Rues de Penmarc'h
357 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès N° 10
patrimoineAccès N° 11
patrimoineAccès N° 12
patrimoineAccès N° 2
patrimoineAccès n°3
patrimoineAccès n°4
patrimoineAccès n°5
patrimoineAccès n°6
patrimoineAccès n°7
patrimoineAccès n°8
patrimoineAccès Rivage
patrimoineAncienne Ligne de Chemin de Fer de Pont-l'Abbé à Saint-Guénolé
patrimoineAncienne Voie de Chemin de Fer de Pont-l'Abbé à Saint-Guénolé
patrimoineAvenue de Skibbereen
patrimoineAvenue Schierling-Eggmühl
patrimoineBanell Ster Vian
patrimoineChemin an Diskellou
patrimoineChemin de Feunteun Névez
patrimoineChemin de Kergazégan
patrimoineChemin de Loc'h Crenn
patrimoineChemin de Loc'h Yann
patrimoineChemin de Penhors
patrimoineChemin des Allemands
patrimoineChemin des Fusillés de 1944
patrimoineChemin du Loc'h a Toul Gwin
patrimoineChemin du Lorc'h a Toul Gwin
patrimoineChemin du Mejou Layou
patrimoineHameau du Viben
patrimoineHent Bihan Kerbonnevez
patrimoineHent bihan Rumigou
patrimoineHent Corn ar Goff
patrimoineHent-dall Kereon
patrimoineHent Dall Kervily
patrimoineHent Dall Mejou Kervedal
patrimoineHent Dall Mesguen
patrimoineHent Fitur Koz
patrimoineHent Goarem Keradennec
patrimoineHent Kerandraon Bihan
patrimoineHent Kereon
patrimoineHent Kergreiz
patrimoineHent Langourougan
patrimoineHent Maner ar Ster
patrimoineHent Méjou Forn
patrimoineHent Menez Groas
patrimoineHent Mesguen
patrimoineHent Park Kreiz
patrimoineHent Prad Gouzien
patrimoineHent Prat Bodenn
patrimoineHent Sant Steven
patrimoineHent Stêr Poulguen
patrimoineHent Toull Gwin
patrimoineImpasse Andrea Senechal
patrimoineImpasse Cost ar Ster
patrimoineImpasse Croaz ar Flamand
patrimoineImpasse de Gouesnac'h Névez
patrimoineImpasse de Kerbervet
patrimoineImpasse de Kerfrès
patrimoineImpasse de Kergadien
patrimoineImpasse de Kerglib
patrimoineImpasse de Kergroés
patrimoineImpasse de Kerguidan
patrimoineImpasse de Kerlaërec
patrimoineImpasse de Kerligristic
patrimoineImpasse de Kerobin
patrimoineImpasse de Kerontec
patrimoineImpasse de Kersinal
patrimoineImpasse de Kervaen
patrimoineImpasse de la Voie Romaine
patrimoineImpasse de Lescors
patrimoineImpasse de Loc'h an Taro
patrimoineImpasse de Ménez Braz
patrimoineImpasse de Pen ar Pont
patrimoineImpasse de Pont-Névez
patrimoineImpasse de Porz Ar Pagn
patrimoineImpasse de Poulgallec
patrimoineImpasse de Poulpocard
patrimoineImpasse de Rucroizic
patrimoineImpasse de Rusaliou
patrimoineImpasse des Câbles Sous-Marins
patrimoineImpasse des Dentellières
patrimoineImpasse de Squividan
patrimoineImpasse des Vanneaux
patrimoineImpasse du Goret
patrimoineImpasse du Layou
patrimoineImpasse du Maréchal Davout
patrimoineImpasse du Revel
patrimoineImpasse du Soleil Levant
patrimoineImpasse du Stouic
patrimoineImpasse du Viben
patrimoineImpasse Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Impasse Jean-Julien Lemordant
patrimoineImpasse Jean Tanneau
patrimoineImpasse Kerandraon
patrimoineImpasse Kerouil
patrimoineImpasse Leur Kervellec
patrimoineImpasse Loch Ar Creïs
patrimoineImpasse Louis Jouvet
patrimoineImpasse Méjou Lezannou
patrimoineImpasse Méjou Silinou
patrimoineImpasse Menez Kerouil
patrimoineImpasse Michel Le Gars
patrimoineImpasse Parc ar Hoti
patrimoineImpasse Prat-Gouzien
patrimoineImpasse Ru Land
patrimoineImpasse Rulenn
patrimoineImpasse Rustreyer
patrimoineImpasse Stankou Rouz
patrimoineImpasse Ster Vihan
patrimoineImpasse Ty Meil
patrimoinePlace Auguste Dupouy
patrimoinePlace du 11 Novembre 1918
patrimoinePlace Jules Ferry
patrimoinePont sur la Doured
