Rues de Perpignan
2093 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire des Pavillons
patrimoineAllée Aimé Giral
patrimoineAllée Borée
patrimoineAllée Brice Fleutiaux
patrimoineAllée Celestin Manalt
patrimoineAllée de Bacchus
patrimoineAllée de la Fontaine d'Amour
patrimoineAllée de Provence
patrimoineAllée des Albatros
patrimoineAllée des Algues
patrimoineAllée des Aquitains
patrimoineAllée des Camélias
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Cyprès
patrimoineAllée des Épicéas
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des Justes de France
patrimoineAllée des Magnolias
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée des Oiseaux
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pins
patrimoineAllée des Sorbiers
patrimoineAllée des Treilles
patrimoineAllée des Villas Amiel
patrimoineAllée de Vaillère
patrimoineAllée du Docteur Ahmad Akkari
patrimoineAllée du Ressac
patrimoineAllée du Souvenir
patrimoineAllée Euros
patrimoineAllée Jean Ribière
patrimoineAllée Jose-Maria de Heredia
patrimoineAllée Louis Prat
patrimoineAllée Marc Pierre
patrimoineAllée Notos
patrimoineAllée Père Llado
patrimoineAllée Président Paul Marquillanes
patrimoineAllées Maillol
patrimoineAllée Zéphyr
patrimoineAncien Chemin de Baixas
patrimoineAncien Chemin de Bompas
patrimoineAncien Chemin de Pézilla
patrimoineAncien Chemin de Villelongue-la-Salanque
patrimoineAqueduc des Arcades
patrimoineAvenue Abel Gance
patrimoineAvenue Albert Camus
patrimoineAvenue Albert Einstein
patrimoineAvenue Alfred Kastler
patrimoineAvenue Alfred Sauvy
patrimoineAvenue André Tourné
patrimoineAvenue Bachaga Saïd Boualam
patrimoineAvenue Carsalade du Pont
patrimoineAvenue Charles Deperet
patrimoineAvenue Charlie Chaplin
patrimoineAvenue d'Amélie-les-Bains
patrimoineAvenue d'Argelès sur Mer
patrimoineAvenue d'Argelès-sur-Mer
patrimoineAvenue d'Arles-sur-Tech
patrimoineAvenue d'Athènes
patrimoineAvenue de Banyuls-sur-Mer
patrimoineAvenue de Barcelone
patrimoineAvenue de Belfort
patrimoineAvenue de Berlin
patrimoineAvenue de Bruxelles
patrimoineAvenue de Céret
patrimoineAvenue de Francfort
patrimoineAvenue de Gérone
patrimoineAvenue de Grande-Bretagne
patrimoineAvenue de la Côte Radieuse
patrimoineAvenue de la Côte Vermeille
patrimoineAvenue de l'Aérodrome
sciencesAvenue de la Massane
patrimoineAvenue de l'Ancien Champ de Mars
patrimoineAvenue de la Salanque
patrimoineAvenue de l'Industrie
patrimoineAvenue de Londres
patrimoineAvenue de Milan
patrimoineAvenue de Prades
patrimoineAvenue de Prats de Mollo
patrimoineAvenue de Rome
patrimoineAvenue de Saint-Esteve
patrimoineAvenue de Saint-Estève
patrimoineAvenue de Saint-Gaudérique
patrimoineAvenue des Baléares
patrimoineAvenue des Eaux Vives
patrimoineAvenue d'Espagne
patrimoineAvenue des Palmiers
patrimoineAvenue des Pervenches
patrimoineAvenue des Tamaris
patrimoineAvenue de Tavira
patrimoineAvenue Docteur Jean-Louis Torreilles
patrimoineAvenue du Boulès
patrimoineAvenue du Canigou
patrimoineAvenue du Cap Béar
patrimoineAvenue du Commandant Ernest Soubielle
patrimoineAvenue du Docteur Albert Schweitzer
patrimoineAvenue du Général Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue du Général Jean Gilles
patrimoineAvenue du Grand Large
patrimoineAvenue du Languedoc
patrimoineAvenue du Lycée
patrimoineAvenue du Maréchal Alphonse Juin
patrimoineAvenue du Maréchal Joffre
patrimoineAvenue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Palais des Expositions
patrimoineAvenue du Père Pinya
patrimoineAvenue du Président Doumer
patrimoineAvenue du Réart
patrimoineAvenue du Tech
patrimoineAvenue Émile Roudayre
patrimoineAvenue Éole
patrimoineAvenue Fernand de Chefdebien
patrimoineAvenue Gaston Gadel
patrimoineAvenue Général Guillaut
patrimoineAvenue Georges et Claude Caustier
patrimoineAvenue Georges Guynemer
patrimoineAvenue Gilbert Brutus
patrimoineAvenue Henri Bergson
patrimoineAvenue Henri Ribère
patrimoineAvenue Jean Giono
patrimoineAvenue Jean Giraudoux
patrimoineAvenue Jean Mermoz
patrimoineAvenue Joseph Rous
patrimoineAvenue Julien Panchot
patrimoineAvenue Léon-Jean Gregory
patrimoineAvenue Louis de Broglie
patrimoineAvenue Louis Torcatis
patrimoineAvenue Marcelin Albert
patrimoineAvenue Maréchal Koenig
patrimoineAvenue Maurice Bellonte
patrimoineAvenue Pau Casals
patrimoineAvenue Paul Alduy
patrimoineAvenue Paul Dejean
patrimoineAvenue Paul Gauguin
patrimoineAvenue Paul Pascot
patrimoineAvenue Pierre Cambres
patrimoineAvenue Rabah Kheliff
patrimoineAvenue René Cassin
patrimoineAvenue René Clair
patrimoineAvenue Robert Doisneau
patrimoineAvenue Robert-Emmanuel Brousse
patrimoineAvenue Rosette Blanc
patrimoineAvenue Saint-Charles
patrimoineAvenue Saint Jean-Paul II
patrimoineAvenue Simon Boussiron
patrimoineAvenue Victor Dalbiez
patrimoineAvenue William Shakespeare
patrimoineAvenue Xavier Benguerel
patrimoineBoulevard Anatole France
patrimoineBoulevard Aristide Briand
patrimoineBoulevard de la France Libre
patrimoineBoulevard des Pyrénées
patrimoineBoulevard du Colonel Cayrol
patrimoineBoulevard du Conflent
patrimoineBoulevard du Docteur Joseph Desnoyes
patrimoineBoulevard du Foment de la Sardane
patrimoineBoulevard du Mondony
patrimoineBoulevard du Roussillon
patrimoineBoulevard Edmond Michelet
patrimoineBoulevard Félix Mercader
patrimoineBoulevard Frédéric Mistral
patrimoineBoulevard Georges Clemenceau
patrimoineBoulevard Henri Poincaré
patrimoineBoulevard Jean Bourrat
patrimoineBoulevard Louis Noguères
patrimoineBoulevard Marius Berliet
patrimoineBoulevard Nungesser et Coli
patrimoineBoulevard Paul Langevin
patrimoineBoulevard Président John Fitzgerald Kennedy
patrimoineBoulevard Saint-Assiscle
patrimoineBoulevard Thomas Wilson
patrimoineCamí de la Coma Serra
patrimoineCamí del Crest
patrimoineCamí de les Vinyes
patrimoineCamí del Jac
patrimoineCami del Suro
patrimoineCamí Fondo
patrimoineCampus
patrimoineChemin Cami Fondou
patrimoineChemin de Bajoles
patrimoineChemin de Cabestany à Bompas
patrimoineChemin de Canet à Bompas
patrimoineChemin de Charlemagne
patrimoineChemin de Château-Roussillon
patrimoineChemin de Codine
patrimoineChemin de la Basse
patrimoineChemin de la Fauceille
patrimoineChemin de la Fossella
patrimoineChemin de la Glacière
patrimoineChemin de la Llabanère
patrimoineChemin de la Llabenère
patrimoineChemin de l'Alzine
patrimoineChemin de la Miséricorde
patrimoineChemin de la Moneda
patrimoineChemin de la Passio Vella
patrimoineChemin de la Poudrière
patrimoineChemin de la Relativité
patrimoineChemin de la Rivière
natureChemin de la Roseraie
patrimoineChemin de las Carlettes
patrimoineChemin de las Carrettes
patrimoineChemin de la Syrah
patrimoineChemin de la Torre dels Rocs
patrimoineChemin de la Tour de Château Roussillon
patrimoineChemin de Les Costes
patrimoineChemin de les Lloberes
patrimoineChemin de l'Étang Long
natureChemin del la Sal
patrimoineChemin de Llaury
patrimoineChemin dels Xirmens
patrimoineChemin del Vives
patrimoineChemin de Mailloles
patrimoineChemin de Neguebous
patrimoineChemin de Ruscino
patrimoineChemin des 4 Cazals
patrimoineChemin de Sainte-Barbe
patrimoineChemin de Saint-Genis de Tanyeres
patrimoineChemin de Saint-Roch
patrimoineChemin des Arcades
patrimoineChemin des Carlettes
patrimoineChemin des Hirondelles
natureChemin des Jardins Saint-Jacques
patrimoineChemin des Lucioles
patrimoineChemin des Soupirs
patrimoineChemin des Terres Rousses
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin des Yeuses
patrimoineChemin de Torremila
patrimoineChemin de Villeneuve-de-la-Raho
patrimoineChemin du Conflent
patrimoineChemin du Formigos
patrimoineChemin du Foulon
patrimoineChemin du Grenache
patrimoineChemin du Macabeu
patrimoineChemin du Mas Anglade
patrimoineChemin du Mas Bourrat
patrimoineChemin du Mas Bresson
patrimoineChemin du Mas Cadène
patrimoineChemin du Mas Codine
patrimoineChemin du Mas Cufi
patrimoineChemin du Mas Donat
patrimoineChemin du Mas Ducup
patrimoineChemin du Mas Grenier
patrimoineChemin du Mas Guiter
patrimoineChemin du Mas Llaro
patrimoineChemin du Mas Palegry
patrimoineChemin du Mas Passama
patrimoineChemin du Mas Picas
patrimoineChemin du Muscat
patrimoineChemin du Pas de la Pailla
patrimoineChemin du Pou de les Coulobres
patrimoineChemin du Puits
patrimoineChemin du Punt Trencat
patrimoineChemin du Sacré Cœur
patrimoineChemin du Soleil Roy
patrimoineChemin Guillem de Cabestany
patrimoineChemin Jean Biosca
patrimoineChemin Sainte-Barbe
patrimoineClos Vallon
patrimoineCours Lazare Escarguel
patrimoineCours Marie-Louis de Lassus
patrimoineCours Palmarole
patrimoineDomaine d'Aragon
