Rues de Piriac-sur-Mer
271 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Allée Belle Île en Mer
patrimoineAllée de Dorieno
patrimoineAllée de Kervaire
patrimoineAllée de Kerveilh
patrimoineAllée de Kervelys
patrimoineAllée de la Grande Crosse
patrimoineAllée de la Mignarnais
patrimoineAllée de la Passerelle
patrimoineAllée de l'Horlogeau
patrimoineAllée de l'Île d'Orneresse
patrimoineAllée de l'Île Orneresse
patrimoineAllée des Grands Cardinaux
patrimoineAllée des Hortensias
patrimoineAllée de SIssac
patrimoineAllée des Korrigans
patrimoineAllée des Pétrels
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Prés Normand
patrimoineAllée des Sternes
patrimoineAllée de Waroc'h
patrimoineAllée du Bois de Boulle
patrimoineAllée du Carré Plat
patrimoineAllée du Chemin Creux
patrimoineAllée du Clos des Garennes
patrimoineAllée du Clos Jacquine
patrimoineAllée du Clos Moruel
patrimoineAllée du Clos Réguet
patrimoineAllée du Clos Trénéguen
patrimoineAllée du Clos Valot
patrimoineAllée du Grand Parc
patrimoineAllée du Hameau de Port au Loup
patrimoineAllée du Membro
patrimoineAllée Dumet
patrimoineAllée du Moulin Bouteiller
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Allée du Norven
patrimoineAllée du Parc de Gumbrasse
patrimoineAllée du Phare
patrimoineAllée du Pré aux Faisans
patrimoineAllée du Pré de Bré
patrimoineAllée du Pré des Torth
patrimoineAllée du Pré Guigné
patrimoineAllée du Pré Pontille
patrimoineAllée du Rocher Gris
patrimoineAllée Font Oudigne
patrimoineAllée Hoëdic
patrimoineAllée Île aux Chevaux
patrimoineAllée Île de la Pierre Percée
patrimoineAllée Île d'Houat
patrimoineAllée Jacques Cartier
patrimoineAllée Jacques Cassard
patrimoineAllée Jean Bart
patrimoineAllée Jean Charcot
patrimoineAllée Kerkenet
patrimoineAllée la Nouvelle
patrimoineAllée Laprée
patrimoineAllée Le Ligogne
patrimoineAllée Robert Surcouf
patrimoineAllée Rose des Vents
patrimoineAllée Rotresses
patrimoineAllée Route des Îles
patrimoineAllée Yves Kerguelen
patrimoineAvenue de Kerjean
patrimoineAvenue de la Falaise
patrimoineAvenue de la Lande du Cohio
natureAvenue de l'Océan
patrimoineAvenue du Castelli
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue Louis Clément
patrimoineChemin de Faux Serments
patrimoineChemin de Ferline
patrimoineChemin de Fontaine Issé
patrimoineChemin de l'Abreuvoir
patrimoineChemin de la Garenne
patrimoineChemin de la Pointe de la Croix
patrimoineChemin de L'Île aux Renais
patrimoineChemin de Poulguet
patrimoineChemin des Douaniers
patrimoineChemin des Forges
patrimoineChemin de Sissac
patrimoineChemin de Toulcart
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Clos aux Perches
patrimoineChemin du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Contournement Sémaphore Pointe du Castelli
patrimoineCôte de Fressigné
patrimoineImpasse de Bayadenn
patrimoineImpasse de Doriéno
patrimoineImpasse de Kerbulin
patrimoineImpasse de la Berlevenne
patrimoineImpasse de la Fontaine Gourlay
patrimoineImpasse de la Grande Ourse
patrimoineImpasse de la Grotte à Madame
patrimoineImpasse de la Mer
patrimoineImpasse de Mézerby
patrimoineImpasse de Mézéroi
patrimoineImpasse de Pen Ar Ran
patrimoineImpasse de Port-Ester
patrimoineImpasse de Port Kennet
patrimoineImpasse de Rio More
patrimoineImpasse des Bacs
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Goëmoniers
patrimoineImpasse des Moutonniers
patrimoineImpasse des Tesnières
patrimoineImpasse de Ternévé
patrimoineImpasse de Toulifaut
patrimoineImpasse du Bichet
patrimoineImpasse du Bois d'Amour
patrimoineImpasse du Boudicois
patrimoineImpasse du Bout des Jardins
patrimoineImpasse du Chalet Rouge
patrimoineImpasse du Chemin Tougard
patrimoineImpasse du Clos de la Pature
patrimoineImpasse du Closio
patrimoineImpasse du Clos Noël
patrimoineImpasse du Clos Vissant
patrimoineImpasse du Cohio
patrimoineImpasse du Corbin
patrimoineImpasse du Font de Renard
patrimoineImpasse du Gond
patrimoineImpasse du Mané
patrimoineImpasse du Marault
patrimoineImpasse du Meunier
patrimoineImpasse du Murier
patrimoineImpasse du Petit Palud
patrimoineImpasse du Sémaphore
patrimoineImpasse Gaby Hebel
