Rues de Pérols
303 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Fréjorgues
patrimoineAllée de la Bouvine
patrimoineAllée de l'Expansion
patrimoineAllée des Entrepots
patrimoineAllée du Trident
patrimoineAllée Gilbert Bécaud
patrimoineAllée Jacques Brel
patrimoineAllée Michel Berger
patrimoineAvenue Albert Einstein
patrimoineAvenue Alfred Sauvy
patrimoineAvenue Cantegril
patrimoineAvenue de la Tour
patrimoineAvenue de Montpellier
patrimoineAvenue des Adrets
patrimoineAvenue des Levades
patrimoineAvenue des Moulières
patrimoineAvenue des Plages
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Avenue des Près Saint-Jacques
patrimoineAvenue des Sables d'Or
patrimoineAvenue du Général de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue du Général Juin
patrimoineAvenue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Ginestier
patrimoineAvenue du Languedoc
patrimoineAvenue du Maréchal Marie-Pierre Koenig
patrimoineAvenue du Rivet
patrimoineAvenue Georges Frêche
patrimoineAvenue Georges Méliès
patrimoineAvenue Jean Mermoz
patrimoineAvenue Jean Monnet
patrimoineAvenue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Avenue Marcel Pagnol
patrimoineAvenue Méditerranée
patrimoineAvenue Robert Malthus
patrimoineAvenue Saint-Vincent
patrimoineB
patrimoineC
patrimoineChemin de la Garrigue
patrimoineChemin de l'Ancien Chenil
patrimoineChemin de l'Estelle
patrimoineChemin des Chalets du Mas Saint-Jean
patrimoineChemin des Constellations
patrimoineChemin des Faïsses
patrimoineChemin des Levades
patrimoineChemin des Moulières
patrimoineChemin des Terres Noires
patrimoineChemin Douanier
patrimoineChemin du Mas Rouge
patrimoineChemin du Mas Rouge à Saint-Vincent
patrimoineChemin du Radel
patrimoineCour du Mas Saint-Jean
patrimoineD
patrimoineE
patrimoineF
patrimoineG
patrimoineGaston Bazille
patrimoineGiratoire de la Capitelle
patrimoineGiratoire de la Croix du Languedoc
patrimoineGiratoire de la Galine
patrimoineGiratoire de la Marine
patrimoineGiratoire de la Petite Croix
patrimoineGiratoire de Santa Monica
patrimoineGiratoire des Cabanes
patrimoineGiratoire du Clos de la Tour
patrimoineGrand Rue
patrimoineH
patrimoineI
patrimoineImpasse Adam Smith
patrimoineImpasse Alain Colas
patrimoineImpasse Cinsault
patrimoineImpasse Cité Michel
patrimoineImpasse Claire Roman
patrimoineImpasse Clos Lagarde
patrimoineImpasse de la Cadette
patrimoineImpasse de la Cité
patrimoineImpasse de la République
patrimoineImpasse de l'Étang de l'Or
natureImpasse des 4 Vents
patrimoineImpasse des Aloès
patrimoineImpasse des Callopsittes
patrimoineImpasse des Chalets Floride
patrimoineImpasse des Civelles
patrimoineImpasse des Épicéas
patrimoineImpasse des Galefières
patrimoineImpasse des Galfières
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse des Mirabelles
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Saules
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse des Vives
patrimoineImpasse du Canal
patrimoineImpasse du Clos du Pêcheur
patrimoineImpasse du Clos Saint-Loup
patrimoineImpasse du Marais
patrimoineImpasse du Mas Calme
patrimoineImpasse du Poète
patrimoineImpasse du Pont de la Gaze
patrimoineImpasse du Pradas
patrimoineImpasse du Thalassa
patrimoineImpasse Gérard Dupont
patrimoineImpasse Hélène Dutrieu
patrimoineImpasse Jallois
patrimoineImpasse Jean Baptiste Say
patrimoineImpasse John Locke
patrimoineImpasse les Campanules
patrimoineImpasse Lou Cigalou
patrimoineImpasse Lou Figounet
patrimoineImpasse Martin
patrimoineImpasse Papou Mamou
patrimoineImpasse Pointe de la Grave
patrimoineImpasse Raygi
patrimoineImpasse Roselière
patrimoineJ
patrimoineK
patrimoineL
patrimoineLotissement Florilège
patrimoineMail Jules Dumont d'Urville
patrimoineN
patrimoineO
patrimoineP
patrimoinePassage des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Place Carnot
patrimoinePlace de la Constitution
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace du Fenouillet
patrimoinePlace du Général de Gaulle
patrimoinePlace du Souvenir Français
patrimoinePlace Fanfonne Guillierme
patrimoinePlace Folco de Baroncelli
patrimoinePlace Georges Brassens
patrimoinePlace Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Place Jean Planchon
patrimoinePlace Vasco de Gama
patrimoinePlace Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Q
patrimoineR
patrimoineRésidence Le Mas de Pérols
patrimoineRond-Point des Commandeurs
patrimoineRoute de la Foire
patrimoineRoute de Lattes
patrimoineRoute de Lattes à Pérols
patrimoineRoute de Mauguio
patrimoineRue Alain Gerbault