patrimoineDomaine du Parc Ducup
patrimoineÉchangeur de la Têt
patrimoineEscaliers Molière
patrimoineEspace Anna Politkovskaïa
patrimoineEspace Dina Vierny
patrimoineEspace Jean Monnet
patrimoineEsplanade de La Bastide
patrimoineEsplanade du Nouveau Logis
patrimoineEsplanade du Souvenir Français
patrimoineEsplanade Édouard Le Roy
patrimoineEsplanade Méditerranée
patrimoineGare Routière Méditerranée
patrimoineGiratoire de la Roseraie
patrimoineGiratoire de l'Avenue du Docteur Toreilles
patrimoineGiratoire ROSC Avenue Panchot
patrimoineHLM Saint-Louis
patrimoineImpasse Adolphe Adam
patrimoineImpasse Alain Corneau
patrimoineImpasse Alain Gerbault
patrimoineImpasse Alphonse Daudet
patrimoineImpasse Barthélemy Xatard
patrimoineImpasse Baudile-Jean-Louis Companyo
patrimoineImpasse Bel-Air
patrimoineImpasse Bergère
patrimoineImpasse Cité Bartissol
patrimoineImpasse Clément Janequin
patrimoineImpasse d'Alger
patrimoineImpasse d'Al Pull
patrimoineImpasse de Belfort
patrimoineImpasse de Jérusalem
patrimoineImpasse de la Division
patrimoineImpasse de la Houle
patrimoineImpasse de la Lune
patrimoineImpasse de la Muga
patrimoineImpasse de la Salpêtrière
patrimoineImpasse de la Vigneronne
natureImpasse de l'Église de la Real
patrimoineImpasse de l'Hort
patrimoineImpasse de l'Orangeraie
patrimoineImpasse de Mosset
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Apothicaires
patrimoineImpasse des Calanques
patrimoineImpasse des Capucines
patrimoineImpasse des Cardeurs
patrimoineImpasse des Cerfs-Volants
patrimoineImpasse des Cigales
patrimoineImpasse des Cinéastes
patrimoineImpasse des Coqs
patrimoineImpasse de Setcases
patrimoineImpasse des Eucalyptus
patrimoineImpasse des Felibres
patrimoineImpasse des Florentines
patrimoineImpasse des Galeries
patrimoineImpasse des Glaïeuls
patrimoineImpasse des Hêtres
natureImpasse des Maçons
patrimoineImpasse des Paquerettes
patrimoineImpasse des Savants
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse de Thuès
patrimoineImpasse de Torreilles
patrimoineImpasse de Vives
patrimoineImpasse d'Oslo
patrimoineImpasse du Barral
patrimoineImpasse du Chant des Oiseaux
patrimoineImpasse du Circuit de Catalogne
patrimoineImpasse du Conflent
patrimoineImpasse Ducup de Saint-Paul
patrimoineImpasse du Docteur Talairach
patrimoineImpasse du Flamenco
patrimoineImpasse du Flaviol
patrimoineImpasse du Mas Jaubert
patrimoineImpasse du Mas Roca
patrimoineImpasse du Mas Saint-Jean
patrimoineImpasse du Poète
patrimoineImpasse Émile Drancourt
patrimoineImpasse Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Impasse Emmanuel Chabrier
patrimoineImpasse Ferréol Coupet
patrimoineImpasse Fourcade Abblard
patrimoineImpasse Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Impasse Galcerand de Villaseca
patrimoineImpasse Grande la Real
patrimoineImpasse Henri de Lacaze-Duthiers
patrimoineImpasse Henri Matisse
patrimoineImpasse Henri Ribère
patrimoineImpasse Jacques de Noëll
patrimoineImpasse Jacques Offenbach
patrimoineImpasse Jean Alcover
patrimoineImpasse Jean Alesi
patrimoineImpasse Jean de La Bruyere
patrimoineImpasse Jean-Jacques Rousseau
patrimoineImpasse Jean-Pierre Campagne
patrimoineImpasse Jep Xambo
patrimoineImpasse Joseph Cabrit
patrimoineImpasse Joseph Charpentier
patrimoineImpasse Joseph Sire
patrimoineImpasse Lacépède
patrimoineImpasse Louis de Bougainville
patrimoineImpasse Louis Pastre
patrimoineImpasse Luc Dagobert
patrimoineImpasse Maurice Leblanc
patrimoineImpasse Maurice Ohana
patrimoineImpasse Michael Faraday
patrimoineImpasse Pierre de Marivaux
patrimoineImpasse Pierre Puvis de Chavannes
patrimoineImpasse Progin
patrimoineImpasse Puig Joan
patrimoineImpasse Raoul Dufy
patrimoineImpasse René Coll
patrimoineImpasse Sainte-Beuve
patrimoineImpasse Saint-Roch
patrimoineImpasse Sant Gil
patrimoineImpasse Sebastopol
patrimoineImpasse Victor Balaguer
patrimoineLa Catalane
patrimoineLa Placette
patrimoineLe Parcours Entre les Arbres
patrimoineLe Raccourci des Mobiles
patrimoineLes Chênes du Parc Ducup
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Les Halles Vauban
patrimoineL'Esplanade - Belvédère
patrimoineLycée Maillol
patrimoineMcDrive
patrimoineParvis Antoine de Roux
patrimoineParvis Arlequin
patrimoinePassage de Corsavy
patrimoinePassage de l'Albère
patrimoinePassage de Laroque des Albères
patrimoinePassage de Las Illas
patrimoinePassage de l'Université
patrimoinePassage de Montferrer
patrimoinePassage de Saint-Génis-des-Fontaines
patrimoinePassage des Echevins
patrimoinePassage des Gorges de la Fou
patrimoinePassage des Grillons
patrimoinePassage de Sorède
patrimoinePassage du Palais de la Députation
patrimoinePassage Édouard Le Roy
patrimoinePassage Elie de Beaumont
patrimoinePassage Eugène Paz
patrimoinePassage Ferdinand Brunetière
patrimoinePassage Henri de Lacaze-Duthiers
patrimoinePassage Manolo
patrimoinePassage Millet
patrimoinePassage Pierre Reverdy
patrimoinePassage Puig
patrimoinePassage Rive Gauche
patrimoinePassage Salvador Dalí
patrimoinePasserelle Arthur Conte
patrimoinePasserelle de l'Archipel
patrimoinePasserelle des Variétés
patrimoinePasserelle François Brousse
patrimoinePénétrante Nord
patrimoinePénétrante Sud-Ouest
patrimoinePierre Bretonneau
patrimoinePlace Aimé Césaire
patrimoinePlace Alain Gerbault
patrimoinePlace André Gretry
patrimoinePlace Armand Lanoux
patrimoinePlace Célestin Manalt
patrimoinePlace Charles Hermite
patrimoinePlace Charles Pranhard
patrimoinePlace d'Alghéro
patrimoinePlace Daniel Merillon
patrimoinePlace de Belgique
patrimoinePlace de Catalogne
patrimoinePlace de Fontfrede
patrimoinePlace de la Cativa
patrimoinePlace de la Chapelle
patrimoinePlace de la Costa Brava
patrimoinePlace de la Fraternité
patrimoinePlace de la Lentilla
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la Loge
patrimoinePlace de l'Aqua
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Place de la Révolution Française
histoirePlace de la Sardane
patrimoinePlace de la Victoire
patrimoinePlace de l'Europe
patrimoinePlace de l'Huile
patrimoinePlace de l'Union
patrimoinePlace de Montbolo
patrimoinePlace de Saint-Guillem
patrimoinePlace des Anciens Combattants d'Indochine
patrimoinePlace de Serralongue
patrimoinePlace des Esplanades
patrimoinePlace des Goémons
patrimoinePlace des Mateuets
patrimoinePlace des Orfèvres
patrimoinePlace des Poilus
patrimoinePlace des Potiers
patrimoinePlace des Templiers
patrimoinePlace de Verdun
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Canigou
patrimoinePlace du Colonel Alfred Arbanère
patrimoinePlace du Docteur René Puig
patrimoinePlace du Mas Llaro
patrimoinePlace Dumont d'Urville
patrimoinePlace du Pont d'en Vestit
patrimoinePlace du Puig
patrimoinePlace du Sare
patrimoinePlace Emmanuel Chabrier
patrimoinePlace Firmin Bauby
patrimoinePlace Fontaine Neuve
patrimoinePlace François Arago
patrimoinePlace François Blondel
patrimoinePlace François Jaubert de Passa
patrimoinePlace Gabriel Péri
patrimoinePlace Germain Boffrand
patrimoinePlace Guynemer
patrimoinePlace Henri Barbusse
patrimoinePlace Henri de Lacaze-Duthiers
patrimoinePlace Henri de Turenne
patrimoinePlace Hyacinthe Rigaud
patrimoinePlace Jean-Baptiste de Lamarck
patrimoinePlace Jean-Baptiste Molière
patrimoinePlace Jean Bouin
patrimoinePlace Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Place Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Place Jean Payra
patrimoinePlace Joseph Bodin de Boismortier
patrimoinePlace Joseph Cassanyes
patrimoinePlace Joseph Deloncle
patrimoinePlace Joseph Despres
patrimoinePlace Joseph-Sébastien Pons
patrimoinePlace Justin Bardou-Job
patrimoinePlace Léonce Élie de Beaumont
patrimoinePlace Léon Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Place Lluís Llach
patrimoinePlace Louis Auguste Blanqui
patrimoinePlace Manitas de Plata
patrimoinePlace Manuel de Falla
patrimoinePlace Marcel Oms
patrimoinePlace Michel Carola
patrimoinePlace Nicolas Lemery
patrimoinePlace Paul Bert
patrimoinePlace Paul Vaillant-Couturier
patrimoinePlace Pierre de Coubertin
patrimoinePlace Saint-Joseph
patrimoinePlace Salvador Dalí
patrimoinePlace Salvador Espriu
patrimoinePlace Yves du Manoir
patrimoinePont Alfred Sauvy
patrimoinePont Arago
patrimoinePont Aragó
patrimoinePont Colonel Arnaud Beltrame
patrimoinePont de Guerre
patrimoinePont Général de Larminat
patrimoinePont Joffre
patrimoinePont Magenta
patrimoinePont Sainte-Marie-de-Mailloles
patrimoinePont Sergent Rodolphe Penon
patrimoinePromenade des Sycomores
patrimoineQuai Alfred Nobel
patrimoineQuai de Barcelone
patrimoineQuai de Genève
patrimoineQuai de Hanovre