patrimoineImpasse Kercadus
patrimoineImpasse Route des Îles
patrimoineImpasse Saint-Sébastien
patrimoineImpasse Toulport
patrimoineLes Jardins de l'Océan
patrimoineLotissement de Kergosso
patrimoinePlace de Castelli
patrimoinePlace de la Chope
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du Carcadet
patrimoinePlace du Lehn
patrimoinePlace du Port
patrimoinePlace Henri Vignoboul
patrimoinePlace Marcel Gringoire
patrimoinePlace Pénéné
patrimoinePlace Robert Chomette
patrimoineQuai de Verdun
patrimoineRond-Point du Ponant
patrimoineRoute de Bernudet
patrimoineRoute de Brambel
patrimoineRoute de Brandu
patrimoineRoute de Campzillon
patrimoineRoute de Guérande
patrimoineRoute de Guibel
patrimoineRoute de Kélarin
patrimoineRoute de Kerdrien
patrimoineRoute de Kergobel
patrimoineRoute de Kernodé
patrimoineRoute de Kervagaret
patrimoineRoute de Kervaudué
patrimoineRoute de Kervin
patrimoineRoute de la Noé Malade
patrimoineRoute de l'Arche Chaussin
patrimoineRoute de Lerbeno
patrimoineRoute de l'Île Dumet
patrimoineRoute de Mélignac
patrimoineRoute de Méliniac
patrimoineRoute de Mesquène
patrimoineRoute de Mesquer
patrimoineRoute de Port Kennet
patrimoineRoute de Pudelle
patrimoineRoute de Rio More
patrimoineRoute de Saint-Sébastien
patrimoineRoute des Puits
patrimoineRoute de Ternévé
patrimoineRoute du Clos du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Gond
patrimoineRoute du Marault
patrimoineRoute du Pado
patrimoineRoute du Port
patrimoineRoute du Port au Loup
patrimoineRoute du Ravy
patrimoineRoute du Razay
patrimoineRoute du Rio Barré
patrimoineRoute du Seigneur de Tournemine
patrimoineRoute du Sémaphore
patrimoineRoute du Terrasseau
patrimoineRue Alexandre Antoine
patrimoineRue Almanzor
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue de Chatousseau
patrimoineRue de Cochèro
patrimoineRue de Grain
patrimoineRue de Grenouillet
patrimoineRue de Kéroman 1786
patrimoineRue de la Butte
patrimoineRue de la Centenaire
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fontaine Gourlay
patrimoineRue de la Marine
patrimoineRue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Rue de l'Artimon
patrimoineRue de la Sardinerie
patrimoineRue de la Tranchée
patrimoineRue de l'Echappé
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Étang de la Prée
natureRue de l'Orée du Bois
patrimoineRue de Pénéné
patrimoineRue de Praillane
patrimoineRue des Avenuets
patrimoineRue des Caps Horniers
patrimoineRue des Cormorans
patrimoineRue des Flots
patrimoineRue des Goëlands
patrimoineRue des Huguenots
patrimoineRue des Moutonniers
patrimoineRue des Océanides
patrimoineRue des Pêcheurs
patrimoineRue des Rothress
patrimoineRue du Bois de Vénérion
patrimoineRue du Budeau
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Cerne du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Champelomot
patrimoineRue du Clos Bojé
patrimoineRue du Clos Brûlé
patrimoineRue du Clos de Ferline
patrimoineRue du Clos du Bourg
patrimoineRue du Closio
patrimoineRue du Clos Noël
patrimoineRue du Clos Pont Ville
patrimoineRue du Cocher
patrimoineRue du Corps de Garde
patrimoineRue du Font de Renard
patrimoineRue du Fort Baron
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Fournil
patrimoineRue du Gambré
patrimoineRue du Garet
patrimoineRue du Glö
patrimoineRue du Gué Haut
patrimoineRue du Maine
patrimoineRue du Mané
patrimoineRue du Norvoret
patrimoineRue du Papegault
patrimoineRue du Pinker
patrimoineRue du Pladreau
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Port Boucher
patrimoineRue du Talhouet
patrimoineRue du Veridet
patrimoineRue du Vieux Lérat
patrimoineRue du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Éric Tabarly
patrimoineRue François Nogues
patrimoineRue François Rio
patrimoineRue Henri Quilgars
patrimoineRuelle de la Prison
patrimoineRuelle des Mouettes
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue neuves
patrimoineRue Pierre Brien
patrimoineRue Saint-Fiacre
patrimoineRue Saint-Michel
patrimoineRue Walewsky
patrimoineSentier Côtier
patrimoineVélocéan
patrimoineVenelle du Loup
patrimoineVenelle du Moussaillon
patrimoineVenelle du Sourd
patrimoine