Rues de Plaisir
400 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée André Charles Boulle
patrimoineAllée Antoine Bourdelle
patrimoineAllée Candide
patrimoineAllée de la Courtine
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée des Bleuets
patrimoineAllée des Cèdres
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Feuilles Mortes
patrimoineAllée des Marcassins
patrimoineAllée des Mélèzes
patrimoineAllée des Pivoines
patrimoineAllée des Platanes
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Vicomtes
patrimoineAllée du Mâchicoulis
patrimoineAllée du Muguet
patrimoineAllée du Temps Perdu
patrimoineAllée François Babeuf
patrimoineAllée François Rude
patrimoineAllée Frédéric Bartholdi
patrimoineAllée Gabriel Voisin
patrimoineAllée Jean-Baptiste Carpeaux
patrimoineAllée Jean Vilar
patrimoineAllée Marcel Decarris
patrimoineAllée Maurice Mallet
patrimoineAllée Pierre Cartellier
patrimoineAllée Saint-Just
patrimoineAvenue d'Armorique
patrimoineAvenue de Chevreuse
patrimoineAvenue de Dreux
patrimoineAvenue de Geesthacht
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue de Sainte-Apolline
patrimoineAvenue de Saint-Germain
patrimoineAvenue des Bauges
patrimoineAvenue des Droits de l'Homme
patrimoineAvenue des Sablons
patrimoineAvenue du 19 Mars 1962
patrimoineAvenue du Château
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue du Pressoir
patrimoineAvenue François Mitterrand
patrimoineAvenue Jules Verne
patrimoineAvenue Louise Aubrac
patrimoineAvenue Lucie Aubrac
patrimoineAvenue Marc Laurent
patrimoineAvenue Paul-Albert Bartholome
patrimoineBoulevard Léon Blum
patrimoineCarrefour du 8 Mai 1945
patrimoineChemin Adolfo Perez Esquivel
patrimoineChemin Alain Savary
patrimoineChemin Andreï Sakharov
patrimoineChemin aux Boeufs
patrimoinechemin blanc
patrimoineChemin Blanc
patrimoineChemin de la Bataille
patrimoineChemin de la Boissière aux Petits Prés
patrimoineChemin de la Bretéchelle
patrimoineChemin de la Butte de la Cranne
patrimoineChemin de la Jarrie
patrimoineChemin de la Relativité
patrimoineChemin de la Vache Corne
patrimoineChemin des Coquelicots
patrimoineChemin des Iris
patrimoineChemin des Marettes
patrimoineChemin Desmond Tuttu
patrimoineChemin des Routiers
patrimoineChemin des Ruelles
patrimoineChemin de Villancy
patrimoineChemin du Bas de la Côte de la Cranne
patrimoineChemin du Bois de la Cranne
patrimoineChemin du Danube
patrimoineChemin du Gué Maldroit
patrimoineChemin du Haut du Clos
patrimoineChemin du Petit Prince
patrimoineChemin du Pont de Poissy
patrimoineChemin du Pré Chéron
patrimoineChemin du Pré Pollet
patrimoineChemin du Tage
patrimoineChemin du Vent Fripon
patrimoineChemin Joël Dufort
patrimoineChemin Lech Walesa
patrimoineChemin Rural de Chatron à la Plaine
patrimoineChemin rural de Ponchartrin à Plaisir
patrimoineChemin Rural de Ponchartrin à Plaisir
patrimoineChemin Victor Schœlcher
patrimoineImpasse Alexandre Dumas
patrimoineImpasse de Bretagne
patrimoineImpasse de la Châtaigneraie
patrimoineImpasse de la Cour des Près
patrimoineImpasse de la Herse
patrimoineImpasse de l'Avignou
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Lys
patrimoineImpasse des Maisons du Bois
patrimoineImpasse du 5 Juin 1944
patrimoineImpasse du Bois
patrimoineImpasse du Village
patrimoineImpasse Forest
patrimoineImpasse Jean-Baptiste Clément
patrimoineImpasse Maurice Barrès
patrimoineImpasse Sainfoin
patrimoineImpasse Villa Clarisse
patrimoineLa Bergerie
patrimoineLe Grand Canyon
patrimoineMcDrive
patrimoinePassage de la Gare
patrimoinePassage des Violettes
patrimoinePassage Paul Langevin
patrimoinePasserelle du Bois de la Cranne
patrimoinePlace de la Gare
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de l'Aqueduc
patrimoinePlace de la Sablière
patrimoinePlace de l'Europe
patrimoinePlace des Oeillets
patrimoinePlace d'Espagne
patrimoinePlace des Pays Bas
patrimoinePlace du Commerce