patrimoineQuai François Batllo
patrimoineQuai Jean de Lattre de Tassigny
patrimoineQuai Nicolas Sadi Carnot
patrimoineQuai Pierre Bourdan
patrimoineQuai Sébastien Vauban
patrimoineRambla de la Thermodynamique
patrimoineRambla de l'Occitanie
patrimoineRambla de Vertefeuille
patrimoineRambla du Vallespir
patrimoineRambla Hélios
patrimoineRésidence La Promenade
patrimoineRocade Ouest
patrimoineRocade Saint-Charles
patrimoineRocade Saint-Jacques
patrimoineRocade Sud
patrimoineRond-Point Alain Griotteray
patrimoineRond-Point Albert Donnezan
patrimoineRond-Point Antoine de Lavoisier
patrimoineRond-Point Carlo Schmid
patrimoineRond-Point Christiaan Barnard
patrimoineRond-Point Colonel André Salvat
patrimoineRond-Point d'Amsterdam
patrimoineRond-Point d'Anvers
patrimoineRond-Point de Barcelone
patrimoineRond-Point de Copenhague
patrimoineRond-Point de Gênes
patrimoineRond-Point de Hambourg
patrimoineRond-Point de la Fraternité
patrimoineRond-Point de la Légion d'Honneur
patrimoineRond-Point de l'Étang Long
natureRond-Point de l'Euro-Méditerranée
patrimoineRond-Point de l'Occitanie
patrimoineRond-Point de l'Ordre du Mérite Agricole
patrimoineRond-Point de l'Ordre National du Mérite
patrimoineRond-Point de l’Ordre National du Mérite
patrimoineRond-Point del Vives
patrimoineRond-Point de Mailloles
patrimoineRond-Point de Rotterdam
patrimoineRond-Point des Arcades
patrimoineRond-Point des Baléares
patrimoineRond-Point des Combattants en Afrique du Nord
patrimoineRond-Point des Coquelicots
patrimoineRond-Point de Serrabone
patrimoineRond-Point des Harkis et Disparus d'Algérie
patrimoineRond-Point des Jardins Saint-Jacques
patrimoineRond-Point des Palmes Académiques
patrimoineRond-Point des Platanes
patrimoineRond-Point du 18 Juin 1940
patrimoineRond-Point du Chanoine Torreilles
patrimoineRond-Point du Clos Banet
patrimoineRond-Point du Languedoc
patrimoineRond-Point du Mas Donat
patrimoineRond-Point du Mas Gaffard
patrimoineRond-Point du Mas Rouma
patrimoineRond-Point du Mas Rous
patrimoineRond-Point du Mas Saint-Joseph
patrimoineRond-Point du Mas Vermeil
patrimoineRond-Point du Parc des Sports
patrimoineRond-Point du Pic de Costabonne
patrimoineRond-Point du Polygone Bernard Sabbah
patrimoineRond-Point du Pont Trencat
patrimoineRond-Point du Pou de les Coulobres
patrimoineRond-Point du Septième Art
patrimoineRond-Point du Serrat-d'En-Vaquer
patrimoineRond-Point Eugène Boluix
patrimoineRond-Point Flandre Dunkerque
patrimoineRond-Point Gay-Lussac
patrimoineRond-Point Louis Torcatis
patrimoineRond-Point Paul Corazzi
patrimoineRond-Point Pierre Bretonneau
patrimoineRond-Point Pierre Clostermann
patrimoineRond-Point René Cassin
patrimoineRond-Point René Marquès
patrimoineRond-Point Sant Jordi
patrimoineRotonde Bachaga Saïd Boualam
patrimoineRoute de Bompas
patrimoineRoute de Canet
patrimoineRoute de Canohès
patrimoineRoute d'Elne
patrimoineRoute de Mont-Louis à Perpignan
patrimoineRoute de Perpignan
patrimoineRoute de Perpignan à Canet-Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Route de Saint-Estève
patrimoineRoute d'Espagne
patrimoineRoute de Thuir
patrimoineRoute du Moulin d'Orles
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Perthus
patrimoineRue Abbé Albert Cazes
patrimoineRue Abbé Jean Capeille
patrimoineRue Abraham Bosse
patrimoineRue Abraham Duquesne
patrimoineRue Adjudant-Pilote Paratilla
patrimoineRue Adolphe Adam
patrimoineRue Adolphe Monticelli
patrimoineRue Adrien Hamon
patrimoineRue Adrienne Bolland
patrimoineRue Aimé Maillart
patrimoineRue Alain Gerbault
patrimoineRue Alain Lesage
patrimoineRue Alain Prost
patrimoineRue Albert Calmette
patrimoineRue Albert Gisclard
patrimoineRue Albert Glandaz
patrimoineRue Albertine Sarrazin
patrimoineRue Albert Janicot
patrimoineRue Albert Marquet
patrimoineRue Alberto Korda
patrimoineRue Albert Roussel
patrimoineRue Albert Saisset
patrimoineRue Albert Samain
patrimoineRue Alessandro Volta
patrimoineRue Alexander Fleming
patrimoineRue Alexandre Ansaldi
patrimoineRue Alexandre Brogniart
patrimoineRue Alexandre Dumas
patrimoineRue Alexandre Falguière
patrimoineRue Alexandre-Joseph Oliva
patrimoineRue Alexandre Ledru-Rollin
patrimoineRue Alexandre Ribot
patrimoineRue Alexis Alquier
patrimoineRue Alexis Saint-John Perse
patrimoineRue Alfred Bachelet
patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Alfred de Vigny
patrimoineRue Alfred Eisenstaedt
patrimoineRue Alfred Sisley
patrimoineRue Alphonse Beau de Rochas
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Alphonse de Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Alphonse Laveran
patrimoineRue Alphonse Simon
patrimoineRue Alphonse Talut
patrimoineRue Alphonse Tavan
patrimoineRue Alsace-Lorraine
patrimoineRue Ambroise Croizat
patrimoineRue Ambroise Paré
patrimoineRue Amiral Barrera
patrimoineRue Amiral Ribeil
patrimoineRue André Ampère
patrimoineRue André Bosch
patrimoineRue André Cayatte
patrimoineRue André Chouraqui
patrimoineRue André de Chénier
patrimoineRue André Derain
patrimoineRue André Le Nôtre
patrimoineRue André Masson
patrimoineRue André Messager
patrimoineRue Àngel Guimerà
patrimoineRue Anna de Noailles
patrimoineRue Anne-Antoniette d'Anglade d'Oms
patrimoineRue Anne de Tourville
patrimoineRue Anny de Pous
patrimoineRue Anselme Mathieu
patrimoineRue Anthelme Brillat-Savarin
patrimoineRue Antoine-Augustin Parmentier
patrimoineRue Antoine Barye
patrimoineRue Antoine Batlle
patrimoineRue Antoine Baume
patrimoineRue Antoine Becquerel
patrimoineRue Antoine Blain
patrimoineRue Antoine Bourdelle
patrimoineRue Antoine Carbo
patrimoineRue Antoine de Condorcet
patrimoineRue Antoine de Jussieu
patrimoineRue Antoine de Lavoisier
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Antoine Guerra
patrimoineRue Antoine Jerôme Balard
patrimoineRue Antoine Le Nain
patrimoineRue Antoine Oller
patrimoineRue Antoine Orliac
patrimoineRue Antoine Queya
patrimoineRue Antoine Watteau
patrimoineRue Anton Agusti
patrimoineRue Antonio Vivaldi
patrimoineRue Arcangelo Corelli
patrimoineRue Aristide Bergès
patrimoineRue Aristide Maillol
patrimoineRue Armand Izarn
patrimoineRue Armand Trousseau
patrimoineRue Arnau de Vilanova
patrimoineRue Arsène d'Arsonval
patrimoineRue Auguste Barbier
patrimoineRue Auguste Caffe
patrimoineRue Auguste Colomer
patrimoineRue Auguste Comte
patrimoineRue Auguste Fourès
patrimoineRue Auguste Mariette
patrimoineRue Auguste Nelaton
patrimoineRue Auguste Perret
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Auguste Rodin
patrimoineRue Augustin Pajou
patrimoineRue Augustin Thierry
patrimoineRue Ausias March
patrimoineRue Balbino Giner
patrimoineRue Barthelemy Thimonnier
patrimoineRue Beausejour
patrimoineRue Beausoleil
patrimoineRue Benjamin Franklin
patrimoineRue Benoît Fourneyron
patrimoineRue Bérenger de Palasol
patrimoineRue Bernard Courtois
patrimoineRue Bernard Fernand
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. On dit qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue Bernat Desclot
patrimoineRue Bernat Metge
patrimoineRue Berthe Morisot
patrimoineRue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue Blanche Selva
patrimoineRue Blasco Ibanez
patrimoineRue Bonaventura-Carlos Aribau
patrimoineRue Bonaventure Petit
patrimoineRue Brice Bonnery
patrimoineRue Camille Corot
patrimoineRue Camille Desmoulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Camille Guérin
patrimoineRue Camille Jourdan
patrimoineRue Camille Pelletan
patrimoineRue Camille Pissaro
patrimoineRue Camille Saint-Saëns
cultureEntré au Conservatoire à l'âge de treize ans, Camille Saint-Saëns (1835-1921) acquit rapidement une renommée significative auprès de grands compositeurs comme Rossini ou Berlioz. Organiste titulaire de la Madeleine à Paris pendant vingt ans, puis professeur de piano, il composa dans tous les genres : les opéras Samson et Dalila (1877) et Déjanire (1898) assirent sa notoriété, tandis que le Carnaval des animaux — qu'il refusa de publier de son vivant, le jugeant trop léger — reste aujourd'hui son œuvre la plus jouée à travers le monde. Souvent en opposition avec le wagnérisme, son style contribua au développement du poème symphonique, genre nouveau également porté par Liszt. Pris par l'élan patriotique qui succéda à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne, Saint-Saëns fonda en 1871 la Société nationale de musique pour promouvoir les compositeurs de l'hexagone. Fait notable dans l'histoire du cinéma, il fut aussi le premier à composer spécialement une musique pour un film — celle de L'Assassinat du duc de Guise, en 1908.
