Gauguin
patrimoineAllée Paul Langevin
patrimoineAllée Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Allée Prosper Proux
patrimoineAllée Saint-Pol Roux
patrimoineAllée Théodore de la Villemarque
patrimoineAllée Toulouse-Lautrec
patrimoineAllée Tristan Corbière
patrimoineAllée Ty Baol
patrimoineAllée Victor Ségalen
patrimoineAllée Vivaldi
patrimoineAllée Yann Sohier
patrimoineAllée Youen Drezen
patrimoineAllegot
patrimoineAr Poulic
patrimoineAvenue Alexis de Rochon
patrimoineAvenue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Avenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue du Technopôle
patrimoineAvenue Graham Bell
patrimoineAvenue Jacques Prévert
patrimoineAvenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Avenue La Pérouse
patrimoineAvenue Louis Rossel
patrimoineCarrefour des Droits de l'Homme
patrimoineChemin ar C'heun
patrimoineChemin de Kerarrouz
patrimoineChemin de Kérézoun
patrimoineChemin de Kerlaouen
patrimoineChemin de Kernéen
patrimoineChemin de Kerourin
patrimoineChemin de la Rade
patrimoineChemin de l'Hospitalou
patrimoineChemin de Mescouézel Braz
patrimoineChemin de Mezarhes
patrimoineChemin de Penfeunten
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Mésanges
patrimoineChemin du Moulin de Keraliou
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin Hent Kan an Avel
patrimoineCité de Kroas-Saliou
patrimoineFort du Mengant
patrimoineFrançois Arzel
patrimoineImpasse Auguste Bergot
patrimoineImpasse de Kerallan
patrimoineImpasse de Kerourin
patrimoineImpasse René Guy Cadou
patrimoineJetée de l'Ifremer
patrimoineKerarbelec
patrimoineKerargouriz
patrimoineKerarguen an Dour
patrimoineKerarmerien
patrimoineKerguestoc VND1
patrimoineKerlavezan Bihan
patrimoineKernazec
patrimoineKerthomas
patrimoineKervao
patrimoineKerverien Bras
patrimoineMezculan
patrimoineMezeles VND1
patrimoineParvis Blaise Pascal
patrimoinePen ar Creac’h
patrimoinePlace de Bretagne
patrimoinePlace de Kilrush
patrimoinePlace de la Grande Forge
patrimoinePlace des Bruyères
patrimoinePlace de Scattery
patrimoinePlace du Commerce
patrimoinePlace Jules Ferry
patrimoinePlace Nelson Mandela
patrimoinePlace Placen ar Vered
patrimoineRond-Point des Anciens Combattants en Afrique du Nord
patrimoineRond-Point du 13 Septembre 1944
patrimoineRond-Point Jean-Marie Tjibaou
patrimoineRond-Point Pierre Aigrain
patrimoineRond-Point René Samuel Cassin
patrimoineRoute de Bodonou
patrimoineRoute de Coadenez
patrimoineRoute de Croastane
patrimoineRoute de Guilers
patrimoineRoute de Kéraliou
patrimoineRoute de Keramestr
patrimoineRoute de Kerarbulvas
patrimoineRoute de Kerarc'horr
patrimoineRoute de Ker ar Groas
patrimoineRoute de Kerarguen
patrimoineRoute de Kerarrouz
patrimoineRoute de Kerbalanec
patrimoineRoute de Kerbers
patrimoineRoute de Kerbleust
patrimoineRoute de Kérézoun
patrimoineRoute de Kerfezan
patrimoineRoute de Kergoff
patrimoineRoute de Kerhallet
patrimoineRoute de Kerhoulo
patrimoineRoute de Keriars
patrimoineRoute de Kerivin
patrimoineRoute de Kerjestin
patrimoineRoute de Kerneis
patrimoineRoute de Kernevent
patrimoineRoute de Kerouc'han
patrimoineRoute de Kerourin
patrimoineRoute de Kersignen
patrimoineRoute de Kersquivit
patrimoineRoute de Kerstrat
patrimoineRoute de Kervallan
patrimoineRoute de Kervaogon
patrimoineRoute de la Corniche
patrimoineRoute de la Haute Corniche
patrimoineRoute de Langoulian
patrimoineRoute de l'Arvor
patrimoineRoute de la Trinité
patrimoineRoute de Lezavarn
patrimoineRoute de Mescleuziou
patrimoineRoute de Pen ar C'hoat an Argoat
patrimoineRoute de Pen ar C'hoat an Arvor
patrimoineRoute de Pen ar Créac'h
patrimoineRoute de Penarvern
patrimoineRoute de Penhuel
patrimoineRoute de Ploumoguer
patrimoineRoute de Plouzané
patrimoineRoute de Prat Loas
patrimoineRoute de Quilihouarn
patrimoineRoute de Sainte-Anne
patrimoineRoute de Saint-Renan
patrimoineRoute de Stang Gueguen
patrimoineRoute de Toulbroc'h
patrimoineRoute de Trémaïdic
patrimoineRoute de Trénen
patrimoineRoute de Ty Ruz
patrimoineRoute du Conquet
patrimoineRoute du Dellec
patrimoineRoute du Gonio
patrimoineRoute du Mengant
patrimoineRoute du Minou
patrimoineRoute du Petit Dellec
patrimoineRoute du Phare
patrimoineRue Alain Colas
patrimoineRue Alice Coudol
patrimoineRue Ambroise Paré
patrimoineRue Anatole Le Braz