patrimoinePont sur La Doured
patrimoinePromenade Baptiste Dupuis
patrimoineQuai Général de Gaulle
patrimoineQuai Kruguen
patrimoineQuai Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Route de Gouesnac'h
patrimoineRoute de Kerameil
patrimoineRoute de Kerganten
patrimoineRoute de Kerglib
patrimoineRoute de Kerigou
patrimoineRoute de Kerloc'h
patrimoineRoute de Kerscaven
patrimoineRoute de Kervédal
patrimoineRoute de Lestriguiou
patrimoineRoute de Loctudy
patrimoineRoute de Penmarch
patrimoineRoute de Plomeur
patrimoineRoute de Pors Carn
patrimoineRoute de Poulguen
patrimoineRoute de Quélourn
patrimoineRoute des Fusillés de 1944
patrimoineRoute du Guilvinec
patrimoineRoute du Ster Kérity
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Ambroise Croizat
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue Angela Duval
patrimoineRue Ar Feunteun
patrimoineRue Armand et René Carval
patrimoineRue Ar Prat
patrimoineRue ar Puns
patrimoineRue Ar Veil
patrimoineRue Bar Lann
patrimoineRue Bot Quellen
patrimoineRue Colonel Fabien
patrimoineRue Cost ar Ster
patrimoineRue Danielle Casanova
patrimoineRue de Feunteunigou
patrimoineRue de Feunteun Nevez
patrimoineRue de Forn Ar Zall
patrimoineRue de Gouesnac'h Névez
patrimoineRue de Keradennec
patrimoineRue de Kerandraon
patrimoineRue de Kerbonnevez
patrimoineRue de Kerdavid
patrimoineRue de Kereon Vihan
patrimoineRue de Kergadien
patrimoineRue de Kerganten
patrimoineRue de Kergaouen
patrimoineRue de Kerontec
patrimoineRue de Kersuluan
patrimoineRue de Kersunez
patrimoineRue de Kervéllec
patrimoineRue de Kervilly
patrimoineRue de Kervilon
patrimoineRue de Kervily
patrimoineRue de Keryet
patrimoineRue de l'Abbé Stéphan
patrimoineRue de la Corniche
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Grande Grève
patrimoineRue de la Joie
patrimoineRue de la Madeleine
patrimoineRue de la Marine
patrimoineRue de la Plage
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
Rue de l'École de Voile
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de Lescors
patrimoineRue de Leuker Kerameil
patrimoineRue de l'Île Fougère
patrimoineRue de Ménez Gad
patrimoineRue de Menez Kergoff
patrimoineRue de Pen ar Prat
patrimoineRue de Pénity
patrimoineRue de Perinaguen
patrimoineRue de Pont Nignon
patrimoineRue de Port-de-Bouc
patrimoineRue de Porz ar Gosker
patrimoineRue de Poul Briell
patrimoineRue de Pouloupry
patrimoineRue de Prat an Doc
patrimoineRue de Rumigou
patrimoineRue des Alizés
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Bécassines
patrimoineRue des Bonnets Rouges
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Câbles Sous-Marins
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Colombes
patrimoineRue des Conserveries
patrimoineRue des Coopératives
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Cormorans
patrimoineRue des Courlis
patrimoineRue des Cyprès
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Embruns
patrimoineRue des Flots
patrimoineRue des Fusains
patrimoineRue des Goélands
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lucioles
patrimoineRue des Marais
patrimoineRue des Menhirs
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Myrtilles
patrimoineRue des Naufragés du 23 Mai 1925
patrimoineRue des Paquerettes
patrimoineRue des Perdrix
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Salines
patrimoineRue des Sarcelles
patrimoineRue des Sureaux
patrimoineRue des Tamaris
patrimoineRue d'Estienne d'Orves
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue de Talarou
patrimoineRue de Tal Ifern
