Rues de Paroisse Sainte-Catherine-du-Petit-Port
394 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Antoinette Fouque
patrimoineAllée Benoîte Groult
patrimoineAllée de la Guadeloupe
patrimoineAllée de la Martinique
patrimoineAllée de la Réunion
patrimoineAllée de Nossi-Bé
patrimoineAllée des Arbousiers
patrimoineAllée des Camélias
patrimoineAllée des Catalpas
patrimoineAllée des Cercis
patrimoineAllée des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Chênes Rouges d'Amérique
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Cosmos
patrimoineAllée des Crocus
patrimoineAllée des Érables Argentés
patrimoineAllée des Gingkos
patrimoineAllée des Grands-Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Allée des Houx
patrimoineAllée des Îles Gambier
patrimoineAllée des Îles Loyauté
patrimoineAllée des Îles Marquise
patrimoineAllée des Jasmins
patrimoineAllée des Lavandes
patrimoineAllée des Lis
patrimoineAllée des Marronniers
patrimoineAllée des Myrtes
patrimoineAllée des Namnètes
patrimoineAllée des Noisetiers de Byzance
patrimoineAllée des Nouvelles Hébrides
patrimoineAllée des Passiflores
patrimoineAllée des Pensées
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Pins Corses
patrimoineAllée des Romarins
patrimoineAllée des Séquoais
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée des Zelkovas
patrimoineAllée de Tuamotou
patrimoineAllée Françoise Héritier
patrimoineAllée Françoise Mayeur
patrimoineAllée Galatée
patrimoineAllée Germaine De Staël
patrimoineAllée Helen Suzman
patrimoineAllée Jacqueline de Romilly
patrimoineAllée Jeanne Loiseau
patrimoineAllée Jeannette Colombel
patrimoineAllée Julien Gracq
patrimoineAllée Micheline Ostermeyer
patrimoineAllée Suzanne Citron
patrimoineAllée Villanova
patrimoineAvenue Agrippa d'Aubigné
patrimoineAvenue Castellano
patrimoineAvenue Cervantès
patrimoineAvenue d'Armor
patrimoineAvenue d'Assise
patrimoineAvenue d'Auray
patrimoineAvenue de Corfou
patrimoineAvenue de Corinthe
patrimoineAvenue de Doëlan
patrimoineAvenue de la Baraudière
patrimoineAvenue de la Bonne Humeur
patrimoineAvenue de la Boulonnerie
patrimoineAvenue de la Châtaigneraie
patrimoineAvenue de la Citerne
patrimoineAvenue de la Clarté
patrimoineAvenue de la Close
patrimoineAvenue de la Côte d'Or
patrimoineAvenue de la Cressonnière
patrimoineAvenue de la Forêt
natureAvenue de la Grive
patrimoineAvenue de la Joie
patrimoineAvenue de l'Alverne
patrimoineAvenue de la Polka
patrimoineAvenue de la Rocca
patrimoineAvenue de l'Aurore
patrimoineAvenue de l'Étrier
patrimoineAvenue de l'Harmonie
patrimoineAvenue de l'Ombrie
patrimoineAvenue de Rome
patrimoineAvenue des Agneaux
patrimoineAvenue de Salonique
patrimoineAvenue de Samothrace
patrimoineAvenue des Armoises
patrimoineAvenue des Biches
patrimoineAvenue des Bonnes Volontés
patrimoineAvenue des Canotières
patrimoineAvenue des Causses
patrimoineAvenue des Clavecins
patrimoineAvenue des Coquelicots
patrimoineAvenue des Cottages
patrimoineAvenue des Coucous
patrimoineAvenue des Diligences
patrimoineAvenue des Églantiers
patrimoineAvenue des Franciscains
patrimoineAvenue des Guitares
patrimoineAvenue des Héliotropes
patrimoineAvenue des Ifs
patrimoineAvenue des Ingénieurs
patrimoineAvenue des Jonquilles
patrimoineAvenue des Lacs
patrimoineAvenue des Louvetaux
patrimoineAvenue des Magnolias
patrimoineAvenue des Ménures
patrimoineAvenue de Smyrne
patrimoineAvenue des Oiseaux
patrimoineAvenue de Sparte
patrimoineAvenue des Pipeaux
patrimoineAvenue des Poiriers
patrimoineAvenue des Renoncules
