Rues de Pézenas
342 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Claude Debussy
patrimoineAllée Clément Ader
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Sophoras
patrimoineAllée du Carignan
patrimoineAllée du Chardonnay
patrimoineAllée du Cinsault
patrimoineAllée du Grenache
patrimoineAllée du Muscat
patrimoineAllée du Picpoul
patrimoineAllée du Roi
patrimoineAllée du Syrah
patrimoineAllée du Verger
patrimoineAllée Gabriel Voisin
patrimoineAllée Général Montagne
patrimoineAllée Melvin Jones
patrimoineAllée Pablo Picasso
patrimoineAncien Chemin de Caux
patrimoineAncienne Route Nationale
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue Camille Guérin
patrimoineAvenue Carrion de Nizas
patrimoineAvenue de Castelnau
patrimoineAvenue de la Gare du Midi
patrimoineAvenue de la Grange Rouge
patrimoineAvenue de Pézenas
patrimoineAvenue de Plaisance
patrimoineAvenue des Mutins du 17e RI
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue du 11 Novembre 1918
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue Émile Combes
patrimoineAvenue François Curée
patrimoineAvenue François Hue
patrimoineAvenue Gabriel Mazel
patrimoineAvenue Harold E. Kline
patrimoineAvenue Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider
patrimoineAvenue Jean-Denis Tastavin et Michel Liopis
patrimoineAvenue Louis Montagne
patrimoineAvenue Paul Vidal de la Blache
patrimoineAvenue Yves Brayer
patrimoineBoulevard de la Nicole
patrimoineBoulevard du Docteur Combescure
patrimoineBoulevard Frédéric et Irène Joliot-Curie
patrimoineBoulevard Jacques Monod
patrimoineBoulevard Martin Luther King et Nelson Mandela
patrimoineBoulevard Sarrazin
patrimoineBoulevard Voltaire
patrimoineCarrefour de la Paix
patrimoineCarrefour Marcel Paul
patrimoineChemin Bas de Montagnac
patrimoineChemin Bas des Églises
patrimoineChemin d'Abeilhan
patrimoineChemin d’Aigues Vives
patrimoineChemin de Castelsec
patrimoineChemin de Castres
patrimoineChemin de Chichery
patrimoineChemin de d'Alignan du Vent
patrimoineChemin de la Balsède
patrimoineChemin de la Barque
patrimoineChemin de la Bartasse
patrimoineChemin de l'Abattoir
patrimoineChemin de la Carrière Mercadale
patrimoineChemin de la Condamine
patrimoineChemin de la Croix de Vias
patrimoineChemin de la Faissine
patrimoineChemin de la Gourgue
patrimoineChemin de la Grange de Sallèles
patrimoineChemin de l'Amandier
patrimoineChemin de la Plaine de Murles
patrimoineChemin de l'Auribelle Haute
patrimoineChemin de Laval
patrimoineChemin de Maldinat
patrimoineChemin de Montplaisir
patrimoineChemin de Pautel
patrimoineChemin de Pézenas à Conas
patrimoineChemin de Plaisance
patrimoineChemin de Saint-André
patrimoineChemin de Saint-Christol
patrimoineChemin de Saint-Julien
patrimoineChemin de Saint-Roch Cantobre
patrimoineChemin de Saint-Siméon
patrimoineChemin des Horts
patrimoineChemin des Loubatières
patrimoineChemin des Moulières
patrimoineChemin de Tartuguier
patrimoineChemin de Trébouls
patrimoineChemin d’Intérêt Local
patrimoineChemin du Bas Fesc
patrimoineChemin du Bois de la Ville
patrimoineChemin du Bosc de Puel
patrimoineChemin du Campestre
patrimoineChemin du Cercle de l'Estang
patrimoineChemin du Cercle de l'Étang
natureChemin du Gendarme
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Petit Larzac
patrimoineChemin du Plateau d'Arnet
patrimoineChemin du Pontil de Conas
patrimoineChemin du Sourel
patrimoineChemin Haut des Églises
patrimoineChemin Mère des Fontaines
patrimoineChemin Rural de Neffiès à Pézenas
patrimoineChemin St Marthe
patrimoineChemin Tour de Pomarède
patrimoineCité Bedarrides
patrimoineCours de la Reine
patrimoineCours Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Faubourg des Cordeliers
patrimoineFaubourg Joseph André
patrimoineImpasse Calquières Hautes
patrimoineImpasse Canabassière
patrimoineImpasse d'Arcole
patrimoineImpasse de la Grange Rouge
patrimoineImpasse de l'Ancien Hôpital
patrimoineImpasse de la Perrière
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de l'Étang
natureImpasse de l'Hirondelle
natureImpasse de l'Oratoire Cordeau
patrimoineImpasse des Cigalous
patrimoineImpasse des Cordeliers
patrimoineImpasse des Loriots
patrimoineImpasse des Olivettes
patrimoineImpasse des Rosetiles
patrimoineImpasse des Selliers
patrimoineImpasse Didier Daurat
patrimoineImpasse Docteur Calmette
patrimoineImpasse d'Ovalie
patrimoineImpasse du Caroux
patrimoineImpasse du Clastre
patrimoineImpasse du Cordeau
patrimoineImpasse Ernest Ferroul
patrimoineImpasse Fromagerie Vieille
patrimoineImpasse Louis Blanc
patrimoineImpasse Nisadou
patrimoineImpasse Pierre Poncet
patrimoineImpasse Pillement
patrimoineImpasse Simon Ducros
patrimoineImpasse Tricard
patrimoineLa Méridienne
patrimoineLotissement Le Jardin des Ruffes
patrimoineMail de Pleguebiaux
patrimoineMontade de la Garrigue
