Rues de Pibrac
216 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Adrienne Bolland
patrimoineAllée Béatrice Vialle
patrimoineAllée de Bordeneuve
patrimoineAllée de la Vialle
patrimoineAllée des Cèdres
patrimoineAllée des Glycines
patrimoineAllée des Lys
patrimoineAllée Henri IV
patrimoineAllée Jean Mermoz
patrimoineAncien Chemin de Brax
patrimoineAncien Chemin de Lasserre
patrimoineAncienne Route de Bayonne
patrimoineAvenue de Gascogne
patrimoineAvenue de la Forêt
natureAvenue d'Ensaboyo
patrimoineAvenue de Toulouse
patrimoineAvenue du Balardou
patrimoineAvenue du Bois de la Barthe
patrimoineAvenue du Faur de Pibrac
patrimoineAvenue François Verdier
patrimoineAvenue Guy du Faur
patrimoineAvenue Maurice Fonvieille
patrimoineAvenue Saint-Exupéry
patrimoineBoulevard des Écoles
patrimoineChemin de Bacot
patrimoineChemin de Beauregard
patrimoineChemin de Bégué
patrimoineChemin de Belard
patrimoineChemin de Deneuve
patrimoineChemin de la Benauze
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de la Chauge
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Griffe
patrimoineChemin de la Naouzo
patrimoineChemin de l'Ancienne Tuilerie
patrimoineChemin de Laoujoulet
patrimoineChemin de Larriou
patrimoineChemin de Las Coumos
patrimoineChemin de Mesples
patrimoineChemin de Monte Cristo
patrimoineChemin de Saint-Jean
patrimoineChemin de Saoumatte
patrimoineChemin de Sartha
patrimoineChemin des Bourdettes
patrimoineChemin des Toudats
patrimoineChemin du Brodeur
patrimoineChemin du Château Cru
patrimoineChemin du Collège
patrimoineChemin du Gayne
patrimoineChemin du Parc
patrimoineChemin du Selery
patrimoineChemin Saint-Roch
patrimoineEsplanade Sainte-Germaine
patrimoineImpasse de Brocéliande
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de Lomagne
patrimoineImpasse des Bambins
patrimoineImpasse des Cigales
patrimoineImpasse des Comtes
patrimoineImpasse de Séléné
patrimoineImpasse des Merles
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Tambourettes
patrimoineImpasse du Bois de la Barthe
patrimoineImpasse du Bosquet
patrimoineImpasse du Capcir
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Mont d'Olmes
patrimoineImpasse du Parc
patrimoineImpasse du Petit Mayrou
patrimoineImpasse du Vigneron
natureImpasse Émilie
patrimoineImpasse Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Impasse Menesquil
patrimoineImpasse Saint-Dominique
patrimoineLieudit Birosels
patrimoinePassage des Capelles
patrimoinePassage du Courbet
patrimoinePassage du Manoir
patrimoinePassage Jean Beziat
patrimoinePlace du 11 Novembre 1918
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Petit Pierre
patrimoinePlace Napoléon
patrimoinePont Saint-Jean
patrimoineRond-Point du Conseil Municipal des Jeunes
patrimoineRoute de Bouconne
patrimoineRoute de Brax
patrimoineRoute de Cornebarrieu
patrimoineRoute de la Salvetat-Saint-Gilles
patrimoineRoute de Léguevin
patrimoineRoute de Lévignac
patrimoineRoute de Mondonville
patrimoineRoute de Pibrac
patrimoineRoute de Sainte-Germaine
patrimoineRoute de Toulouse
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue André Turcat
patrimoineRue Baude
patrimoineRue Camille Guérin
patrimoineRue Caroline Aigle
patrimoineRue Danielle Casanova
patrimoineRue d'Armagnac
patrimoineRue d'Artagnan
patrimoineRue de Bouconne
patrimoineRue de Grenade
patrimoineRue de la Bigorre
patrimoineRue de la Briqueterie
patrimoineRue de la Chênaie
patrimoineRue de la Croix Verte
patrimoineRue de la Feuilleraie
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de Lagasso
patrimoineRue de l'Aigue Marine
patrimoineRue de la Maisonneraie
patrimoineRue de l'Aubépine
patrimoineRue de l'Aussonnelle
patrimoineRue de l'Eolienne
patrimoineRue de Litanies
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Ribosi
patrimoineRue des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Rue des Amandiers
patrimoineRue des Bahamas
patrimoineRue des Bergeronnettes
patrimoineRue des Bergers
patrimoineRue des Catalpas
patrimoineRue des Chanterelles
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Colibris
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Frères
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Lucioles
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Myrtilles
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pinsons
patrimoineRue des Pyrénées
patrimoineRue des Sarments
patrimoineRue des Sauvagelles
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue des Tamaris
patrimoineRue des Tournesols
patrimoineRue des Vignes
natureRue d'Occitanie
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Bayle
patrimoineRue du Béarn
patrimoineRue du Bernet
patrimoineRue du Carrelot
patrimoineRue du Chai
patrimoineRue du Châtaignier
patrimoineRue du Chêne Vert
natureRue du Courbet
patrimoineRue du Couserans
patrimoineRue du Cramail
patrimoineRue du Gât
patrimoineRue du Languedoc
patrimoineRue du Lauragais
patrimoineRue du Maréchal Lannes
patrimoineRue du Midi
patrimoineRue du Mont d'Olmes
patrimoineRue du Petit Pierre
patrimoineRue du Pic Vert
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineRue du Puymorens
patrimoineRue du Roussillon
patrimoineRue du Sidobre
patrimoineRue Françoise Dolto
patrimoineRue Hélène boucher
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Perrier
patrimoineRue Jacqueline Auriol
patrimoineRue Jacques Guignard
patrimoineRue Maurice Fonvieille
patrimoineRue Montplaisir
patrimoineRue Nogaro
patrimoineRue Pierre de Ronsard
patrimoineRue Principale
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue Séléné
patrimoineSentier du Biais
patrimoineSquare Beryl
patrimoineSquare de la Gare
patrimoineSquare de l'Ambre
patrimoineSquare de la Turquoise
patrimoineSquare de l'Aube
patrimoineSquare de l'Écureuil
patrimoineSquare de l'Eureka
patrimoineSquare de l'Opale
patrimoineSquare des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Square des Bleuets
patrimoineSquare des Coumettes
patrimoineSquare des Mûriers
patrimoineSquare des Noisetiers
patrimoineSquare des Ormeaux
patrimoineSquare des Paquerettes
patrimoineSquare des Pins
patrimoineSquare des Sauvagelles
patrimoineSquare des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Square du Bouvreuil
patrimoineSquare du Chêne
natureSquare du Comminges
patrimoineSquare du Grillon
patrimoineSquare du Puymorens
patrimoineSquare du Roitelet
patrimoineSquare du Trillet
patrimoineSquare du Volvestre
patrimoineSquare Grenat
patrimoineSquare Jean Curat
patrimoineSquare Saint-Hubert
patrimoineSquare Spinelle
patrimoine