patrimoinePlace du Luxembourg
patrimoinePlace du Maine
patrimoinePlace du Silo Neuf
patrimoinePlace Ida Nudel
patrimoinePlace Madeleine Brès
patrimoinePlace Marguerite Yourcenar
patrimoinePlace Paul Claudel
patrimoinePlace Pierre Mendès France
patrimoinePlace Raymond Queneau
patrimoinePlace Saint-Pierre
patrimoinePlace Suzanne Lenglen
patrimoinePromenade de la Crane
patrimoinePromenade de l'Aqueduc
patrimoineRésidence du Pont de Poissy
patrimoineRond-Point Claude Chappe
patrimoineRond-Point de Juin 1936
patrimoineRond-Point de la Grande Borne
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRoute de Plaisir
patrimoineRoute de Pré Pollet
patrimoineRoute de Saint-Germain de la Grange
patrimoineRoute des chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Route des Deux Plateaux
patrimoineRoute des Gâtines
patrimoineRoute des Nourrices
patrimoineRue Abel Gance
patrimoineRue Abel Guyet
patrimoineRue Albert Einstein
patrimoineRue Albert Roussel
patrimoineRue Alexandre Dumas
patrimoineRue Alfred Champy
patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Alfred de Vigny
patrimoineRue Alfred Sisley
patrimoineRue Ambroise Paré
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue André Breton
patrimoineRue André Gide
patrimoineRue Aristide Maillol
patrimoineRue Armand Carrel
patrimoineRue Auguste Blanqui
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Auguste Rodin
patrimoineRue Bad-Aussée
patrimoineRue Baixa Da Bahneira
patrimoineRue Baixa da Banheira
patrimoineRue Benjamin Peret
patrimoineRue Boileau
patrimoineRue Calmette
patrimoineRue Camille Corot
patrimoineRue Camille Pissaro
patrimoineRue Camille Saint-Saëns
patrimoineRue Charles Baudelaire
patrimoineRue Charles d'Orléans
patrimoineRue Charles Gounod
patrimoineRue Charlie Chaplin
patrimoineRue Claude Chappe
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Claude-Louis Berthollet
patrimoineRue Colette
patrimoineRue Condorcet
patrimoineRue d'Alembert
patrimoineRue d'Allemagne
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue Darius Milhaud
patrimoineRue d'Autriche
patrimoineRue de Belgique
patrimoineRue de Bretagne
patrimoineRue de France
patrimoineRue de Grande Bretagne
patrimoineRue de Grèce
patrimoineRue de la Boissière
patrimoineRue de la Bretéchelle
patrimoineRue de la Cour des Prés
patrimoineRue de la Ferronnerie
patrimoineRue de la Fontaine Saint-Pierre
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Haise
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Sablière
patrimoineRue de l'Avignou
patrimoineRue de la Volute
patrimoineRue de l'Escargot
patrimoineRue de Normandie
patrimoineRue Descartes
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Ebisoires
patrimoineRue des Fenaisons
patrimoineRue des Francs Sablons
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Grands Jardins
patrimoineRue des Graviers
patrimoineRue des Moissons
patrimoineRue des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Pêchers
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Poiriers
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des sources
patrimoineRue des Trois Chaumes
patrimoineRue de Suède
patrimoineRue des Vicomtes
patrimoineRue des Vignes
natureRue de Touraine
patrimoineRue d'Italie
patrimoineRue du Berry
patrimoineRue du Bois
patrimoineRue du Bouleau
patrimoineRue du Buisson
patrimoineRue du Charme
patrimoineRue du Clos
patrimoineRue du Clos des Deux Puits
patrimoineRue du Clos du Village
patrimoineRue du Docteur Fleming
patrimoineRue du Douanier Rousseau
patrimoineRue du Jasmin
patrimoineRue du Lieutenant Dunk
patrimoineRue du Pasteur Martin Luther King
patrimoineRue du Petit Bois
patrimoineRue du Petit Bontemps
patrimoineRue du Petit Pont
patrimoineRue du Poitou
patrimoineRue du Pont de Poissy
patrimoineRue du Pont-Levis
patrimoineRue du Portugal
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Valibout
patrimoineRue du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Edgar Degas