Rue Carles Riba
patrimoineRue Casimir Davaine
patrimoineRue César Franck
patrimoineRue Charles Baudelaire
patrimoineRue Charles Bordes
patrimoineRue Charles Bozon
patrimoineRue Charles Brennus
patrimoineRue Charles Coulomb
patrimoineRue Charles Cros
patrimoineRue Charles Daviler
patrimoineRue Charles de Montesquieu
patrimoineRue Charles Despiau
patrimoineRue Charles Dickens
patrimoineRue Charles Fabry
patrimoineRue Charles-François Daubigny
patrimoineRue Charles Gerhardt
patrimoineRue Charles Gide
patrimoineRue Charles Gounod
patrimoineRue Charles Lebrun
patrimoineRue Charles Lecocq
patrimoineRue Charles Leconte de Lisle
patrimoineRue Charles Nicolle
patrimoineRue Charles Nodier
patrimoineRue Charles Péguy
patrimoineRue Charles Pelissier
patrimoineRue Charles Percier
patrimoineRue Charles Perrault
patrimoineRue Charles Pozzi
patrimoineRue Charles Pranhard
patrimoineRue Charles Renouvier
patrimoineRue Charles Richet
patrimoineRue Charles Rigoulot
patrimoineRue Charles Tellier
patrimoineRue Chenard et Walcker
patrimoineRue Christian Berard
patrimoineRue Christian Cabrol
patrimoineRue Cité Bartissol
patrimoineRue Claude Bernard
patrimoineRue Claude Berri
patrimoineRue Claude Chabrol
patrimoineRue Claude Chappe
patrimoineRue Claude Clodion
patrimoineRue Claude Combes
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Claude de Saint-Simon
patrimoineRue Claude Favre de Vaugelas
patrimoineRue Claude Forbin
patrimoineRue Claude Lorrain
patrimoineRue Claude Marty
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue Claude Nicolas Ledoux
patrimoineRue Claude Rouget de Lisle
patrimoineRue Claude Sautet
patrimoineRue Claudio Monteverdi
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Clément Marot
patrimoineRue Codos et Rossi
patrimoineRue Colin Biart
patrimoineRue Colonel Cazeilles
patrimoineRue Colonel de Saint-Aubin
patrimoineRue Côme-Damien Hortola
patrimoineRue Commandant Jean Bazy
patrimoineRue Commandant Michel Doutres
patrimoineRue Conrad Paris
patrimoineRue Costes et Le Brix
patrimoineRue Cote des Carmes
patrimoineRue Côte du Sergent
patrimoineRue Couverte
patrimoineRue Cyr Amanrich
patrimoineRue d'Alénya
patrimoineRue d'Alger
patrimoineRue d'Alicante
patrimoineRue d'Almeria
patrimoineRue d'Andorre
patrimoineRue de Balcère
patrimoineRue de Banyoles
patrimoineRue de Batère
patrimoineRue de Benidorm
patrimoineRue de Berga
patrimoineRue de Besalú
patrimoineRue de Blanes
patrimoineRue de Cabestany
patrimoineRue de Cadaqués
patrimoineRue de Calella
patrimoineRue de Calmeilles
patrimoineRue de Camprodon
patrimoineRue de Canet
patrimoineRue de Can-Partere
patrimoineRue de Cerbère
patrimoineRue de Cerdagne
patrimoineRue de Collioure
patrimoineRue de Corneilla del Vercol
patrimoineRue de Cosprons
patrimoineRue de Coustouges
patrimoineRue de Dublin
patrimoineRue de Figueras
patrimoineRue de Força Réal
patrimoineRue de Fusillés de Juillet 1944
patrimoineRue de Granollers
patrimoineRue de Guyenne
patrimoineRue de la Baillaury
patrimoineRue de la Barre
patrimoineRue de l'Abbé Breuil
patrimoineRue de l'Abbé Eugène Cortade
patrimoineRue de la Bienfaisance
patrimoineRue de la Bigorre
patrimoineRue de la Bisbal
patrimoineRue de la Briqueterie
patrimoineRue de la Butte
patrimoineRue de l'Académie
patrimoineRue de la Carança
patrimoineRue de la Caserne Saint-Jacques
patrimoineRue de la Caserne Saint-Martin
patrimoineRue de la Cigale d'Or
patrimoineRue de la Cloche d'Or
patrimoineRue de la Convention
histoireLa Convention nationale est une assemblée qui détint le pouvoir exécutif et législatif de 1792 à 1795. Elle proclama la Première République en rédigeant la Constitution de l'an I, mettant fin à la monarchie constitutionnelle concédée difficilement par Louis XVI depuis 1789. C'est de la Convention Nationale qu'est issu le Comité de Salut Public, responsable des nombreuses exécutions pendant la Terreur. La Convention fut dissoute en 1795 et laissa la place au Directoire, lui même dissout après le coup d'état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.
Rue de la Corse
patrimoineRue de la Côte Saint-Sauveur
patrimoineRue de la Coumelade
patrimoineRue de la Deveze
patrimoineRue de la Font Viva
patrimoineRue de la Fusterie
patrimoineRue de la Garrigole
patrimoineRue de la Gascogne
patrimoineRue de l'Agly
patrimoineRue de la Houle
patrimoineRue de la Jonquera
patrimoineRue de la Lanterne
patrimoineRue de l'Albère
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Loge
patrimoineRue de la Lune
patrimoineRue de la Main de Fer
patrimoineRue de la Manche
patrimoineRue de Lamanère
patrimoineRue de la Marinade
patrimoineRue de la Mémoire
patrimoineRue de la Miranda
patrimoineRue de l'Ancienne Comédie
patrimoineRue de l'Ange
patrimoineRue de l'Anguille
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Pépinière Robin
patrimoineRue de la Petite Llosa
patrimoineRue de la Pierre Trouée
patrimoineRue de la Pinte
patrimoineRue de la Poissonnerie
patrimoineRue de la Pompe des Jardiniers
patrimoineRue de la Porte de Canet
patrimoineRue de la Preste
patrimoineRue de la Reine Esclarmonde de Foix
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Résistance et de la Déportation
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de la Révolution Française
histoireRue de l'Argenterie
patrimoineRue de l'Armistice
histoireRue de Laroque des Albères
patrimoineRue de la Rotja
patrimoineRue de l'Artigues
patrimoineRue de la Saponaire
patrimoineRue de la Sardane
patrimoineRue de la Savonnerie
patrimoineRue de la Seu d'Urgell
patrimoineRue de la Soulane
patrimoineRue de la Soularete
patrimoineRue de la Tonnellerie
patrimoineRue de Latour-Bas-Elne
patrimoineRue de la Tour de Cabrens
patrimoineRue de la Tour de Guet
patrimoineRue de la Tour de la Massane
patrimoineRue de la Tour de Madeloc
patrimoineRue de la Tour de Mir
patrimoineRue de la Tour de Tautavel
patrimoineRue de la Tramontane
patrimoineRue de la Trinité
patrimoineRue de l'Aurore
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de la Vieille Intendance
patrimoineRue de la Vigneronne
natureRue de Leca
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Église de la Real
patrimoineRue de l'Église Saint-Jacques
patrimoineRue de l'Emporda
patrimoineRue de l'Enfer
patrimoineRue de Lérida
patrimoineRue de les Cluses
patrimoineRue de les Coves
patrimoineRue de l’Harmonie Municipale
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de l'Horloge
patrimoineRue de l'Hortolana
patrimoineRue de l'Incendie
patrimoineRue de Lisbonne
patrimoineRue de Llansa
patrimoineRue de Llivia
patrimoineRue de Lloret de Mar
patrimoineRue Delphin Coll
patrimoineRue del Sereno
patrimoineRue de l'Université
patrimoineRue de Madeloc
patrimoineRue de Madrid
patrimoineRue de Majorque
patrimoineRue de Malaga
patrimoineRue de Manyaques
patrimoineRue de Maureillas
patrimoineRue de Minorque
patrimoineRue de Montauriol
patrimoineRue de Montescot
patrimoineRue de Mont-Louis
patrimoineRue de Montserrat
patrimoineRue d'Empuries
patrimoineRue de Munich
patrimoineRue de Naples
patrimoineRue d'en Calce
patrimoineRue Denis Diderot
patrimoineRue Denis Fustel de Coulanges
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Nohèdes
patrimoineRue Déodat de Séverac
patrimoineRue de Palafrugell
patrimoineRue de Palalda
patrimoineRue de Palau del Vidre
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue de Port-Bou
patrimoineRue de Port-Vendres
patrimoineRue de Prague
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Puigcerdà
patrimoineRue de Puyvalador
patrimoineRue de Reynès
patrimoineRue de Reyroux
patrimoineRue de Ripoll
patrimoineRue de Sabadell
patrimoineRue des Abreuvoirs
patrimoineRue des Abricotiers
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Aigrettes
patrimoineRue de Saint-André
patrimoineRue de Saint-Cyprien
patrimoineRue de Saint-Génis-des-Fontaines
patrimoineRue de Saint-Jean-Pla-de-Corts
patrimoineRue de Saint-Laurent-de-Cerdans
patrimoineRue de Saint-Nazaire
patrimoineRue des Albatros
patrimoineRue de Saleilles
patrimoineRue des Algues
patrimoineRue des Aloès
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Archers
patrimoineRue de Sardaigne
patrimoineRue des Ardennes
patrimoineRue des Armées d'Afrique
patrimoineRue des Arts
patrimoineRue des Aspres
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Augustins
patrimoineRue des Azalées
patrimoineRue des Barcarolles
patrimoineRue des Bergeronnettes
patrimoineRue des Bohemiens
patrimoineRue des Bouillouses
patrimoineRue des Bouvreuils
patrimoineRue des Buissons
patrimoineRue des Calanques
patrimoineRue des Camporells
patrimoineRue des Canaris
