Rues de Paroisse Sainte-Croix-de-la-Flume
536 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès GAEC Biotaupes
patrimoineAllée Adèle Denys
patrimoineAllée Albert Camus
patrimoineAllée Anatole Le Braz
patrimoineAllée André Breton
patrimoineAllée Andrée Chedid
patrimoineAllée André Gide
patrimoineAllée Angèle Vannier
patrimoineAllée Anjela Duval
patrimoineAllée Arthur Bernède
patrimoineAllée Chateaubriand
patrimoineAllée de Baranton
patrimoineAllée de Bellevue
patrimoineAllée de Betton
patrimoineAllée de Carnac
patrimoineAllée de Cézembre
patrimoineAllée de l'Abbé Bouttier
patrimoineAllée de la Bogue
patrimoineAllée de la Bouexière
patrimoineAllée de la Bruère
patrimoineAllée de la Clinerie
patrimoineAllée de la Cornillère
patrimoineAllée de la Douelle
patrimoineAllée de la Flume
patrimoineAllée de la Fontaine
patrimoineAllée de la Forge
patrimoineAllée de la Gare
patrimoineAllée de la Haute Lande
natureAllée de la Hêtraie
patrimoineAllée de la Lande
natureAllée de la Mettrie
patrimoineAllée de l'Amitié
patrimoineAllée de la Patenoterais
patrimoineAllée de la Perrière
patrimoineAllée de la Pommeraie
patrimoineAllée de la Prée
patrimoineAllée de la Rance
patrimoineAllée de l'Arrentis
patrimoineAllée de Lartière
patrimoineAllée de la Source
patrimoineAllée de la Terre Alleu
patrimoineAllée de la Villouyère
patrimoineAllée de l'Étang
natureAllée de l'Herminette
patrimoineAllée de l'Île de Batz
patrimoineAllée de l'Île de Groix
patrimoineAllée de l'Île de Sein
patrimoineAllée de Molène
patrimoineAllée de Normandie
patrimoineAllée de Perronnay
patrimoineAllée de Plouharnel
patrimoineAllée de Quiberon
patrimoineAllée des Acanthes
patrimoineAllée des Anthémis
patrimoineAllée des Aulnes
patrimoineAllée des Barrières
patrimoineAllée des Bouvreuils
patrimoineAllée des Camélias
patrimoineAllée des Cardères
patrimoineAllée des Charpentiers
patrimoineAllée des Châtaigniers
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Cirses
patrimoineAllée des Corneilles
patrimoineAllée des Cossons
patrimoineAllée des Ébénistes
patrimoineAllée des Epilobes
patrimoineAllée des Établettes
patrimoineAllée des Faisans
patrimoineAllée des Forges
patrimoineAllée des Glycines
patrimoineAllée des Grandes Guérinais
patrimoineAllée des Hirondelles
natureAllée des Jardins
patrimoineAllée des Joncs
patrimoineAllée des Lavandières
patrimoineAllée des Lilas
patrimoineAllée des Longeais
patrimoineAllée des Magnolias
patrimoineAllée des Molinies
patrimoineAllée des Nénuphars
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée des Pêcheurs
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée des Pinsons
patrimoineAllée des Poiriers
patrimoineAllée des Pommiers
patrimoineAllée des Primevères
patrimoineAllée des Pruniers
patrimoineAllée des Reinettes
patrimoineAllée des Roîtelets
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Rossignols
patrimoineAllée des Sports
patrimoineAllée des Templiers
patrimoineAllée des Trois Frères Fontaine
patrimoineAllée des Vieux Chemins
patrimoineAllée de Telhouet
patrimoineAllée d'Ouessant
patrimoineAllée du Bois de La Garenne
patrimoineAllée du Champ Briant d'Ahaut
patrimoineAllée du Clos Barbé
patrimoineAllée du Clos Bautrais
patrimoineAllée du Clos de la Ruelle
patrimoineAllée du Clos Long
patrimoineAllée du Courtil
patrimoineAllée du Finistère
patrimoineAllée du Fresche
patrimoineAllée du Grand Clos
patrimoineAllée du Grand Domaine
patrimoineAllée du Grand Pré
patrimoineAllée du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Allée du Mulon
patrimoineAllée du Pré Jouanette
patrimoineAllée du Ruisseau
natureAllée du Vieux Lavoir
patrimoineAllée Eugène Riguidel
patrimoineAllée Françoise Giroud
patrimoineAllée Françoise Sagan
patrimoineAllée François Mitterrand