patrimoineRue Edmond Rostand
patrimoineRue Édouard Manet
patrimoineRue Elsa Triolet
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Emmanuel Chabrier
patrimoineRue Emmanuel Mounier
patrimoineRue Ernest Hemingway
patrimoineRue Ernest Lavisse
patrimoineRue Francis Carco
patrimoineRue François Arago
patrimoineRue François Coppée
patrimoineRue François Couperin
patrimoineRue Françoise Dolto
patrimoineRue François Mauriac
patrimoineRue François-René Chateaubriand
patrimoineRue François Truffaut
patrimoineRue Friedrich Engels
patrimoineRue Gabriel Fauré
patrimoineRue Gaspard Monge
patrimoineRue Génival
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Brassens
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patrimoineRue Georges Méliès
patrimoineRue Georges Rouault
patrimoineRue Georges Seurat
patrimoineRue Germaine de Stael
patrimoineRue Gilles Derozière
patrimoineRue Gustave Charpentier
patrimoineRue Gustave Courbet
patrimoineRue Gustave Flaubert
patrimoineRue Guy Moquet
patrimoineRue Guy Riera
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Henri Barbusse
patrimoineRue Henri Cochet
patrimoineRue Henri Frenay
patrimoineRue Henri Guillaumet
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patrimoineRue Henri Prou
patrimoineRue Honoré de Balzac
patrimoineRue Horace Vernet
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jacques Durand
patrimoineRue Jacques Monod
patrimoineRue Jacques Prévert
patrimoineRue Jacques Tati
patrimoineRue Jalna
patrimoineRue James Watt
patrimoineRue Jean-Antoine Chaptal
patrimoineRue Jean Antoine Houdon
patrimoineRue Jean Borotra
patrimoineRue Jean Cocteau
patrimoineRue Jean de la Fontaine
patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jean Grémillon
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Lepelletier
patrimoineRue Jean-Louis Gay Lussac
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Monnet
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean-Paul Sartre
patrimoineRue Jean-Philippe Rameau
patrimoineRue Jean Vigo
patrimoineRue John Fitzgerald Kennedy
patrimoineRue Joseph Wresinski
patrimoineRue Josquin des Prés
patrimoineRue Jules Régnier
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Karl Marx Stadt
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Lavoisier
patrimoineRue Le Nôtre
patrimoineRue Louis Aragon
patrimoineRue Louis Delluc
patrimoineRue Louis Mercier
patrimoineRue Lowestoft
patrimoineRue Luchino Visconti
patrimoineRue Mansart
patrimoineRue Marcel Decarris
patrimoineRue Marcel Jeantais
patrimoineRue Marcel Jeantet
patrimoineRue Marcel l'Herbier
patrimoineRue Marcellin Berthelot
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Marguerite Duras
patrimoineRue Marie Hillion
patrimoineRue Marius Minnard
patrimoineRue Maurice Barrès
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Maximilien Robespierre
patrimoineRue Max Linder
patrimoineRue Max Ophuls
patrimoineRue Max-Pol Fouchet
patrimoineRue Michel-Ange
patrimoineRue Michelet
patrimoineRue Nicolas Poussin
patrimoineRue Odilon Redon
patrimoineRue Orson Welles
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Parmentier
patrimoineRue Pascal
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Bourget
patrimoineRue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul Dukas
patrimoineRue Paul Éluard
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Langevin
patrimoineRue Paul Signac
patrimoineRue Philippe Soupault
patrimoineRue Pierre Bonnard
patrimoineRue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Rue Pierre Esnot
patrimoineRue Pierre Joseph Proudhon
patrimoineRue Pierre Maitre
patrimoineRue Pierre Mendès France
patrimoineRue Pierre Seghers
patrimoineRue Prosper Dufour
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histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
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