patrimoineAvenue des Sapins
patrimoineAvenue des Sulkies
patrimoineAvenue des Trotteurs
patrimoineAvenue des Violons
patrimoineAvenue de Tahiti
patrimoineAvenue d'Orsay
patrimoineAvenue du Bout des Landes
natureAvenue du Clos du Cens
patrimoineAvenue du Halleray
patrimoineAvenue du Levant
patrimoineAvenue du Point du Jour
natureL'expression « point du jour » désigne l'aube, ce moment de transition entre la fin de la nuit et le début du plein jour. Techniquement, les astronomes en distinguent trois : l'aube astronomique (les étoiles disparaissent, soleil à 18° sous l'horizon), l'aube nautique (l'horizon devient identifiable, soleil à 12°), et l'aube civile (l'activité humaine peut se passer d'éclairage, soleil à 6°). À ne pas confondre avec l'aurore, où le disque du soleil est déjà visible mais partiellement masqué par l'horizon. Lorsque l'aube commence à poindre, le ciel se teinte de couleurs rouge-orangées : la lumière du soleil traverse alors une épaisseur d'air bien plus grande qu'au zénith, si bien que le bleu est diffusé sur les côtés et que seules les longueurs d'onde chaudes parviennent jusqu'à nos yeux — c'est le fameux phénomène de diffusion de Rayleigh, celui-là même qui explique aussi la couleur du ciel diurne et des couchers de soleil. Historiquement, beaucoup de rues « du Point du Jour » désignaient à l'origine la sortie orientale d'une ville, du côté où le soleil se lève — repère précieux pour les voyageurs et les paysans qui partaient aux champs à la première clarté. Victor Hugo, lui, a immortalisé cet instant dans un vers célèbre des Contemplations : « à l'heure où blanchit la campagne ».
Avenue du Ruisseau
natureAvenue du Séquoia
patrimoineAvenue du Terrier
patrimoineAvenue du Transvaal
patrimoineAvenue du Travail
patrimoineAvenue Gergaud
patrimoineAvenue Guy de Larigaudie
patrimoineAvenue Halgan
patrimoineAvenue Ingrid Jonker
patrimoineAvenue Jany
patrimoineAvenue Jean Chiappe
patrimoineAvenue José Maria de Hérédia
patrimoineAvenue Joséphine Pencalet
patrimoineAvenue Juliette Adam
patrimoineAvenue Nungesser
patrimoineAvenue Olga Chalon
patrimoineAvenue Père Bretaudeau
patrimoineAvenue Président Joseph Bouyer
patrimoineAvenue Rémy Belleau
patrimoineAvenue Telstar
patrimoineAvenue Yvette Chassagne
patrimoineBoulevard Albert Einstein
patrimoineBoulevard de la Chauvinière
patrimoineBoulevard de Longchamp
patrimoineBoulevard des Tribunes
patrimoineBoulevard du Massacre
patrimoineBoulevard du Petit Port
patrimoineBoulevard Gabriel Lauriol
patrimoineBoulevard Guy Mollet
patrimoineBoulevard Henri Becquerel
patrimoineBoulevard Martin Luther King
patrimoineBoulevard René Cassin
patrimoineBoulevard Robert Schuman
patrimoineBourgeonnière
patrimoineChemin de la Basse Gaudinière
patrimoineChemin de la Censive du Tertre
patrimoineChemin de la Gesvrière
patrimoineChemin de la Grande Pièce
patrimoineChemin de la Grotte
patrimoineChemin de la Justice
patrimoineChemin de l'Angle Chaillou
patrimoineChemin de la Pierre Percée
patrimoineChemin de Launay Violette
patrimoineChemin de l'Herbergement
patrimoineChemin des Glycines
patrimoineChemin des Marais
patrimoineChemin du Buron
patrimoineChemin du Gesvres
patrimoineChemin du Halage
patrimoineChemin du Sas au Vin
patrimoineChemin Pierre Joseph
patrimoineChemins des Usines
patrimoineCours Antonio Vivaldi
