Rues de Perroy
72 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Ormes
patrimoineChamp de Derrière La Vigne
natureChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Bériau
patrimoineChemin de Chantemerle
patrimoineChemin de Guillerde
patrimoineChemin de la Garde à Fourbas
patrimoineChemin de la Grande Métairie
patrimoineChemin de la Motte à Pauprisé
patrimoineChemin de la Pêcherie
patrimoineChemin de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Chemin de Palud
patrimoineChemin de Perroy à Fourbas
patrimoineChemin des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Chemin des Esserts
patrimoineChemin des Fontaines
patrimoineChemin des Gaillots à Perroy
patrimoineChemin des Lemains
patrimoineChemin des Pêcheurs
patrimoineChemin des Perrailles
patrimoineChemin des Pessingettaz
patrimoineChemin des Plantaz
patrimoineChemin des Pommiers
patrimoineChemin des Quatre-Vents
patrimoineChemin des Rivières
natureChemin des Terres de la Cotte
patrimoineChemin de Sus-Craux
patrimoineChemin du Carroz
patrimoineChemin du Meunier
patrimoineChemin du Rupalet
patrimoineChemin du Saule
patrimoineChemin Rural des Gaillots à Pauprisé et à la Crotte
patrimoineChemin Sous-Bois
patrimoineGrand-Rue
patrimoineLe Chêne
natureLe Prieuré
patrimoineLes Gaillots
patrimoinePlace de la Gare
patrimoineRoute de Bitry
patrimoineRoute de Bois Jardin
patrimoineRoute de Bougy
patrimoineRoute de Cheneté
natureRoute de Couloutre
patrimoineRoute de Couvaloup
patrimoineRoute de Donzy à Entrains
patrimoineRoute de Féchy
patrimoineRoute de la Couronnette
patrimoineRoute de l'Etraz
patrimoineRoute de Malessert
patrimoineRoute de Montelly
patrimoineRoute des Bois
patrimoineRoute des Lemains
patrimoineRoute des Vignerons
natureRoute du Chêne
natureRoute du Lavoir
patrimoineRoute du Tombey
patrimoineRoute Suisse
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue des Berthiers
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue du Château
patrimoineRue du Nohain
patrimoineRuelle des Jardins
patrimoineRue Pincault
patrimoineRue Principale
patrimoineVoie de Bellevue à la Garde
patrimoineVoie de Ciez aux Gaillots
patrimoineVoie de Donzy aux Ormeaux
patrimoineVoie de la Garde aux Paillards
patrimoineVoie de Perroy à Clez
patrimoine