patrimoineRue André Breton
patrimoineRue Anjela Duval
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Camille Tissot
patrimoineRue Claude Chappe
patrimoineRue Claude Shannon
patrimoineRue Claudine Hermann
patrimoineRue d'Armen
patrimoineRue d'Armorique
patrimoineRue de Béniguet
patrimoineRue de Brest
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de Ceccano
patrimoineRue de Coat-Edern
patrimoineRue de Coat Omnes
patrimoineRue de Coatuelen
patrimoineRue de Kerallan
patrimoineRue de Keramazé
patrimoineRue de Kerascoet
patrimoineRue de Kerbaleac'h
patrimoineRue de Kroaz Teo
patrimoineRue de la Cormorandière
patrimoineRue de la Douffine
patrimoineRue de la Duchesse Anne
patrimoineRue de la Galerne
patrimoineRue de l'Allegouet
patrimoineRue de la Matinière
patrimoineRue de Landréan
patrimoineRue de Lannilis
patrimoineRue de Lanrivinec
patrimoineRue de la Penzé
patrimoineRue de l'Argoat
patrimoineRue de la Tramontane
patrimoineRue de l'Aulne
patrimoineRue de l'Hegoa
patrimoineRue de l'Île Ronde
patrimoineRue de Men Brial
patrimoineRue de Mescouezel
patrimoineRue de Mescouezel Vian
patrimoineRue des Aigrettes
patrimoineRue des Azalées
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Celtes
patrimoineRue des Chênes
natureRue des Coquelicots
patrimoineRue des Cormorans
patrimoineRue des Courlis
patrimoineRue des Dahlias
patrimoineRue des Fous de Bassan
patrimoineRue des Frères Montgolfier
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Glaïeuls
patrimoineRue des Goélands
patrimoineRue des Guillemots
patrimoineRue des Huitriers
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Jacinthes
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lauriers Palmes
patrimoineRue des Lupins
patrimoineRue des Macareux
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Océanites
patrimoineRue des Oeillets
patrimoineRue des Oliviers
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue des Pensées
patrimoineRue des Pétrels
patrimoineRue des Pluviers
patrimoineRue des Quatre Vents
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Sternes
patrimoineRue des Sycomores
patrimoineRue des Tourne-Pierres
patrimoineRue des Tournesols
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue de Tévennec
patrimoineRue d'Ouessant
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Cloître
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Léon
patrimoineRue du Libeccio
patrimoineRue Dumont d'Urville
patrimoineRue du Muguet
patrimoineRue du Nordet
patrimoineRue du Noroît
patrimoineRue du Régiment Normandie Niemen
patrimoineRue du Suroît
patrimoineRue du Trégor
patrimoineRue du Zéphyr
patrimoineRue Édouard Branly
patrimoineRue Elsa Triolet
patrimoineRue Eugène Delacroix
patrimoineRue Florence Arthaud
patrimoineRue François Vallée
patrimoineRue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Frédéric Le Guyader
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Cuvier
patrimoineRue Guy Môquet
patrimoineRue Henri Poincaré
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue Jacques Anquetil
patrimoineRue Jean-Baptiste Ogée
patrimoineRue Jean Charcot
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Perrin
patrimoineRue Jean Sébastien Bach
patrimoineRue Joseph Créac'h
patrimoineRue Joseph Fourier
patrimoineRue Kerhuel
patrimoineRue Le Corbusier
patrimoineRue Le Gonidec
patrimoineRue Léonard de Vinci
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Braille
patrimoineRue Louis Dujardin
patrimoineRue Louis Le Pelletier
patrimoineRue Mathurin Méheut
patrimoineRue Mozart
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Paul Sérusier
patrimoineRue Per Jakez Helias
patrimoineRue Pierre Bouguer
patrimoineRue Pierre Fauchard
patrimoineRue René Descartes
patrimoineRue René Laennec
patrimoineRue Robert Koch
patrimoineRue Roland Garros
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Saint-Sané
patrimoineRue Suzanne Valadon
patrimoineRue Tanguy Malmanche
patrimoineRue Thomas Edison
patrimoineRue Vincent Van Gogh
patrimoineRue Xavier de Langlais
patrimoineRue Xavier Grall
patrimoineSainte-Anne-du-Portzic Dellec
patrimoineSentier Cotier Dellec - Mengant
patrimoineSentier Cotier Dellec-Mengant
patrimoineSentier Cotier Mengant - Minou
patrimoineSentier Cotier Minou - Toulbroc'h
patrimoineStang Gueguen
patrimoineTy Baol VND1
patrimoine