cultureDestiné à la prêtrise par sa famille, le Vénitien Antonio Vivaldi (1678-1741) fut très tôt admis à la Chapelle ducale grâce à ses talents de violoniste, transmis par son père. Ordonné prêtre en 1703 à vingt-cinq ans, il fut connu de toute l'Europe sous le surnom pittoresque de il Prete Rosso — « le Prêtre roux », en raison de sa flamboyante chevelure. Une santé fragile (probablement une asthme sévère depuis l'enfance) l'empêcha d'exercer pleinement son ministère : il devint alors maître de violon et compositeur en résidence à l'Ospedale della Pietà, célèbre orphelinat vénitien pour jeunes filles. Il y dirigea un orchestre réputé dans toute l'Europe, composant sans relâche aussi bien pour les concerts dominicaux qu'offrait l'hospice que pour ses élèves. Ses tournées européennes, où il apparaissait souvent en interprète de ses propres œuvres, assurèrent une immense diffusion à sa musique. Son catalogue vertigineux dépasse les 700 compositions, dont plus de 500 concertos et 45 opéras. Prenez quelques minutes pour vous laisser bercer par l'Estro armonico (« L'invention harmonique », 1711), la Stravaganza (« L'extravagance », 1714), ou surtout les célébrissimes Quattro Stagioni (« Les Quatre Saisons », 1723), quatre des douze concertos réunis sous le titre Il cimento dell'armonia e dell'inventione — « Le combat entre l'harmonie et l'invention ». Ironie tragique : ce musicien encensé de son vivant mourut misérable à Vienne en 1741, enterré à la fosse commune de l'hôpital des pauvres — puis presque entièrement oublié pendant deux siècles, avant d'être redécouvert au XXᵉ siècle grâce à la mise au jour de ses manuscrits à Turin. Aujourd'hui, ses Quatre Saisons sont l'œuvre classique la plus jouée au monde. Il aura fallu à Vivaldi trois siècles pour retrouver sa gloire — mais quelle gloire.
Esplanade de la Pierre Percée
patrimoineFresche Blanc
patrimoineImpasse Archimède
patrimoineImpasse Charles Chassin
patrimoineImpasse de Guingamp
patrimoineImpasse de la Barboire
patrimoineImpasse de la Grande Sensive
patrimoineImpasse de la Sapinette
patrimoineImpasse de la Terre Adélie
patrimoineImpasse de l'Oural
patrimoineImpasse des Briotins
patrimoineImpasse des Dunes
patrimoineImpasse des Fraises
patrimoineImpasse du Baut
patrimoineImpasse du Bois de l'Amande
patrimoineImpasse du Menuet
patrimoineImpasse Émile Vallin
patrimoineImpasse Henri Cliquet-Pleyel
patrimoineImpasse Kastell Dour
patrimoineImpasse Thérèse Bertrand-Fontaine
patrimoineImpasse Xavier Grall
patrimoineImpasse Yvette Cauchois
patrimoineLes Roches
patrimoineL’Océane
patrimoineMail de Landivisiau
patrimoineMorrhonnière Petit Port
patrimoinePassage Lucien Guitteny
patrimoinePériphérique Extérieur
patrimoinePériphérique Extérieur - L’Océane
patrimoinePériphérique Intérieur
patrimoinePériphérique Intérieur - L’Océane
patrimoinePetit Chemin de la Gaudinière
patrimoinePetite Avenue de Longchamp
patrimoinePlace des Savonniers
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Baut
patrimoinePlace du Manège
patrimoinePlace du Réseau Cohors-Asturies
patrimoinePlace George Washington
patrimoinePlace Hannah Arendt
patrimoineQuai de la Jonelière
patrimoineQuai du Halleray
patrimoineRampe d'accès
patrimoineRond-Point de la Noë
patrimoineRond-Point de la Rivière
natureRoute de La Chapelle sur Erdre
patrimoineRoute de la Jonelière
patrimoineRoute de Rennes
patrimoineRoute de Vannes
patrimoineRue Albert Dory
patrimoineRue Alfred de Vigny
patrimoineRue André Chénier
patrimoineRue André Gide
patrimoineRue Beethoven