patrimoineRue des Cardeurs
patrimoineRue des Carignans
patrimoineRue des Carlettes
patrimoineRue des Carmes
patrimoineRue des Caroubiers
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Ceps
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Chalets
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Chèvrefeuilles
patrimoineRue des Cigales
patrimoineRue des Cimes
patrimoineRue des Clématites
patrimoineRue des Commères
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Corbières
patrimoineRue des Cordonniers
patrimoineRue des Courlis
patrimoineRue des Cuirassiers
patrimoineRue des Cyclamens
patrimoineRue des Cytises
patrimoineRue des Dahlias
patrimoineRue des Docteurs Donnezan
patrimoineRue des Dragons
patrimoineRue des Droits de l'Enfant
patrimoineRue de Sébastopol
patrimoineRue des Églantiers
patrimoineRue des Embruns
patrimoineRue des Espaliers
patrimoineRue des Estienne
patrimoineRue de Séville
patrimoineRue des Fabriques Couvertes
patrimoineRue des Fabriques d'en Nabot
patrimoineRue des Fabriques d'en Nadals
patrimoineRue des Farines
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Flots
patrimoineRue des Frères de Montgolfier
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Frères Morane
patrimoineRue des Frères Rosny
patrimoineRue des Frères Voisin
patrimoineRue des Fusains
patrimoineRue des Gabriel
patrimoineRue des Genévriers
patrimoineRue des Géraniums
patrimoineRue des Giroflées
patrimoineRue des Glaïeuls
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Goémons
patrimoineRue des Goncourt
patrimoineRue des Gorges de Lavall
patrimoineRue des Grappes
patrimoineRue des Grenadiers
patrimoineRue des Grillons
patrimoineRue des Grives
patrimoineRue des Hérauts
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Hortensias
patrimoineRue des Inventeurs
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue de Sitges
patrimoineRue des Jacinthes
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jardins Saint-Louis
patrimoineRue des Jeunes Années
patrimoineRue des Jotglars
patrimoineRue des Jujubiers
patrimoineRue des Lamparos
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Lices
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Liserons
patrimoineRue des Loriots
patrimoineRue des Maçons
patrimoineRue des Magnolias
patrimoineRue des Marchands
patrimoineRue des Martinets
patrimoineRue des Medaillés de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue des Menestrels
patrimoineRue des Mercadiers
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Métézeau
patrimoineRue des Micocouliers
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Mistelles
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue des Narcisses
patrimoineRue des Nymphes
patrimoineRue des Œillets
patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue des Oliviers
patrimoineRue des Orangers
patrimoineRue de Sorède
patrimoineRue des Paladins
patrimoineRue des Pampres
patrimoineRue des Passereaux
patrimoineRue des Pêchers Fleuris
patrimoineRue des Pêcheurs
patrimoineRue des Pensées
patrimoineRue des Perdrix
patrimoineRue des Pinsons
patrimoineRue des Piverts
patrimoineRue des Potiers
patrimoineRue des Préludes
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Quatre Saisons
patrimoineRue des Quinze Degrés
patrimoineRue des Raisins
patrimoineRue des Recifs
patrimoineRue des Remparts la Real
patrimoineRue des Remparts Saint-Jacques
patrimoineRue des Remparts Saint-Mathieu
patrimoineRue des Rois de Majorque
patrimoineRue des Roitelets
patrimoineRue des Romarins
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Rossignols
patrimoineRue des Rouges-Gorges
natureCette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager, c'est lui : Erithacus rubecula, le rouge-gorge familier. S'il vous suit à la trace, ce n'est pas par affection mais par opportunisme — à l'origine, il escortait les sangliers qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers et insectes. Rareté chez les oiseaux, il chante presque toute l'année, y compris en plein hiver ; sa voix flûtée et un peu triste résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur : territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus, y compris ses propres congénères, et il n'est pas rare qu'un rouge-gorge meure tué par un autre rouge-gorge. Le folklore chrétien raconte qu'il aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques. Sa vie est brève, deux ans en moyenne. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Rue des Sauges
patrimoineRue des Sept Primadié
patrimoineRue des Serenades
patrimoineRue des Sureaux
patrimoineRue des Sylphes
patrimoineRue d'Estartit
patrimoineRue des Terrasses
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tourelles
patrimoineRue des Trabucayres
patrimoineRue de Strasbourg
patrimoineRue des Trois Journées
patrimoineRue des Troubadours
patrimoineRue des Trouveres
patrimoineRue des Tuileries
patrimoineRue de Sully
patrimoineRue des Usines
patrimoineRue des Variétés
patrimoineRue des Vendanges
patrimoineRue des Vignes
natureRue des Villas
patrimoineRue de Taillet
patrimoineRue de Tamariu
patrimoineRue de Tanger
patrimoineRue de Tarragona
patrimoineRue de Taulis
patrimoineRue de Théza
patrimoineRue de Thuès
patrimoineRue de Tordères
patrimoineRue de Torremila
patrimoineRue de Tossa
patrimoineRue de Turin
patrimoineRue de Valencia
patrimoineRue de Venise
patrimoineRue de Vernet-les-Bains
patrimoineRue de Vienne
patrimoineRue de Villefranche-de-Conflent
patrimoineRue de Villelongue dels Monts
patrimoineRue de Villeroge
patrimoineRue de Zurich
patrimoineRue d'Ibiza
patrimoineRue Didier Daurat
patrimoineRue Didier Pironi
patrimoineRue Diego Vélasquez
patrimoineRue d'Iena
patrimoineRue d'Illiberis
patrimoineRue Docteur Pierre Nicolau
patrimoineRue Doëtte Angliviel
patrimoineRue d'Olot
patrimoineRue Dominique Ingres
patrimoineRue Dominique-Marie-Joseph Henry
patrimoineRue d'Oms
patrimoineRue du 14 Juillet
patrimoineRue du 19 Août 1944
patrimoineRue du 4 Septembre
patrimoineRue du Baby
patrimoineRue du Balcon
patrimoineRue du Bastion Saint-Dominique
patrimoineRue du Bastion Saint-François
patrimoineRue du Béarn
patrimoineRue du Bosquet
patrimoineRue du Boulou
patrimoineRue du Camp del Rey
patrimoineRue du Camp del Tor
patrimoineRue du Capcir
patrimoineRue du Capitaine Dieude
patrimoineRue du Carlitte
patrimoineRue du Carol
patrimoineRue du Castillet
patrimoineRue du Chantier
patrimoineRue du Chasselas
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chevalet
patrimoineRue du Cimetière Saint-Mathieu
patrimoineRue du Clos Banet
patrimoineRue du Col de la Cirere
patrimoineRue du Col de Lli
patrimoineRue du Col de l'Ouillat
patrimoineRue du Col de Mantet
patrimoineRue du Col de Mariailles
patrimoineRue du Col de Segalles
patrimoineRue du Colonel Alphonse d'Ornano
patrimoineRue du Coma d'Or
patrimoineRue du Commandant Jean-Baptiste Charcot
patrimoineRue du Corail
patrimoineRue du Couchant
patrimoineRue du Courrier
patrimoineRue du Couvent de la Merci
patrimoineRue Ducup de Saint-Paul
patrimoineRue du Cygne
patrimoineRue du Docteur Alfred Rives
patrimoineRue du Docteur Baillat
patrimoineRue du Docteur Bouillaud
patrimoineRue du Docteur Francis Montané
patrimoineRue du Docteur Grenier
patrimoineRue du Docteur Henri Bonzoms
patrimoineRue du Docteur Henri Ey
patrimoineRue du Docteur Koch
patrimoineRue du Docteur Léon Rouanet
patrimoineRue du Docteur Ludwig Lazarus Zamenhof
patrimoineRue du Docteur Parcé
patrimoineRue du Docteur Pous
patrimoineRue du Faisan
patrimoineRue du Fer à Cheval
patrimoineRue du Figuier
patrimoineRue du Fort de Bellegarde
patrimoineRue du Fort Saint-Elme
patrimoineRue du Four Saint-François
patrimoineRue du Four Saint-Jacques
patrimoineRue du Four Saint-Jean
patrimoineRue du Ganganeil
patrimoineRue du Général Legrand
patrimoineRue du Général Séré de Rivières
natureRue du Genêt d'Or
patrimoineRue du Glacis
patrimoineRue du Jardin Botanique
patrimoineRue du Jardin d'Enfants
patrimoineRue du Jasmin
patrimoineRue du Jeu de Paume
patrimoineRue du Languedoc
patrimoineRue du Lanoux
patrimoineRue du Lieutenant Farriol
patrimoineRue du Lieutenant Gourbault
patrimoineRue d'Ultrera
patrimoineRue du Marché aux Bestiaux
patrimoineRue du Marché de Gros
patrimoineRue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue du Mas Donat
patrimoineRue du Mas Jaubert
patrimoineRue du Méridien
patrimoineRue du Midi
patrimoineRue Dumont d'Urville
patrimoineRue du Moulin Parès
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Muguet
patrimoineRue du Musée
cultureRue du Paradis
patrimoineRue du Pardal
patrimoineRue du Pas du Loup
