Rues de Paroisse Sainte-Vincent-Notre-Dame
491 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Bonnehoun
patrimoineAllée de la Forêt
natureAllée de la Hire
patrimoineAllée des Châtaigniers
patrimoineAllée des Cigales
patrimoineAllée des Érables
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée du Port de Tresté
patrimoineAvenue de la Chalosse
patrimoineAvenue de la Fontaine
patrimoineAvenue des Platanes
patrimoineAvenue des Sources
patrimoineAvenue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Avenue du 19 Mars 1962
patrimoineAvenue du Marensin
patrimoineAvenue du Val d'Adour
patrimoineAvenue Robert Labeyrie
patrimoineAvenue Saint-Jean
patrimoineBerge de l'Adour
patrimoineChemin Baria
patrimoineChemin Bernachot
patrimoineChemin d'Alexis
patrimoineChemin d'Allemane
patrimoineChemin d'Arnouchet
patrimoineChemin d'Arrepiart
patrimoineChemin d'Arrioupouyous
patrimoineChemin de Arcebeous
patrimoineChemin de Baiou
patrimoineChemin de Balambits
patrimoineChemin de Balhac
patrimoineChemin de Barraguin
patrimoineChemin de Basquine
patrimoineChemin de Béarnais
patrimoineChemin de Becdessus
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de Belfort
patrimoineChemin de Belote
patrimoineChemin de Bois
patrimoineChemin de Bordessoule
patrimoineChemin de Broustous
patrimoineChemin de Cap de Boscq
patrimoineChemin de Caphore
patrimoineChemin de Carouade
patrimoineChemin de Castéra
patrimoineChemin de Chantalaoude
patrimoineChemin de Chaton
patrimoineChemin de Chiouleben
patrimoineChemin de Chourron
patrimoineChemin de Coulaou
patrimoineChemin de Cousson
patrimoineChemin de Dama
patrimoineChemin de Flandére
natureChemin de Floubère
patrimoineChemin de Guilhem
patrimoineChemin de Guirauton
patrimoineChemin de Gurgues
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de Haut
patrimoineChemin de Hilline
patrimoineChemin de Hournet
patrimoineChemin de Hourquet
patrimoineChemin de Jeantine
patrimoineChemin de la Basse
patrimoineChemin de Labenne
patrimoineChemin de Laborde
patrimoineChemin de la Cale à Bateaux
patrimoineChemin de la Caoule
patrimoineChemin de la Claire
patrimoineChemin de Lagribère
patrimoineChemin de la Houn dou Corn
patrimoineChemin de la Lande
natureChemin de l'Ancien Abattoir
patrimoineChemin de la Petite Gare
patrimoineChemin de l’Argelas
patrimoineChemin de Larquier
patrimoineChemin de Laubanère
patrimoineChemin de Laurede
patrimoineChemin de Lavigne
natureChemin de Lelanne
patrimoineChemin de Lepaille
patrimoineChemin de Leplassotte
patrimoineChemin de Lessalle
patrimoineChemin de l'Herté
patrimoineChemin de l'Homy
patrimoineChemin de l'Observatoire
patrimoineChemin de Lubat
patrimoineChemin de Luquet
patrimoineChemin de Machacq
patrimoineChemin de Mancot
patrimoineChemin de Marquet
patrimoineChemin de Masson
patrimoineChemin de Miou
patrimoineChemin de Mongrand
patrimoineChemin de Nicole
patrimoineChemin de Noël
patrimoineChemin de Nougue
patrimoineChemin de Péchicq
patrimoineChemin de Pédebourg
patrimoineChemin de Pesques
patrimoineChemin de Petit Pin
patrimoineChemin de Peyrotie
patrimoineChemin de Pouchine
patrimoineChemin de Pountinbeou
patrimoineChemin de Poutane
patrimoineChemin des Aillets
patrimoineChemin de Sarpolet
patrimoineChemin Desbieys
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Carrières
patrimoineChemin des Gouardères
patrimoineChemin des Gravières
patrimoineChemin de Sourigot
patrimoineChemin des Sapinettes
patrimoineChemin des Tourbières
patrimoineChemin des Tuileries
patrimoineChemin de Taller
patrimoineChemin de Téchouères
patrimoineChemin de Tenty
patrimoineChemin d’Ossens
patrimoineChemin d'Ous Pins
patrimoineChemin du Bayle
patrimoineChemin du Bousquet
patrimoineChemin du Brana
patrimoineChemin du Braou
patrimoineChemin du Carré
patrimoineChemin du Cavalier
patrimoineChemin du Chalet Blanc
patrimoineChemin du Charron
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Clos du Bioy
patrimoineChemin du Covoiturage Pion
patrimoineChemin du Dos
patrimoineChemin du Gouadas
patrimoineChemin du Greffier
patrimoineChemin du Guis
patrimoineChemin du Houdin
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Locq
