Rues de Petit-Mars
192 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Ajoncs
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Jardins du Bourg
patrimoineAllée du Four Commun
patrimoineAllée du Maréchal Ferrant
patrimoineAllée du Théâtre de Coussol
cultureAvenue des Camélias
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineBoulevard Saint-Laurent
patrimoineChemin de Bénon
patrimoineChemin de Bounais
patrimoineChemin de Caberger
patrimoineChemin de Cousseau
patrimoineChemin de la Brunelerie
patrimoineChemin de la Cassière
patrimoineChemin de la Championnière
patrimoineChemin de la Fontaine aux Fées
patrimoineChemin de la Galonnière
patrimoineChemin de la Gautrie
patrimoineChemin de la Gicquelière
patrimoineChemin de la Grotte
patrimoineChemin de la Guibretière
patrimoineChemin de la Marque d'Oie
patrimoineChemin de la Millétrie
patrimoineChemin de la Noé Joulain
patrimoineChemin de la Pénoue
patrimoineChemin de l'Arche
patrimoineChemin de la Robinière
patrimoineChemin de Launay
patrimoineChemin de la Viaudière
patrimoineChemin de Mainguin
patrimoineChemin de Minoineau
patrimoineChemin des Abattoirs
patrimoineChemin des Bégassières
patrimoineChemin des Bellinières
patrimoineChemin des Bignons
patrimoineChemin des Bois Bourdains
patrimoineChemin des Brosses
patrimoineChemin des Buttes
patrimoineChemin des Champs Maine
patrimoineChemin des Closes Denis
patrimoineChemin des Closes Neuves
patrimoineChemin des Closettes
patrimoineChemin des Clouseaux
patrimoineChemin des Doussais
patrimoineChemin des Dureaux
patrimoineChemin des Favrières
patrimoineChemin des Hautaudières
patrimoineChemin des Jouffrais
patrimoineChemin des Landes
natureChemin des Landreaux
patrimoineChemin des Mottais
patrimoineChemin des Noues
patrimoineChemin des Parcs
patrimoineChemin des Perrais
patrimoineChemin des Prés
patrimoineChemin des Rivaudières
patrimoineChemin des Rochettes
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patrimoineChemin des Souchais
patrimoineChemin des Terres Avril
patrimoineChemin des Touches
patrimoineChemin des Tremblais
patrimoineChemin des Varennes
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Viette
patrimoineChemin du Boiron
patrimoineChemin du Calonge
patrimoineChemin du Clos Nid de Pie
patrimoineChemin du Courtil Blanc
patrimoineChemin du Dareau
patrimoineChemin du Fief
patrimoineChemin du Grand Clos
patrimoineChemin du Mont-Jarrie
patrimoineChemin du Mortier
patrimoineChemin du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pommier d'Api
patrimoineChemin du Pont Hus
patrimoineChemin du Port
patrimoineChemin du Pranteau
patrimoineChemin du Pré des Sources
patrimoineChemin du Ronderais
patrimoineChemin du Tertre
patrimoineChemin du Vineau
patrimoineChemin Rural de la Galopinière
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Mare
patrimoineImpasse de la Poutre
patrimoineImpasse de l'Étang
natureImpasse des Fragonnettes
patrimoineImpasse des Frémenteries
patrimoineImpasse du Bois
patrimoineImpasse du Haut Plessis
patrimoineImpasse du Pressoir
patrimoineImpasse du Sous-Bois
patrimoineImpasse du Vieux Puits
patrimoineImpasse Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Impasse Racine
patrimoineLe Breil
patrimoinePassage de la Forge
patrimoinePlace du Four Commun
patrimoinePlace du Pressoir
patrimoinePlace Saint-Pierre
patrimoineRoute de la Bouffetière
patrimoineRoute de la Chaussée
patrimoineRoute de la Trélluère
patrimoineRoute de Ligné
patrimoineRoute de Nort-sur-Erdre
patrimoineRoute de Nort-Sur-Erdre
patrimoineRoute du Mortier
patrimoineRue Charles Baudelaire
patrimoineRue de la Basse Chutte
patrimoineRue de la Bénon
patrimoineRue de la Blandinière
patrimoineRue de la Boissière
patrimoineRue de la Bosse
patrimoineRue de la Bourdinière
patrimoineRue de la Butte
patrimoineRue de la Chevalerie
patrimoineRue de la Chutte
patrimoineRue de la Foucaudière
patrimoineRue de la Furetière
patrimoineRue de la Galonnière
patrimoineRue de la Galopinière
patrimoineRue de la Giraudière
patrimoineRue de la Guinelière
patrimoineRue de la Hardière
patrimoineRue de la Jarrie
patrimoineRue de la Lorie
patrimoineRue de la Noë Joulain
patrimoineRue de la Nouette
patrimoineRue de la Pommeraie
patrimoineRue de la Renoulière
patrimoineRue de l'Argiller
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Egretière
patrimoineRue de l'Erdre
patrimoineRue de Nantes
patrimoineRue d'Éole
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Alizés
patrimoineRue des Arènes
patrimoineRue des Bégassières
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Clouzeaux
patrimoineRue des Églantiers
patrimoineRue des Fours
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Inventaires
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Marais
patrimoineRue des Muriers
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Paquerettes
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patrimoineRue des Portes
patrimoineRue des Prés de Beaujour
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Rivaudières
patrimoineRue des Robiniers
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Varennes
patrimoineRue des Vieilles Pierres
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patrimoineRue du Bas Plessis
patrimoineRue du Bignon
patrimoineRue du Grand Vivier
patrimoineRue du Gré des Landes
natureRue du Haut Plessis
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Lindron
patrimoineRue du Logis
patrimoineRue du Marionnais
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pont Bricaud
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Portail de Fer
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue du Vigneau
natureRue du Zéphyr
patrimoineRue Fernand Sastre
patrimoineRue François Rortais
patrimoineRue Jacques Prévert
patrimoineRue José Arribas
patrimoineRue Léon Maistre
patrimoineRuelle du Four
patrimoineRue Marcel Cerdan
patrimoineRue René Lacoste
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Voie Communale de Petit-Mars à La Bourdinière
patrimoine