Rues de Penne-d'Agenais
161 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée du Falgairas
patrimoineAllées du Nouveau Cimetière
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Avenue de la Myre Mory
patrimoineBoulevard de l'Horizon
patrimoineChemin de Catus
patrimoineChemin de Grézac
patrimoineChemin de Labarthe
patrimoineChemin de la Tancanne
patrimoineChemin de Payssel
patrimoineChemin du Saut
patrimoineChemin Rural du Bois
patrimoineCité Laboulbène
patrimoineImpasse Bel-Air
patrimoineImpasse Belle Vue
patrimoineImpasse Cité Laboulbène
patrimoineImpasse d'Allemans
patrimoineImpasse Darrecastel
patrimoineImpasse de Bayle
patrimoineImpasse de Bonpa
patrimoineImpasse de Castelgaillard
patrimoineImpasse de Catus
patrimoineImpasse de Cazalboudet
patrimoineImpasse de Fournicou
patrimoineImpasse de Goutes
patrimoineImpasse de Labit
patrimoineImpasse de la Cabane
patrimoineImpasse de la Citerne
patrimoineImpasse de la Filature
patrimoineImpasse de Lamartinie
patrimoineImpasse de la Rouquette
patrimoineImpasse de Loisirs
patrimoineImpasse de Malbouyssou
patrimoineImpasse de Noaillac
patrimoineImpasse de Palandran
patrimoineImpasse de Penne
patrimoineImpasse de Perdigou
patrimoineImpasse de Pich
patrimoineImpasse de Rigoulières
patrimoineImpasse de Roques
patrimoineImpasse d'Escoute
patrimoineImpasse de Sirgues
patrimoineImpasse du Franget
patrimoineImpasse du Mouty
patrimoineImpasse du Pech du Fontey
patrimoineImpasse du Pont
patrimoineImpasse du Rocail
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse du Trescols
patrimoineImpasse Grangeneuve
patrimoineImpasse Jantis
patrimoineImpasse la Grangette
patrimoineImpasse Lavayssière
patrimoineImpasse la Vignasse
patrimoineImpasse Plateau Saint-MIchel
patrimoineImpasse sous le Couvent
patrimoineLa Golse Basse
patrimoineLa Golse Haute
patrimoineLe Caminol
patrimoineLes Versants de Catus
patrimoineLotissement Foulou
patrimoineLotissement Latopie
patrimoinePlace Aliénor d'Aquitaine
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace des Déportés
patrimoinePlace du 19 Mars 1962
patrimoinePlace du Foirail
patrimoinePlace Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Place Miraval
patrimoinePlace Paul Froment
patrimoinepont Romieu
patrimoinePromenade du Carcan
patrimoineResidence Carlane
patrimoineRésidence Laboulbène
patrimoineRoute Catus de Bajol
patrimoineRoute d'Al Cros
patrimoineRoute de Bequi
patrimoineRoute de Bonal
patrimoineRoute de Bonneval
patrimoineRoute de Bouvignou
patrimoineRoute de Calfet
patrimoineRoute de Canet
patrimoineRoute de Croquelardit
patrimoineRoute de Ferrié
patrimoineRoute de Gauthier
patrimoineRoute de Lagnéla
patrimoineRoute de la Lande
natureRoute de Lamayrade
patrimoineRoute de Lasbrugues
patrimoineRoute de Lascrambelles
patrimoineRoute de Lasfargues
patrimoineRoute de l'Oustalnéou
patrimoineRoute de Magnac
patrimoineRoute de Mamet
patrimoineRoute de Massoulès
patrimoineRoute de Montras
patrimoineRoute de Norpech
patrimoineRoute de Penne
patrimoineRoute de Riconne
patrimoineRoute des Aillots
patrimoineRoute de Sainte-Foy
patrimoineRoute de Saint-Martin des Cailles
patrimoineRoute de Saint-Vite
patrimoineRoute de Sarrazy
patrimoineRoute de Sartrou
patrimoineRoute d'Estrade
patrimoineRoute de Tournon
patrimoineRoute de Troupenat
patrimoineRoute de Vacquery
patrimoineRoute du Baladât
patrimoineRoute du Bioule
patrimoineRoute du Carcan
patrimoineRoute du Château d’Eau
patrimoineRoute du Fontey
patrimoineRoute du Général Mollard
patrimoineRoute du Lacay
patrimoineRoute du Merle
patrimoineRoute du Moulin de Latière
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Pech
patrimoineRoute du Pied Haut
patrimoineRoute du Tachy
patrimoineRoute du Trescols
patrimoineRoute du Vergne
patrimoineRue Bombe Cul
patrimoineRue Cascade
patrimoineRue Crève-Cœur
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Carlane
patrimoineRue de Ferracap
patrimoineRue de la Bergantine
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Halette
patrimoineRue de l'Ange
patrimoineRue de la Récluse
patrimoineRue de l'Argentière
patrimoineRue de la Tuque
patrimoineRue de la Vieille Côte
patrimoineRue de l'École des Filles
patrimoineRue de Peyragude
patrimoineRue de Sansot
patrimoineRue des Cordeliers
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fossés
patrimoineRue du 14 juillet
patrimoineRue du 14 Juillet
patrimoinerue du 19 mars 1962
patrimoineRue du Castillou
patrimoineRue du Fairail
patrimoineRue du Mercadiel
patrimoineRue du Pied-de-Loup
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Raspaillou
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Latapie
patrimoineRue Neveu
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineVenelle des Consuls
patrimoineVenelle du Bony
patrimoineZone Industrielle de Payssel
patrimoine