patrimoineChemin du Louede
patrimoineChemin du Ménaout
patrimoineChemin du Midi
patrimoineChemin du Mineur
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Mouliot
patrimoineChemin du Parc
patrimoineChemin du Plat
patrimoineChemin du Pont Carré
patrimoineChemin du Pont de la Moule
patrimoineChemin du Pont de l'Homy
patrimoineChemin du Poyle
patrimoineChemin du Tit
patrimoineChemin du Tonkin
patrimoineChemin du Trou Bleu
patrimoineChemin Picard
patrimoineClos du Mahourat
patrimoineDescente vers l'Adour
patrimoineImpasse Albert Camus
patrimoineImpasse Andrée Chédid
patrimoineImpasse Anne Franck
patrimoineImpasse Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineImpasse Boudigue
patrimoineImpasse Cap Dou Braou
patrimoineImpasse de Capéranie
patrimoineImpasse de Dupin
patrimoineImpasse de la Bruyère
patrimoineImpasse de la Carrère
patrimoineImpasse de la Chaumière
patrimoineImpasse de la Forêt
natureImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Houn
patrimoineImpasse de la Kiaou
patrimoineImpasse de la Poste
patrimoineImpasse de la Renoncule
patrimoineImpasse de l'Arriou
patrimoineImpasse de la Sablière
patrimoineImpasse de la Sapinière
patrimoineImpasse de l'Aube
patrimoineImpasse de Layère
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse de l'Oeuvre du Berceau
patrimoineImpasse de l'Usine
patrimoineImpasse de Nouste
patrimoineImpasse de Petite Peyre
patrimoineImpasse des 3 Pins
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Arènes
patrimoineImpasse des Ateliers
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Impasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Forges
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Gemmeurs
patrimoineImpasse des Girolles
patrimoineImpasse des Gouardères
patrimoineImpasse des Grives
patrimoineImpasse des Hérons
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Huppes
patrimoineImpasse des Iris
patrimoineImpasse des Libellules
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Mines
patrimoineImpasse des Ortolans
patrimoineImpasse des Papillons
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Pinsons
patrimoineImpasse des Pyrénées
patrimoineImpasse des Roitelets
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineImpasse des Verdiers
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse Diane d'Andoins
patrimoineImpasse Dou Paloumet
patrimoineImpasse du Bayle
patrimoineImpasse du Beth
patrimoineImpasse du Bon Coin
patrimoineImpasse du Brana
patrimoineImpasse du Briou
patrimoineImpasse du Château d'Eau
patrimoineImpasse du Couvoir
patrimoineImpasse du Fronton
patrimoineImpasse du Marais
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Mounat
patrimoineImpasse du Normand
patrimoineImpasse du Rossignol
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse du Tuc
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineImpasse Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Impasse Georges Bizet
patrimoineImpasse Ginette Kolinka
patrimoineImpasse Hector Berlioz
patrimoineImpasse Jacques Prévert
patrimoineImpasse Jean Giono
patrimoineImpasse Jomies
patrimoineImpasse Joséphine Baker
patrimoineImpasse Jouandéou
patrimoineImpasse Laborde
patrimoineImpasse l'Autre Part
patrimoineImpasse Lavignasse
patrimoineImpasse Lelanne
patrimoineImpasse Léon Bats
patrimoineImpasse Louis Aragon
patrimoineImpasse Moura de Sounin
patrimoineImpasse Notre Dame
patrimoineImpasse Océane
patrimoineImpasse Pelanne
patrimoineImpasse Petit Callède
patrimoineImpasse Salomon
patrimoineImpasse Temps
patrimoineImpasse Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Impasse Yvette Vacher
patrimoineLe Hameau du Manoir
patrimoinePetit Pontbiel
patrimoinePiste de Taller à Pontonx
patrimoinePiste de Taller à Pontonx-sur-l'Adour
patrimoinePiste n°103 - Voie ferree ouest - Accés DFCI
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace des Arènes
patrimoinePlace Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rétablissement
patrimoineRétablissement Piste
patrimoineRétablissement - Route de Dax
patrimoineRétablissement - Route de Gourbera
