Rues de Pays de Belvès
262 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Chicoux
patrimoineAllée des Fontaines
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée du Mondinet
patrimoineAllée du Pelonnier
patrimoineAvenue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Avenue des Cèdres
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue du Lieutenant Giffault
patrimoineAvenue Eugène le Roy
patrimoineAvenue Paul Crampel
patrimoineBoulevard de la Moissie
patrimoineChemin Blanc
patrimoineChemin de Faurie
patrimoineChemin de Joffre
patrimoineChemin de la Balmade
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Crosse
patrimoineChemin de la Daminthe
patrimoineChemin de la Grille
patrimoineChemin de la Merlerie
patrimoineChemin de l'Anglade
patrimoineChemin de la Peyruche
patrimoineChemin de la Tannerie
patrimoineChemin de l'Aviateur
patrimoineChemin de l'Italie
patrimoineChemin de Lusitanie
patrimoineChemin de Malauvel
patrimoineChemin de Peyssot
patrimoineChemin de randonnée des Viaducs
patrimoineChemin des Chataigniers
patrimoineChemin des Cigales
patrimoineChemin des Deux Pies
patrimoineChemin des Granges
patrimoineChemin des Latins
patrimoineChemin des Nauves
patrimoineChemin de Taillefer
patrimoineChemin du Bloy
patrimoineChemin du Bois de Campagnac
patrimoineChemin du Brocanteur
patrimoineChemin du Camping
patrimoineChemin du Cheval Noir
patrimoineChemin du Fado
patrimoineChemin du Haut Coustalier
patrimoineChemin du Meynot
patrimoineChemin du Mont Saint-Jean
patrimoineChemin du Pigeonnier
patrimoineChemin du Pradier
patrimoineChemin du Relais
patrimoineChemin du Rivatel
patrimoineChemin du Sicoula
patrimoineChemin du Trou des Oliviers
patrimoineChemin Kalliste
patrimoineChemin Laroque
patrimoineChemin le Pech
patrimoineChemin Louis Bouscaillou
patrimoineChemin Redruth
patrimoineCôte de l'Oratoire
patrimoineCôte de Péchaud
patrimoineDomaine de Tournehil
patrimoineEsplanade de la Brèche
patrimoineEsplanade du Stade
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse de Casse
patrimoineImpasse de Champmarty
patrimoineImpasse de Combecave
patrimoineImpasse de Ferriere
patrimoineImpasse de Janissou
patrimoineImpasse de Joffre
patrimoineImpasse de Jolimont
patrimoineImpasse de la Cave
patrimoineImpasse de la Coste
patrimoineImpasse de la Grangette
patrimoineImpasse de La Granjoune
patrimoineImpasse de la Mothe
patrimoineImpasse de Langlade
patrimoineImpasse de la Plaine
patrimoineImpasse de Laroque
patrimoineImpasse de la Rosière
patrimoineImpasse de Lascaminade
patrimoineImpasse de l’Ébéniste
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse de Lespinassette
patrimoineImpasse de l'Etoile
patrimoineImpasse de Limoges
patrimoineImpasse de Marcillac
patrimoineImpasse de Milan
patrimoineImpasse de Pascal
patrimoineImpasse de Patouly
patrimoineImpasse de Ponlapiche
patrimoineImpasse de Roquepichou
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Cantaysses
patrimoineImpasse des Coteaux
patrimoineImpasse des Ferronniers
patrimoineImpasse des Fontaines
patrimoineImpasse des Fontenelles
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Mirepoises
patrimoineImpasse des Noyers
patrimoineImpasse des Perroquets
patrimoineImpasse des Pierres
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse des Vergnes
patrimoineImpasse de Trespouly
patrimoineImpasse de Vilotte
patrimoineImpasse du Barris
patrimoineImpasse du Bois
patrimoineImpasse du Bos
patrimoineImpasse du Boulanger
patrimoineImpasse du Carlou
patrimoineImpasse du Cerf
patrimoineImpasse du Cour
patrimoineImpasse du Foussal
patrimoineImpasse du Garagiste
patrimoineImpasse du Général
patrimoineImpasse du Glacis
patrimoineImpasse du Haras
patrimoineImpasse du Manoir
patrimoineImpasse du Mespoul
patrimoineImpasse du Petit Mayne
patrimoineImpasse du Petit Train
patrimoineImpasse du Pigeonnier
patrimoineImpasse du Saule
patrimoineImpasse du Terme de La Fage
patrimoineImpasse du Tertre