cultureFils d'un père alcoolique qui le voulait enfant prodige à la manière de Mozart, Ludwig van Beethoven (1770-1827) s'imposa à Vienne dès sa jeunesse comme un pianiste virtuose fulgurant, élève de Haydn, promis à un brillant avenir. Descendant d'une famille flamande — le nom évoque en vieux néerlandais l'idée d'un « jardin de betteraves » — il grandit dans une Europe en pleine ébullition sociale et politique, et s'enthousiasma pour la Révolution française et la naissance de la démocratie, devenant un grand admirateur de Napoléon Bonaparte. Sortant du cadre musical classique de son temps, il fit basculer la musique dans le romantisme, favorisant l'expression des sentiments et des états d'âme sur les codes de forme hérités du XVIIIᵉ siècle. Il alla jusqu'à dédier au Premier Consul français sa Symphonie n°3, l'Héroïque (1803), rêvant de transgresser les codes sociaux d'une noblesse viennoise qui le jugeait talentueux mais toujours par son sang. La proclamation du Premier Empire l'année suivante fut vécue comme une trahison : il déchira rageusement la dédicace. « [Napoléon] n'est rien de plus qu'un homme ordinaire ! Maintenant il va fouler aux pieds tous les droits humains, il n'obéira plus qu'à son ambition, il deviendra un tyran ! » C'est à la même époque que commença sa surdité progressive, apparue vers 1798 et devenue presque totale vers 1818. Le fougueux Beethoven, rongé par le silence et la solitude, écrivit dès 1802 le bouleversant Testament de Heiligenstadt, lettre à ses frères où il envisageait le suicide — puis renonça à mourir *« pour l'art »*. Après avoir mis un terme à sa carrière de pianiste, il continua de composer des œuvres qu'il ne pourrait plus jamais entendre autrement que par son audition intérieure, comme sa monumentale Symphonie n°9, chef-d'œuvre que Richard Wagner qualifiera de « dernière des symphonies » — et dont le mouvement final, l'Ode à la joie, est aujourd'hui l'hymne officiel de l'Union européenne. Ce que Beethoven avait espéré de Napoléon, l'Europe des peuples le lui aura finalement rendu, deux siècles plus tard.
Rue Bélanton
patrimoineRue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue Capitaine Yves Hervouet
patrimoineRue Chanoine Poupard
patrimoineRue Charles Baudelaire
patrimoineRue Charles Caillé
patrimoineRue Charles Péguy
patrimoineRue Charles Terront
patrimoineRue Clément Marot
patrimoineRue Clio
patrimoineRue d'Audierne
patrimoineRue de Barbotte
patrimoineRue de Bolivie
patrimoineRue de Brest
patrimoineRue de Camaret
patrimoineRue de Concarneau
patrimoineRue de Douarnenez
patrimoineRue de Frasnoy
patrimoineRue de Gesvres
patrimoineRue de Hamilton
patrimoineRue de Jussieu
patrimoineRue de la Boissière
patrimoineRue de la Bourgeonnière
patrimoineRue de la Chevalerie
patrimoineRue de la Coulée
patrimoineRue de la Fantaisie
patrimoineRue de la Gaudinière
patrimoineRue de la Géraudière
patrimoineRue de la Noë
patrimoineRue de la Patouillerie
patrimoineRue de la Pavotière
patrimoineRue de la Pépinière
patrimoineRue de la Perverie
patrimoineRue de la Petite Sensive
patrimoineRue de la Potonnerie
patrimoineRue de la Sirène
patrimoineRue de l'Épine
patrimoineRue de l'Équateur
patrimoineRue de l'Hippodrome
patrimoineRue de l'Île d'Yeu
patrimoineRue de Montréal
patrimoineRue de Moorea
patrimoineRue de Pont Aven
patrimoineRue de Prétoria
patrimoineRue de Québec
patrimoineRue de Questembert
patrimoineRue des Basses Landes
natureRue des Bruyères
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Cols Verts
patrimoineRue des Épis
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Fougères
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Genévriers
patrimoineRue des Grenadiers
patrimoineRue des Hêtres
