Rues de Paroisse Val de Mièges
282 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Bannerettes
patrimoineAncienne Route de Mouthe
patrimoineChemin Bailly
patrimoineChemin de la Baume
patrimoineChemin de la Côte
patrimoineChemin de la Côte aux Chèvres
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Frête
patrimoineChemin de la Grande Fontaine
patrimoineChemin de la Lièvre
patrimoineChemin de la Queue des Parts
patrimoineChemin de la Ronde
patrimoineChemin de la Sarrazine
patrimoineChemin de la Soue
patrimoineChemin de l'Essard Bassand
patrimoineChemin de Longechaux
patrimoineChemin des Abattais
patrimoineChemin des Anciennes Sablières
patrimoineChemin des Belles Saisons
patrimoineChemin des Champs du Tilleul
natureChemin des Crêts
patrimoineChemin des Dances
patrimoineChemin des Essards
patrimoineChemin des Fournets
patrimoineChemin des Grands Clos
patrimoineChemin des Grangettes
patrimoineChemin des Pierres
patrimoineChemin des Plaissards
patrimoineChemin de Vie Lambert
patrimoineChemin du Barbillon
patrimoineChemin du Chalet
patrimoineChemin du Champ de la Rève
patrimoineChemin du Chêne
natureChemin du Clos Grillet
patrimoineChemin du Grand Clos
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de la Côte
patrimoineImpasse de la Fontanette
patrimoineImpasse de la Sauge
patrimoineImpasse de la Tour
patrimoineImpasse de l'Hôpital
patrimoineImpasse des Champs Vioz
patrimoineImpasse des Clos
patrimoineImpasse des Fontaignots
patrimoineImpasse des frênes
patrimoineImpasse des Frênes
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse du Champ Moureau
patrimoineImpasse du Nods
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineImpasse du Tartre
patrimoineImpasse Marguet
patrimoineLotissement Le Vesné
patrimoineNoah Bouledroua
patrimoinePetite Rue
patrimoinePlace Centrale
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Annonciades
patrimoinePlace des Marronniers
patrimoinePlace Jean l'Antique
patrimoinePrince
patrimoineRoute d'Arbois à Lausanne
patrimoineRoute d'Arsure
patrimoineRoute de Bief des Maisons
patrimoineRoute de Bief-des-Maisons à Petit-Villard
patrimoineRoute de Bief du Fourg
patrimoineRoute de Champagnole
patrimoineRoute de Charency
patrimoineRoute de Doye
patrimoineRoute de Gilleret
patrimoineRoute de Gillois
patrimoineRoute de la Combe aux Boeufs
patrimoineRoute de Lent
patrimoineRoute de Mièges
patrimoineRoute de Molpré
patrimoineRoute de Mouthe
patrimoineRoute de Nozeroy
patrimoineRoute des Chalesmes
patrimoineRoute des Douraizes
patrimoineRoute de Sirod
patrimoineRoute des Sapins
patrimoineRoute d'Esserval Combe
patrimoineRoute du Crêt
patrimoineRoute du Mont
patrimoineRoute forestière de la Vessoye
patrimoineRue Amable Ardiet
patrimoineRue A Piron
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Bellevue
patrimoineRue Champ Romand
patrimoineRue Coin Dessous
patrimoineRue Côte Lyon
patrimoineRue Courbe
patrimoineRue d'Arsure
patrimoineRue d'Arsurette
patrimoineRue de Bief du Fourg
patrimoineRue de Bief-du-Fourg
patrimoineRue de Brochu
patrimoineRue de Censeau
patrimoineRue de Cernois
patrimoineRue de Champagnole
patrimoineRue de Charbonny
patrimoineRue de Courvières
patrimoineRue de Derrière
patrimoineRue de Frasne
patrimoineRue de la Bataille
patrimoineRue de la Bise
patrimoineRue de l'Absinthe
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Chavonne
patrimoineRue de la Citadelle
patrimoineRue de la Claive
patrimoineRue de la Colonie
patrimoineRue de la Combe Bourny
patrimoineRue de la Communale
patrimoineRue de la Côte
patrimoineRue de la Croix Brilland
patrimoineRue de la Cure
patrimoineRue de la Diligence
patrimoineRue de la Fin
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fontaine du Bas
patrimoineRue de la Fontenette
patrimoineRue de la Forêt de la Joux
natureRue de la Fromagerie
patrimoineRue de la Grande Chaux
patrimoineRue de la Grange Patet
patrimoineRue de l'Agriculture
patrimoineRue de la Haute-Joux
patrimoineRue de la Joux
patrimoineRue de la Latette
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Maréchaussée
patrimoineRue de l'Ancienne Route de Mouthe
patrimoineRue de la Pierre Brizon
patrimoineRue de la Roche
patrimoineRue de la Saigne
patrimoineRue de la Salle des Fêtes
patrimoineRue de la Sauge