patrimoinePassage des Jardins de la Gloriette
patrimoinePassage des Machous
patrimoinePlace Auguste Renoir
patrimoinePlace Boby Lapointe
patrimoinePlace Bonnet
patrimoinePlace Claude Monet
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace des États du Languedoc
patrimoinePlace du 14 Juillet
patrimoinePlace du 4 Septembre
patrimoinePlace du Castel
patrimoinePlace du Marché des Trois-Six
patrimoinePlace du Mourras
patrimoinePlace Fontaine Vedel
patrimoinePlace Frédéric Mistral
patrimoinePlace Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Place Georges Beaume
patrimoinePlace Georges Bizet
patrimoinePlace Henri de Toulouse-Lautrec
patrimoinePlace Henri Guillaumet
patrimoinePlace Henri Matisse
patrimoinePlace Honoré Daumier
patrimoinePlace Jean-Baptiste Corot
patrimoinePlace Jean Giono
patrimoinePlace Ledru-Rollin
patrimoinePlace Louis Breguet
patrimoinePlace Marcel Pagnol
patrimoinePlace Monseigneur Justin Paulinier
patrimoinePlace Paul Gauguin
patrimoinePlace Pierre Poncet
patrimoinePlace Resseguier
patrimoinePlacette des Elfes
patrimoinePlacette des Farfadets
patrimoineRésidence Le Côteau de Molière
patrimoineRoute de Béziers
patrimoineRoute de Caux
patrimoineRoute de Lézignan la Cèbe
patrimoineRoute de Montpellier
patrimoineRoute de Nizas
patrimoineRoute de Roujan
patrimoineRoute de Tourbes
patrimoineRue Abel Gance
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert Paul Alliés
patrimoineRue Albert Schweitzer
patrimoineRue Alcide Trinquat
patrimoineRue Alfred Maurel
patrimoineRue Alfred Sabatier
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue André Malraux
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue A. P. Alliés
patrimoineRue Aristide Rouzière
patrimoineRue Auguste Mel
patrimoineRue Barbès
patrimoineRue Barraterie
patrimoineRue Barreme
patrimoineRue Beaulac
patrimoineRue Beranger
patrimoineRue Bertrand de Pézars
patrimoineRue Calquières Hautes
patrimoineRue Cambefort
patrimoineRue Camille Saint-Saëns
cultureEntré au Conservatoire à l'âge de treize ans, Camille Saint-Saëns (1835-1921) acquit rapidement une renommée significative auprès de grands compositeurs comme Rossini ou Berlioz. Organiste titulaire de la Madeleine à Paris pendant vingt ans, puis professeur de piano, il composa dans tous les genres : les opéras Samson et Dalila (1877) et Déjanire (1898) assirent sa notoriété, tandis que le Carnaval des animaux — qu'il refusa de publier de son vivant, le jugeant trop léger — reste aujourd'hui son œuvre la plus jouée à travers le monde. Souvent en opposition avec le wagnérisme, son style contribua au développement du poème symphonique, genre nouveau également porté par Liszt. Pris par l'élan patriotique qui succéda à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne, Saint-Saëns fonda en 1871 la Société nationale de musique pour promouvoir les compositeurs de l'hexagone. Fait notable dans l'histoire du cinéma, il fut aussi le premier à composer spécialement une musique pour un film — celle de L'Assassinat du duc de Guise, en 1908.
Rue Canabasserie
patrimoineRue Capitaine David
patrimoineRue Cécile Bourrel
patrimoineRue Charles Gounod
patrimoineRue Claude Bernard
patrimoineRue Colonel Tarniquet
patrimoineRue Commandant Bassas
patrimoineRue Condorcet
patrimoineRue Conti
patrimoineRue Cordille
patrimoineRue de Juvenel
patrimoineRue de la Confiserie Dumas
patrimoineRue de la Foire
patrimoineRue de la Fontaine des Fées
patrimoineRue de la Villette
patrimoineRue Denfert Rochereau
patrimoineRue de Peyne
patrimoineRue de Pleguebiaux
patrimoineRue des Balcons de l'Étang
natureRue des Biradous
patrimoineRue des Calquières Basses
patrimoineRue des Chevaliers de Saint-Jean
patrimoineRue des Commandeurs
patrimoineRue des d'André
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patrimoineRue du Vieux Salin
patrimoineRue Édouard Branly
patrimoineRue Émile Mazuc
patrimoineRue Émile Pouytes
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Ferdinand Buisson
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patrimoineRue Jean Rostand
patrimoineRue Jean Vigo
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patrimoineRue Michelet
patrimoineRue Montesquieu
patrimoineRue Montmorency
patrimoineRue Nello Righetti
patrimoineRue Pascal Rouyer
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul Gauguin
patrimoineRue Paul Guéry
patrimoineRue Paul-Henri Vergnes
patrimoineRue Paul Valéry
patrimoineRue Pierre David
patrimoineRue Plauche
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patrimoineRue Réaumur
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue René Clair
patrimoineRue René Laennec
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patrimoineRue Triperie Vieille
patrimoineRue Venel
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Vincent Van Gogh
patrimoineVieux Pont sur l'Hérault
patrimoine