natureRue des Landes
natureRue des Pâquerettes
patrimoineRue des Pourpiers
patrimoineRue des Reinettes
patrimoineRue des Renards
patrimoineRue des Roches
patrimoineRue des Sarcelles
patrimoineRue des Saumonières
patrimoineRue des Seringats
patrimoineRue de Toronto
patrimoineRue de Vancouver
patrimoineRue de Winnipeg
patrimoineRue Diane
patrimoineRue d'Ottawa
patrimoineRue du Cens
patrimoineRue du Chêne Cartier
natureRue du Chêne Vert
natureRue du Costa Rica
patrimoineRue du Diapason
patrimoineRue du Docteur Chenantais
patrimoineRue du Fresche Blanc
patrimoineRue du Guatemala
patrimoineRue du Honduras
patrimoineRue du Maroc
patrimoineRue du Moulin des Rochettes
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Nicaragua
patrimoineRue du Panama
patrimoineRue du Paraguay
patrimoineRue du Pouldu
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Recteur Schmitt
patrimoineRue du Sacré Coeur
patrimoineRue du Salvador
patrimoineRue du Sapin
patrimoineRue du Transvaal
patrimoineRue du Vélodrome de Longchamp
patrimoineRue du Vénézuela
patrimoineRue Élie Crépeau
patrimoineRue Émile Cheysson
patrimoineRue Eugène Barrault
patrimoineRue Eugène Thomas
patrimoineRue Félix Marquet
patrimoineRue Floréal
patrimoineRue Francis Jammes
patrimoineRue François Bonamy
patrimoineRue François Mauriac
cultureFils d'une riche famille de la bourgeoisie bordelaise, François Mauriac (1885-1970) fut élevé par sa mère dans la stricte rigueur de la foi catholique, après la mort précoce de son père. Le domaine familial de Malagar, sur les coteaux de Langon — aujourd'hui visitable —, et le collège de Grand-Lebrun à Bordeaux, formèrent le décor et l'atmosphère qui hanteront toute son œuvre : celle d'une bourgeoisie provinciale, catholique, prisonnière de ses secrets et de son argent, saisie par la tentation constante du péché. De ce milieu il tira ses plus grands romans — Le Baiser au lépreux (1922), Genitrix (1923), Le Désert de l'amour, et surtout Thérèse Desqueyroux (1927), portrait implacable d'une empoisonneuse landaise devenue l'un des personnages féminins les plus mystérieux de la littérature française. Puis Le Nœud de vipères (1932), sommet de son œuvre, chronique corrosive d'une famille rongée par la haine et la cupidité. Écrivain profondément catholique, il défendait un droit rare : celui d'écrire des romans chrétiens qui n'aient rien d'édifiant. « Un romancier chrétien est celui qui pose des problèmes chrétiens, non celui qui donne des solutions chrétiennes. » Sa foi le mit souvent en tension avec l'Église officielle, qui lui reprochait de peindre trop cruellement les âmes catholiques. Sous l'Occupation, Mauriac fut résistant : membre du Comité national des écrivains, il publia clandestinement en 1943, sous le pseudonyme de Forez, son Cahier noir aux Éditions de Minuit — l'un des textes fondateurs de la Résistance culturelle. Il reçut en 1952 le Prix Nobel de littérature. Après la guerre, il devint l'un des plus grands éditorialistes français : son Bloc-notes publié au Figaro puis à L'Express forme un monument du journalisme politique. Fervent défenseur du général de Gaulle, il prit aussi position contre la torture en Algérie, croisant le fer avec Camus, Sartre et l'ensemble de sa génération. Il mourut à Paris en 1970 et repose à Vémars, dans le Val-d'Oise. Sur la fin de sa vie, il définissait son propre destin littéraire avec cette ironie mélancolique dont il avait le secret : « Personne ne se sera tenu plus opiniâtrement que moi à l'arrière-garde de la littérature. »
Rue François Villon