patrimoineRétablissement - Route de l'Océan
patrimoineRétablisssement - Route de Castets
patrimoineRond-Point Michel Roquebert
patrimoineRoute Arnaudin
patrimoineRoute de Bardin
patrimoineRoute de Basta
patrimoineRoute de Bégaar
patrimoineRoute de Berdot
patrimoineRoute de Boos
patrimoineRoute de Buglose
patrimoineRoute de Candresse
patrimoineRoute de Cassiada
patrimoineRoute de Castets
patrimoineRoute de Cazenave
patrimoineRoute de Chapéou
patrimoineRoute de Choutray
patrimoineRoute de Coslous
patrimoineRoute de Coustaou
patrimoineRoute de Dax
patrimoineRoute de Georges
patrimoineRoute de Gordes
patrimoineRoute de Gourbera
patrimoineRoute de Gribeshaoutes
patrimoineRoute de Herm
patrimoineRoute de Houn dou Bern
patrimoineRoute de Hountine
patrimoineRoute de Jean d'Arnaud
patrimoineRoute de Jouanon
patrimoineRoute de la Carrère
patrimoineRoute de la Chalosse
patrimoineRoute de la Citadelle
patrimoineRoute de l'Adour
patrimoineRoute de la Forêt
natureRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Glacière
patrimoineRoute de la Gouanère
patrimoineRoute de la Houn Dou Bern
patrimoineRoute de la Kiaou
patrimoineRoute de Laluque
patrimoineRoute de Lande
natureRoute de Lanusse
patrimoineRoute de Larrouy
patrimoineRoute de las Cagnottes
patrimoineRoute de la Séguerie
patrimoineRoute de la Stèle
patrimoineRoute de la Targue
patrimoineRoute de Laubanère
patrimoineRoute de Lavielle
patrimoineRoute de l'Église
patrimoineRoute de Lepaille
patrimoineRoute de Leplassotte
patrimoineRoute de Lesgor
patrimoineRoute de l’Estuyade
patrimoineRoute de l'Étang
natureRoute de Libe
patrimoineRoute de l'Océan
patrimoineRoute de Marcot
patrimoineRoute de Monsieur Vincent
patrimoineRoute de Narbes
patrimoineRoute de Pecoumère
patrimoineRoute de Piaouguis
patrimoineRoute de Pontonx
patrimoineRoute de Pouy
patrimoineRoute de Quotidies
patrimoineRoute de Saubole
patrimoineRoute des Bibens
patrimoineRoute des Chouys
patrimoineRoute des Cigales
patrimoineRoute des Forceries
patrimoineRoute des Genêts
patrimoineRoute des Genêts d'Or
patrimoineRoute des Gravières
patrimoineRoute des Thermes
patrimoineRoute de Taller
patrimoineRoute de Tethieu
patrimoineRoute de Vic
patrimoineRoute d'Ossens
patrimoineRoute du Bas
patrimoineRoute du Berceau
patrimoineRoute du Bergeras
patrimoineRoute du Bousquet
patrimoineRoute du Chalet
patrimoineRoute du Chalet Blanc
patrimoineRoute du Gay
patrimoineRoute du Gouadas
patrimoineRoute du Guirlet
patrimoineRoute du Halage
patrimoineRoute du Hort
patrimoineRoute du Marensin
patrimoineRoute du Mo.
patrimoineRoute du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Mouliot
patrimoineRoute du Pitan
patrimoineRoute du Plat
patrimoineRoute du Pont du Louts
patrimoineRoute du Preau
patrimoineRoute du Saumon
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRoute du Thicq
patrimoineRoute du Val d'Adour
patrimoineRoute d'Yzosse
patrimoineRoute Houn Dou Casaou
patrimoineRoute Lanusse
patrimoineRoute Salomon
patrimoineRue Alfred Darroze
patrimoineRue Bache de Sort
patrimoineRue Belloc
patrimoineRue Bordessoule
patrimoineRue Caplane
patrimoineRue Colette Besson
patrimoineRue de Badets
patrimoineRue de Baluhecq
patrimoineRue de Bernadet
patrimoineRue de Bidaou
patrimoineRue de Bouhette
patrimoineRue de Brouchoua
patrimoineRue de Buglose
patrimoineRue de Capéranie
patrimoineRue de Caphore
patrimoineRue de Chine
patrimoineRue de Cosme
patrimoineRue de Gassiot
patrimoineRue de Gouadet
patrimoineRue de l'Abbé Degert
patrimoineRue de l'Abeille
patrimoineRue de la Cantère
patrimoineRue de la Carrère
patrimoineRue de la Feria
patrimoineRue de Lamic
patrimoineRue de la Palombière
patrimoineRue de la Pignada
patrimoineRue de la Rectoure
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
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histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean Rostand
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patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
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natureVoie communale du Trou de Madame
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