patrimoineAllée Gérard de Nerval
patrimoineAllée Germaine Tillion
patrimoineAllée Henri Matisse
patrimoineAllée Henri Queffelec
patrimoineAllée Henri Queffélec
patrimoineAllée Jacques Prévert
patrimoineAllée Jean Guéhenno
patrimoineAllée Jean-Marie Déguignet
patrimoineAllée Julien Millon
patrimoineAllée le Héron
patrimoineAllée Lise Mazo
patrimoineAllée Louis Guilloux
patrimoineAllée l'Ourée du Grand Clos
patrimoineAllée Madame de la Fayette
patrimoineAllée Madame de Sévigné
natureAllée Madame de Staël
patrimoineAllée Marguerite Duras
patrimoineAllée Marianna Abgrall
patrimoineAllée Marie Allo
patrimoineAllée Mathurin Souchet
patrimoineAllée Max Jacob
patrimoineAllée Pablo Picasso
patrimoineAllée Paul Féval
patrimoineAllée Paul Gauguin
patrimoineAllée Simone Veil
patrimoineAncienne ligne TIV. de La-Mézière à Bécherel
patrimoineAvenue de Beauvais
patrimoineAvenue de Bretagne
patrimoineAvenue de Coualeuc
patrimoineAvenue de la Croix du Vivier
patrimoineAvenue de Phare Ar Men
patrimoineAvenue de Toukoto
patrimoineAvenue du Colonel Clarke
patrimoineAvenue du Général Wood
patrimoineAvenue du Phare de la Balue
patrimoineAvenue du Phare du Grand Jardin
patrimoineAvenue Kosel
patrimoineAvenue Paul Gauguin
patrimoineBiardel
patrimoineBray
patrimoineCap Malo
patrimoineChamp Fleuri
patrimoineChemin de la Boussinais
patrimoineChemin de La Houltais
patrimoineChemin de La Metterie
patrimoineChemin de la Petite Perrière
patrimoineChemin des Écoles
patrimoineChemin des Petits Bois
patrimoineChemin des Tourailles
patrimoineChemin du Bignon
patrimoineChemin du Chêne Augué
natureChemin du Chêne Rouge
natureChemin du Coudray
patrimoineChemin Dugesclin
patrimoineChemin du Petit Montgerval
patrimoineChemin du Petit Pont
patrimoineChemin du Triangle Vert
patrimoineClos Blanche
patrimoineClos de la Perdriotais
patrimoineClos des Marivoles
patrimoineContour de la Motte
patrimoineContour des Vergers
patrimoineContour du Bignon
patrimoineContour Haroun Tazieff
patrimoineCourtil du Temple
patrimoineEspace des Droits de l'Homme
patrimoineHalna
patrimoineImpasse Abbé Julien Hiard
patrimoineImpasse Albert Lahaye
patrimoineImpasse Aristide Briand
patrimoineImpasse Béchard de la Gonzée
patrimoineImpasse Bernard Moitessier
patrimoineImpasse de Hoedic
patrimoineImpasse de la Barbotte
patrimoineImpasse de la Bruère
patrimoineImpasse de la Galerie
patrimoineImpasse de la Ménaudière
patrimoineImpasse de la Pérrière
patrimoineImpasse de la Plaine Verte
patrimoineImpasse de la Pointe
patrimoineImpasse de la Varlope
patrimoineImpasse des Châtaigniers
patrimoineImpasse des Courtils
patrimoineImpasse des Hautes Ruelles
patrimoineImpasse des Poiriers
patrimoineImpasse des Pommiers
patrimoineImpasse des Tonneliers
patrimoineImpasse des Vergers
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse de Vauléon
patrimoineImpasse du Chemin de Ronde
patrimoineImpasse du Clos du Chêne
natureImpasse du Clos Long
patrimoineImpasse du Clos Seigle
patrimoineImpasse du Contour de la Motte
patrimoineImpasse du Presbytère
patrimoineImpasse du Tacot
patrimoineImpasse du Tram
patrimoineImpasse Eugène Guillevic
patrimoineImpasse Jean Lecompte
patrimoineImpasse Jean-Louis David
patrimoineImpasse Jean-Marie Differt
patrimoineImpasse Julien Rouzé
patrimoineImpasse la Pérouse
patrimoineImpasse Ourée du Grand Clos
patrimoineImpasse Phéline Maussifrotte
patrimoineImpasse Pierre Gaucher
patrimoineLa Beauvairie
patrimoineLa Chamanchais
patrimoineLa Chaussée
patrimoineLa Croix Auray
patrimoineLa Fontaine
patrimoineLa Gonzée Biet
patrimoineLa Grelehais
patrimoineLa Guihardais
patrimoineLa Hersonnais
patrimoineLa Lande
natureLa Motte Souris
patrimoineLa Rue
patrimoineLa Trubaillère
patrimoineLa Vieille Rue
patrimoineLe Bas Luth