patrimoineImpasse Espinouse
patrimoineImpasse Feydeau
patrimoineImpasse Fleurie
patrimoineImpasse Hélène Rispal
patrimoineImpasse Laborie
patrimoineImpasse La Fournerie
patrimoineImpasse la Glauderie
patrimoineImpasse Laroque
patrimoineImpasse Lévignac
patrimoineImpasse Malbec
patrimoineImpasse Marianne
patrimoineImpasse Menaud
patrimoineImpasse Petitarie
patrimoineImpasse Peyrou
patrimoineImpasse Plaisance
patrimoineImpasse Portal
patrimoineImpasse Redon
patrimoineImpasse Saint-Marc
patrimoineImpasse Saint-Peyre
patrimoineImpasse Tuillières
patrimoineImpasse Viavelle
patrimoineImpasse Worms
patrimoineImpasse Youki
patrimoineLotissement le Village
patrimoinePassage Cicée
patrimoinePassage de Florange
patrimoinePassage de Limeuil
patrimoinePassage des Mésanges
patrimoinePassage Sous-Pessart
patrimoinePlace Biraben
patrimoinePlace d'Armes
patrimoinePlace de la Croix des Frères
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Verdier
patrimoinePlace Foncastel
patrimoinePlace Louis Aubert
patrimoinePlace Malbec
patrimoinePlace Maurice Biraben
patrimoineRoute de Baste
patrimoineRoute de Cantelauzel
patrimoineRoute de Capelou
patrimoineRoute de Cayreleva
patrimoineRoute de Doissat
patrimoineRoute de Fongalop
patrimoineRoute de Gratecap
patrimoineRoute de la Borie
patrimoineRoute de la Capelette
patrimoineRoute de la Fage
patrimoineRoute de la Fontaine du Noyer
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Plaine
patrimoineRoute de Marcillac
patrimoineRoute de Monpazier
patrimoineRoute de Monplaisant
patrimoineRoute de Mouret
patrimoineRoute de Palounier
patrimoineRoute de Pech Sec
patrimoineRoute de Ponlapiche
patrimoineRoute des 2 Vallées
patrimoineRoute de Saint Amand
patrimoineRoute de Saint-Laurent
patrimoineRoute de Saint Pardoux Ouest
patrimoineRoute des Charbonnières
patrimoineRoute des Chicoux Bas
patrimoineRoute des Écuries
patrimoineRoute des Fraises
patrimoineRoute des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route des Pins
patrimoineRoute des Plaines du Foussal
patrimoineRoute des Sapins
patrimoineRoute de St Marcory
patrimoineRoute de Vidal
patrimoineRoute de Vielvic
patrimoineRoute du Bousquet
patrimoineRoute du But
patrimoineRoute du Dolmen
patrimoineRoute du Mespoul
patrimoineRoute du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Pelonnier
patrimoineRoute du Raunel
patrimoineRoute Petit Peyre
patrimoineRue Albert Vigié
patrimoineRue Antoine Despont
patrimoineRue Arnaud Beltrame
patrimoineRue Barbe de la Moissie
patrimoineRue Claude Boucherie
patrimoineRue de Boulegayre
patrimoineRue de Jolimont
patrimoineRue de la Brèche
patrimoineRue de l’Aérodrome
sciencesRue de la Peyrière
patrimoineRue de la Providence
patrimoineRue de la Santé
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de la Tour de Guet
patrimoineRue de la Tour du Guet
patrimoineRue de l'Escalier du Verdier
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de Limeuil
patrimoineRue de l'Oiseau qui Chante
patrimoineRue de l'Oratoire
patrimoineRue de Ravelin
patrimoineRue des Casernes
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fillols
patrimoineRue des Glycines
patrimoineRue des Pénitents
patrimoineRue des Piles
patrimoineRue des Templiers
patrimoineRue de Turcal
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Barris
patrimoineRue du Bout du Monde
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Foirail
patrimoineRue du Fort
patrimoineRue du Maistre
patrimoineRue du Marché aux Oies
patrimoineRue du Petit Sol
patrimoineRue du Roi Charles V
patrimoineRue du Terriol
patrimoineRue du Verdier
patrimoineRue Flandres Dunkerque
patrimoineRue Foncastel
patrimoineRue Jacques Manchotte
patrimoineRue Merdanson
patrimoineRue Passe Louisette
patrimoineRue Pelevade
patrimoineRue Rubigan
patrimoineRue Saint-Dominique
patrimoineRue Saint-Félix
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Saint-Pierre Thomas
patrimoineTraverse du Bos
patrimoine