patrimoineRue de Toul Ar Ster
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Goret
patrimoineRue Duguay Trouin
patrimoineRue Duguesclin
patrimoineRue du Loc'h
patrimoineRue du Manoir de Kerbezec
patrimoineRue du Manoir de Kersody
patrimoineRue du Menhir Couché
patrimoineRue du Muguet
patrimoineRue du Musée de la Préhistoire
cultureRue du Petit Train
patrimoineRue du Phare
patrimoineRue Dupleix
patrimoineRue du Port de Kerity
patrimoineRue du Port Saint-Guénolé
patrimoineRue du Romarin
patrimoineRue du Silinou
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Stouic
patrimoineRue du Tumulus de Poulguen
patrimoineRue du Viben
patrimoineRue Edmond Michelet
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineRue Enez Nonna
patrimoineRue Ernest Renan
patrimoineRue François Merrien
patrimoineRue François Péron
patrimoineRue Frédéric Joliot-Curie
patrimoineRue Gabriel Péri
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Guy de Maupassant
patrimoineRue Guy Môquet
patrimoineRue Hyacinthe Moguérou
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Macé
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jules Guesde
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Julien Gracq
patrimoineRue Laënnec
patrimoineRue Laez ar Ster
patrimoineRue Lenn ar Joa
patrimoineRue Leur ar Veil
patrimoineRue Loc'h Ar Joa
patrimoineRue Loc'h Sant Per
patrimoineRue Louis Guilloux
patrimoineRue Lucien Larnicol
patrimoineRue Lucien Le Lay
patrimoineRue Mathurin Méheut
patrimoineRue Max Jacob
patrimoineRue Méjou Braz
patrimoineRue Mejou Ker
patrimoineRue Menez Ar Vourc'h
patrimoineRue Michel le Gars
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Park an Gwiniz
patrimoineRue Park ar C'havarez
patrimoineRue Park Ar Gwiniz
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Éluard
patrimoineRue Paul Langevin
patrimoineRue Per Jakez Helias
patrimoineRue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Rue Pierre et Jean Dupouy
patrimoineRue Pierre Loti
patrimoineRue Pierre Semard
patrimoineRue Pont Névez
patrimoineRue Poul Caillo
patrimoineRue Poul Land
patrimoineRue Racine
patrimoineRue Roger Quiniou
patrimoineRue Rouget de l'Isle
patrimoineRue Rudonge
patrimoineRue Runavalen
patrimoineRue Rusaliou
patrimoineRue Saint-Marc
patrimoineRue Scrafic
patrimoineRue Ster Vihan
patrimoineRue Surcouf
patrimoineRue Théodore Botrel
patrimoineRue Théophile Botrel
patrimoineRue Théophile Gautier
patrimoineRue Traon Ar Poul
patrimoineRue Traverse
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Voltaire
patrimoineRue Yvon Buannic
patrimoineRue Yvon Lucas
patrimoineSentier Côtier
patrimoineStrêd Kerandraon Bihan
patrimoineVenelle Alexandre Dumas
patrimoineVenelle Bayard
patrimoineVenelle Bourg les Bourgs
patrimoineVenelle Commandant Charcot
patrimoineVenelle Danton
patrimoineVenelle de Kerfezec
patrimoineVenelle de Kerligristic
patrimoineVenelle de Kervilly
patrimoineVenelle de Loc'h Ar Wrac'h
patrimoineVenelle de Pors Lambert
patrimoineVenelle de Poul Briel
patrimoineVenelle de Quélourn
patrimoineVenelle des Écoliers
patrimoineVenelle des Enclos Fleuris
patrimoineVenelle des Lilas
patrimoineVenelle des Mareyeurs
patrimoineVenelle de Ty Prat
patrimoineVenelle du Lestr
patrimoineVenelle Enez ar Groas
patrimoineVenelle Loc'h Ar Joa
patrimoineVenelle Loc'h ar Meign
patrimoineVenelle Louis Jouvet
patrimoineVenelle Marcel Sembat
patrimoineVenelle Mejou C'houars
patrimoineVenelle Romain Rolland
patrimoineVenelle Sainte-Thumette
patrimoineVenelle Ty Meil
patrimoineVillage de Pors Carn
patrimoine