patrimoineLe Breil Samain
patrimoineLe Champ de la Vigne
natureLe Clos des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Le Jardin des Badilles
patrimoineLe Pas Malle
patrimoineLes Cavrettes
patrimoineLes Ouches
patrimoineLes Villes hâtes
patrimoineLe Verger
patrimoineLotissement de la Pelousière
patrimoineLotissement de la Prairie Madame
natureLotissement le Breuil
patrimoinePassage de la Forge
patrimoinePassage des Demoiselles
patrimoinePassage des Écoliers
patrimoinePassage des Mottays
patrimoinePassage du Calvaire
patrimoinePassage du Four à Pain
patrimoinePassage du Verger
patrimoinePlace Arthur Regnault
patrimoinePlace Belmonte
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Église Saint-Martin
patrimoinePlace de l'Europe
patrimoinePlace des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Place des Béniguets
patrimoinePlace des Érables
patrimoinePlace des Frères Aubert
patrimoinePlace des Lilas
patrimoinePlace des Marronniers
patrimoinePlace des Ormeaux
patrimoinePlace Eugène Guillevic
patrimoinePlace Georges Clemenceau
patrimoinePlace Jean Gilbert
patrimoinePlace Maignan
patrimoinePlace Montsifrot
patrimoinePont des Trois Evêchés
patrimoinePré Besnard
patrimoineRésidence de La Beauvairie
patrimoineRésidence de la Chauvrais
patrimoineRésidence de la Ménaudière
patrimoineRésidence de la Mettrie
patrimoineRésidence de la Poste
patrimoineRésidence de l'Ormel
patrimoineRésidence de Montmuran
patrimoineRésidence du Bignon
patrimoineRésidence du Champ Fleuri
patrimoineRésidence du Coteau
patrimoineRésidence du Grand Clos
patrimoineRésidence du Pré Nouveau
patrimoineRésidence Elsa Triolet
patrimoineRésidence Jean-Marie Differt
patrimoineRésidence Le Clos de Montmuran
patrimoineRésidence le Clos des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Résidence Les Hauts de Romillé
patrimoineRésidence Marcel Lefeuvre
patrimoineRésidence Simone de Beauvoir
patrimoineRond-Point de la Libération Leslie Fischer
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rond-Point du Cheval Blanc
patrimoineRoute de Bazouges-sous-Hédé à Mordelles
patrimoineRoute de Bécherel
patrimoineRoute de Dinan
patrimoineRoute de Gévezé
patrimoineRoute de La Mézière
patrimoineRoute de la Roberie
patrimoineRoute de Mongerval
patrimoineRoute de Pacé
patrimoineRoute départementale de Gévezé à Montgermont
patrimoineRoute de Parthenay
patrimoineRoute de Saint-Malo
patrimoineRoute des Étangs
natureRoute des Jonquilles
patrimoineRoute des Peupliers
natureRoute des pommiers
patrimoineRoute des Sapins
patrimoineRoute de Vignoc
patrimoineRoute du Rocher
patrimoineRue Alain Colas
patrimoineRue Alex Garel
patrimoineRue Anita Conti
patrimoineRue Anne Macé
patrimoineRue Camille Claudel
patrimoineRue Camille du Gast
patrimoineRue Caroline Espinet
patrimoineRue Charlotte Lancelot
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue Clotilde Vautier
patrimoineRue Colette
patrimoineRue Coquin
patrimoineRue Cour Sevin
patrimoineRue d'Acaulis
patrimoineRue Daniel Cordier
patrimoineRue d'Argoat
patrimoineRue d'Arméria
patrimoineRue d'Armor
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Bréhat
patrimoineRue de Brocéliande
patrimoineRue de Clairville
patrimoineRue de Dinan
patrimoineRue de Frépignon
patrimoineRue de Galerne
patrimoineRue de Gévezé
patrimoineRue de Houat
patrimoineRue de Irodouër
patrimoineRue de la Beauvairie
patrimoineRue de la Cerclière
patrimoineRue de la Chapelle-Chaussée
patrimoineRue de la Chauvrais
patrimoineRue de la Cour aux Josses
patrimoineRue de la Courois
patrimoineRue de la Croix Cornillé
patrimoineRue de la Flume
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Forge
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de l'Aiguillage
patrimoineRue de la Janais