patrimoineRue Fructidor
patrimoineRue Gabriel Poulain
patrimoineRue Geoffroy
patrimoineRue Georges Bizot
patrimoineRue Georges Guynemer
patrimoineRue Georges Lafont
patrimoineRue Georges Meynieu
patrimoineRue Guillaume Grootaers
patrimoineRue Gustave Charpentier
patrimoineRue Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Rue Henri Bergson
patrimoineRue Henri Bertrand
patrimoineRue Henri Jullin
patrimoineRue Henri Picherit
patrimoineRue Jacquelin
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jean-Baptiste Favret
patrimoineRue Jean-Baptiste Olivaux
patrimoineRue Jean Chiappe
patrimoineRue Jean de la Bruyère
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Poulain
patrimoineRue Joachim du Bellay
patrimoineRue Joseph-Marie Jacquard
patrimoineRue Josette Bocq
patrimoineRue Jules Siegfried
patrimoineRue Junon
patrimoineRue Léon Jost
patrimoineRue Lieutenant de Sesmaisons
patrimoineRue Louis de Broglie
patrimoineRue Louis De Broglie
patrimoineRue Louis Fortun
patrimoineRue Marcel Proust
patrimoineRue Massenet
patrimoineRue Maurice Barrès
patrimoineRue Maurice Chevalier
cultureNé à Ménilmontant dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, d'un père alcoolique qui abandonna la famille, Maurice Chevalier (1888-1972) connut la pauvreté et l'usine avant les cafés-concerts, où il se produisit dès quatorze ans. Il se disait « artisan de France » — modeste formule pour l'un des plus grands chanteurs et acteurs français du XXᵉ siècle. Sa vie chevaucha les deux guerres mondiales et deux continents. Enrôlé en 1914, il fut blessé et capturé dès les premières semaines de la Première Guerre. Il ne fut libéré qu'en 1916, grâce à l'intervention étonnante de son amante et complice de scène Mistinguett (Jeanne Bourgeois, 1875-1956), qui obtint sa libération par les canaux diplomatiques du roi d'Espagne. Entre les deux guerres, il conquit Hollywood. Deux fois nommé aux Oscars dès 1930, il tourna sous la direction d'Ernst Lubitsch, dans Parade d'amour, Une heure près de toi (1932) et La Veuve joyeuse — parmi les plus grands films de comédie musicale des studios américains. Rentré en France à la déclaration de la Seconde Guerre, il resta en zone libre dans le Midi mais accepta certaines tournées à Paris et Berlin, pour n'offenser ni le public français ni l'Occupant qui surveillait son attitude. C'est lors d'un concert donné dans le camp même où il avait été prisonnier vingt-cinq ans plus tôt qu'il obtint son plus beau cachet : à la place de sa rémunération, il exigea la libération de dix prisonniers français. Ce geste ne le protégea pas complètement à la Libération, où il faillit être inscrit sur les listes noires ; l'écrivain Louis Aragon témoigna en sa faveur et le blanchit définitivement. La suite est un triomphe : il continua sa carrière internationale, chanta le célèbre « Thank Heaven for Little Girls » dans le Gigi de Vincente Minnelli (1958), et reçut à Hollywood un Oscar d'honneur en 1959 pour l'ensemble de sa carrière — l'un des rares Français à cet honneur. Il mourut en 1972, à quatre-vingt-trois ans, sans jamais avoir quitté son fidèle canotier qui reste, avec sa moue gouailleuse et son accent parigot, sa signature éternelle. À écouter : Ah si vous connaissiez ma poule (1938) et Ça fait d'excellents Français (1939).
Rue Max Jacob
patrimoineRue Messidor
patrimoineRue Paul Claudel
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culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
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