patrimoineRue de la Seigne
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Tannerie
patrimoineRue de la Tournerie
patrimoineRue de la Touvière
patrimoineRue de la Vallée de la Croix
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de la Vie à Mont
patrimoineRue de la Vie Blanche
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Égalité
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Épine
patrimoineRue de l'Ermitage
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Industrie
patrimoineRue de Longcochon
patrimoineRue de l'Oratoire
patrimoineRue de l'Usine
patrimoineRue de Mibois
patrimoineRue de Mouthe
patrimoineRue de Nozeroy
patrimoineRue de Paccaud
patrimoineRue de Petit Villard
patrimoineRue de Pontarlier
patrimoineRue de Ronde
patrimoineRue des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Rue de Sainte-Fontaine
patrimoineRue de Salins
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Boucherans
patrimoineRue des Calvaires
patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Champs Courts
patrimoineRue des Charbonnières
patrimoineRue des Chazeaux
patrimoineRue des Claies
patrimoineRue des Combettes
patrimoineRue des Doinches
patrimoineRue des Droséras
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Favières
patrimoineRue des Folards
patrimoineRue des Fontaines
patrimoineRue des Forgerons
patrimoineRue des Fossés de Trébief
patrimoineRue des Fournaises
patrimoineRue des Fraites
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Frettes
patrimoineRue des Gentianes
patrimoineRue des Gentianes Bleues
patrimoineRue des Grands Prés
patrimoineRue des Granges
patrimoineRue des Libéllules
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Marais
patrimoineRue des Médecins
patrimoineRue des Montriaux
patrimoineRue des Mottes
patrimoineRue des Mouilles
patrimoineRue des Paloux
patrimoineRue des Prunelles
patrimoineRue d'Esserval-Combe
patrimoineRue des Six-Pieds
patrimoineRue des Souces
patrimoineRue des Tarots
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tourbières
patrimoineRue de Sut
patrimoineRue de Travères
patrimoineRue de Traverse
patrimoineRue de Walheim
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Bayard
patrimoineRue du Bon Pain
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Centenaire
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Chalet
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chatelet
patrimoineRue du Clôs Calais
patrimoineRue du Clos du Dard
patrimoineRue du Clos Grillet
patrimoineRue du Clos Martin
patrimoineRue du Clos Paquet
patrimoineRue du Clos Payot
patrimoineRue du Clôs Vaillant
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Communal
patrimoineRue du Docteur Girod
patrimoineRue du Faubourg
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Four Séché
patrimoineRue du Grand Clos
patrimoineRue du Grand Tétras
patrimoineRue du Gyp
patrimoineRue du Jardin
patrimoineRue du Lancier
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Léaval
patrimoineRue du Magasin
patrimoineRue du Martinet
patrimoineRue du Mont
patrimoineRue du Montaignon
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulinet
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pain Blanc
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Petit Clos
patrimoineRue du Processionnal
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Quartier Latin
patrimoineRue du Rondeau
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patrimoineRue du Tilleul
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patrimoineRue du Val de Mièges
patrimoineRue du Vernon
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patrimoineRue du Violon
patrimoineRue Étroite
patrimoineRue Fontaine Carrée
patrimoineRue Gilbert Cousin
patrimoineRue Gustave Perret
patrimoineRue Lilette
patrimoineRue Mable
patrimoineRue Maison Blanche
patrimoineRue Marandet
patrimoineRue Margot Vezin
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Principale
patrimoineRue Saint-Antoine
patrimoineRue Sainte-Anne
patrimoineRue Sainte-Claire
patrimoineRue Saint-Germain
patrimoineRue Sombarde
patrimoineRue Xavier Joliclerc
patrimoineSentier découverte de la Glacière
patrimoineSentier du Chevreuil
patrimoineSource de l'Ain
patrimoine