patrimoineRue du Perthus
patrimoineRue du Petit-Saint-Christophe
patrimoineRue du Peuplier
natureRue du Pic de Cabres
patrimoineRue du Pic de Capsole
patrimoineRue du Pic des Salines
patrimoineRue du Pic des Sept Hommes
patrimoineRue du Pic du Barbet
patrimoineRue du Pic Estelle
patrimoineRue du Pic Néoulous
patrimoineRue du Pont Levis
patrimoineRue du Pountet de Bages
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Printemps
patrimoineRue du Progrès
patrimoineRue du Puits des Chaines
patrimoineRue du Puits qui Chante
patrimoineRue du Racou
patrimoineRue du Rail
patrimoineRue du Repos
patrimoineRue du Ressac
patrimoineRue du Rêve
patrimoineRue du Rimbau
patrimoineRue du Rivage
patrimoineRue du Roc du Midi
patrimoineRue du Ruisseau
natureRue du Sègre
patrimoineRue du Sentier
patrimoineRue du Sommeil
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Stadium
patrimoineRue du Temple
patrimoineRue du Théâtre
cultureRue du Tour de France
patrimoineRue du Vallespir
patrimoineRue du Vallon
patrimoineRue du Vélodrome
patrimoineRue du Vilar
patrimoineRue Edgar Degas
patrimoineRue Edgar Quinet
patrimoineRue Edme Mariotte
patrimoineRue Edmond About
patrimoineRue Edmond Audran
patrimoineRue Edmond Bartissol
patrimoineRue Edmond Rostand
patrimoineRue Edmund Brazès
patrimoineRue Édouard
patrimoineRue Édouard Belin
patrimoineRue Édouard Bourdet
patrimoineRue Édouard Branly
patrimoineRue Edouard Lalo
patrimoineRue Édouard Manet
patrimoineRue Édouard Vaillant
patrimoineRue Éleuthère Mascart
patrimoineRue Elie de Beaumont
patrimoineRue Elie Delcros
patrimoineRue Élisabeth Vigée-Lebrun
patrimoineRue Elisee Reclus
patrimoineRue Émile Boix
patrimoineRue Émile Clapeyron
patrimoineRue Émile Combes
patrimoineRue Émile Littré
patrimoineRue Émile Pouvillon
patrimoineRue Émile Salmson
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Emmanuel Brousse
patrimoineRue Emmanuel Chabrier
patrimoineRue Emmanuel Fremiet
patrimoineRue Emmanuel Héré
patrimoineRue Enric Morera
patrimoineRue Enrique Granados
patrimoineRue Erckmann-Chatrian
patrimoineRue Éric Rohmer
patrimoineRue Ernest Chausson
patrimoineRue Ernest Fourneau
patrimoineRue Ernest Hemingway
patrimoineRue Ernest Lavisse
patrimoineRue Ernest Meissonier
patrimoineRue Ernest Renan
patrimoineRue Esprit Auber
patrimoineRue Étienne Bobo
patrimoineRue Étienne Dolet
patrimoineRue Étienne Falconet
patrimoineRue Étienne Lacépède
patrimoineRue Étienne Lenoir
patrimoineRue Étienne-Louis Boullée
patrimoineRue Étienne Mehul
patrimoineRue Étienne Terrus
patrimoineRue Étroite
patrimoineRue Ettore Bugatti
patrimoineRue Eugène Bourdon
patrimoineRue Eugène Chevreul
patrimoineRue Eugène Delacroix
patrimoineRue Eugène Dupré
patrimoineRue Eugène Flachat
patrimoineRue Eugène Freyssinet
patrimoineRue Eugène Paz
patrimoineRue Eugène Sauvy
patrimoineRue Eugène Sue
patrimoineRue Eugène Viollet Le Duc
patrimoineRue Eustache Le Sueur
patrimoineRue Federico Fellini
patrimoineRue Félix Depardon
patrimoineRue Félix Gras
patrimoineRue Félix Nadar
patrimoineRue Félix Trombe
patrimoineRue Ferdinand Buisson
patrimoineRue Ferdinand Dutert
patrimoineRue Ferdinand Hérold
patrimoineRue Fernand Berta
patrimoineRue Fernand Forest
patrimoineRue Fernand Leger
patrimoineRue Fernando Sor
patrimoineRue Fernand Vaquer
patrimoineRue Firmin Didot
patrimoineRue Floréal
patrimoineRue Fons Godail
patrimoineRue Fontaine na Pincarda
patrimoineRue Fontaine Neuve
patrimoineRue Fontaine Saint-Martin
patrimoineRue Font Froide
patrimoineRue Francisco Ferrer
patrimoineRue Francisco Goya
patrimoineRue Francisco Tarrega
patrimoineRue Francis Garnier
patrimoineRue Francis Poulenc
patrimoineRue Franco-Espagnole
patrimoineRue François Arago
patrimoineRue François Barande
patrimoineRue François Blondel
patrimoineRue François Boher
patrimoineRue François Boieldieu
patrimoineRue François Boucher
patrimoineRue François Broussais
patrimoineRue François Cevert
patrimoineRue François-Christophe Kellermann
patrimoineRue François Coppée
patrimoineRue François Couperin
patrimoineRue François de Boisrobert
patrimoineRue François de Fossa
patrimoineRue François Delcos
patrimoineRue François de Malherbe
patrimoineRue Françoise Claustres
patrimoineRue François Fénelon
patrimoineRue François Mansart
patrimoineRue François Marceau
patrimoineRue François Marie Voltaire
patrimoineRue François Pilâtre de Rozier
patrimoineRue François Rabelais
patrimoineRue François Raspail
patrimoineRue François-René de Chateaubriand
patrimoineRue François Rude
patrimoineRue François Servent
patrimoineRue François Soler
patrimoineRue François Tresserre
patrimoineRue François Truffaut
patrimoineRue François Viète
patrimoineRue François Villon
patrimoineRue François Xavier Antoine de Llucia
patrimoineRue François Xavier Bichat
patrimoineRue Frantz Reichel
patrimoineRue Frédéric
patrimoineRue Frédéric Bartholdi
patrimoineRue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Frédéric Escanye
patrimoineRue Frédéric Paul Thiers
patrimoineRue Frédéric Valette
patrimoineRue Fresnel
patrimoineRue Fructidor
patrimoineRue Gabriel Andral
patrimoineRue Gabriel Baille
patrimoineRue Gabriel de Mably
patrimoineRue Gabriel Farrail
patrimoineRue Gabriel Fauré
patrimoineRue Gabriel-François Miro
patrimoineRue Gabriel Lippmann
patrimoineRue Gaby Andreu
patrimoineRue Gaïa
patrimoineRue Galceran de Villaseca
patrimoineRue Gaspard Coriolis
patrimoineRue Gaspard Monge
patrimoineRue Gaudi
patrimoineRue Général de La Bédoyère
patrimoineRue Général Derroja
patrimoineRue Géo André
patrimoineRue Geoffroy Saint-Hilaire
patrimoineRue George Rodger
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Auric
patrimoineRue Georges Bernanos
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Bondurand
patrimoineRue Georges Braque
patrimoineRue Georges Buffon
sciencesLe comte de Buffon, de son nom complet Georges-Louis Leclerc (1707-1788), se destinait initialement aux mathématiques. Il publia des travaux remarqués, mais finit par s'opposer à la philosophie scientifique cartésienne qu'il considérait comme réductrice. Souhaitant une plus grande proximité de l'expérience et de l'observation, il se tourna vers les sciences naturelles et réussit à devenir intendant du Jardin Royal des Plantes, fondé au début du XVIIᵉ siècle par Louis XIII. Il en fera l'ancêtre du prestigieux Muséum d'Histoire naturelle en y rapportant des espèces végétales du monde entier. Il consacra parallèlement quarante ans de sa vie à son Histoire naturelle, immense inventaire du vivant en trente-six volumes qui fit sa gloire dans toute l'Europe des Lumières. Monarchiste et proche des rois Louis XV et Louis XVI, il resta distant des problèmes politiques de son époque. On peut regretter qu'il dénigra les travaux de Linné et se brouilla avec Daubenton, qui par chance possèdent des rues se trouvant dans le quartier…
Rue Georges Courteline
patrimoineRue Georges Cuvier
patrimoineRue Georges Duhamel
patrimoineRue Georges Franju
patrimoineRue Georges Latil
patrimoineRue Georges Lavagne
patrimoineRue Georges Méliès
patrimoineRue Georges Pezieres
patrimoineRue Georges Rives
patrimoineRue Georges Rouault
patrimoineRue Georges Seurat
patrimoineRue Georges Sorel
patrimoineRue Georges Vallerey
patrimoineRue Gérard de Nerval
patrimoineRue Germaine Tailleferre
patrimoineRue Germain Soufflot
patrimoineRue Gioacchino Rossini
patrimoineRue Grande des Fabriques
patrimoineRue Grande la Monnaie
patrimoineRue Grande-la-Réal
patrimoineRue Guillaume Amarell
patrimoineRue Guillaume Apollinaire
patrimoineRue Guillaume Dauder de Selva
patrimoineRue Guillaume Dupuytren
patrimoineRue Guillaume François Rouelle
patrimoineRue Guillaume Gitard
patrimoineRue Guillem Sagrera
patrimoineRue Gumersind Gomila
patrimoineRue Gustave Courbet
patrimoineRue Gustave Eiffel
patrimoineRue Gustave Flaubert
patrimoineRue Gustave Moreau
patrimoineRue Gustave Roussy
patrimoineRue Gustave Violet
patrimoineRue Guy de Chauliac
patrimoineRue Guy de Maupassant
patrimoineRue Han Coll
patrimoineRue Hector Guimard
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Abbadie
patrimoineRue Henri Berton
patrimoineRue Henri Bonnarel
patrimoineRue Henri Boutet
patrimoineRue Henri de Lacaze-Duthiers
patrimoineRue Henri Delahaye
patrimoineRue Henri de Regnier
patrimoineRue Henri Desgrange
patrimoineRue Henri de Toulouse-Lautrec
patrimoineRue Henri de Turenne
patrimoineRue Henri Escarra
patrimoineRue Henri Fabre
patrimoineRue Henri Fantin-Latour
patrimoineRue Henri Farman
patrimoineRue Henri Georges Clouzot
patrimoineRue Henri Giffard
patrimoineRue Henri Guillaumet
patrimoineRue Henri Laborit