patrimoineRue de la Jaunaye
patrimoineRue de la Lande
natureRue de la Linette
patrimoineRue de la Mare
patrimoineRue de la Marzelle
patrimoineRue de la Ménaudière
patrimoineRue de la Mettrie
patrimoineRue de La Mézière
patrimoineRue de Langouët
patrimoineRue de la Noë
patrimoineRue de la Parbatte
patrimoineRue de la Paumelle
patrimoineRue de la Pierre
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Prée
patrimoineRue de la Rabine
patrimoineRue de la Ramallière
patrimoineRue de la Reine des Prés
patrimoineRue de la Tordelière
patrimoineRue de la Troquerie
patrimoineRue de l'Aubépine
patrimoineRue de la Vaunoise
patrimoineRue de l'Églantier
patrimoineRue de l'Ille
patrimoineRue de Macéria
patrimoineRue de Melesse
patrimoineRue de Montgerval
patrimoineRue de Montmuran
patrimoineRue de Montsifrot
patrimoineRue de Perronaye
patrimoineRue de Rennes
patrimoineRue de Robien
patrimoineRue de Romillé
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Alouettes
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Amphores
patrimoineRue des Aulnaies
patrimoineRue des Badies
patrimoineRue des Bourreliers
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Ceramiques
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Chapellenies
patrimoineRue des Charrons
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Cordiers
patrimoineRue des Cordonniers
patrimoineRue des Cormiers
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Entrepreneurs
patrimoineRue des Étoubles
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Forgerons
patrimoineRue des Fraiches
patrimoineRue des Frères Aubert
patrimoineRue des Fresnais
patrimoineRue des Glénan
patrimoineRue des Grands Carrés
patrimoineRue des Joncs
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Lehonniers
patrimoineRue des Mercières
patrimoineRue des Merisiers
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Modistes
patrimoineRue des Nations
patrimoineRue des Noés
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Parures
patrimoineRue des Pêchers
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Plissons
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Poteries
patrimoineRue des Présiens
patrimoineRue des Quatre Roses
patrimoineRue des Riedones
patrimoineRue des Roches
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Silex
patrimoineRue des Sillons
patrimoineRue des Templiers
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tisserands
patrimoineRue des Trois Evêchés
patrimoineRue de Texue
patrimoineRue de Trémuson
patrimoineRue d'Ouessant
patrimoineRue du Bosc
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Camp des Anglais
patrimoineRue du Champ Cerisier
patrimoineRue du Champ de la Vigne
natureRue du Champ Poupirau
patrimoineRue du Chêne Hamon
natureRue du Clos de Devant
patrimoineRue du Clos de la Pierre
patrimoineRue du Closel
patrimoineRue du Commandant Charcot
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Duc Jean IV
patrimoineRue du Fournil
patrimoineRue du Gatis
patrimoineRue du Grand Chevreuil
patrimoineRue du Grand Clos
patrimoineRue du Grand Jardin
patrimoineRue du Luth
patrimoineRue du Petit Clos
patrimoineRue du Petit Fougeraux
patrimoineRue du Petit Verger
patrimoineRue du Placis Vauléon
patrimoineRue du Placis Verdys
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue Dupont des Loges
patrimoineRue du Pré de la Lyre
patrimoineRue du Pré du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pré Gonel
patrimoineRue du Pré Vert
patrimoineRue du Sureau
patrimoineRue du Tertre
patrimoineRue du Tram
patrimoineRue du Traversin
patrimoineRue du Trèfle
patrimoineRue du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
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