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue André Ampère
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Aramon
patrimoineRue Auguste Comte
patrimoineRue Auguste Gibert
patrimoineRue Baudin
patrimoineRue Berranger
patrimoineRue Bir Hakeim
patrimoineRue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue Bonadona
patrimoineRue Carignan
patrimoineRue Charles Amans
patrimoineRue Christophe Colomb
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Coste et Bellonte
patrimoineRue Cristobal Soriano
patrimoineRue d'Alsace
patrimoineRue de Bône
patrimoineRue de la Camargue
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Comète
patrimoineRue de la Galine
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Guette
patrimoineRue de la Jeannotte
patrimoineRue de la Lorraine
patrimoineRue de la Moulenague
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de la Salicorne
patrimoineRue de l'Encierro
patrimoineRue de l'Estelle
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Étang de l'Or
natureRue de l'Hôtel de Ville
patrimoineRue des Abeilles
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Rue des Agapanthes
patrimoineRue des Aigrettes
patrimoineRue des Aigues-Marines
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Anguilles
patrimoineRue des Asphodèles
patrimoineRue des Barques
patrimoineRue des Buccins
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Chèvrefeuilles
patrimoineRue des Cigales
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Cyclades
patrimoineRue des Daphnies
patrimoineRue des Dauphins
patrimoineRue des Daurades
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Étoiles de Mer
patrimoineRue des Félibres
patrimoineRue des Flamants Roses
patrimoineRue des Flamboyants
patrimoineRue des Foulques
patrimoineRue des Gabians
patrimoineRue des Gardians
patrimoineRue des Grillons
patrimoineRue des Hérons
patrimoineRue des Hippocampes
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lauriers Roses
patrimoineRue des Lavandes
patrimoineRue des Libellules
patrimoineRue des Micocouliers
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue des Naïades
patrimoineRue des Nénuphars
patrimoineRue des Nerëides
patrimoineRue des Oliviers
patrimoineRue des Ombrines
patrimoineRue des Orchidées
patrimoineRue des Oursins
patrimoineRue des Pastenagues
patrimoineRue des Patriotes
patrimoineRue des Pêcheurs
patrimoineRue des Pins
patrimoineRue des Rascasses
patrimoineRue des Romarins
patrimoineRue des Saladelles
patrimoineRue des Salins
patrimoineRue des Sirènes
patrimoineRue des Tamarins
patrimoineRue des Tamaris
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Vendanges
patrimoineRue d'Occitanie
patrimoineRue Docteur Servel
patrimoineRue du Bachaga Benhamida
patrimoineRue du Boulidou
patrimoineRue du Camargue d'Or
patrimoineRue du Capitaine Dreyfus
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Corail
patrimoineRue du Courreau
patrimoineRue du Docteur Charcot
patrimoineRue du Fer à Cheval
patrimoineRue du Hangar
patrimoineRue du Levant
patrimoineRue du Maréchal Bugeaud
patrimoineRue du Pont de la Gaze
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Port de Carême
patrimoineRue du Pradas
patrimoineRue du Quatre Septembre
patrimoineRue du Radel
patrimoineRue du Trident d'Or
patrimoineRue du Vieux Chêne
natureRue Enclos des Pins
patrimoineRue Éric Tabarly
patrimoineRue Eugène Lisbonne
patrimoineRue Fernand de Magellan
patrimoineRue Font Martin
patrimoineRue François Derosi
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Gaston Bazille
patrimoineRue Georges Barnoyer
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Guynemer
patrimoineRue Grenache
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Cochet
patrimoineRue Henri Farman
patrimoineRue Hoche
patrimoineRue Jeremy Bentham
patrimoineRue Joseph Alois Schumpeter
patrimoineRue Kléber
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Louis-Antoine de Bougainville
patrimoineRue Louis Blériot
patrimoineRue Louis Lépine
patrimoineRue Marceau
patrimoineRue Marco Polo
patrimoineRue Marie Martin
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Valadier
patrimoineRue Plein Soleil
patrimoineRue René Lacoste
patrimoineRue Roland Garros
patrimoineRue Rouget de l'Isle
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Samuel de Champlain
patrimoineRue Thiers
patrimoineRue Voltaire
patrimoineS
patrimoineSquare Antoine Causse
patrimoineT
patrimoineU
patrimoineV
patrimoineVéloligne 4a
patrimoineVoie de l'Étang de l'Or
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patrimoine