patrimoineRue Henri Labrouste
patrimoineRue Henri Langlois
patrimoineRue Henri Matisse
patrimoineRue Henri Meilhac
patrimoineRue Henri Moissan
patrimoineRue Henri Mondor
patrimoineRue Henri Pitot
patrimoineRue Henri Rochefort
patrimoineRue Henri Sauvage
patrimoineRue Henri Stendhal
patrimoineRue Henri Verneuil
patrimoineRue Henry Aragon
patrimoineRue Henry Bataille
patrimoineRue Henry de Montherlant
patrimoineRue Henry Le Chatelier
patrimoineRue Henry Potez
patrimoineRue Hippolyte Després
patrimoineRue Hippolyte Taine
patrimoineRue Hispano Suiza
patrimoineRue Honoré Daumier
patrimoineRue Honoré de Balzac
patrimoineRue Horace Chauvet
patrimoineRue Horace Vernet
patrimoineRue Hyacinthe Manera
patrimoineRue Hyacinthe Rigaud
patrimoineRue Ignaci Iglesias
patrimoineRue Ildefons Cerdà
patrimoineRue Ingmar Bergman
patrimoineRue Isidore Hondrat
patrimoineRue Jacint Verdaguer
patrimoineRue Jacques 1er
patrimoineRue Jacques Antoine
patrimoineRue Jacques Audiberti
patrimoineRue Jacques Callot
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jacques Colomines
patrimoineRue Jacques Daguerre
patrimoineRue Jacques de Lacretelle
patrimoineRue Jacques Demy
patrimoineRue Jacques Deray
patrimoineRue Jacques Duban
patrimoineRue Jacques Dugommier
patrimoineRue Jacques-François Gallay
patrimoineRue Jacques Gamelin
patrimoineRue Jacques-Henri Espérandieu
patrimoineRue Jacques-Henri Lartigue
patrimoineRue Jacques Ibert
patrimoineRue Jacques Lemercier
patrimoineRue Jacques Mach
patrimoineRue Jacques Manuel
patrimoineRue Jacques Monod
patrimoineRue Jacques Tati
patrimoineRue Jacques Thibaud
patrimoineRue Jacques Tréfouël
patrimoineRue James Joule
patrimoineRue James Watt
patrimoineRue Jaussely
patrimoineRue Jean Abelanet
patrimoineRue Jean Aicard
patrimoineRue Jean-Albert Grégoire
patrimoineRue Jean Alcover
patrimoineRue Jean Alesi
patrimoineRue Jean Amade
patrimoineRue Jean-Antoine Houdon
patrimoineRue Jean-Auguste Brutails
patrimoineRue Jean-Auguste Margueritte
patrimoineRue Jean Bailly
patrimoineRue Jean-Baptiste Belloc
patrimoineRue Jean-Baptiste Biot
patrimoineRue Jean-Baptiste Carpeaux
patrimoineRue Jean-Baptiste Chardin
patrimoineRue Jean-Baptiste Colbert
patrimoineRue Jean-Baptiste de Lamarck
patrimoineRue Jean-Baptiste Delambre
patrimoineRue Jean-Baptiste Duchalmeau
patrimoineRue Jean-Baptiste Greuze
patrimoineRue Jean-Baptiste Isabey
patrimoineRue Jean-Baptiste Lemoyne
patrimoineRue Jean-Baptiste Le Père
patrimoineRue Jean-Baptiste Lulli
patrimoineRue Jean-Baptiste Molière
patrimoineRue Jean-Baptiste Oudry
patrimoineRue Jean-Baptiste van Loo
patrimoineRue Jean Bart
patrimoineRue Jean Bertran de Balanda
patrimoineRue Jean Bouin
patrimoineRue Jean Brunet
patrimoineRue Jean Bullant
patrimoineRue Jean Chaptal
patrimoineRue Jean Clouet
patrimoineRue Jean Cocteau
patrimoineRue Jean Corvisart
patrimoineRue Jean Cousin
patrimoineRue Jean Cruveilhier
patrimoineRue Jean d'Alembert
patrimoineRue Jean de Gazanyola
patrimoineRue Jean de La Bruyère
patrimoineRue Jean de La Fontaine
patrimoineRue Jean de Noguer
patrimoineRue Jean d'Orbais
patrimoineRue Jean Esquirol
patrimoineRue Jean Fouquet
patrimoineRue Jean François Chalgrin
patrimoineRue Jean-François Champollion
patrimoineRue Jean-François de La Pérouse
patrimoineRue Jean-François Marmontel
patrimoineRue Jean-François Millet
patrimoineRue Jean Galia
patrimoineRue Jean Goujon
patrimoineRue Jean Gremillon
patrimoineRue Jean Guibeaud
patrimoineRue Jean Guirail
patrimoineRue Jean Guiter
patrimoineRue Jean-Honoré Fragonard
patrimoineRue Jean-Jacques Pradier
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
patrimoineRue Jean Laffon
patrimoineRue Jean Lambert
patrimoineRue Jean-Louis Forain
patrimoineRue Jean Maler
patrimoineRue Jean Manalt
patrimoineRue Jean-Marc Nattier
patrimoineRue Jean-Marie Le Bris
patrimoineRue Jean Michel Chevotet
patrimoineRue Jean Moreas
patrimoineRue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jeanne Garnerin
patrimoineRue Jeanne Jugan
patrimoineRue Jeannette
patrimoineRue Jean Payra
patrimoineRue Jean Pecquet
patrimoineRue Jean Perrin
patrimoineRue Jean-Philippe Rameau
patrimoineRue Jean-Pierre Blanchard
patrimoineRue Jean-Pierre Melville
patrimoineRue Jean-Pierre Pedrazzini
patrimoineRue Jean-Pierre Wimille
patrimoineRue Jean Racine
patrimoineRue Jean Reboul
patrimoineRue Jean Richepin
patrimoineRue Jean Rière
patrimoineRue Jean Rosembach
patrimoineRue Jean Sabrazes
patrimoineRue Jean-Sébastien Bach
patrimoineRue Jean Victor Poncelet
patrimoineRue Jean Vielledent
patrimoineRue Jean Vigo
patrimoineRue Joachim du Bellay
patrimoineRue Joan Font
patrimoineRue Joan Maragall
patrimoineRue Joanot Martorell
patrimoineRue Joaquín Albarrán
patrimoineRue Joe Rosenthal
patrimoineRue Johann Gutenberg
patrimoineRue Jordi Carbonell i Tries
patrimoineRue Jordi Caseblanque
patrimoineRue José-Maria de Heredia
patrimoineRue Josep Anselm Clavé
patrimoineRue Joseph Anglada
patrimoineRue Joseph Bertrand
patrimoineRue Joseph Bocamy
patrimoineRue Joseph Bonafont
patrimoineRue Joseph Cabrit
patrimoineRue Joseph Carner
patrimoineRue Joseph Coma
patrimoineRue Joseph Cugnot
patrimoineRue Joseph de la Tour d'Auvergne
patrimoineRue Joseph Denis
patrimoineRue Joseph Erre
patrimoineRue Joseph Gay-Lussac
patrimoineRue Joseph Jaume
patrimoineRue Joseph Jérôme de Lalande
natureRue Joseph-Louis Duc
patrimoineRue Joseph Marie Jacquard
patrimoineRue Joseph Marsal
patrimoineRue Joseph Napoléon Sarda Garriga
patrimoineRue Joseph Pal
patrimoineRue Joseph Pomarola
patrimoineRue Joseph Roumanille
patrimoineRue Joseph Sauvy
patrimoineRue Joseph Tastu
patrimoineRue Joseph Tixeire
patrimoineRue Joseph Xaupi
patrimoineRue Josep Pla
patrimoineRue Juan Manuel Fangio
patrimoineRue Jules Dalou
patrimoineRue Jules-Émile Péan
patrimoineRue Jules Guesde
patrimoineRue Jules Ladoumegue
patrimoineRue Jules Massenet
patrimoineRue Jules Michelet
patrimoineRue Jules Pams
patrimoineRue Jules Renard
patrimoineRue Jules Romains
patrimoineRue Jules Saloum
patrimoineRue Jules Supervielle
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Julien-Bernard Alart
patrimoineRue Julien Duvivier
patrimoineRue Justin Bardou-Job
patrimoineRue Latécoère
patrimoineRue Lazare Escarguel
patrimoineRue Lazare Hoche
patrimoineRue le Corbusier
patrimoineRue Léo Delibes
patrimoineRue Léo Lagrange
patrimoineRue Léon Abblard
patrimoineRue Léon Binet
patrimoineRue Léon Bourgeois
patrimoineRue Léon Brousse
patrimoineRue Léonce Marsal
patrimoineRue Léon Condoret
patrimoineRue Léon Dieude
patrimoineRue Léon Foucault
patrimoineRue Léon Levavasseur
patrimoineRue Léon-Paul Fargue
patrimoineRue Léon Serpolet
patrimoineRue Léon Vaudoyer
patrimoineRue Lieutenant Pruneta
patrimoineRue Louis Auguste Blanqui
patrimoineRue Louis Bausil
patrimoineRue Louis Béguin
patrimoineRue Louis Blanc
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Braille
patrimoineRue Louis Caulas
patrimoineRue Louis Charles Bréguet
patrimoineRue Louis Codet
patrimoineRue Louis David
patrimoineRue Louis de Bonnefoy
patrimoineRue Louis Delage
patrimoineRue Louis Delaunay
patrimoineRue Louis Delfau
patrimoineRue Louis Desaix
patrimoineRue Louis Esparre
patrimoineRue Louis Jacques Thenard
patrimoineRue Louis le Vau
patrimoineRue Louis Malle
patrimoineRue Louis Mercier
patrimoineRue Louis Mouillard
patrimoineRue Louis Neel
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Louis Visconti
patrimoineRue Luc Dagobert
patrimoineRue Luc de Vauvenargues
patrimoineRue Luce Fillol
patrimoineRue Lucie Bartre
patrimoineRue Lucie Coutaz
patrimoineRue Lucien Deslinières
patrimoineRue Lucien Rosengart
patrimoineRue Ludovic Arrachart
patrimoineRue Ludwig van Beethoven
patrimoineRue Luís Buñuel
patrimoineRue Lunette du Ruisseau
natureRue Madame de Staël
patrimoineRue Madame Marie de Sévigné
natureRue Madeleine Bres
patrimoineRue Mahé de La Bourdonnais
patrimoineRue Mailly
patrimoineRue Manitas de Plata
patrimoineRue Manolo
patrimoineRue Marcel Aymé
patrimoineRue Marcel Carné
patrimoineRue Marcel Cerdan
patrimoineRue Marcel Ducassy
patrimoineRue Marcel Duchamp
patrimoineRue Marcel Durliat
patrimoineRue Marceline Desbordes-Valmore
patrimoineRue Marcel l'Herbier
patrimoineRue Marcellin Berthelot
patrimoineRue Marcel Parazols
patrimoineRue Marcel Proust
patrimoineRue Marcel Sembat
patrimoineRue Marc Seguin
patrimoineRue Maréchal Lannes
patrimoineRue Maréchal Ney
patrimoineRue Marengo
patrimoineRue Marguerite Jaulent
patrimoineRue Marguerite Yourcenar
patrimoineRue Mariano Fortuny
patrimoineRue Marie
patrimoineRue Marie-Joseph de La Fayette
patrimoineRue Marinoni
patrimoineRue Marius Blinval
patrimoineRue Maryse Bastié
