Rues de Ploudaniel
206 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de l'Aber Wrac'h
patrimoineAllée de la Chapelière
patrimoineAllée de la Dentellière
patrimoineAllée de Lam ar Zant
patrimoineAllée des Filandières
patrimoineAllée des Lavandières
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Ancienne Voie Ferrée Départementale
patrimoineAncienne Voie Ferrée Départementale (1894-1946)
patrimoineChemin de Coat Deniel
patrimoineChemin de Coat Merrien
patrimoineChemin de Crelin
patrimoineChemin de Croas ar Rod
patrimoineChemin de Gouezou
patrimoineChemin de Gouezou Bihan
patrimoineChemin de Govel Goz
patrimoineChemin de Gwelet Stang
patrimoineChemin de Kerafanc
patrimoineChemin de Kerafic
patrimoineChemin de Keraïber
patrimoineChemin de Keranfessan
patrimoineChemin de Kerbilbren
patrimoineChemin de Kerdiez
patrimoineChemin de Kerellec
patrimoineChemin de Kerfelgar
patrimoineChemin de Kergongar
patrimoineChemin de Kerguelen
patrimoineChemin de Kerisquin
patrimoineChemin de Kerivoal
patrimoineChemin de Kerloi
patrimoineChemin de Kermahellan
patrimoineChemin de Kermaolic
patrimoineChemin de Kerneguez
patrimoineChemin de Kerneyen
patrimoineChemin de Kerouant
patrimoineChemin de Kerventa
patrimoineChemin de Kervillard
patrimoineChemin de Kerviniour an Dour
patrimoineChemin de Kerviniour ar Parcou
patrimoineChemin de Kervizouarn
patrimoineChemin de Kervizouarn Bras
patrimoineChemin de Lan Ar Groas
patrimoineChemin de Languily
patrimoineChemin de Lannignez
patrimoineChemin de Lanruc
patrimoineChemin de Lesgall an Taro
patrimoineChemin de Lestreonec
patrimoineChemin de Lor Ar Bruc
patrimoineChemin de Menez Léon
patrimoineChemin de Merienen
patrimoineChemin de Mescoden
patrimoineChemin d'Enez Rouz
patrimoineChemin de Parkeyer
patrimoineChemin de Pellan
patrimoineChemin de Pen Yun
patrimoineChemin de Pont-Pol
patrimoineChemin de Quillifigant
patrimoineChemin de Recuel
patrimoineChemin du Kerno Bihan
patrimoineChemin du Merdy
patrimoineChemin du Parcou
patrimoineChemin du Releac'h
patrimoineChemin du Rest
patrimoineCité de Freland
patrimoineCité de Kerjoly
patrimoineCité des Bruyères
patrimoineCité Roz Avel
patrimoineClos de Kermahellan
patrimoineEnez Rouz
patrimoineEsplanade de la Mairie
patrimoineFuzoret
patrimoineGiratoire de Kerfelgar
patrimoineGiratoire de l'Auberge Neuve
patrimoineGiratoire Lamm Marc'h
patrimoineGwelet Stang
patrimoineHameau de Kervillard
patrimoineHameau de Lam ar Zant
patrimoineHameau de Lesgall an Taro
patrimoineHameau des Quatre Vents
patrimoineÎle de Kerafanc
patrimoineImpasse de Bel-Air
patrimoineKerafanc
patrimoineKeraiber
patrimoineKeramezec
patrimoineKeranou
patrimoineKerdiez
patrimoineKerfelgar
patrimoineKergouzian
patrimoineKergouzian Bihan
patrimoineKergreach
patrimoineKerguéréon
patrimoineKerjoly
patrimoineKermahellan Bras
patrimoineKerneguez
patrimoineKernevez Kerno
patrimoineKernevez Pont Pol
patrimoineKernevez Sainte-Barbe
patrimoineKerno Bihan
patrimoineKerouant
patrimoineKerven
patrimoineKerven Bras
patrimoineKervenoc
patrimoineKervillard
patrimoineKervilon
patrimoineKerviniour ar Parcou
patrimoineKervizouarn
patrimoineKervizouarn Bihan
patrimoineLa Gare
patrimoineLandivern
patrimoineLangazel
patrimoineLannignez
patrimoineLannoazoc
patrimoineLein Vian
patrimoineLesgall an Taro
patrimoineLesgall ar Coadic
patrimoineLestreonec
patrimoineMoulin du Folgoet
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Pellan
patrimoinePenanrue
patrimoinePenfrat
patrimoinePenquer
patrimoinePlace Alain Poher
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace Saint-Yves
patrimoinePont Bras
patrimoinePont Forc'h
patrimoinePont Neuf
patrimoinePoulpry
patrimoineQuartier de Lammarc'h
patrimoineQuillifigant
patrimoineQuillimadec
patrimoineQuillimadec Coz
patrimoineReleac'h
patrimoineRond-Point de Croas Ar Rod
patrimoineRond-Point de Mesguen
patrimoineRoute de Gorrekear
patrimoineRoute de Gorrékéar
patrimoineRoute de Kerambras
patrimoineRoute de Kerivoal
patrimoineRoute de Kermorin
patrimoineRoute de Kerouant
patrimoineRoute de Lesneven
patrimoineRoute du Parcou
patrimoineRue Aimé Talec
patrimoineRue André Turcat
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Camille Douls
patrimoineRue Charles Lichou
patrimoineRue Charles Lindbergh
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue de Kéréon
patrimoineRue de Kermahellan
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Marne
patrimoineRue de Langoz
patrimoineRue de Pontusval
patrimoineRue de Poulourou
patrimoineRue de Roc'Hellou
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Bosquets
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Fédérés
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Magnolias
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pruniers
patrimoineRue des Seringats
patrimoineRue de Trescadec
patrimoineRue du 1er Maître Jean Segalen
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Sabotier
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue Etienne Brule
patrimoineRue Eugène Jaouen
patrimoineRue François Le Gall
patrimoineRue François Louis Blons
patrimoineRue Georges Guynemer
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Hersart de La Villemarqué
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jakez Riou
patrimoineRue Jean Marie Kermarrec
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean Nicolet
patrimoineRue Joseph le Brix
patrimoineRue Kéréon
patrimoineRue Lan Inisan
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Jolliet
patrimoineRue Marius Ronecker
patrimoineRue Maryse Bastié
patrimoineRue Menez Bargall
patrimoineRue Mermoz
patrimoineRue Pierre Croc
patrimoineRue Roland Garros
patrimoineRue Roparz Hémon
patrimoineSquare d'Alsace
patrimoineTraon Bihan
patrimoineVizoc
patrimoineVoie de bus
patrimoineZA de Mesguen
patrimoine