Rues de Péronne-en-Mélantois
35 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin Charles Caby
patrimoineChemin de Louvil
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Famars
patrimoineChemin de Tournai
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Marais
patrimoineClos de la Petite Jeanne
patrimoineClos des Mazières
patrimoineClos du Parc
patrimoineLe Clos de la Chapelle
patrimoinePassage Charles Caby
patrimoineRue de Gamand
patrimoineRue de la Bourse
patrimoineRue de la Chasse
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Péronne
patrimoineRue des Près du Château
patrimoineRue des Trois Merlettes
patrimoineRue des Wattines
patrimoineRue de Templeuve
patrimoineRue de Templeuve
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Fort
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Grand Jardin
patrimoineRue du Gransart
patrimoineRue du Marais
patrimoineRue du Pont du K
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue Georges Clemenceau
histoirePeu de vies politiques françaises couvrent une telle amplitude. Élu maire de Montmartre à vingt-neuf ans en septembre 1870, il fut soixante ans plus tard, à soixante-seize ans, rappelé au pouvoir par son vieil ennemi Poincaré pour conduire le pays à la victoire dans la Grande Guerre. Entre les deux moments : un demi-siècle de journalisme, de duels au parlement et à l'épée, de gouvernements renversés, de campagnes gagnées et perdues, de trahisons soupçonnées et de fidélités absolues. Aucun homme du XIXᵉ siècle finissant et du XXᵉ siècle commençant n'a autant marqué la vie publique française. Il naquit le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds, en Vendée, d'une famille de médecins républicains et anticléricaux dont il hérita l'esprit rebelle. Médecin lui-même — c'est son premier métier —, il s'installa quelque temps aux États-Unis où il enseigna le français dans une école pour jeunes filles et épousa l'une de ses élèves, Mary Plummer, dont il aura trois enfants avant de divorcer. De retour à Paris, il abandonna la médecine pour la politique et le journalisme, ses deux passions durables. Député radical à partir de 1871, il siégea sans interruption pendant vingt-deux ans à la Chambre. Ses discours cinglants, ses interruptions vengeresses, sa parole qui coupait comme une lame lui valurent bientôt son premier surnom légendaire : « le Tigre », ou plus prosaïquement « le tombeur de ministères ». Il contribua à la chute de Gambetta en 1882, de Jules Ferry en 1885 — deux immenses figures républicaines qu'il fit tomber non par calcul mais par principe : il leur reprochait leur politique coloniale, qu'il tenait pour une diversion coupable au moment où la France devait préparer sa revanche contre l'Allemagne pour l'Alsace-Lorraine perdue en 1871. Le scandale de Panama en 1893, où il fut injustement soupçonné de corruption, brisa temporairement sa carrière. Il revint dans le débat public par un chemin inattendu : le journalisme. C'est dans son journal L'Aurore qu'il publia, le 13 janvier 1898, le célèbre « J'accuse ! » d'Émile Zola en défense du capitaine Dreyfus — c'est même Clemenceau qui suggéra à Zola ce titre devenu mythique. Aux côtés de Jaurès et de Zola, il fit partie du trio dominant des grands défenseurs de Dreyfus. La justice triompha en 1906 avec la réhabilitation complète du capitaine. Élu sénateur du Var en 1902, il accéda enfin au pouvoir à soixante-cinq ans — âge auquel d'autres songent à la retraite. Ministre de l'Intérieur en mars 1906, puis président du Conseil d'octobre 1906 à juillet 1909, il gouverna avec la même férocité qu'il avait mise à renverser les autres : réprimant les grèves de mineurs après la catastrophe de Courrières, envoyant l'armée face aux vignerons du Languedoc, se faisant appeler « premier flic de France » par ses rivaux de gauche — dont Jaurès. Il mena aussi à son terme la séparation des Églises et de l'État avec Aristide Briand. Vint la Première Guerre mondiale. Écarté du pouvoir, Clemenceau critiquait le gouvernement dans son nouveau journal L'Homme libre — vite renommé L'Homme enchaîné en protestation contre la censure. En novembre 1917, alors que le moral s'effondrait, Poincaré fit un choix héroïque : rappeler son vieil ennemi pour sauver la France. À soixante-seize ans, Clemenceau devint président du Conseil et ministre de la Guerre. Sa formule fondatrice : « Je fais la guerre. » Il nomma Foch généralissime unifié des armées alliées, rassembla toutes les énergies du pays, refusa toute idée de paix négociée. Le 11 novembre 1918 consacra sa gloire : il devint pour toujours « le Père la Victoire », tandis que les poilus des tranchées l'appelaient plus simplement « le Vieux » — signe d'une affection qu'aucun autre politique n'avait suscitée depuis Gambetta. Il négocia la paix au traité de Versailles le 28 juin 1919, avec une intransigeance jugée excessive par les Alliés anglo-saxons — il voulait que l'Allemagne ne pût plus jamais menacer la France. La suite fut amère : critiqué de toutes parts, il échoua à l'élection présidentielle de janvier 1920 face à Paul Deschanel. Il se retira alors dans sa Vendée natale, aux Sables-d'Olonne, écrivit, voyagea, s'entretint avec son ami de jeunesse Claude Monet — qu'il avait encouragé à peindre les Nymphéas pour l'Orangerie —, et mourut à Paris le 24 novembre 1929, à quatre-vingt-huit ans, dans un simple deux-pièces de la rue Franklin. Selon sa volonté, il fut enterré debout dans un cercueil sans couvercle à Colombier, en Vendée, sous un simple hêtre, sans discours ni cérémonie officielle. Fidèle à lui-même jusqu'au bout : farouche, libre, incompatible.
Rue Gruez
patrimoineRue Guillaume Verdière
patrimoineRue Jérôme Grenet
patrimoine