patrimoineRue Maryse Hilsz
patrimoineRue Mathieu de Dombasle
patrimoineRue Mathieu Orfila
patrimoineRue Mathurin Régnier
patrimoineRue Maurell
patrimoineRue Maurice Archambaud
patrimoineRue Maurice Barrès
patrimoineRue Maurice Garin
patrimoineRue Maurice Lévy
patrimoineRue Maurice Porra
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Maurice Rollinat
patrimoineRue Maurice Tourneur
patrimoineRue Maurice Trintignant
patrimoineRue Maurice Utrillo
patrimoineRue Max Havart
patrimoineRue Maximilien-Sébastien Foy
patrimoineRue Max Jacob
patrimoineRue Mercè Rodoreda
patrimoineRue Messidor
patrimoineRue Michel Audiard
patrimoineRue Michel Carola
patrimoineRue Michel Chasles
patrimoineRue Michel de Montaigne
patrimoineRue Michel Dom Brial
patrimoineRue Michel Sarda
patrimoineRue Michel Torrent
patrimoineRue Miguel de Cervantes
patrimoineRue Miquel Paredes
patrimoineRue Montserrat Caballé
patrimoineRue Mucio Miquel
patrimoineRue Narcisse-Virgile Diaz
patrimoineRue Nature
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Niccolò Paganini
patrimoineRue Nicéphore Niepce
patrimoineRue Nicolas Appert
patrimoineRue Nicolas Boileau
patrimoineRue Nicolas Charlet
patrimoineRue Nicolas de Largillière
patrimoineRue Nicolas Froment
patrimoineRue Nicolas-Guillaume Coustou
patrimoineRue Nicolas Lancret
patrimoineRue Nicolas Lemery
patrimoineRue Nicolas Mignard
patrimoineRue Nicolas Poussin
patrimoineRue Noël Coypel
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Notre-Dame-de-la-Roure
patrimoineRue Notre-Dame-de-Vie
patrimoineRue Notre-Dame-du-Coral
patrimoineRue Octave Chanute
patrimoineRue Octave Mengel
patrimoineRue Octave Mirbeau
patrimoineRue Odilon Redon
patrimoineRue Olivier de Serres
patrimoineRue Olivier Metra
patrimoineRue Orson Welles
patrimoineRue Pablo de Sarasate
patrimoineRue Panhard et Levassor
patrimoineRue Pascal-Marie Agasse
patrimoineRue Patrick Depailler
patrimoineRue Paul Alavail
patrimoineRue Paul Arene
patrimoineRue Paul Barthez
patrimoineRue Paul Bourget
patrimoineRue Paul Broca
patrimoineRue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul Claudel
patrimoineRue Paul Courty
patrimoineRue Paul de Lamer
patrimoineRue Paul Dukas
patrimoineRue Paul Fort
patrimoineRue Paul Giera
patrimoineRue Paulin Testory
patrimoineRue Paul-Louis Courier
patrimoineRue Paul Massot
patrimoineRue Paul Morand
patrimoineRue Paul Riquet
patrimoineRue Paul Roca
patrimoineRue Paul Rubens
patrimoineRue Paul Sejourné
patrimoineRue Paul Valéry
patrimoineRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Pere Pigne
patrimoineRue Pere Taillant
patrimoineRue Père Verdaguer
patrimoineRue Petersen
patrimoineRue Petite la Monnaie
patrimoineRue Petite la Réal
patrimoineRue Philibert Delorme
patrimoineRue Philippe de Champaigne
patrimoineRue Philippe Lebon
patrimoineRue Philippe Pinel
patrimoineRue Pierre André Bailli de Suffren
patrimoineRue Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
patrimoineRue Pierre Auriol
patrimoineRue Pierre Basseres
patrimoineRue Pierre Baudin
patrimoineRue Pierre Bayle
patrimoineRue Pierre Benoit
patrimoineRue Pierre Bonnard
patrimoineRue Pierre Boulat
patrimoineRue Pierre Bretonneau
patrimoineRue Pierre Brune
patrimoineRue Pierre Cartelet
patrimoineRue Pierre Ciffre
patrimoineRue Pierre Contant d'Ivry
patrimoineRue Pierre Corneille
patrimoineRue Pierre Courtais
patrimoineRue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Rue Pierre de Bayard
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre de Fermat
patrimoineRue Pierre de Marivaux
patrimoineRue Pierre de Montreuil
patrimoineRue Pierre de Ronsard
patrimoineRue Pierre Dupont
patrimoineRue Pierre-Émile Roux
patrimoineRue Pierre Goueill
patrimoineRue Pierre Henrion
patrimoineRue Pierre-Jean de Beranger
patrimoineRue Pierre-Joseph Proudhon
patrimoineRue Pierre Lefranc
patrimoineRue Pierre l'Enfant
patrimoineRue Pierre Lépine
patrimoineRue Pierre Lescot
patrimoineRue Pierre Loti
patrimoineRue Pierre Maurin
patrimoineRue Pierre Nepveu
patrimoineRue Pierre-Pascal Fauvelle
patrimoineRue Pierre Potain
patrimoineRue Pierre Puget
patrimoineRue Pierre Puiggary
patrimoineRue Pierre Puvis de Chavannes
patrimoineRue Pierre Rameil
patrimoineRue Pierre Renaudel
patrimoineRue Pierre Savorgnan de Brazza
patrimoineRue Pierre-Simon Laplace
patrimoineRue Pierre Subra
patrimoineRue Pierre Talrich
patrimoineRue Pierre Tregura
patrimoineRue Pierre Vidal
patrimoineRue Pierre Vignon
patrimoineRue Poids de la Farine
patrimoineRue Porte d'Assaut
patrimoineRue Porte de Pierre
patrimoineRue Portus Veneris
patrimoineRue Prairial
patrimoineRue Progin
patrimoineRue Prosper de Basterot
patrimoineRue Prosper Mérimée
patrimoineRue Ramon Llull
patrimoineRue Ramon Muntaner
patrimoineRue Raoul Dufy
patrimoineRue Raoul Got
patrimoineRue Raphael
patrimoineRue Raymond Bistors
patrimoineRue Raymonde de la Roche
patrimoineRue Raymond Pitet
patrimoineRue Raymond Queneau
patrimoineRue Raymond Sudre
patrimoineRue Rembrandt
patrimoineRue Rempart Villeneuve
patrimoineRue René-Antoine de Réaumur
patrimoineRue René Bazin
patrimoineRue René Caillié
patrimoineRue René Clément
patrimoineRue René Descartes
patrimoineRue René Duguay-Trouin
patrimoineRue René Fonck
patrimoineRue René Laënnec
patrimoineRue René Lefevre
patrimoineRue René Leriche
patrimoineRue René Llech-Walter
patrimoineRue Reyer
patrimoineRue Richard-Lenoir
patrimoineRue Richard Mique
patrimoineRue Robert de Cotte
patrimoineRue Robert Desnos
patrimoineRue Robert Jesus-Pret
patrimoineRue Roberto Rossellini
patrimoineRue Robert Planquette
patrimoineRue Robert Surcouf
patrimoineRue Roger Martin du Gard
patrimoineRue Roland Dorgeles
patrimoineRue Roland Garros
patrimoineRue Rosa Bonheur
patrimoineRue Saccabeille
patrimoineRue Saint-Amand
patrimoineRue Sainte-Beuve
patrimoineRue Sainte-Catherine
patrimoineRue Sainte-Magdeleine
patrimoineRue Saint-François de Paule
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Saint-Joseph
patrimoineRue Saint-Léon
patrimoineRue Saint-Mathieu
patrimoineRue Salomon de Brosse
patrimoineRue Samuel de Champlain
patrimoineRue Sant Feliu de Guíxols
patrimoineRue Sant Gil
patrimoineRue Santiago Russinol
patrimoineRue Santos Dumont
patrimoineRue Sant-Vicens
patrimoineRue Sébastien Vauban
patrimoineRue Sidonie Gabrielle Colette
patrimoineRue Simone de Beauvoir
patrimoineRue Simone Gay
patrimoineRue Stéphane Mallarmé
patrimoineRue Sully Prudhomme
patrimoineRue Suzanne Noël
patrimoineRue Suzanne Valadon
patrimoineRue Talbot Lago
patrimoineRue Théodore Aubanel
patrimoineRue Théodore Ballu
patrimoineRue Théodore Chasseriau
patrimoineRue Théodore de Banville
patrimoineRue Théodore Géricault
patrimoineRue Théodore Guiter
patrimoineRue Théodore Mouchous
patrimoineRue Théophile de Bordeu
patrimoineRue Théophile Gautier
patrimoineRue Théophraste Renaudot
patrimoineRue Thomas Carrère
patrimoineRue Thomas Edison
patrimoineRue Tracy
patrimoineRue Urbain Le Verrier
patrimoineRue Valentin Magnan
patrimoineRue Vaucanson
patrimoineRue Vendémiaire
patrimoineRue Victor Baltard
patrimoineRue Victor Duruy
patrimoineRue Victor Grignard
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Victor Louis
patrimoineRue Victor Massé
patrimoineRue Victor Mirabeau
patrimoineRue Victor Regnault
patrimoineRue Vincent d'Indy
patrimoineRue Vincent Scotto
patrimoineRue Waldeck Rousseau
patrimoineRue Wolfgang Amadeus Mozart
patrimoineRue Yves Allégret
patrimoineRue Yves Berger
patrimoineRue Yves du Manoir
patrimoineRue Yves Hoffmann
patrimoineRue Zénobe Gramme
patrimoineSentier des Parfums
patrimoineSquare Aristide Maillol
patrimoineSquare Cécile Chaminade
patrimoineSquare de Badalona
patrimoineSquare de Llauro
patrimoineSquare de Montalba
patrimoineSquare de Montesquieu
patrimoineSquare de Pradelles
patrimoineSquare de Saint-Ferréol
patrimoineSquare des Charentes
patrimoineSquare des Coudriers
patrimoineSquare de Vich
patrimoineSquare du Roc de France
patrimoineSquare François Arago
patrimoineSquare Georg Friedrich Händel
patrimoineSquare Saint-Marsal
patrimoineTraverse Balbino Giner
patrimoineTraverse de Château-Roussillon
patrimoineTraverse de la Basse
patrimoineTraverse de la Chapelle
patrimoineTraverse de Pia
patrimoineTraverse de Saint-Estève
patrimoineTraverse des Amandiers
patrimoineTraverse des Mercadiers
patrimoineTraverse des Quatre Cazals
patrimoineTraverse de Venise
patrimoineTraverse du Ganganeil
patrimoineTraverse du Jardin Botanique
patrimoineTraverse du Ruisseau
natureTraverse Fontaine na Pincarda
patrimoineTraverse Louis Auguste Blanqui
patrimoineTraverse Sébastien Vauban
patrimoineVoie Verte Les Lloberes
patrimoine